mercredi 30 novembre 2011

Pierre Breton

Ce blog fait suite à celui-ci.

«On a commencé à revitaliser notre centre-ville dans les dernières  années, il est de plus en plus animé et dynamique.  On souhaite que le centre-ville devienne le coeur de notre ville et ce projet est un endroit que tous les citoyens pourront fréquenter pour les 50 ou 100 années à venir.  Il est bien orchestré et je pense que c'est avoir de la vision que de se doter d'un endroit comme celui-là.»

- Pierre Breton, à propos de la place publique

Le centre-ville est  «de plus en plus animé et dynamique» parce que la Ville y injecte de l'argent comme elle ne la jamais fait; plus que n'importe quelle autre ville.   Cessez de mettre tout cet argent et tout va revenir comme avant.  Le centre-ville est artificiellement maintenu en vie.

«On souhaite que le centre-ville devienne le coeur de notre ville.»  Qui a décidé ça et pourquoi?  Granby n'est plus un village où tout se passe au centre-ville.  Il y a plusieurs artères commerciales, comme Simonds-Principale, la rue Denison est et plusieurs autres qui se développent.  Pourquoi devrait-on favoriser une plus que l'autre?  Il est clair qu'on ne forcera pas les Galeries de Granby à fermer pour concentrer les commerces au centre-ville.  Que les commerçants de ces endroits veulent organiser une vente-trottoir, un défilé ou toutes autres activités pour attirer la clientèle je n'y vois pas d'inconvénient, mais pourquoi dois-je financer ces activités avec mes taxes?  Pourquoi le quartier qu'est le centre-ville a droit à des fleurs en bordure de la rue, du mobilier urbain et des lampadaires de luxe, alors que je n'y ai pas droit dans mon quartier?  Encore une fois, je n'ai rien contre ça, bien au contraire, mais il faut que la facture soit payée par ceux qui en profitent.

Le centre-ville actuel n'est plus un lieu de rencontre «naturel» pour les citoyens.  Pourquoi dépenser tant d'argent pour les y forcer?  Qu'est-ce que la population y gagne?

Le pire c'est que malgré toute cette animation, il y a toujours autant, sinon plus, de locaux vides et ces activités ne semblent pas avoir augmenté l'achalandage et les revenus des commerces.  Alors pour le dynamisme, je voudrais voir l'étude qui prouve ce fait.

«Un endroit que tous les citoyens pourront fréquenter pour les 50 ou 100 années à venir.»  Encore une fois, des paroles vides de sens qui ne sauraient justifier des dépenses qui se chiffrent dans les millions $.  Je suis certain que les gens qui ont construit le parc Miner croyaient des choses similaires, mais 50 ou 100 ans plus tard on ne tient même plus compte de cette place publique au centre-ville.  Où est l'étude qui dit que le marché public ou les spectacles extérieurs ne peuvent se tenir dans le parc Miner?  On ne veut pas combler les besoins des gens qui seront là dans 100 ans, on veut combler ceux des gens d'aujourd'hui.  Comment cette place publique accomplira ça?  On dit qu'il y a aura une patinoire, mais ils en ont déjà installé une à cet endroit et personne ne l'utilisait, alors sur quoi s'appuie-t-il pour croire que les citoyens agiront différemment dans le futur?  Comment peut-on compétitionner avec la patinoire du lac Boivin, l'autre place publique?

C'est facile de dire que nos idées sont celles de visionnaires, encore faut-il le démontrer.  En tout cas, si nos conseillers devaient aller chercher leurs emprunts à la banque comme tout le monde, ce n'est sûrement pas avec des «Je suis sûr que ça va marcher» qu'on leur prêterait les fonds nécessaires pour leurs projets.

Serges Ruel

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«On a un devoir de léguer des choses à la population.  Je pense qu'il s'agit d'un projet d'avenir, qui va bénéficier à la population pendant des années. Comme c'est un projet pour le long terme, je trouve ça normal qu'on le finance à long terme.»

«Ce sont des infrastructures qui vont durer pendant de nombreuses années. Si on écoutait ceux qui veulent qu’on paye tout cash, le citoyen qui arriverait dans deux ou trois ans ne payera pas pour en bénéficier»

− Serges Ruel, à propos de la place publique

Les propos de Serges Ruel démontre bien son incompréhension du fait qu'un jour tout doit se payer.  La première citation est une de ces phrases vides de sens qui n'amène rien au débat:  «On a un devoir de léguer des choses à la population.»  Bâtir quelque chose et le «donner» avec la facture (via l'endettement), ce n'est pas un leg pour les générations futures, c'est une vente forcée.  Imaginez qu'à 18 ans, vos parents vous disent: «Voici les clés de la maison, elle t'appartient.»  Puis, par la suite, ils rajoutent:  «Soit dit en passant, n'oublie pas de faire les paiements de l'hypothèque.»  Il n'est pas question de leg là-dedans.  Dans cet exemple, vous pouvez toujours refuser le «don» et aller acheter la maison de votre choix.  Dans le cas de la municipalité, les générations futures ne pourront pas refuser le généreux «leg» de M. Ruel.  Si leur priorités sont ailleurs ou s'il y a un «vice caché», ils seront tout de même obligés de respecter les engagements pris par leurs prédécesseurs.

Un leg, un vrai, c'est de construire quelque chose avec l'argent déjà amassé et de dire à la génération future: «Voici ce pourquoi on a travaillé et on croit que cela vous aidera à mieux vous développer.  Nous vous faisons confiance.»  Et c'est la façon dont tout conseil devrait gérer une municipalité.

La citation «le citoyen qui arriverait dans deux ou trois ans ne payera pas pour en bénéficier» démontre bien le côté égoïste de la philosophie de M. Ruel.  Je veux profiter du cadeau aujourd'hui et je laisse la facture au gens de demain; Peut-être j'y serai, peut-être que non.  Ce qu'il faut comprendre c'est que même si on paye aujourd'hui, les citoyens de demain vont encore payer.  Les investissements pour la Ville de Granby n'arrêteront jamais.  La question est de savoir s'il est mieux payer pour le futur ou pour le passé.

Avec la méthode de l'endettement, les citoyens ne réalisent pas les coûts des «legs» qu'ils reçoivent et ne posent pas de questions sur les projets présentés.  On le voit bien à Granby.  Tout va bien jusqu'à ce que la facture finisse par les rejoindre et à ce moment, ils déménagent dans la ville voisine, là où les taxes sont plus basses.  De toutes façons, ils peuvent profiter des infrastructures pareillement.  C'est là tout le drame des banlieues qui se sont formées en couronne des villes-centres et qui a mené aux fusions forcées.

En payant toutes les dépenses au comptant, on obtient la situation inverse:  En dépensant l'argent déjà accumulé, les citoyens comprennent l'effort qu'ils ont mis pour l'amasser et sont beaucoup plus exigeant à savoir comment il sera dépensé.  Une fois dépensé, ils savent qu'ils ont désormais un «investissement» (un vrai) dans leur ville.  On y pense à deux fois avant de déménager dans une autre ville où il faudra recommencer les mêmes investissements.  Par contre tout ce questionnement de la part des citoyens complique le travail des politiciens qui doivent vendre et justifier chaque projet.

Ajouter à ça le fait qu'en payant comptant on économise au moins 50% sur les coûts, je ne peux même comprendre pourquoi je dois encore expliquer ces propos pour la énième fois.

mardi 29 novembre 2011

Pascal Bonin et Éliette Jenneau

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Grâce aux conseillers Bonin et Jenneau, j'ai changé l'en-tête de ce blog.

Je crois qu'on peut désormais dire que l'unanimité n'est plus présente au conseil.  Il est vrai que ces conseillers s'étaient déjà exprimés contre les décisions du conseil auparavant, quelquefois de concert, mais jamais ça n'avait causé une réaction aussi vive de la part des autres conseillers et des médias.  On sent maintenant que les conseillers devront maintenant défendre leur point de vue devant la population.

M. Bonin, Mme Jenneau, nous vous remercions de vous tenir debout pour vos convictions.

Concernant leur propos, il n'y a pas grand chose à dire, puisqu'ils sont empreints de simple gros-bon-sens:
  • il y a déjà «beaucoup de projets et on devrait commencer par les terminer»;
  • il préférerait qu’on «laisse le développement au privé»;
  • tout ce qu’elle ne trouve pas nécessaire peut attendre à 2013 et la place publique en fait partie;
  • «Avec un 500 000$ par-ci et un 500 000$ par-là, on continue à gonfler notre dette».
Je profite de cette dernière remarque pour placer une citation de Benjamin Franklin qui m'a conquise dernièrement:

« Prendre garde des petites dépenses; une petite fuite descendra un grand bateau. »

Il y aussi cette remarque, faite par les deux conseillers, où ils demandaient à ce que le montant de 500 000 $ pour les plans et devis de la place publique soit appliqué à la dette.  Je veux que les gens comprennent bien que ce 500 000 $ ne pourrait jamais faire diminuer la dette.  Il ferait diminuer le déficit.  Pour diminuer la dette, il faudrait que dans le prochain budget nous n'empruntions pas plus que le montant payé pour rembourser le capital de notre dette.  À ce moment, si on élimine le 500 000 $, notre dette dimininuera du même montant.  Mais la réalité (je présume) est que nous allons emprunter beaucoup plus que ce que nous allons rembourser (comme à chaque année) et donc retirer un montant de 500 000 $ ne fera que ralentir la progression de la dette;  mais elle augmentera quand même.  C'est la différence entre déficit et dette.

