jeudi 29 septembre 2011

Les coûts du CINLB

«La Ville de Granby souhaite que l'organisme sans but lucratif s'autofinance davantage. "C'est ce que nous avions convenu lorsque nous nous sommes entendus pour la construction du nouveau pavillon d'accueil", a opiné hier le maire, Richard Goulet.»

La Voix de l'Est, 29 septembre 2011

Trois changements devrait favoriser cet «autofinancement» pour le CINLB: un prix d'entrée pour les non-résidants, une boutique plus grande et un service de restauration.

Pour le prix d'entrée, sachons que nous n'avions pas besoin d'un pavillon d'accueil de 2 M$ pour réaliser cette mesure.

En ce qui concerne l'agrandissement de la boutique, je doute fortement qu'elle résulte en une hausse substantielle des revenus; particulièrement si les gens doivent payer pour accéder aux sentiers.

Le service de restauration, n'en parlons même pas, il est pratiquement impossible qu'il devienne rentable. Ça ne fonctionne jamais dans ces petits endroits. Surtout si près du centre-ville.

Tout ça, nous dit-on, c'est pour diminuer la part de la Ville qui grimpe à 150 000 $ par année. Avec les 2 M$ que le pavillon a coûté, on aurait pu payer notre part pour les 13 prochaines années. Donc, même si on ne donnerait plus rien au CINLB (et ce ne sera pas le cas), il faudrait compter au moins 13 ans avant de parler d'un investissement rentable. Sachant qu'on ne parlera que d'une diminution de notre part pour au moins quelques années, on ne peut espérer un investissement rentable avant une vingtaine d'années.

Et encore faut-il que les revenus du CINLB augmentent suffisamment pour combler les coûts d'opération annuels d'un immeuble de 2 M$.

En ce moment, on assiste à un autre exemple de la commercialisation de notre Ville. Le golf Miner et la ferme Héritage Miner en sont deux autres exemples. C'est cette philosophie où l'on souhaite que la Ville gère toutes sortes de commerces afin d'aller chercher des revenus ailleurs que sur le compte de taxes.

Le problème, c'est que c'est normal de payer des taxes, car la Ville fournit elle-même des services aux citoyens. Ce qui est normal, c'est que les citoyens gagnent de l'argent grâce à leurs commerces et industries, puis qu'ils donnent une partie de ces revenus à la Ville en échange de services comme, par exemple, préserver un espace naturel comme le CINLB. Penser que la Ville devrait être propriétaire de commerces afin d'utiliser les revenus pour remplacer les taxes, c'est de l'utopie. Ça n'a jamais fonctionné et ça ne fonctionnera jamais.

La première des raisons est que les gestionnaires de ces commerces ne sont pas redevables et ils n'ont rien à perdre. Si le restaurant et la boutique du CINLB ne couvrent pas les frais d'exploitation, qu'est-ce qui se passera? La Ville va tout simplement éponger le déficit, comme elle le fait toujours.

Ce que Richard Goulet fait en ce moment, c'est donner des «bébelles» à ses amis, connaissances et membres de sa famille afin qu'ils puissent s'amuser à jouer aux «entrepreneurs» en assumant aucun risque. La gestion de la Ville devient de ce fait de plus en plus compliqué et nos élus nous dirons plus tard que leurs responsabilités prennent beaucoup de leur temps et ils se voteront une généreuse augmentation de salaire pour compenser.

Et pour ceux qui doutent de ma théorie, je vous ferai remarquer que les taxes ne cessent d'augmenter depuis le début de la gestion Goulet et il est prévu par Richard Goulet lui-même qu'elles continueront d'augmenter et ce, malgré tous les supposés revenus que nous sommes sensés obtenir. Non seulement il n'y a aucune économie, mais ça coûte plus cher.

mercredi 28 septembre 2011

Transparence: plus facile d'en parler que de la mettre en pratique

Richard Goulet aime bien se dire transparent, mais lorsque vient le temps de passer aux actes, on ne le voit plus.

Dans le journal l'Express de cette semaine, on nous raconte la saga du «Studio». En gros, ce sont les mêmes propos que je tiens depuis le début. Mais en prime nous avons la version des propriétaires qui nous révèle la véritable attitude du maire derrière les portes closes; comme tant d'autres l'ont fait avant eux. Une attitude qui nous coûtera cher dans plusieurs dossiers. Un autre clou dans le cerceuil de Richard Goulet est le dernier paragraphe de l'article:

«Invité à commenter le dossier, le maire Richard Goulet nous a référé à la greffière Me Catherine Bouchard, mais celle-ci n’a pas retourné notre appel avant de mettre sous presse.»

Facile de parler de transparence au début de son mandat en promettant tout et n'importe quoi, mais lorsque les résultats peinent à se montrer et que les gens commencent à poser des questions, on préfère se cacher en espérant que tout le monde oublira.

Ce blog existe pour être certain que personne n'oubliera.

vendredi 23 septembre 2011

Je persiste et signe: Un bar de danseuses aux frais des contribuables

Voici ce que je disais le 11 avril dernier: Un bar de danseuses aux frais des contribuables.

Voici la nouvelle du jour: Expropriation du Studio en 2008 : les proprios réclament 1,6 M.

Même si les propriétaires obtiennent la moitié de ce qu'ils demandent, ce sera plus que ce que la Ville a payé pour l'immeuble où logeait le bar Le Studio. Je vous le dis, les citoyens vont finir par se payer un bar de danseuses flambant neuf. Ça aussi c'est un «investissement»? Vous penserez à ça lors de la prochaine hausse de votre compte de taxes en 2013.