Je me permet tout de même un commentaire constructif pour nos deux conseillers.  Puisque désormais le restant du conseil se réveille, il faudra sortir de bons arguments pour étoffer votre choix de faire ou ne pas faire un projet.  Le fait qu'«on dépense trop» ou qu'«on préfère un autre projet» ne justifie pas suffisamment l'abandon d'un projet.  Ceci laisse libre cours aux autres conseillers de tomber dans les propos faciles du genre «ils sont toujours contre» et autres enfantillages qui n'amènent rien au débat.  On peut facilement argumenter le manque de pertinence de la majorité des projets de Richard Goulet sans tenir compte des choses extérieures et ainsi ouvrir un véritable débat.

Quelle est l'objectif d'une nouvelle place publique au centre-ville?  Je dis «nouvelle» car le parc Miner est déjà une place publique.  Pas assez grand pour recevoir tout le monde?  Le parc Daniel-Johnson est aussi une place publique.  Il y a une patinoire et des glissades l'hiver, des jeux d'eau l'été, des bancs pour se reposer, des terrains de soccer et de volley-ball, du stationnement et on peut y tenir de multiples activités sociales.  On pourrait même y tenir le marché public si on voulait.  La question est la suivante:  Pourquoi faut-il absolument qu'on investisse tant dans le centre-ville, alors que la Ville est si grande?  En analysant les réponse de vos confrères dans les prochains blogs, je vais tenter d'en dire plus à ce sujet.

Ce qu'il faut retenir c'est qu'on doit stimuler le débat.  Il faut éliminer cette tendance à créer deux parties campés dans leurs positions et amener des arguments qui démontre la nécessité d'un projet ou non.  Quand on joue avec des millions $ de l'argent du peuple, ça prends des analyses.

5 ans plus tard

« M. Denny O'Breham, 133, rue Alexandra, demande si les conseillers pourraient chacun donner leur opinion sur la « Terre Miner », suite aux questions qu'il posera étant donné que, habituellement, c'est M. le maire qui répond aux questions.

M. le maire explique comment il procède lors des réunions. Les discussions ont lieu lors des rencontres préparatoires et on ne rediscute pas des sujets en public de façon détaillée parce que les conseillers se sont déjà expliqués et sont arrivés a un consensus. Toutefois, cette façon de faire n'empêche aucunement un conseiller de maintenir sa position, de demander le vote et de voter contre un projet, ce qui se fait régulièrement.

M. O'Breham considère que la vraie réunion devrait être la séance publique et que, si un conseiller est en désaccord avec un sujet comme lui, il aimerait le savoir, ce à quoi M. le maire explique qu'un conseil de toute manière parle par règlement ou par résolution, que cette façon de faire est le code de travail qu'ils se sont donnés pour ne pas faire perdre le temps des gens et que souvent il faut trois rencontres préparatoires pour préparer les dossiers à être étudiés lors d'une séance publique. Il explique que c'est sa façon d'administrer et considère qu'elle est efficace. Il ne considère pas qu'une cacophonie est une bonne façon d'administrer une ville. »


Ça se passait il y a  près de 5 ans.  C'était seulement la 2e fois que je me présentais au micro, la première fois étant pour déposer un document concernant l'achat des terres Miner.  C'était à l'époque où Richard Goulet «ne faisait pas perdre le temps des gens» et il considérait sa façon d'administrer «efficace».

Well, no more!  Avec un délai de 5 ans, voilà que le maire et les conseillers considèrent important d'exprimer leurs différends en public (voir reportages ici et ici).  C'est difficile d'éviter la démocratie et je crois que Richard Goulet a étiré cet élastique à son maximum.  Préparez-vous, car la «cacophonie» ne fait que commencer.

La plus grande erreur de Richard Goulet, c'est qu'il croit que vendre ses projets à la communauté est du temps perdu; Il croit que ses projets sont tellement sensés que personne ne pourrait être contre.  Mais s'il aurait tenté de vendre ses projets, il aurait pu les adapter au goût des citoyens.  En fait, il a vendu deux projets:  la fusion et les terres Miner.  Or, rien de ce qu'il a promis ne s'est réalisé.  Pour la fusion, on attend toujours les économies de grande échelle et les citoyens du Canton se sentent laissés-pour-compte.  Pour les terres Miner, contrairement à sa promesse, il a investi des millions $ dans le golf et le développement prévu ne correspond absolument pas aux plans initiaux (vendre à plusieurs promoteurs au lieu de vendre en bloc), ce qui a provoqué des conséquences inattendues comme les rentrées d'argent qui ne sont pas au rendez-vous.  Avec de tels échecs, comment peut-on croire que la population continuera à le suivre les yeux fermés?

Maintenant que la grogne de la population se démarque de plus en plus, il semble que la méthode de gestion «O'Breham» est de plus en plus de mise pour faire du «damage control» pour contrer toutes les «faussetés» colportées par «quelques-uns».  On va prendre ça comme un compliment.  J'en profite pour faire une petite parenthèse:  Avec le dernier reportage de La Presse, comment va-t-on faire pour convaincre les gens que les hausses de taxes des dernières années étaient là pour faire du «rattrapage», alors que toutes les municipalités de la province ont subi des hausses similaires?  On a fait du «rattrapage» par rapport à qui?

Mais je veux revenir sur les arguments des conseillers qui se sont exprimés.  Ces prises de positions sont suffisamment importantes pour que je leur consacre chacune un blog.  Étant donné que nous avions encore à faire à une séance extraordinaire - je n'étais pas présent et elle n'était pas diffusée sur canal Vox - alors on devra se contenter des extraits rapportés par nos médias écrits.

lundi 28 novembre 2011

Les évaluations ne sont pas le problème

Un article de La Presse dénonce les hausses des comptes de taxes municipales.  Les gens commencent à se réveiller.  On commence à comprendre:

«Mais voilà, plusieurs administrations maintiennent leur taux d'imposition, disant geler les taxes. Dans les faits, la hausse de valeur des maisons a grandement contribué à faire gonfler le compte d'impôt foncier des Québécois»

Je dis bien «on commence» car tout ça semble bien compliqué pour certains.  Pour contrer ces hausses démentielles, on veut imposer un plafond à l'évaluation des propriétés.  La Presse fait même un petit sondage sur la question et, à date, 80% des 8414 répondants voudraient qu'il y est un tel plafond.

Or, la hausse des évaluations n'est pas un problème.  On se sert des évaluations pour comparer la richesse des gens les uns par rapport aux autres.  Si vous êtes en-dessous de la moyenne, vous êtes pauvres;  Si vous êtes au-dessus de la moyenne, vous êtes riches.  Simple et efficace:  Les riches payent plus que les pauvres.

Maintenant, le coût moyen d'un compte de taxes, c'est une toute autre histoire.  Il dépend exclusivement des choix fait par la population ... via leurs élus.  Si vous avez des élus irresponsables qui veulent se servir du compte de taxes pour réaliser leurs idées de grandeur, c'est aux citoyens à se lever debout et à exiger qu'ils se reprennent en main.  Le silence qui plane depuis quelques années déjà est perçu comme un signe d'approbation par ces gens qui vivent dans leur bulle.  Je vous rappelle que nos élus granbyens se sont votés une belle augmentation de salaire avec de belles primes de départ;  Ils ne sont nullement affectés par les hausses de taxes.

Cette idée absurde de vouloir plafonner les évaluations de nos résidences complique les choses pour rien.  Avec un tel système, l'évaluation de la Ville ne représentera plus rien tellement elle sera constamment modifiée à la baisse et, sans avoir fait les calculs nécessaires, je me demande si cela n'affectera pas l'équilibre entre l'évaluation des résidences des riches versus celles des pauvres?

C'est tellement plus simple de baisser le taux de taxes.  Mais lorsqu'on subit une augmentation moyenne de 10%, 20% ou 30% et que personne ne dit rien ou, pire, « y'a rien là, on n'est pas les plus cher encore! », c'est beaucoup plus difficile de baisser de 10%, 20% ou 30% par la suite.

Il n'y a personne qui s'occupera de vos affaires à votre place, surtout pas des politiciens.  Tous les citoyens doivent évaluer les décisions qu'ils prennent, c'est pourquoi les séances sont publiques.  Plus on compliquera les méthodes, moins les gens voudront - ou pourront - suivre ce qui se passe.

Simplifions:  Demandons une baisse du compte de taxes.

samedi 26 novembre 2011

Granbyens: payez!


Cet article démontre bien toute la problématique de l'administration Goulet.  En lisant cet article, je revois l'histoire du pont Mountain qui vient nous hanter.  J'ai écrit plusieurs blogs à propos du pont Mountain dont on a payé les trois-quarts de la facture alors qu'il était sous la responsabilité du Ministère des transports; celui-ci fait un bon résumé de la situation.

Avec les installations sportives de la CSVDC, nous nous apprêtons à revivre la même situation.  Jean-Jacques-Bertrand à Farnham aura droit à une piscine intérieure, 5 courts de tennis et une piste d'athlétisme.  Massey-Vanier aura droit à son terrain de football et soccer synthétique et aussi à une piste d'athlétisme.  Même l’école primaire de la Chantignole à Bromont aura son terrain de soccer synthétique et l'école primaire Saint-Romuald de Farnham aura un nouveau gymnase.

Granby?  Une piste d'athlétisme pour chacune des polyvalentes J.-H. Leclerc et de la Haute-Ville.  Considérant le ratio de population desservie, Granby fait figure de parent pauvre.  Mais que voulez-vous acheter pour Granby?  Elle a déjà investi 7 M $ dans le soccer, 3 M $ dans le baseball, 2 M $ dans le golf et elle a aussi revampé ses courts de tennis.  À part une petite subvention pour le terrain de soccer synthétique, tout a été payé à 100 % par les granbyens.  Apparement, nous avions du retard à rattraper.  Il semblerait que les municipalités voisines ne sont pas mieux.

Là où le bât blesse, c'est dans le mode de financement:  Avec ces projets, les municipalités ne payeront que 25% des coûts, le reste étant assumé par la CSVDC et le gouvernement du Québec, dont une partie provenant de la poche des granbyens.

Comme pour le pont Mountain, nous avons payé pour nos bébelles et demain nous payerons pour celles de nos voisins, malgré le fait que nous avons «rattrapé un retard».

Voici ce que disait Richard Goulet lorsqu'il a reçu la confirmation de la subvention pour l'aréna pour être sûr d'avoir l'appui de la population au référendum:

« Selon lui, il est faux de croire que les gouvernements continueront à se montrer aussi généreux longtemps. «Ces programmes ont pour but de revigorer l'économie locale, provinciale et nationale. Il est faux de croire que les subventions seront toujours là. Quand ça va être reparti, les gouvernements vont devoir revoir leurs déficits d'opération», estime le maire. »

Et pourtant, avec les projets de la CSVDC, on parle de subventions à la hauteur de 75%, soit plus que ce qu'on a reçu pour l'aréna!

Richard Goulet va beaucoup trop vite et nous fait manquer beaucoup plus d'occasions et d'opportunités qu'il nous en fait gagner.  Il déplace beaucoup d'air mais il est très peu efficace.  Ajouter à cela toutes les peurs qu'il transmet à la population pour la convaincre de lui donner le pouvoir de dépenser l'argent de demain et nous avons la recette parfaite pour un échec financier lamentable.

jeudi 24 novembre 2011

Le retour du boomerang:

Les contrecoups de l'endettement

Je partage avec vous un petit extrait d'un article de La Voix de l'Est concernant le budget de MRC de Brome-Missisquoi:

« En 2012, les quotes-parts des municipalités seront collectivement en hausse de 1,2 %, alors qu'elles passeront de 2 467 293 $ à 2 497 263 $, une hausse de 29 970 $.

Cela dit, quelques municipalités devront payer plus en 2012 pour respecter leurs obligations financières face à la MRC.  C'est le cas des municipalités de Bromont (hausse de 12,2 %), Cowansville (5,6 %) Dunham (4,7 %) et Sutton (7,3 %).  C'est surtout la construction de la nouvelle aile au siège social de la MRC à Cowansville, au coût de 2,3 millions $, qui explique ces hausses.  Ces municipalités doivent rembourser leur part de cette dette.

À l'inverse, plusieurs municipalités ont décidé de payer leur part immédiatement pour éviter de payer des intérêts sur le prêt.  C'est ce qu'ont fait les municipalités d'Abercorn, du Canton de Bedford, Bolton-Ouest, Brome, Farnham, Frelighsburgh, Lac-Brome, Notre-Dame-de-Stanbridge, Saint-Armand, Sainte-Sabine, Saint-Ignace-de-Stanbridge, Stanbridge East et Stanbridge Station. »

On peut noter que:
  • La hausse des coûts est de 5 à 10 fois supérieur pour ceux qui ont emprunter versus ceux qui ont payé comptant;
  • On ne dit pas que les municipalités qui ont payé comptant ont raté une occasion d'«investissement»;
  • Bien au contraire, on explique maintenant la seule et unique raison pour payer comptant:  POUR ÉVITER DE PAYER DES INTÉRÊTS SUR LE PRÊT, tout simplement;
  • Étrangement, la plupart des municipalités qui paient comptant sont celles qui ont de petit budget à gérer, celles qu'on qualifie généralement comme étant «pauvres».  C'est parce que les emprunts coûtent cher et elles n'ont pas les moyens d'emprunter.  Elles ne peuvent pas se permettent de gaspiller l'argent des contribuables.
Morale:  Il faut payer un jour ou l'autre, l'endettement ne crée pas de richesse, bien au contraire.

dimanche 20 novembre 2011

Bonjour la transparence!

J'ai finalement reçu une copie de l'entente entre le club de golf Miner et la Ville de Granby.  En fait, la copie originale entre le club de golf et la famille Miner;  Entente qui fût reconduite par la Ville.  J'utilise le terme entente parce que c'est celui que le maire et le directeur général de la Ville utilisent tout le temps, mais dans les faits, c'est un bail de location en bonne et due forme.

Il a fallu 3 demandes d'accès à l'information et 2 plaintes à la Commission d'accès à l'information pour l'obtenir.  Bonjour la transparence!

Il est évident que l'on tente de cacher quelque chose.

En comparant les propos du maire versus le contrat, on voit bien qu'on a à faire à un vendeur qui tente de minimiser les clauses du contrat.  Voici la clause concernant les assurances (traduit avec l'aide de Google Traduction):

11.  Les locateurs ne peuvent assumer aucune responsabilité pour les dommages résultant des accidents de toute nature sur le bien loué ou les lieux, tandis que le locataire doit posséder à tout moment une couverture d'assurance suffisante sur la propriété et les lieux au sujet de telles réclamations de responsabilité;

À l'article 12, le locataire a même l'obligation de présenter un certificat prouvant qu'il a les assurances adéquates et ce, à chaque année.

Il est clair que l'article 11 spécifie que les locataires sont responsables des dommages et doivent compenser les pertes que les locateurs (La Ville de Granby) pourrait subir.  C'est le point principale de l'article.  Les assurances, ce n'est pas une option pour le locateur, c'est une obligation pour être sûr que la Ville pourra être dédommagée.  Avec l'incendie, la Ville a subit une perte de 230 000 $ qui, à ce jour, n'est toujours pas compensée, du moins sur papier.

Comparons avec les propos du maire:

« Ce sont eux qui étaient gestionnaires et responsables des assurances. Ça n’a jamais changé et on est content. Une chance qu’ils ont renouvelé parce que sinon ç’aurait coûté 230 000$ de plus à la Ville pour équiper le club de golf ».

Ce ne sont pas des gestionnaires, mais des locataires.  Ils n'étaient pas responsables des assurances, ils étaient responsables des biens de la Ville.   Ce n'est pas une «chance» qu'ils ont renouvelé, ils étaient obligés de le faire afin de s'assurer qu'ils aient les moyens de dédommager la Ville.  Énorme différence.

Entente secrète

Et voilà où le bât blesse:  La Ville n'a jamais été dédommagée pour la perte de son immeuble.  Maintenant que le chat est sorti du sac, le directeur général nous dit qu'une clause a aussi été ajoutée pour que «tout ce que le club va acquérir ou a acquis devienne propriété de la Ville en cas de dissolution».  Facile à dire après coup, surtout que cette entente d'une durée de 5 ans n'est toujours pas signée et que les avocats ont été mandatés pour faire cette entente le 13 décembre dernier, soit il y a presque 1 an (résolution 10/12/1343).  Bonjour la transparence!

C'est quoi le problème?  On va avoir l'équivalent de la valeur de l'immeuble en équipements, ça devrait compenser?  Ce n'est pas aussi simple.  Premièrement, avec la façon dont le maire et la haute direction nous présentent les choses, officiellement, nous avons perdu un bâtiment de 230 000 $ pour lequel nous n'avons aucune compensation et, peut-être, dans le futur nous aurons un «cadeau» de 230 000 $ en équipements.  C'est ce qu'une personne raisonnable pourrait comprendre en lisant les diverses résolutions qui apparaîtront dans les livres de la Ville.

Or, la façon officielle de faire une telle transaction est la suivante:  La Ville fait une demande à club de golf Miner inc. par résolution pour être dédommagée pour la perte subie tel que stipulé au contrat.  Par la suite, la Ville fait une autre résolution (ou incluse dans la même) pour spécifier que soit elle achète elle-même les équipements, soit elle confie le mandat à club de golf Miner inc. de le faire en son nom.  Dans un tel cas, la décision aurait été prise par le conseil de la Ville.  Sachant qu'au moins 2 conseillers contestent régulièrement les investissements dans le golf, ceci à toute une importance.  Peut-être que les conseillers auraient préféré investir cet argent dans le système d'irrigation et aurait dit non aux verts de pratique et aux caméras pour le chalet?  Peut-être auraient-ils reporté ces dépenses à l'année prochaine?  Mais nous ne le saurons jamais, puisque la décision a été prise pour eux.

Et ça, c'est là où je ne comprends pas les conseillers.  Car si vous et moi nous n'étions pas au courant de cette transaction, les conseillers ne le savaient pas non plus.  Lorsque Richard Goulet nous dit:

« Quand ils (les administrateurs) ont reçu le chèque, ils ont eu la décence de nous dire ce qu’ils comptaient faire et c’était correct pour nous »

Notre maire ne fait pas référence au conseil, mais bien à lui et au directeur général.  Les conseillers ont été rencontrés APRÈS que ce soit sorti dans les journaux et ils ont été mis devant un fait accompli.  Si j'étais conseiller, je serais offensé par une telle façon de procéder.  Bonjour la transparence!

Qui a besoins de soumissions?

Mais attendez!  L'acquisition de ces équipements constitue un achat de plus de 100 000 $ et le code municipal du Québec spécifie que pour un tel achat il doit y avoir une demande de soumissions publiques.  Ce qu'on vient de faire, c'est encore une fois une façon tordue de contourner la loi.  Bonjour la transparence!

Un élu qui se respecte et qui plaide la transparence devrait être offensé par une telle façon de faire et dire quelque chose.

Comment fait-on pour savoir si nous en avons vraiment pour notre argent avec les achats des équipements fait par club de golf Miner inc.?  Se pourrait-il qu'ils aient payé plus cher que la valeur réelle des équipements?  Malheureusement, nous ne le saurons jamais.