En passant, félicitations à La Voix de l'Est qui a fait de cette nouvelle une (vraie) première page.

Les dommages que la tornade Richard va laisser derrière elle, on ne pourra pas les ignorer bien longtemps.

mardi 20 septembre 2011

Les dessous d'un stationnement

Séance extraordinaire

Apparemment, hier il y a eu une séance extraordinaire. Naturellement, personne n'est mis au courant. Les séances extraordinaires, c'est un des chevals de bataille de Mme Brodeur au sujet du manque de transparence des conseils municipaux et particulièrement celui de Granby.

Pourtant je suis abonné à l'infolettre de la Ville nommée «Avis aux citoyens» et je n'ai pas été informé de la séance extraordinaire. Ça devait être trop compliqué, j'imagine. En fait, ça doit être vraiment compliqué, car je n'ai reçu aucune infolettre à ce jour et j'y suis abonné depuis l'ouverture du site. Pourtant on a fermé ma rue dernièrement pour le demi-marathon, il me semble que cela aurait été digne d'un «avis aux citoyens». Peut-être qu'on avisera les citoyens seulement lorsqu'un 747 s'écrasera sur le barrage Choinière, nous invitant à mettre nos bottes de rubber et à sortir notre petit kit de survie de 72 h!

J'aurais bien aimé savoir de quoi ils ont parlé au point 9.1 de l'ordre du jour: Autorisation de signature – Avis concernant la distribution d’eau non potable – Parc Louis-Choinière. Vous savez, je vous en avait déjà parlé, on «investit» des millions $ pour des terrains de baseball au parc Louis-Choinière (dont un bâtiment) alors qu'il n'y aurait pas d'infrastructures adéquates.

Stationnera, stationnera pas ...

Toujours pas convaincu de l'improvisation de Richard Goulet? En tout cas, si ce n'est pas de l'improvisation, c'est de la manipulation de l'information.

En janvier 2009, Richard Goulet rêve à un stationnement étagé au centre-ville:

«Plus nous allons revitaliser le centre-ville, plus les gens s'y installeront et plus on aura besoin de stationnement, constate le maire. Devrait-on alors regarder pour du stationnement étagé? Peut-être.»

Aux gens d'affaires, la semaine dernière, il a profité de la tribune qu'on lui offrait pour assurer que le conseil n'avait pas l'intention d'exproprier des commerces et de raser des édifices dans le but d'en faire des stationnements. Le bar de danseuses Le Studio ne servira pas à ça, a-t-il déclaré.

«Ça n'a pas de sens d'acheter et de détruire des bâtiments pour garer des autos! Économiquement et écologogiquement, ça n'a aucun bon sens de faire ça.»

Je sens que vous commencez déjà à rire. Mais continuons. En juin dernier, Richard Goulet organise une conférence pour tous afin d'y présenter les résultats d'une étude payée par la Ville:

«Les conclusions de l'enquête sont sans équivoque: le manque d'espace voué au stationnement est une illusion.»

Pourquoi ce soudain élan de transparence de la part de notre maire? Parce qu'il avait besoin de prouver que sa place publique n'affecterait pas l'offre de stationnement au centre-ville (voir mon blog à ce sujet).

À peine quelques mois après avoir rendu public les résultats sur l'étude du stationnement au centre-ville, et de façon beaucoup moins transparente puisque ça fait bien leur affaire, le conseil approuve - à l'unanimité, s.v.p. - l'achat de deux immeubles (dont un sera démoli) pour faire du stationnement au centre-ville! Bon, une partie sera du stationnement - pardon, un lieu de rassemblement - d'autobus, mais c'est du stationnement quand même.

Lorsqu'on a une étude qui nous dit que le manque de stationnement au centre-ville est une illusion, est-ce que l'achat et la démolition d'immeubles au centre-ville pour faire du stationnement est un «investissement»?

Le monde est toujours aussi petit

Je vous le dit, lorsqu'on regarde ce qui se passe à Granby, on ne dirait pas qu'il y a 60 000 âmes qui y vivent.

Premièrement, notons que l'article de La Voix de l'Est spécifie que les immeubles ont été achetés pour «555 000 $, soit environ 10% de plus que l'évaluation municipale.» Selon l'évaluation foncière, le 16 rue Centre est évalué à 290 000 $ pour 2010-2012 et le 18 rue Centre y est évalué à 197 500 $. Dans mon monde, le coût d'achat correspond à 13,8% de plus que l'évaluation municipale, soit environ 15%; mais bon, on arrondi de la façon qui nous adonne le mieux.

Pourtant j'ai discuté dernièrement avec un agent d'immeuble qui me disait que les immeubles résidentiels se vendait présentement aux environs de 5% au-dessus de l'évaluation municipale; et ici il est question d'immeubles commerciaux (dont un est pratiquement à l'état d'abandon), où les hausses sont généralement moins prononcées. Et nous avons, pas un, mais deux agents d'immeubles sur le conseil ...

L'autre point, c'est de savoir qui sont les propriétaires de ces immeubles avec qui on a conclu une vente de gré-à-gré (donc pas de chicane, tout le monde est content). Les immeubles appartenaient à une église qui y tenait ses offices religieux. Or, cette église devrait maintenant déménager dans une bâtisse au coin de la rue St-Charles et Cowie. Ce secteur vient justement d'être soumis, le 16 mai dernier, à un changement de zonage autorisant entre autres les établissements de culte à l’intérieur d'une zone commerciale. Ce qui fût accepté sans aucun problème. Le conseiller Michel Mailhot n'a pas participé à cette décision car, selon le procès-verbal, il était «le courtier immobilier de l’acquéreur de l’immeuble dont il est question».