Ce qui rend tout ça douteux

Ce qui devrait faire bondir les conseillers hors de leurs sièges, c'est le fait que la Ville ait menti à un citoyen.  Si vous regardez la réponse que j'ai obtenue pour ma 3e demande d'accès à l'information, vous pouvez y lire dans l'objet de la lettte:

Demande numéro: 2464
Documents démontrant l'obligation à Club de golf Miner inc. d'assurer le chalet du golf

ce qui prouve qu'ils ont bien compris ma demande et à laquelle on m'a répondu que «la Ville ne détient aucun document».  Or, on sait bien maintenant que c'est faux.  Une erreur de bonne foi?  J'en doute.  En fait, je suis sûr que non.  Du moment que cette histoire est sortie dans les journaux, ils ont été très vite pour brandir l'entente disant que c'était la responsabilité du club de golf de s'assurer.  De plus, selon le Journal l'Express:

« Richard Goulet soutient de plus que les assureurs ont rencontré la Ville et que celle-ci a dû démontrer, «preuve à l’appui» que le Club de golf Miner avait la responsabilité de l’assurance et que c’est à l’OSBL que revenait la prime. »

Cette entente avait déjà été sortie pour les assureurs afin de prouver la responsabilité de l'assurance, donc impossible de nier qu'on avait «oublié» ce qu'il y avait dans cette entente.

Alors pourquoi m'avoir menti?  Je m'étais informé auprès d'un avocat et il m'avait clairement expliqué que dans les cas de demandes d'accès à l'information, les organismes publics aiment jouer sur les mots et exploiter au maximum les délais, mais je pouvais compter sur le fait qu'ils ne mentent pas.  Je suis maintenant horrifié du fait que la Ville de Granby m'ait menti.  Si jamais les journaux n'auraient pas décidé de sortir la nouvelle, j'aurai abandonné puisque, comment peut-on reformulé la demande après s'être fait dire que le document n'existe pas?  Bonjour la transparence!

J'ai d'ailleurs porté plainte à la Commission d'accès à l'information sur ce sujet car l'article 158 de la loi sur l'accès à l'information spécifie que «Quiconque refuse ou entrave sciemment l'accès à un document ou à un renseignement auquel l'accès ne peut être refusé en vertu de la loi commet une infraction et est passible d'une amende de 100 $ à 500 $ et, en cas de récidive, d'une amende de 250 $ à 1 000 $.»  L'amende est peut-être ridicule, mais c'est le plaidoyer de culpabilité qui m'intéresse le plus.

La 3e demande

Pour obtenir ce document, j'ai refait une 3e demande où je demandais que «je voulais l'entente spécifiée par le directeur général dans l'article de La Voix de l'Est».  Pour être plus clair que ça, il aurait fallu leur dire dans quel tiroir de classeur elle se trouvait!  Ils avaient jusqu'au 6 novembre pour me fournir le document; j'ai patienté une semaine de plus et j'ai envoyé une autre plainte à commission d'accès à l'information.  Comme par magie, quelques jours plus tard, je recevais un appel du service juridique de la Ville m'informant que le document était prêt et que non seulement je pouvais l'avoir sans frais, mais on offrait même de me l'envoyer par courrier!

Vous ne trouvez pas ça douteux qu'on veuille rendre l'accès à ce document si difficile?

Avis aux conseillers

Je profite de cette vitrine publique pour faire une demande aux conseillers.  Je veux savoir ce que vous compter faire à propos de cette affaire?  Je veux savoir ce que vous pensez du fait que le maire prend des décisions en dehors du conseil.  Avec le nombre de réunion publique que le conseil a fait cette année, il est incompréhensible qu'on n'ait pas trouvé le temps de faire une ou deux résolutions pour rendre le processus transparent.  Je veux savoir ce que vous pensez du fait que la Ville de Granby m'ait menti au sujet de l'existence de ce bail de location.  Pourquoi l'a-t-on fait et que comptez-vous faire pour que plus jamais un autre citoyen vive la même expérience?

Il est facile de dire que nous sommes transparents et que nous n'avons rien à cacher, mais encore faut-il que les actes suivent les paroles.  Je m'attends à voir des conseillers qui dénoncent les gestes posés et qui vont prendre les moyens nécessaires pour s'assurer que ça ne se reproduise plus.  Il en va de la crédibilité du conseil.

La collusion, c'est une entente secrète qui cause un préjudice.  Le fait qu'il y a eu une entente secrète entre le maire et le club de golf Miner est indéniable.  Le fait que cette décision n'a pas été rendue publique est à mon avis un préjudice que toute personne se disant transparente devrait considérer comme étant grave.  En supportant une telle façon de procéder, le conseil ouvre la porte aux cas de collusion et de corruption et c'est inacceptable.

Je vais inviter 5 conseillers à lire ce blog et je compte bien les voir réagir à la prochaine séance du conseil.  Je vais contacter M. Mailhot (le conseiller de mon quartier), M. Pronovost (le conseiller responsable des infrastructures sportives), M. Breton (le conseiller du quartier du golf Miner) ainsi que M. Bonin et Mme Jenneau (les 2 conseillers qui réagissent le plus souvent).

Je compte sur vous.

jeudi 17 novembre 2011

Cafouillage au MAMROT

Cette semaine, le Journal l'Express fait un suivi sur le terrible travail du commissaire aux plaintes du  MAMROT (lire l'article).  L'article est très bien résumé par le mot cafouillage.

Le journaliste Ugo Giguère a fait un excellent travail de recherche puisqu'il a trouvé la première personne qui a fait une plainte.  On apprend même qu'il y a une troisième plainte.   Pour ma part, je ne sais pas qui sont ces personnes.

En ce qui concerne la première personne qui a fait une plainte, je l'invite à faire une plainte au Protecteur du citoyen.  C'est simple, puisque ça se fait par Internet et j'ai eu un excellent service.  Tout comme vous, j'ai aussi reçu ma réponse le 23 septembre 2011, soit pendant le traitement de ma plainte au Protecteur du citoyen déposée le 17 août 2011.  D'ailleurs la personne qui s'occupait de mon dossier semblait croire elle aussi que c'était son implication qui avait «forcé» cette réponse.  En discutant avec elle, j'ai découvert qu'elle pourrait sûrement en faire plus avec votre dossier, mais elle ne peut agir que si vous faites une plainte.  Alors n'hésitez pas à faire cette plainte.

Ce qui m'écoeure dans toute cette histoire, c'est qu'une recommendation du MAMROT pourrait clore le dossier rapidement et de façon peu coûteuse.  Mais non!  On préfère les longs processus où l'on évite de se salir les mains.  Croyez-vous vraiment que c'est avec ce genre d'attitude qu'on va éliminer la corruption et la collusion du système public alors qu'ils ne veulent même pas faire une recommendation à un maire qui brise une loi pour vivre ses fantasmes?  C'est bien Richard Goulet qui doit rire en ce moment.  Il fera dépenser des dizaines de milliers de dollars à un citoyen qu'il n'aime pas et lui ça ne lui coûte pas un sous, puisque ce sont les contribuables qui paient.  La mauvaise nouvelle pour lui, c'est que si les fonctionnaires du MAMROT ont conclu au bris de la loi, comment croyez-vous qu'un juge verra la chose?

Mise en demeure

Je partage avec vous la lettre que j'ai envoyé au ministre Laurent Lessard.  Je n'ai jamais eu de réponse.  Je l'ai écrite sous la forme d'une mise en demeure, au cas où je voudrais pousser plus loin mon action.  Mais, naturellement, que peut un citoyen contre une machine gouvernementale inerte?  Le temps me manque.  Mais les gens commencent à réagir et il n'y a rien de mieux que l'opinion publique.

Le cafouillage au MAMROT, c'est tous les citoyens qui en payent le prix.

mercredi 16 novembre 2011

La solution: Déménager?

Voici une lettre de Christiane Leduc Berthiaume, une citoyenne que je ne connais pas mais qui dit des choses qui représentent tout à fait l'opinion de la majorité des gens que je rencontre.

Ce qui est triste, c'est cette solution qu'elle propose:  «Oui, la solution que nous envisageons de plus en plus: déménager hors du territoire de Granby.»  C'est malheureusement plus simple que de rester et se battre.  Il est difficile de juger, car les gens en ont plein les épaules, mais c'est certain que ce «plaster» ne guérira rien et ne fera que repousser les conséquences à plus tard.

Déjà en janvier 2010, je notais cette tendance dans un commentaire sur un blog de M. Laliberté.  Il y avait le très drôle (et anonyme) paul-hémiste* qui répondait à mon commentaire:

«Digne des plus grands voltiges de l’opposition, nous entendons toujours la même musique. On entendrait pratiquement le violon jouer lorsqu’on lit des commentaires comme: je suis désolé d’entendre son intention de déménager… j’ai même vu des gens déménager. C’est de la propagante inutile et blablateuse.»

C'est peut-être «toujours la même musique», de la «propagande» et du «blabla», mais ce n'en est pas moins vrai.  Alors je réitère mon commentaire:

«Ce problème est un des effets pervers de l’administration Goulet dont on ne peut pas mesurer toute l’ampleur aujourd’hui.»



* paul-hémiste fait partie de ce groupe de gens à Granby qui aime bien pratiquer de façon anonyme l'intimidation en riant de ceux qui ne s'expriment pas.  Voici ce qu'il avait à dire à propos du dernier registre:

«Vous avez sans doute raison j’ai ris 44 fois dernièrement. Non pas des gens qui ont démocratiquement optés pour signer un registre (je suis fan de la démocratie) mais pour le message lancé. Est-ce que vos nombreux opposants se sont ralliés? Est-ce que les participants aux référendums a aussi plus que doublés? 51%? vos interventions ont tout un effet! »

La réponse parfaite à ce commentaire est la lettre de Mme Leduc Berthiaume.

mardi 15 novembre 2011

Comment les politiciens évitent les hausses de taxes

Aujourd'hui, je fais la paresse et je partage avec vous l'excellent éditorial de David Descôteaux:


On ne pourrait résumer la raison d'être de l'endettement des gouvernements d'une meilleure façon.

samedi 12 novembre 2011

Code d'éthique et de déontologie

Une bonne nouvelle!  Nous allons avoir un nouveau code d'éthique et de déontologie qui se veut une grande amélioration par rapport à l'ancien.  Richard Goulet nous le répète constamment:  Il se plie aux lois qui régissent les élus municipaux et il faut faire changer les lois si on veut le forcer à faire autre chose.  Ça s'est produit une première fois avec l'incubateur industriel dont on voulait donner le contrat de construction sans appel d'offres grâce à un trou dans la loi qui a été colmaté juste à temps par le gouverement provincial et aujourd'hui nous allons avoir un code de déontologie digne de ce nom parce que la loi les y oblige.

C'est quoi la grande différence entre les deux?  La clause de confidentialité.

Premièrement, les élus n'étaient pas obligés de s'engager à respecter l'ancien.  S'ils ne le faisaient pas, ils pouvait être exclus des rencontres préparatoires, mais ils ne pouvaient être exclus des séances publiques (les seules qui comptent vraiment aux yeux de la loi).  Personnellement, je n'aurais jamais signé un tel document.  Voici ce à quoi les élus s'engagent en le signant:

«Toutes délibérations entre les membres, sauf celles en séance publique, doivent demeurer confidentielles.

Les orientations prises en rencontres préparatoires sont confidentielles.  Elles ne doivent pas être rendues publiques avant la discussion du sujet auquel elles se rattachent lors d'une séance publique où siège le conseil municipal.

Toute information communiquée aux membre du conseil que ce soit dans le cadre d'une décision ou de participation à un comité ne peut être rendu publique sauf dans les cas prévus par la loi.»

«À titre de précision, toutes les règles concernant la confidentialité que les membres du conseil appliquent ne vise non seulement un devoir de retenu quant à la communication avec les médias d'information, mais également avec les membres de leurs familles, amis, etc.»

«Les discussions, échanges, opinions, paroles, propos tenus lors des rencontres préparatoires par les conseillers(ères) sont confidentiels.  Ils ne peuvent en aucun temps être rendus publics.  Seule une décision prise en séance publique peut être discutée, les délibérations à huis clos demeurant confidentielles malgré la publicité d'une décision.»

«Les demandes d'informations, de recherches par l'administration, les reports d'un sujet à l'étude d'un ordre du jour sont confidentiels.»

Bonjour la transparence!   C'est long et très détaillé.  Techniquement, un conseiller qui doit consentir à l'achat d'un équipement spécialisé (disons un tracteur) ne peut pas en parler avec des gens de confiance qu'il connaît pour lui faire des suggestions quant à la bonne décision à prendre.  Il doit se contenter du dossier qu'on lui présente.   Il pourrait exiger un dossier plus étoffé, mais quand on ne connaît rien sur le sujet, qu'on ne sait pas quelles questions poser, il faut un certain culot pour dire aux fonctionnaires qu'on juge leur dossier incomplet.

Ces clauses de confidentialité sont le bâton qu'on a brandi face à Pascal Bonin pour l'empêcher de divulguer des informations qu'il voulait partager avec la population sur son défunt site Internet.  Son intention était de bien informer les citoyens sur les sujets à venir afin de les sonder sur les meilleures décisions à prendre.

Avec le nouveau projet de loi 109, l'article 49 dit que les élus sont obligés de respecter le code d'éthique et de déontolgie de la Ville.  Ça devenait un peu plus inquiétant.  Heureusement, le nouveau code proposé est beaucoup plus «flexible» sur le sujet de la confidentialité:

«Il est interdit à tout membre d'utiliser, de communiquer, ou de tenter d'utiliser ou de communiquer, tant pendant son mandat qu'après celui-ci, des renseignements obtenus dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions et qui ne sont pas généralement à la disposition du public, pour favoriser ses intérêts personnels ou ceux de toute autre personne.

Le membre du conseil doit agir dans l'intérêt public de sorte qu'il ne doit, au nom de la transparence, divulguer à l'extérieur du conseil, des informations confidentielles ou stratégiques.»

Là, on jase!  On ne parle plus de «rencontre préparatoire» (D'ailleurs, on n'en fait mention dans aucune loi car, légalement, il n'y a que des séances ordinaires et extraordinaires). Le premier paragraphe dit seulement qu'on ne peut pas utiliser des informations «non publiques» pour favoriser ses intérêts personnels.  Mais rien n'empêche de les utiliser pour les intérêts de la Ville (comme dans l'exemple de l'achat d'un tracteur mentionné ci-haut).  Dans le deuxième paragraphe, on dit qu'on ne doit pas divulguer des informations confidentielles ou stratégiques, sans spécifier clairement ce qui est considéré comme étant confidentiel ou stratégique.  On inclut aussi les termes «agir dans l'intérêt public», de sorte que si un conseiller divulgue une information que certains considèreraient confidentielle, ces personnes devront prouver que cette divulgation va à l'encontre de l'intérêt public.

Donc, révéler une stratégie de négotiation dans un dossier juridique ou un contrat de vente de la Ville serait contre l'intérêt public;  Mais répéter ce qui a été dit dans une rencontre préparatoire pourrait être acceptable, si c'est fait dans l'intérêt public.

vendredi 11 novembre 2011

Qu'en pensent les conseillers?

Cette semaine Le Plus se lance dans la politique municipale.  Ils ont demandé à chacun des conseillers de commenter les résultats du sondage de La Voix de l'Est.

À mon tour, je commenterai leurs commentaires.  Voici ce que je retiens de ces commentaires:

Michel Mailhot:  «C'est sûr qu'on a des opposants qui essaient de faire peur aux gens et qui véhiculent des faussetés.  C'est à nous d'informer la population.»

Guy Gaudord: Il estime que quand le développement des terres Miner va se réaliser, les gens vont en voir les bénéfices.  «Un développement domiciliaire, c'est un moteur économique».

Patrick Girard: «Quand on fait un investissement, c'est pour deux ou trois générations.  Ce n'est pas juste une grosse charge.  C'est tout ça qui n'est pas facile à comprendre».

Serges Ruel:  Le conseiller du district 6 croit que l'inquiétude d'une partie de la population face à l'endettement traduit un manque d'information.  «Il faut être dans le milieu municipal pour comprendre ce qu'est une dette, dit-il.  Malheureusement, l'information ne passe pas assez bien.»  «Il faut faire comprendre à la population la nécessité d'investir dans une ville»

Yves Pronovost:  Les résultats du sondage Segma Recherche/La Voix de l'Est démontrent, selon lui, une incompréhension des électeurs des décisions prises par le conseil.

Louise Brodeur-Comeau:  Au cours des prochaines années, elle estime que les investissements nécessaires seront de moindre envergure.

Lorsque Michel Mailhot, Patrick Girard, Serges Ruel et Yves Pronovost nous parle de population «mal informée», «qui a de la difficulté à comprendre», ils n'ont eux seuls qu'à blâmer.  Ça fait depuis que Richard Goulet est en place que des citoyens se plaignent d'être mal informés et que les conseillers n'expriment pas suffisamment leurs points de vue sur les différents sujets.  Mais ils choississent toujours de rester silencieux.  Voyez comment sont traités par le conseil les gens qui disent ouvertement être mal informés.

Ce qui est amusant c'est qu'au printemps 2008, La Voix de l'Est avait fait un exercice semblable en demandant l'avis des conseillers sur la gestion de la Ville et MM. Ruel, Bélanger et particulièrement M. Gévry reconnaissaient le problème de communication du conseil.  M. Gévry a depuis perdu ses élections et on voit que Serges Ruel préfère chanter la même chanson sans pour autant agir.

Lorsque Michel Mailhot nous dit que des opposants véhiculent des faussetés pour faire peur aux gens, je lui rappelle que la Ville dépense un budget de 300 000 $ annuellement pour de la publicité de toutes sortes.  Si le conseil est incapable de convaincre les gens du bien-fondé de leurs actions, ce n'est sûrement pas à cause d'«un petit groupe de gens, toujours les mêmes», comme dirait notre maire.  Faites un homme de vous et agissez!  On attend tous impatiemment d'entendre vos arguments pour justifier l'endettement et amener sur la place publique un débat que vous fuyez.  De plus, je vous garanti M. Mailhot que l'effrondement de l'économie de la Grèce, de l'Italie, des États-Unis et compagnie, ce n'est pas un complot monté par Duchesneau pour vous discréditez.  Ce n'est pas de sa faute si l'endettement fait peur aux gens.  C'est seulement une réalité que vous niez.

En ce qui concerne les propos de Patrick Girard et Serges Ruel qui nous disent «que ce n'est pas facile à comprendre» ou qu'«il faut être dans le milieu municipal pour comprendre», sachez que nous sommes plusieurs à comprendre beaucoup plus que vous croyez.  Il n'y a personne sur le conseil qui est un «spécialiste du milieu municipal» et je ne mettrai sûrement pas le destin de la Ville entre les mains de Serges Ruel.  Ne mélangez pas «différence d'opinions» avec «incompréhension», c'est excessivement condescendant.

Parlant d'incompréhension, ça nous amène aux propos de Guy Gaudord et Louise Brodeur-Comeau. Guy Gaudord croit que le développement domiciliaire des terres Miner va «sauver» Granby.  Louise Brodeur-Comeau nous dit que les investissements seront de moindre envergure au cours des prochaines années.  Ce que ces deux personnes définissent, c'est le Granby des années 1995-2005, après qu'on ait payé la dette.  Cette même période où on accuse les conseils de l'époque de ne pas avoir suffisamment investi.  Et, apparemment, le boom immobilier de cette époque n'a pas été suffisant pour dynamiser la Ville puisque le conseil actuel semble vouloir nous dire qu'on avait rien fait à cette époque (Michel Mailhot), que du rattrapage était nécessaire (Guy Gaudord, Serges Ruel), qu'on devait remettre la ville à niveau (Yves Pronosvost).