Le monde est petit quand même et, en plus, tous s'adonnent bien ensemble!

jeudi 15 septembre 2011

Retour sur les estimations

Comme vous avez pu le constater, j'ai découvert la vidéo pour ce blog. Ce qui est intéressant, c'est de voir comment notre maire peut sortir toutes sortes de propos qui viennent de ... En fait, on ne sait pas d'où ça vient. Mais ça sonne bien par contre.

À la séance du conseil du 6 septembre dernier, Richard Goulet répondait à une question d'un citoyen à propos des estimations de certains contrats pour la rénovation de la caserne des pompiers (voir mon blog à ce propos et aussi les commentaires qui en disent long).

Je vous rappelle que dans ce contrat précis, les coûts avaient été estimés entre 100 000 $ et 200 000 $ par nos fonctionnaires, soit environ 1,5% à 3% de la valeur des rénovations. Il 'y a eu qu'un seul soumissionnaire et le contrat est sorti à 325 000 $, soit 5% de la valeur des rénovations. Voici ce que le maire avait à dire à ce propos:

Richard Goulet se serait posé de «sérieuses questions» si le contrat aurait été à 8% - 9%, car «ce n'était pas dans les normes par rapport au travail demandé». C'est là que je ne comprends plus rien. Si la norme c'est 5%, pourquoi les fonctionnaires donnent-ils une estimation de 1.5% - 3% soit 2 à 3 fois moins cher ? Pourquoi un contrat à 8% - 9% est si terrible que ça, mais pas 5% ? Si le contrat était sorti à 9%, nous aurait-il dit que ça ne serait inquiétant qu'à partir de 15% ?

En fait, tous ces chiffres sont basés sur rien de concret. Un bon maire - ou même un conseiller - devrait exiger un rapport interne pour savoir d'où vient une si grande différence. Vous pouvez parier que la prochaine fois, les fonctionnaires vont ajuster leurs estimations à la hausse pour être plus près de cette nouvelle «norme».

Après tout, si ça coûte plus cher, on pourra se vanter d'avoir investi plus d'argent dans la communauté!

mercredi 14 septembre 2011

J'ai mon voyage!

Le 7 septembre dernier, La Voix de l'Est écrivait un article sur la rentrée scolaire à l'école Eurêka qui s'est faite alors qu'elle était toujours en construction. Aujourd'hui, 7 jours plus tard, le président de la CSVDC réagit et dénonce la couverture médiatique. Croyez-le ou non, mais le directeur de l'information de La Voix de l'Est s'offusque et dénonce à son tour le mutisme du président de CSVDC ! Voyons voir ce que la CSVDC a fait de si terrible:

«"Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires de la CSVDC au sujet des inquiétudes des parents, celle-ci n'ayant pas rappelé La Voix de l'Est, hier."

Voilà de la façon dont la plupart des textes signés par des journalistes de La Voix de l'Est et concernant la Commission scolaire du Val-des-Cerfs se terminent depuis déjà trop longtemps.»

«À titre d'élu, vous avez le devoir de rendre des comptes à la population, qui soit dit en passant, paye de jolies sommes en taxes à la commission scolaire.

Nous sommes d'avis que le boycottage et la censure envers un journal d'information ne sont pas de très belles valeurs à transmettre aux élèves qui fréquentent vos écoles. Le droit du public à l'information et la liberté de presse, vous connaissez?

La seule motivation des artisans de La Voix de l'Est, c'est d'informer la population qu'elle dessert, de défendre ses intérêts. C'est ce qui guide chacune de nos décisions éditoriales. Lorsque nous publions un article sur les retards de construction de l'école Eurêka, sur des ratés dans le service de transport scolaire, c'est l'intérêt du public que nous défendons.

Lorsque vous refusez de répondre à nos questions, M. Vincent, que défendez-vous?»

Pas de problème à la Ville

Pourtant, en ce qui concerne les refoulements d'égouts, le maire a pris un long mois pour émettre une opinion. 450 familles qui vivent un refoulement d'égouts, est-ce moins pire que 450 familles qui vivent une rentrée scolaire mouvementée ? Jamais le maire n'a été confronté avec les propos du conseiller Bonin.

En lisant La Voix de l'Est, sentez-vous les élus municipaux rendent des comptes à la population ? Relisez mon dernier blog, si vous n'êtes pas convaincu. Pourtant les taxes municipales sont beaucoup plus élevées que les taxes scolaires.

Vous vous dites peut-être que j'exagère et que les journalistes n'ont pas de problèmes avec la ville de Granby ? Voici ce qu'un journaliste de La Voix de l'Est, Michel Laliberté, avait à dire à ce sujet lors des refoulements d'égouts (Voir dans les commentaires du blog Les miracles du clapet. Dépêchez-vous de le lire avant que ses patrons lui retire son blog!):

«Les questions ont été posées au maire et à la direction générale. Ils ont choisi de ne pas répondre. Je les ramène sur le tapis.

Cela dit, ils ne sont pas obligés de répondre à nos questions. On s’attend à ce qu’ils assument leurs responsabilités, mais on ne peut leur tordre le bras. C’est aux citoyens à juger de leur mutisme.»

La réponse du directeur de l'information de La Voix de l'Est à la CSVDC me semble être du tordage de bras, non ? Peut-être que M. Vincent devrait prendre la décision d'augmenter le budget publicité comme Richard Goulet l'a fait à la Ville de Granby ?