Est-ce que le conseil tente vraiment de nous faire croire qu'en l'espace de deux termes ils auront rattrapé 10-15 ans de soi-disant retard en plus de remplir les besoins durant ces 8 années et, en prime, nous n'aurons plus d'investissements à faire pour une autre dizaine d'années dans le futur?  Ce même conseil qui l'année prochaine va refaire la rue Grove - la rue résidentielle la plus coûteuse de la Ville - UNE DEUXIÈME FOIS en moins de 5 ans?  On parle de deux trottoirs, un terre-plein et de l'asphalte neuve qui seront entièrement remplacé.  Ce même conseil qui fait du resurfaçage le plus «cheap» possible qui devrait être bon AU PLUS 5 ans (selon les employés municipaux)?

Croyez-moi, on est loin d'avoir fini de faire des investissements à Granby, ça ne le sera jamais et ce ne sont pas les nouveaux arrivant qui vont payer les nouvelles factures.  Au contraire, nous aurons un autre aréna à construire, des policiers à engager, etc.  Les déficits desquels notre conseil dépend ne sont que des revenus illusoires qui repoussent les problèmes 10-15 ans dans le futur, tout simplement.

jeudi 10 novembre 2011

Ça va faire, les théories de complot!

On croyait que les employés de La Voix de l'Est avaient grandi, forcé par les résultats de leur propre sondage.  Mais non, c'est plus fort que eux, ils doivent véhiculer toutes sortes de théories de complot afin de discréditer Michel Duchesneau.  Nous en avons un bon exemple aujourd'hui avec l'opinion de Valère Audy

En fait, ce n'est pas que les employés de La Voix de l'Est veulent protéger Richard Goulet, c'est qu'ils en ont tellement contre Michel Duchesneau, qu'ils leur en poussent des boutons.  Valère Audy et Michel Laliberté font clairement partie de ces personnes et je sais qu'il y en a d'autres à l'interne.

Il est clair pour tous qu'une personne comme Michel Laliberté n'est pas un grand supporteur de Richard Goulet.  Mais la peur de donner un tant soit peu de crédibilité à Michel Duchesneau lui coupe tous ses moyens lorsqu'il écrit ses textes.  Enfin, c'est le constat que je fais de la situation.

Mais je reviens au texte de Valère Audy, car je me suis senti visé par des affirmations et allusions tout à fait gratuites.  En voici des exemples:

« (...) ce pourcentage incluant ceux, dont le clan Duchesneau, qui ne partagent les visions du maire Goulet, (...) »

« (..) certains se lassent du combat que se livrent nos deux coqs, mm. Goulet et Duchesneau, que ce soit directement ou par personnes interposées. »

« Un anti-Goulet notoire qui s'abreuverait clairement du discours du clan Duchesneau (...) »

Il n'y a pas de clan Duchesneau

Cette idée farfelue qu'il existe un «clan Duchesneau» - qui nous laisse croire que nous sommes dans le film Le Parrain - est un mensonge honteusement véhiculé par La Voix de l'Est et qui est exploité avantageusement par Richard Goulet depuis qu'il est en poste.

Depuis quelques années, j'ai rencontré plusieurs fois des personnes du soi-disant «clan Duchesneau» et laissez-moi vous dire que si c'est un clan, il est drôlement désorganisé.  Vrai, il y a des personnes qui partagent la vision de Michel Duchesneau sur la gestion municipale (selon un récent sondage, c'est 40% de la population).  Il est aussi vrai que plusieurs de ces gens sont des hommes d'affaire granbyens qui ont très bien réussi dans la vie (ça devrait vous donner un indice sur la qualité de leurs opinions).  Comme il est aussi vrai que ces gens se rencontrent, de façon désorganisé, pour parler plaisir et affaires dont, comme tout le monde, de la politique municipale.  Mais je n'ai pas vu de discussion hautement stratégique et les discussions qui auraient pu porter ce qualificatif n'était que des paroles en l'air, vite oubliées dès le lendemain.

Si les journalistes veulent parler d'un regroupement organisé qui parle de politique municipale et ce, de plus en plus fort, il devrait plutôt regarder du côté du conseil du quartier #2.  Et pour ceux qui voit là des gens à la solde de Michel Duchesneau, détrompez-vous car son nom revient souvent de façon très négative dans les discussions.  Un peu trop à mon avis, car tous ceux qui parlent de façon négative envers Michel Duchesneau avouent tous ne pas l'avoir rencontré et se base seulement sur les rumeurs pour se forger une opinion.  Mais ne soyez pas gêné, vérifiez par vous même, car les réunions du conseil du quartier #2 sont ouvertes à tous les citoyens, même ceux des autres quartiers.

Partager certaines opinions de Duchesneau, ne veut pas dire travailler pour lui

Quant aux autres propos de  M. Audy où il parle de «combat mené par personnes interposées» ou d'«anti-Goulet notoire qui s'abreuve au discours du clan Duchesneau», je me suis senti visé et j'en suis offensé.

Aujourd'hui je veux faire taire ces rumeurs qui viennent d'une institution qui se prétend neutre et objective.  Même si je partage, de façon générale, la vision de Michel Duchesneau sur la façon dont doit être gérée une municipalité (comme 40% de la population granbyenne, selon un récent sondage), ça ne veut pas dire que je travaille pour lui et qu'il me souffle à l'oreille les sujets de mes blogs.  Je vous dirais qu'au moins 95% des sujets de mes blogs sont issus d'une réflexion personnelle.  Pour le reste, ça vient de diverses conversations que j'ai eu avec d'autres personnes, dont certaines avec Michel Duchesneau.  Mais un sujet comme les assurances du golf, ça vient à la base de personnes qui sont près de Richard Goulet.  Comment vouliez-vous que j'apprenne ça autrement?  Même les gens proches de lui commence à douter.  Suis-je maintenant dans le «clan Goulet» pour tout ça?

Et pour vous prouver que je ne suis pas à la solde de Duchesneau, je vais partager avec vous une lettre d'avocat que j'ai reçu en 2005 concernant des propos que j'ai dit à l'égard de Michel Duchesneau, alors que je ne l'avais jamais rencontré.  J'ai barré les noms des personnes concernées dans la lettre puisque ça concerne une affaire privé incluant des tiers parties et parce que je ne veux pas que l'on mette l'emphase sur ce que Michel Duchesneau aurait pu faire de mal plutôt que de porter l'attention sur la gestion de Richard Goulet, qui est beacoup plus dommageable à la société que tout ce que Michel Duchesneau aurait pu faire.

Comme vous voyez, Richard Goulet n'était pas le premier à m'envoyer des lettres d'avocat et ça m'en prend beaucoup plus que ça pour me faire peur.  Même si plusieurs me trouvent naïf et innocent de m'attaquer à de gros noms comme Duchesneau ou Goulet (et j'ai déjà visé encore plus haut), je continuerai tout de même à me battre pour mes valeurs et mes principes.

Si vous avez tort, vous avez tort; Si vous avez raison, vous avez raison.  À ce jour, je crois toujours que Michel Duchesneau avait tort dans ce dossier.  Heureusement, un concours de circonstance a bien arrangé les choses pour la personne que je considérais une victime dans ce dossier et même si Michel Duchesneau n'a rien perdu, il n'a rien gagné non plus.  En ce qui concerne sa position sur la gestion de la Ville, il a par contre une argumentation qui se tient et qui est vérifiable; même si, intuitivement, je partageais son avis avant même qu'il se présente aux élections de 1993.

Si je me bats aussi fort contre Richard Goulet, c'est parce que je crois qu'il a tort, qu'il est un gestionnaire incompétent, indigne de la fonction de maire et qu'il cause un tort à la société.

Attardez-vous aux faits

Une dernière chose à propos de ce qu'à dit M. Audy:

« Reste que l'action en justice de l'ex-maire, fondée sur une «question de principe» comme il l'explique arguments à l'appui, en sert bien les intérêts personnels puisque pendant que les acquéreurs des terres Miner voient leurs projets de développements gelés, M. Duchesneau, lui, continue de construire. »

Ce sont des propos similaires à ceux de M. Laliberté.  Ces personnes ont tellement peur d'être associées au «clan Duchesneau» qu'elles oublient de regarder les faits.  Les faits sont les suivant:

  • Ce n'est pas le «clan Duchesneau» qui a arrêté les travaux, ce sont des banques et assureurs indépendants, conseillés par plusieurs avocats, qui croient que les accusations de Michel Duchesneau sont sérieuses et pourraient être validées par un juge.  Même Michel Duchesneau ne pouvait prévoir une telle décision de leur part.  Ce n'est donc pas un complot pour servir ses intérêts personnels.
Gens de La Voix de l'Est, débarrassez-vous de vos préjugés, de votre paranoïa du «clan Duchesneau» et de votre façon de lire entre les lignes là où il n'y a rien à lire.

Vous êtes, à mon avis, les plus grands responsables de la création de deux «camps» à Granby.  Cessez de maintenir ces propos odieux et attardez-vous aux faits.

mercredi 9 novembre 2011

Respect du citoyen

Le citoyen Richard Dubé pose des questions.  Comme tous les autres citoyens, il n'a accès à aucune information, puisque que le conseil rend public cette information seulement quelques minutes avant de prendre une décision.

Pour un projet comme la bibliothèque et l'avenir de l'église Notre-Dame, c'est inacceptable.  Beaucoup de citoyens, de tous horizons, demandent à être consultés.  Il y a M. Dubé, mais M. Racine de la société d'histoire Haute-Yamaska l'a aussi dit publiquement ainsi que M. Roberge au nom d'un regroupement culturel.

M. Dubé, qui est un simple citoyen et non pas un politicien d'expérience, a le courage de monter au front pour exiger des réponses du conseil - sur des sujets qui sont de plus en plus nombreux - et ce, même s'il sait que c'est peine perdue. Ajoutez à cela le fait de parler en public et vous avez la recette parfaite pour faire naître la nervosité.  Je veux vous présenter l'exploitation honteuse que fait Richard Goulet de cette situation en vous présentant un extrait vidéo de la période de questions où notre maire tente de ridiculiser - encore une fois - un citoyen:

video

Après avoir vu la réaction du maire, êtes-vous tenté d'aller poser des questions?  Je veux faire une parenthèse ici pour partager le paradoxe que ce cher Richard Goulet a participé deux jours auparavant cet enregistrement à la marche pour dénoncer l'intimidation.  Personnellement, je crois qu'il serait mieux de donner l'exemple.