Je conclurai en posant une question au directeur de l'information de La Voix de l'Est:

Lorsque vous refusez de poser des questions, M. Beaudoin, que défendez-vous?

mardi 13 septembre 2011

La transparence

«La transparence, c'est être devant le public et expliquer nos décisions»

- Richard Goulet

Est-ce que vous croyez que le maire et les conseillers expliquent leurs décisions?

«On se pose plein de questions en séances préparatoires. Pis, vous aimeriez être assis dans le siège à côté de nous autres pendant qu'on parle de ça, pis vous pourrez pas le faire Mme Brodeur. Je suis désolé pour vous.

(...)

C'est votre propre jugement qui fait en sorte qu'un moment donné que vous aimez le travail ou pas de votre conseiller ou votre conseillère, pis c'est la même chose pour le maire. Pis une fois aux quatre ans les gens ont le droit de s'exprimer très librement de la façon qui pense que ç'a été administré pendant quatre ans.»

- Richard Goulet

Maintenant il n'est plus question d'expliquer nos décisions devant le public. On doit prendre la parole du maire, à savoir qu'«on se pose plein de questions en séances préparatoires.» Un message porté par le maire depuis 2005. Dites-moi, quelles questions croyez-vous que votre conseiller a posé en séances préparatoires et quelles réponses lui ont parues satisfaisantes? Avez-vous quelques éléments que ce soit pour porter un jugement sur le travail de votre conseiller? Certe, depuis 2009, il y en un ou deux qui critiquent un peu, mais lequel justifie les décisions du conseil?

En ce qui me concerne, je donne raison au maire: Un conseiller ou un maire qui ne s'explique pas n'est pas un bon représentant des citoyens. Alors je ne vote pas pour lui aux prochaines élections, je laisse la chance à un autre de me prouver ses compétences. NEXT!

Ces propos se sont tenus à la 2e période de questions de la séance du conseil du 6 septembre 2011. Jugez par vous-même des propos de notre maire «transparent» et dites-moi si vous seriez à l'aise pour poser une question à la séance du conseil:

Je conclurai ce blog en citant Richard Goulet qui nous donne espoir qu'un jour tout ça sera terminé:

«Jusqu'au mois de novembre 2013, c'est de même qu'on va marcher.»

jeudi 8 septembre 2011

Estimations de départ

Il y a eu une discussion au conseil de mardi à propos du processus d'appel d'offres. Cette discussion est saine et de bons points sont apportés de part et d'autres.
Mais un point à propos de cet appel d'offres a été complètement omis dans l'article et Pascal Bonin l'a seulement discrètement mentionné. C'est la différence notable entre les estimations des fonctionnaires et les offres reçues. Ce n'est pas mentionné dans l'article, mais le montant estimé pour l'appel d'offre était de 100 000 $ à 200 000 $ alors que la plus basse soumission a été de 325 000 $.
Ce n'est pas la première fois que ça arrive et ce ne sera pas la dernière non plus. Ce qui est grave n'est pas le fait que ça arrive, c'est le fait que les conseillers ne réagissent pas. Les conseillers ne sont généralement pas des experts dans ces domaines et ils doivent se fier aux estimations des fonctionnaires pour prendre des décisions. Or, si ces estimations sont erronées, un conseiller devrait chercher à savoir d'où vient l'erreur et exiger des correctifs aux méthodes d'évaluation si nécessaire. Si une estimation est trop basse, cela cause un trou dans votre budget et si elle est trop haute, cette estimation pourrait induire un conseil en erreur qui refuserait de faire un projet parce qu'il croit à tort que c'est trop coûteux.
Naturellement, ce n'est pas le problème de notre conseil, car lorsqu'il manque d'argent, on emprunte plus et je ne crois pas qu'il y ait jamais eu un projet «trop cher» pour nos élus puisque les emprunts sont une source de revenu inépuisable pour eux.
Mais il bon de noter que ce n'est pas la première fois que nos élus se foutent de la différence entre les estimations et les soumissions et j'aimerais vous en rappeler quelques unes qui ont été importantes, soit la construction du pont Mountain comme telle, avec plus de 2 M $ d'écart entre l'estimation et la plus basse soumission, et l'appel d'offre pour faire les plans et devis de ce même pont (qui ressemble à l'appel d'offres de mardi dernier). J'avais écrit une lettre d'opinion le 4 mai 2008 à ce propos, mais je ne suis pas certain qu'elle avait été publiée. Elle démontre aussi que ce questionnement que notre conseil devrait faire, il se fait à d'autres niveaux; ce n'est pas du «wishful thinking» de ma part. En voici un extrait:
«Pour terminer, dans "La Voix de l'Est" de samedi [le 3 mai 2008], nous avions un exemple de bons gestionnaires des finances publiques. Le projet du pont de St-Pie a été stoppé par des fonctionnaires du MTQ, qui ne sont pourtant pas élus, le temps d'analyser pourquoi les soumissions sont 22% plus élevées que leurs estimations initiales. Cette situation me met en confiance face à ceux qui gèrent notre argent. On cherche des réponses avant même que les citoyens se posent des questions. Pourtant à Granby, il n'y a eu aucun questionnement lorsque les soumissions pour faire les plans et devis du pont Mountain s'élevaient à 400 000$ plutôt que les 100 000$ prévus, soit une augmentation de 400%. Il n'y a eu aucune raison non plus pour expliquer pourquoi la Ville dépensera en moyenne 1.8 millions$/an pour sa flotte de véhicules alors qu'un rapport de SNC-Lavallin, commandé et payé par la Ville, nous suggère que 600 000$/an sont suffisants (300% d'augmentation). À Granby, on n'a pas le temps de s'occuper de ces peccadilles. Il semble plus simple de dire qu'on n'a pas le choix d'emprunter et d'augmenter les taxes de 30%. Sans oublier qu'on ne cesse de dire qu'on doit faire du rattrapage, que ça presse et qu'on n'a pas le choix de payer. Avec une telle attitude j'ai de la misère à m'imaginer que les soumissionnaires ne profitent pas de nos conseillers inexpérimentés et un peu trop débonnaires.»

lundi 29 août 2011

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

Les journalistes me déçoivent terriblement. Je crois qu'ils viennent de descendre encore d'une coche.