Mais si Richard Goulet ferait des efforts pour écouter et comprendre ses citoyens plutôt que de tenter de les discréditer aux yeux du public, il en aurait appris beaucoup de la part de M. Dubé.  De l'extrait présenté voici ce que tentait de dénoncer M. Dubé (Je partage avec vous ma compréhension de l'idée de M. Dubé après l'avoir écouté à plusieurs reprises sur le sujet):

Si ce n'était pas clair pour vous dans l'extrait, M. Dubé n'est au courant de rien, parce que rien n'est public.  Il remplit ce vide en faisant sa propre réflexion, seul dans son coin, et tente en vain de savoir si le conseil considère ses inquiétudes.  Les réponses - ou absence de réponse - du maire ne font que renforcer ses inquiétudes.  Le manque de résultats positifs des projets précédents ne le rassure pas non plus.

M. Dubé a parlé de bibliothèque, du Palace et du centre culturel.  Tout ceci peu sembler un peu confus dans l'extrait, mais si le conseil aurait cherché à comprendre, il aurait su que ce que M. Dubé propose mérite réflexion.  Selon M. Dubé, des villes comme Sherbrooke ou Drummondville ont des centres culturels digne de ce nom.  M. Dubé préfère dépenser un peu plus pour aller voir un spectacle au centre culturel de Sherbrooke que d'aller voir le même spectacle au Palace.  Pour lui, tant qu'à investir dans un centre culturel, il préfère que ce soit fait sérieusement.  Investir dans la Ruche, ce serait de l'argent gaspillé (Si vous allez vérifier, l'édifice a toujours une vieille et désuète fenestration en bois;  Nous sommes loin d'un projet LEED ou même de la sauvegarde d'un édifice patrimonial).

Pour la bibliothèque, il dénonce le manque de vision du conseil (on imagine, puisque que rien n'est public) de ne pas fusionner la bibliothèque municipale avec celle du CEGEP (qui, de surcroît, est beacoup moins coûteuse; Encore une fois, on présume  puisque rien n'est public).  D'ailleurs je vous invite à lire ou à relire mon blog sur le sujet écrit en mars 2010.

Une bonne réflexion pourrait entre autres se situer au niveau de la transformation de l'église Notre-Dame en centre culturel (tel que demandé par M. Roberge) et de se servir du terrain de la Ruche pour faire la bibliothèque, quitte à remplacer l'édifice par un nouveau, plus moderne.  Il y a plein de possibilités, mais le conseil ne discute de rien et attend patiemment qu'un comité - présidé par le maire - lui donne une recette toute prête.  Comment feront-ils pour dire non au projet présenté, alors qu'on leur servira les données qu'on veut bien leur présenter et qu'il y a près d'un demi-million de dollars déjà dépensés dans l'aventure?

C'est dommage qu'aucun conseiller ne soit intervenu pour défendre M. Dubé.  Pourtant Mme Jenneau, qui ne semble pas partager l'avis du maire sur l'emplacement de la bibliothèque et qui connaît le discours de M. Dubé, aurait pu aider ce citoyen à exprimer son idée, quitte à remettre le maire à sa place.

mardi 8 novembre 2011

Des chiffres à faire frissonner

N'êtes-vous pas fier de votre maire?  L'année dernière nous avons fait un surplus de 8,8 M $ et cette année, voilà qu'il nous annonce un surplus record de 11,3 M $.

Ces chiffres - issus d'une comptabilité créative - sont tellement ridicules, qu'ils ne valent même pas la peine d'être commentés.  Je ne tenterai même pas de vous convaincre d'où ils viennent.  Regardons plutôt un autre chiffre - un seul - sur lequel on a mis moins d'emphase:  La dette de la Ville au 31 décembre 2011.

Les plus observateurs d'entre vous ont probablement noté que l'horloge de la dette affiche un montant plus élevé.  Si vous croyez qu'elle tourne plus vite, vous n'avez pas la berlue.  En fait, elle tourne deux fois plus vite.

Lorsque j'ai instauré l'horloge, je visais une dette de 63 M $ au 31 décembre 2011 (basée sur les propos du maire en décembre 2010) et j'avais estimé qu'elle augmentait environ de 13 M $ par année et donc qu'elle était de 50 M $ à la fin de 2010.

Au mois de juin dernier, le directeur des finances de la Ville nous fourni des chiffres officiels:  À la fin 2010 la dette était de 37,1 M $ et au 31 décembre 2011, elle sera de 59 M $;  Une augmentation de 21,9 M $.  J'ai ajusté mon horloge en conséquence.

Aujourd'hui - à peine un peu plus de 4 mois plus tard - la dette serait de 79,5 M $ à la fin de l'année, soit une augmentation de 42,4 M $ en une seule année!

Vous ne trouvez pas ça troublant que la Ville, dans la même année, fait un surplus de 11,3 M $ alors qu'elle crée une dette de 42,4 M $ ?  Faut-il vraiment être un génie pour comprendre qu'il y a là des choses qui ne tournent pas rond?  Heureusement, les citoyens commencent à s'en rendre compte car leur discours change.  Par exemple,   il n'est désormais plus question du typique «une dette, c'est un investissement».  Pour les gens comme notre ami Valère Audy, on parle maintenant d'«Une dette, c'est une dette, peu importe la richesse collective

Et tout ça, c'est basé sur les chiffres fournis par notre conseil, via les journaux.  Ce sont les mêmes personnes qui nous disent qu'on fait tellement d'argent qu'on ne semble plus être capable de la dépenser ... malgré que le compte de taxes ne cesse d'augmenter.  Plusieurs d'entre vous m'ont dit que ces chiffres sont inexacts  et qu'ils ne représentent pas adéquatement la réalité, qu'elle est encore pire que ce que je relate.  Je le sais et je ne m'étale pas trop sur la comptabilité créative du maire et de l'information «filtrée» qu'il nous transmet afin de ne pas trop mêler les gens.  Car, pourquoi tenter de connaître les vrais chiffres, alors que ceux présentés vous donnent déjà froid dans le dos? 

dimanche 6 novembre 2011

La gauche et la droite

Je voudrais amener votre réflexion sur les propos de M. Jean-Phillipe Pineault du Journal l'Express.  Tout d'abord voici un blog qu'il a écrit ainsi que mon commentaire:  Le patrimoine, c’est pas juste un compte de banque.

Dans l'édition papier, M. Pineault m'a répondu ceci:

Un devoir

Monsieur O'Breham, vous dites que les «taxes et impôts ne sont pas une solution au manque d'intérêt de la population», que «tout projet communautaire ( ... ) devrait, d'abord et avant tout, émerger de la communauté elle-même». C'est une belle utopie que vous décrivez la'.

Pour quelques projets qui ont émergé d'une communauté mobilisée, combien n'auraient jamais vu le jour si des leaders politiques n'avaient pas donné le ton. Combien d'églises auraient été morcelées par le temps si le gouvernement du Québec et des municipalités n'avaient pas choisi de les préserver? Combien de lieux où notre histoire s'est écrite auraient disparu sous le poids de tours a bureaux si l'état ne s'était pas chargé de les protéger? Faire un chèque pour la protection du patrimoine est certainement moins populaire que de faire creuser une piscine ou construire une nouvelle route.

Et c'est justement pour cette raison que nos élus ont le devoir de protéger les reliques du passé contre la désaffection et éviter de tomber dans de simples calculs électoralistes.
- Jean-Philippe Pineault

Ce qui me fait bien rire avec ce commentaire qui tend à nous dire que les gens préfèrent investir leur temps et leur argent dans une piscine creusée plutôt que dans un immeuble patrimoniale, c'est que dans la MÊME édition, il y a l'article suivant:  ROXTON POND: Mobilisation pour sauver la Stanley.

Ce qui m'amène à parler d'un sujet ... disons ... plus profond:  La gauche et la droite.

La droite

Je suis certain que la plupart des gens classeraient mes propos comme étant de droite.  La principale raison étant que je parle souvent de dépenser l'argent avec prudence, un discours souvent associer avec la droite.  Or, je ne suis pas interpellé par le discours de la droite et il me fait souvent très peur.  Les gens de droite ont tendance à vouloir punir tous ceux qui ne vont pas dans le droit chemin.  S'il y a toujours des infidèles malgré la menace de la punition, alors on instaure des punitions de plus en plus sèveres.  Le règne de tels gouvernements s'achève généralement quand tout le monde est en prison ou ne fait plus rien de peur d'y aller.

La gauche

Alors, suis-je de la gauche?  Non plus.  Les gens de la gauche croient que si on laisse un être humain décider lui-même de son sort, il choisira de sauver sa peau avant de sauver celle du groupe.  Malgré le fait qu'il est clair qu'un être humain ne peut pas vivre en se mettant tout le monde à dos, selon la gauche, un individu ne serait pas capable de voir où son intérêt se situe lorsque vient le temps de prendre des décisions.  L'empathie ne semble pas exister chez l'être humain, sauf pour une certaine élite qui eux doivent être nos dirigeants.

L'opinion de M. Pineault est un bon exemple d'un discours de la gauche.

Le centre

Logiquement, si on n'est pas à gauche et si on n'est pas à droite, alors on est au centre, vrai?  Tout le monde se considère au centre.  Généralement parce qu'ils sont toujours capables de trouver plus à gauche ou plus à droite qu'eux.

Mais le centre de quoi?  Pour moi, la gauche et la droite tiennent exactement le même discours avec une lègère variante sur les définitions des termes.