En lisant l'article sur le spectacle Granby en fête de La Voix de l'Est, je m'attends à y lire de nombreux de commentaires positifs. C'est facile: Un journaliste se promène durant une journée complète − parmi 40 000 personnes − et accroche des gens au hasard pour leur demander comment ils aiment l'animation, les spectacles ou les feux d'artifices, alors vous trouverez facilement suffisamment de commentaires positifs pour écrire 4 ou 5 pages.

Mais en lisant l'article, on se rend compte qu'il n'y a que 4 commentaires provenant des visiteurs. Ce n'est pas un mal en soit, probablement les commentaires représentatifs de tous ceux qui ont été émis. Or, il y a un commentaire venant d'un «authentique» spectateur, un autre venant d'un employé qui a monté la scène, et deux autres commentaires qui viennent de l'organisateur de la journée et ces deux commentaires commencent ainsi: «Il y a quelqu'un qui m'a dit ...»

Naturellement, je ne vous parlerais même pas de ça, si ce ne serait qu'on s'est aventuré sur un terrain politique: «Il y a même quelqu'un qui m'a dit qu'après une journée comme ça, il était quasiment content de payer ses taxes.» En lisant cette phrase, je me remémorais les beuglements de M. Pronovost et j'avais bien le goût moi aussi de rire de cette relation boîteuse entre un compte de taxes et un party, une opinion émise par on-ne-sait-pas-qui.

Apparemment, nous en sommes rendu là. Nos journalistes n'informent plus, ils rapportent les rumeurs. Alors j'ai décidé de partager avec vous les choses qu'on m'a dites, mais que je n'ai pas pu vérifier. Vous allez peut-être comprendre pourquoi je ne vois pas Richard Goulet du même oeil que certains autres citoyens. Il n'y a pas de preuves irréfutables des propos qui suivent, mais je choisis de croire qu'ils sont véridiques car ils correspondent aux prises de décisions que je vois aujourd'hui et les sources semblent assez sérieuses, nombreuses et diversifiées (car j'en ai entendu bien d'autres). Alors, sachant que la seule chose qui est vrai dans ce qui suit est que quelqu'un me l'a dit, voici une liste de propos qui m'ont été rapporté au cours des années:

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que Richard Goulet a déjà fait faillite. La source de cette information serait un membre de la famille de Richard Goulet. Ce qui semble confirmer cette rumeur est aussi ce commentaire laissé par une personne anonyme sur un de mes blogs qui pose la question suivante: «Pourquoi ne pas pousser vos investigations plus loin et aller voir ce qui est advenu de la Boulangerie paternelle lorsque Richard Goulet en a pris la relève?»

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que le travail de Richard Goulet chez Labatt était de se promener de taverne en taverne afin de promouvoir la visibilité de ses produits. Prenant une petite bière ici et là avec les clients, il en serait devenu alcoolique (un problème qui serait résolu aujourd'hui).

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que Richard Goulet est responsable de l'achat du monorail qu'il y avait au zoo. Apparamment, ce fût l'un des pires achats du zoo, un deal que Richard Goulet aurait finalisé sur le coin d'une table dans une taverne. Rien ne fonctionnait avec ce monorail et chacune de ses composantes a dû être changées au moins une fois dans un court laps de temps. Un projet qui s'est révélé extrêmement coûteux pour le zoo.

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que Richard Goulet a été président de la Société zoologique qu'une seule année. Il n'aurait pas été réélu parce qu'il était considéré comme trop dépensier.

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que Richard Goulet a déjà été associé dans un bureau d'assurances. Ses associés l'aurait jeter dehors car il était trop dépensier.

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que les infrastructures actuelles pour le parc Louis-Choinière ne sont pas adéquates pour le bâtiment qu'on va y bâtir. Ce projet n'est qu'une excuse pour «forcer» la Ville a amener les infrastructures dans ce coin, qui desserviraient aussi le projet de développement résidentiel dans le golf Granby-St-Paul. On parle de dizaines de millions de dollars pour ces infrastructures.

Je n'ai jamais partagé ces rumeurs avec les journalistes parce que lorsque je leur demandais de faire des recherches sur des dossiers municipaux qui sont d'actualité, ils refusaient de le faire sous prétexte que je n'avais pas de preuves, alors imaginez pour des rumeurs qui datent de 20 ou 30 ans. Mais apparement, les rumeurs sont devenues une bonne source d'information, du moins lorsque c'est positif.

Finalement, je vous laisse sur cette lettre d'opinion que j'avais écrite à La Voix de l'Est au sujet de leur article sur les refoulements d'égouts:

Le choix des mots

«Le maire répond aux victimes des inondations». Voilà comment j'aurai titré l'article concernant les refoulements d'égout de La Voix de l'Est de samedi dernier au lieu de «La Ville répond à ses détracteurs». Naturellement, mon avis est biaisé et un titre plus neutre aurait peut-être été «Le maire répond à ses citoyens».

Un détracteur c'est quelqu'un qui cherche à rabaisser le mérite de quelqu'un ou la valeur de quelque chose. Dire que «la Ville répond à ses détracteurs» signifie qu'il y a Granby des gens qui tentent de rabaisser la Ville; ce qui est archi-faux. Au pire, on peut dire que Richard Goulet a ses détracteurs, mais pas la Ville de Granby. De mon point de vue, il n'y a que des dénonciateurs, c'est-à-dire des gens qui attaquent en révélant les lacunes de sa gestion et ce groupe augmente sans cesse. Contrairement à ses partisans qui se font de plus en plus rare.

Malgré tout, les articles de certains médias nous donnent toujours une impression que notre maire est une victime qui doit être protégée de ses «détracteurs». Malgré que nos journalistes ont rencontré notre maire plusieurs fois après les inondations, on a patiemment attendu une conférence de presse qui s'est donnée un mois plus tard pour écouter ses réponses. Avec tout ce temps de préparation, on pourrait s'attendre à ce que nos journalistes confrontent notre maire, qu'ils soient un peu plus exigeant. Alors que notre maire nous dit que la Ville n'est pas responsable, il nous dit que nous allons devancer certains travaux. Malgré que la Ville n'est pas responsable, le maire nous sert son excuse habituelle: c'est la faute aux administrations précédentes. Mais si les administrations précédentes n'ont pas fait leur boulot correctement, ça signifie que la Ville est responsable. La Ville de Granby, ça ne se résume pas à Richard Goulet.

On nous dit que «La Ville répond». Or un autre représentant de la Ville, le conseiller Bonin, a accusé la Ville – ou plutôt, le conseil actuel -, un mois auparavant, d'avoir une responsabilité dans ces inondations car on n'aurait pas respecté les secteurs prioritaires dans la réfection des infrastructures. Pire encore, les secteurs visés par M. Bonin ne font même pas partie des secteurs où M. Goulet prévoit investir dans les 10 prochaines années. Malgré cela, aucun journaliste n'a daigné confronter M. Goulet avec ces propos, des accusations pourtant graves.

Richard Goulet justifie la non-responsabilité de la Ville en nous disant que ces pluies n'arrivent qu'à tous les 55 ou 100 ans. Alors que ces pluies se sont abattus au moins 3 fois cette année, il a le culot de nous dire, avec le plus sérieux du monde, que la dernière fois où il a plu aussi fort, c'était … il y a 35 ans! Je sais que j'ai une connaissance supérieure à la moyenne en mathématiques, mais je ne peux pas m'imaginer que les citoyens (journalistes inclus) ne peuvent pas voir le ridicule de ces propos. Il est aussi troublant de voir qu'il semblerait que les cieux n'ont déversé leurs eaux que sur Granby. Ou, s'il a plu ailleurs, il semblerait que les infrastructures des municipalités avoisinantes ont été capables d'absorber les surplus d'eau. Une autre belle question que nos journalistes auraient pu poser.

Et le comble, à peine deux jours plus tard, ça déborde encore. Des pertes pour les commerces, même une fermeture. Personnellement, ça ferait la manchette de mon quotidien. La Voix de l'Est a plutôt choisit les «malheurs» de Cowansville: 4 jumelés seront construits parmi des résidences unifamiliales. Horreur! Il faut dire qu'UN citoyen a écrit une lettre d'opinion pour s'en plaindre, alors qu'à Granby, ils ne sont qu'une dizaine à dénoncer régulièrement la gestion de Richard Goulet et du conseil en général.

Denny O'Breham
Granby



samedi 27 août 2011

Ces silences qui nous parlent

Il y a quelques jours j'écrivais deux commentaires sur le blog de M. Laliberté, l'implorant d'informer les gens du mutisme de nos élus et, par extension, du fait que Richard Goulet prend des décisions de façon arbitraire.

Or, il semblerait que le message ait fait le tour du bureau. Dans la cause de Gaz propane Rainville, les commentaires de Richard Goulet ont été rapportés ainsi:

«Le maire Richard Goulet n'a pas voulu commenter hier les déclarations de Richard Rainville. "Je suis président du commissariat industriel de Granby et région. J'ai visité au-delà de 80 industries. Je suis là pour le développement industriel", s'est-il borné à dire.»

Auparavant, on n'aurait que rapporté les propos de Richard Goulet. Ici, on nous spécifie que Richard Goulet répond à côté de la question en disant «n'a pas voulu commenter». On nous démontre aussi très bien le ton de la conversation en qualifiant la réponse du maire avec le terme «borné». Ça c'est le Richard Goulet que je connais.

On rappelle les déclarations de M. Rainville:

«Il est convaincu que Granby a entrepris ses démarches légales par "vengeance", en réprimande à des critiques qu'il a déjà formulées publiquement à l'endroit de l'administration du maire Richard Goulet.

"Ça fait 30 ans qu'on est là. On avait eu la permission verbale d'utiliser le terrain dans le temps. Les administrations municipales se sont succédé et ça a toujours été correct. Et, tout d'un coup, le maire a décidé d'installer des bancs de parc là", a déclaré M. Rainville.

Ce dernier affirme que cette décision nuira assurément à son entreprise. "Un maire devrait essayer de faire développer les entreprises locales, pas de les étouffer pour des opinions personnelles", estime l'entrepreneur.»

Voici les propos de M. Rainville face à l'administration Goulet:

Deux choses rendre crédible l'opinion de M. Rainville. Premièrement, il est un homme d'affaire prospère et, deuxièmement, sa prospérité ne tient pas de contrats avec la Ville de Granby.

En ajoutant ce cas avec celui de Michel Duchesneau, maintenant tous les gens d'affaires qui voudraient dire leurs opinions concernant l'adminstration Goulet savent à quoi s'en tenir: Dites des choses positives concernant l'administration Goulet, sinon taisez-vous.