Le point commun aux deux idéologies, c'est l'incapacité de l'individu de s'occuper de lui-même.  La société doit protéger l'individu contre lui-même.  L'un décide qui doit vivre librement ou non grâce à la punition, l'autre simplifie tout, en retirant carrément le pouvoir de décision de l'individu.  Le résultat est le même:  l'individu doit se plier à la volonté d'une élite qui décide pour lui de ce qui est bien, ce qui est mal.

Dans les deux cas, ça tourne toujours mal.  Pourquoi?  Parce que dans tous les cas, on doit choisir qui devra faire partie de l'élite.  Et le bassin dans lequel on pige cette élite, c'est la population.  Cette même population qui, selon eux, n'a pas la lucidité pour prendre des bonnes décisions.  Et plus on prend la population en général pour des gens insensés sans système de valeur, plus ils le deviennent.  Quand on s'attend à peu des gens, ils vous le rendent bien.  Refuser de faire confiance à la population pour s'occuper d'elle-même, c'est la condamner à sa perte.  Le temps que ça prendra ne dépend que du nombre de libertés que vous enlevez aux individus.

Le plus amusant dans tout ça, c'est qu'en parlant avec les gens on s'aperçoit que ce sont toujours les autres qui sont insensés, jamais eux.  Peut-être que, individuellement, nous ne sommes pas si pire que ça?  Peut-on se faire confiance?

Alors que suis-je?  Je dirais que je suis un démocrate (le nom commun, pas le parti américain).  La démocratie, c'est le respect de la liberté et de l'égalité des citoyens.  La gauche et la droite sont anti-démocrate car elle disent toutes les deux que l'on doit faire confiance à une certaine élite − trop souvent auto-proclamé − pour diriger la population et elles tendent toutes les deux à réduire la participation des citoyens aux prises de décisions, soit en lui interdisant carrément, soit en complexifiant le processus.  Et puisque la concentration du pouvoir corrompt, cette élite devient trop souvent elle-même la pire ennemie de la société.

samedi 5 novembre 2011

Déni, mauvaise foi et réveil médiatique

Sondage de La Voix de l'Est aujourd'hui.  Deux reportages à lire (ici et ici).

Déni

Il y a 2 ans, peu avant les élections, un sondage par la même firme pour le compte du même journal donnait 58% des intentions de votes à Richard Goulet.  À peine une semaine plus tard, la population votait et ne lui a donné que 49% des voix.  Aujourd'hui, la descente se poursuit avec une intention de vote de 38% pour Richard Goulet contre 43% de la population qui voterait pour un autre candidat, alors qu'il n'y a aucun nom pour ce candidat!

Mais voilà, Richard Goulet a sa petite hypothèse:  «Quand je regarde tous les changements qui ont été faits au cours des dernières années aux niveaux sportif, culturel et pour la dette, honnêtement, je suis plus que satisfait. J'aurais aimé avoir un taux de satisfaction plus fort, mais je ne suis pas surpris. Il s'est tellement fait de choses que je pense que ça a perturbé les gens».

Les gens sont pertubés!

«Mais s'il est un point avec lequel Richard Goulet est d'accord avec Segma recherche, c'est la conclusion à laquelle la firme arrive en analysant les résultats du sondage: la population est divisée entre deux visions de la gestion des finances de la ville. «C'est en plein ça», laisse tomber le maire sans équivoque.»

Ça fait combien de temps que je dis au conseil qu'il y a plusieurs points de vue différents à Granby et que le conseil se doit de rallier tout ce monde?  Le maire comprend, mais il choisit plutôt la confrontation:

«Pendant 12 ans (période durant laquelle Michel Duchesneau, Denis Langlois et Guy Racine ont occupé la mairie), on a mis en place un système où on parlait contre l'endettement et les investissements. Mais ça a mis les infrastructures de la ville à terre. On n'aurait jamais dû faire ça. On paye aujourd'hui pour tout ce qui n'a pas été fait», estime M. Goulet.

Il dit ça malgré le fait que 34% des citoyens considèrent la réduction de la dette comme étant «LA priorité»; malgré le fait que 76% des citoyens se disent inquiets de l'accroissement de la dette de la Ville de Granby.  Plus de la moitié de ces gens croit que cette dette est injustifiée.  Mais SA vision est la bonne, toutes les autres sont mauvaises et doivent être écrasées.  C'est le plus gros dommage que Richard Goulet aura légué à la Ville de Granby:   Un renforcement des divisions au sein de la communauté granbyenne.

Mauvaise foi

Il y a une chose à laquelle Richard Goulet s'attache beaucoup et je voudrais rectifier les faits.  Richard Goulet tente de prouver que le remboursement de la dette s'est fait au détriment des investissements dans les infrastructures.  C'est faux et ce n'est qu'un mythe qui ne fait que réconforter Richard Goulet et ses accolytes dans leurs dépenses injustifiables.

«Cela ne concerne pas les travaux réalisés au golf Miner, au CINLB ou pour les terrains de soccer, dit-il.  Mais plutôt les investissements réalisés dans les infrastructures souterraines pour renouveler ou prolonger les conduites d'aqueduc et d'égoût.  «Au cours de ces années, il n'y a eu en moyenne que 1 million $ par année d'investis», dit le maire.»

Or, c'est faux.  Voici des données compilées par la contrôleure au budget de la Ville de Granby, Mme Johanne Bouthiette (engagée de façon régulière en 2008, sous la gouverne de Richard Goulet).

En ne prenant que les chiffres sur la ligne réseaux d'aqueduc et d'égouts, on obtient une moyenne de 1 891 777 $ pour les années 1994-2005.  Je ne sais pas où Richard Goulet prend son chiffre de 1 M $, les données que je vous présente viennent de la Ville.  De plus, en faisant le même exercice pour les années 2006-2009 (2008-2009 étant des prévisions), on obtient une moyenne de 5,75 M $, ce qui est prêt de l'affirmation du maire disant qu'il a investi en moyenne 5,5 M $ par année dans le même poste budgétaire.

Vous allez me dire:  «5,5 M $, c'est quand même beaucoup plus que 1,9 M $.»  Pas vraiment.  Voici une autre formule que Richard Goulet s'époumone à répéter (celle-là est juste, par contre):

«Le maire a sorti ses colonnes de chiffres, hier après-midi, pour montrer qu'en 1993, la dette de la Ville était de 62 374 272 $, alors que sa richesse foncière s'élevait à 1 434 687 803 $. Le ratio d'endettement atteignait 4,35 %.» (La Voix de l'Est, 3 octobre 2009)

«La situation n'est toutefois plus la même, a tenu à faire valoir Richard Goulet. «À l'époque, la richesse foncière de la ville était de 1,4 milliard$ et le ratio d'endettement était de 4,4%», note-t-il. «À la fin de 2011, la richesse foncière sera de 5 milliards$ et le ratio d'endettement, de 1,26%.» (La Voix de l'Est, 7 décembre 2010)

«Si la municipalité est présentement revenue à son taux d'endettement de cette époque, soit 62,9 millions de dollars, il rappelle qu'avec une richesse foncière actuelle d'une valeur de 5 milliards$ comparativement à une richesse foncière de 1,4 milliard$ en 1993 -, cela équivaut à un ratio un ratio d'endettement de 1,26%.»  (La Voix de l'Est, 27 janvier 2011)

Ce qui est vrai pour l'endettement est aussi vrai pour les investissements.  Le ratio «investissement / richesse foncière» est sensiblement le même depuis toujours.  Richard Goulet n'a pas investi plus qu'un autre maire dans ce domaine.  Il ne faut pas oublier non plus que les infrastructures souterraines 1994-2005 ont été payés comptant alors que ceux 2006-2011 ont pratiquement tous été financées par emprunt, soit des coûts additionnels d'environ 40% (Donc, les infrastructures à 5,5 M $/année nous coûteront en réalité 7,7 M $/année).

De plus, notez que ce sont des «dollars constants».  C'est-à-dire qu'avec 1 $ en 1994 on achetait beaucoup plus qu'avec 1 $ en 2010.

Une image vaut mille mots, alors voici un petit graphique concernant les investissements dans les infrastructures pour la période 1994-2009 (cliquez l'image pour agrandir):


Les chiffres dont on parle, c'est la ligne bleu.  J'ai aussi ajouté les dépenses liées à l'asphaltage (ligne rouge).  Notez le pic en 1995 (alors qu'on remboursait la dette en plus de payer comptant).  La ligne verte représente les montants totaux investis dans les infrastructures.  Le pic en 2008 est possiblement dû à la réfection du pont Mountain.  Notez aussi que la Ville et le Canton ont été fusionnés en 2007, ce qui fait augmenter la richesse foncière de la nouvelle Ville de Granby (donc il est normal d'investir plus d'argent).

De deux choses l'une:  Richard Goulet ment et trompe les citoyens ou Richard Goulet ne comprend rien aux finances.  À vous de choisir.

Réveil médiatique

Je crois que la plus grande leçon à retenir de ce sondage c'est le fait que les citoyens de Granby n'expriment pas publiquement leur désaccord avec le conseil municipal.  Les médias devront mettre plus d'effort dans leur travail afin d'aller chercher ce qui intéresse les gens.  Si 76% des gens sont inquiets de l'accroissement de la dette, 40% croient en plus qu'il n'est pas justifié et 34% croient que la réduction de la dette devrait être la priorité du conseil - soit 37 000,  19 000 et 16 000 électeurs potentiels.  Même en divisant ces nombres par 2 ou par 3 pour représenter le nombre réel de voteurs, ça ne «fit» pas avec les 44 citoyens qui signent les registres.

Les gens sont blasés de la politique et des politiciens.  Ils sont aussi mal informés de ce qui se passe.  Il est primordial que les médias aillent chercher les gens et ne pas seulement attendre que les gens viennent à eux.