Apparemment, les gens d'affaires ont choisi de se taire. J'imagine qu'il n'y a pas beaucoup de positif à raconter.

vendredi 26 août 2011

La 5e dimension

Le projet de la piste cyclable est probablement le projet le plus incompréhensible pour moi:

«Le pont flottant est l'une des pierres angulaires de la piste multifonctionnelle qui permettra de relier le Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB) à la Vélogare, rue Denison Est, en passant par le parc Daniel-Johnson.»

Suis-je le seul à savoir que La granbyenne traverse le lac Boivin au réservoir Lemieux, reliant le CINLB à la Vélogare via l'Estriade?

Après tout, ça ne fait qu'une quinzaine d'années que La granbyenne existe. Elle fût construite par le méchant Michel Duchesneau, vous savez au temps où il ne se passait rien à Granby car nous étions trop occupé à payer la dette?

Il est vrai qu'on doit être capable de supporter toute cette nature et ces paysages bucoliques lorsqu'on pédale sur une île au milieu de ce lac marécageux rempli de vie. Les canards, les tortues et autres animaux que l'on doit croiser sur notre route sont d'un ennui lamentable. Et il n'y a pas un, pas deux, mais trois ponts à traverser pour se rendre à la Vélogare!



Pour aller au parc Daniel-Johnson, on devait quitter cette piste cyclable pour emprunter le boulevard de l'Estrie - si peu achalandé qu'on peut rouler au milieu de la rue sans croiser la moindre voiture - qui, une fois au bout du cul-de-sac, nous donnait accès à un petit sentier entrant dans un boisé, où nous devions passer sur un pont enjambant un petit ruisseau. Tellement désagréable, on avait l'impression d'entrer dans une forêt enchantée. Ça fait au moins 30 ans que ce sentier existe. Mais Richard Goulet a su se mettre les résidants locaux à dos avec son projet farfelu et extravagant. Ce chemin sera maintenant chose du passé.


Mais il fallait boucler la boucle. Désormais nous quitterons La granbyenne et ses paysages bucoliques pour aller sur la rue Drummond où une piste cyclable doit être spécialement aménagée pour séparer les cyclistes du trafic automobile. Finalement, vous entrerez dans le parc où vous longerez la rue Drummond, là où vous pourriez apercevoir une Toyota Tercel 87 ou un Honda Civic jaune, des images qui resteront gravés dans votre mémoire à jamais.

Mais apparemment, je suis le seul à avoir cette perception de la réalité. Dans mon monde, Richard Goulet devrait être le sommet du ridicule pour suggérer un tel projet et les citoyens devraient être fachés de voir un tel gaspillage des fonds publics. C'est pire - mais alors là, beaucoup plus pire - que le projet de «La ville du bonheur» fait par Guy Racine qui avait pourtant été ridiculisé d'une façon exagérée.

Le pire dans tout ça c'est qu'on ne sait pas qui a démandé une telle piste cyclable. Jamais elle n'a fait partie d'une promesse électorale. Jamais elle n'a été publiquement discutée. Aucun groupe de citoyens ou organisme la revendique. Et pourtant, elle fait son chemin ...

J'ai l'impression d'être dans la 5e dimension, entouré de gens complaisants, tel des zombies s'occupant à refaire machinalement leur routine jour après jour, ne voyant pas le monde qui les entourent. Y aura-t-il une fin à cette folie collective qui nous pousse à regarder passivement ce conseil gaspiller notre avenir avec des projets plus farfelus les uns que les autres?






lundi 22 août 2011

Les priorités

On pourrait parler de la période de questions des citoyens, mais je crois que tout ça sera couvert dans les médias demain. C'était malgré tout très serein et les policiers que notre maire avait sommés n'ont pas été nécessaire. Je crois que les citoyens concernés étaient de toutes façons trop épuisés pour réagir fortement.

Non, ce qui a été intéressant s'est produit au point 11.3.2. On discutait d'une directive de changement pour le contrat du centre sportif Louis-Choinière, soit les nouveaux terrains de baseball dans le Canton. Pascal Bonin a voté contre ce point tout en justifiant qu'il a toujours voté contre ce projet. Il a ajouté que les derniers évènements qui démontrent qu'il y a beaucoup d'argent à mettre dans les infrastructures de rues ne font que justifier que ce n'est pas le temps d'investir dans ces infrastructures de loisirs qui servent à peu de citoyens et qui coûtent très cher.

Et c'est là que ça devient intéressant car M. Pronovost ne lui a pas laissé le temps de finir sa phrase qu'il s'est mis a beuglé comme un animal afin de ridiculisé les propos de M. Bonin. M. Goulet s'est mis de la partie en disant qu'il ne fallait pas mêler les choses. M. Goulet a dit qu'il est vrai qu'il y a 50-60 M $ à investir dans les égouts mais que de toutes façons il est impossible de tout faire cette année, alors pourquoi se priver? Je serais d'accord avec notre maire ... si ce ne serait pas qu'il emprunte pour faire ses travaux. L'argent emprunté, c'est de l'argent que nous n'aurons pas demain pour faire les travaux d'infrastructures de rues. Dans ce blog, je trouvais facilement pour 60 M $ de dépenses de toutes sortes qui ne sont pas prioritaires, surtout si on compare avec les égouts de notre Ville. Si on aurait pas fait ces dépenses (ou si on les avait payées comptant), Dans un avenir rapproché, nous aurions ces 60 M $ de libre pour faire les travaux qui vont être plus que nécessaire.

La dette ça diminue terriblement notre capacité de payer. C,est ça que M. Goulet, M. Pronovost et probablement la majorité de notre conseil ne comprend pas. Le plaisir qu'ils éprouvent à donner des cadeaux à tout le monde aujourd'hui sont les casse-têtes de demain pour trouver l'argent nécessaire pour nos infrastructures. Toutes les administrations responsables devraient se casser la tête pour maximiser les dollars des contribuables; l'administration Goulet ne le fait pas du tout.

vendredi 19 août 2011

Un mois plus tard

Voilà, le maire a finalement parlé pour le refoulement d'égoûts du ... 21 juillet! Une belle conférence de presse, avec un dossier bien monté. Évidemment, après un mois de préparation ...

Naturellement, personne n'aura droit à un quelconque dédommagement. Il faut tout de même noter que les administrations précédentes n'ont rien fait de bien (et ce, malgré le fait que la Ville ne soit pas responsable!):

le maire prend soin de rappeler que la Ville a investi 33,6 M $ en six ans (une moyenne annuelle de 5,5 M $) dans la réfection du système d'égouts et d'aqueduc.

«Les administrations précédentes ont fait des choix budgétaires différents et n'ont investi que 11,3 M $ en onze ans pour une moyenne annuelle de 1 M $. Inutile de vous dire qu'il y a encore beaucoup de rattrapage à faire»

Bon, on rappelle que pendant une partie des 11 années précédentes, ON PAYAIT LA DETTE. C'est-à-dire qu'on payait, entre autres, les infrastructures faites les années précédentes en plus de celles nécessaires à l'époque. S'il y a eu des sacrifices, c'est maintenant terminé, on peut passer à autre chose. On rappelle aussi que sous l'administration Goulet − alors que nous n'avons aucune facture qui traîne des administration précédentes − ON AUGMENTE LA DETTE. C'est-à-dire qu'on ne paye PAS les infrastructures que nous installons. C'est facile faire des investissements quand on ne paye rien. Est-ce que la différence est si difficile à voir ? Est-ce si difficile de comprendre que dans les années 90 nous avons brisé un cycle qui réduisait notre marge de manoeuvre d'une façon incroyable et qu'en ce moment nous vivons une rechute ?

Deuxièmement, Richard Goulet compare encore les montants d'argent. Non seulement Richard Goulet admet lui-même que les coûts augmentent avec l'inflation (donc comparer les coûts d'aujourd'hui avec ceux d'il y a 15 ans, c'est pas fort), mais en plus nous savons tous que l'administration Goulet est loin d'être la plus économe. J'aimerais bien mieux voir les quantitées de matériaux utilisés plutôt que les montants d'argent afin de comparer les deux adminstrations. Encore là, Il faut faire attention aux rues que l'administration Goulet a asphaltées 2 fois (ex.: rue Cowie) ou qui devront être asphaltées de nouveau dans un court laps de temps (ex.: une partie de la rue Grove ou la quasi-totalité du resurfaçage comme la rue Principale).

Finalement, n'oublions pas que Richard Goulet investit beaucoup dans ce qui paraît bien pour lui plutôt que dans la réfection des vieux quartiers. Plusieurs nouveaux développements comme le secteur de la rue Bourget et Gérard-Goulet (qu'il a nommé en l'honneur de son père) ou le secteur des terres Miner (les rues Robitaille, Mountain et Belmont). Tout ça ne sert pas à rénover nos vieilles infrastructures mais bien à en créer de nouvelles pour satisfaire le désir de notre maire de jouer au promoteur avec l'argent des citoyens. Je vous rappelle que ce n'est pas payé, c'est de l'argent emprunté que les adminstrations futures devront rembourser.

EDITION, 17h11: Par mesure de comparaison, j'ajouterai à ce que je viens d'écrire que le montant de la dette payée dans les années 90 s'élevait à 70 M $. Mais il y plus encore.

Un autre point qu'il faut considérer c'est la fusion. Avant Richard Goulet, il n'y avait que 45 000 habitants à Granby, maintenant avec le Canton nous sommes 60 000. Normalement, le budget devrait suivre avec cette augmentation.

Parlant de fusion, notons aussi le peu d'infrastructure que le Canton a amené avec lui lors de la fusion. Avec sa population de 12 000 habitants, le Canton n'avait pas de bibliothèque, d'aréna ou autres infrastructures de loisirs outre le parc Choinière (que l'on refait complètement cette année). En guise de comparaison, Cowansville a une population équivalente et possède toutes ces infrastructures. Je ne dis pas ça pour juger les décisions prises par les élus du Canton, seulement pour ne pas oublier ces faits lorsque Richard Goulet nous dit qu'il nous manque une glace à Granby ou que notre bibliothèque est trop petite pour notre population et qu'il tente de mettre ça sur le dos des gens qui ont remboursé la dette de la Ville alors que c'est le Canton qui choississait de ne pas investir. Normalement, Richard Goulet aurait dû tenir compte de ceci lors des négociations de la fusion, mais il ne l'a pas fait, préférant ridiculiser les opposants qui l'en avait informé publiquement.

Désolé pour l'édition de dernière minute, mais je n'ai pas pris un mois pour répondre, mais une heure.

mercredi 17 août 2011

Le gouvernement se défile

Je vous avais déjà parlé que le MAMROT étudiait une plainte concernant la vente des terres Miner ou plutôt son financement par la Ville elle-même que je considère illégal.

La bonne nouvelle: Il semblerait que le rapport que le MAMROT a entre ses mains recommande de conclure à l'illégalité du geste, c'est-à-dire que la Ville de Granby n'a pas le droit de prêter de l'argent à une entreprise privée. Il semblerait que la décision fût simple à prendre et qu'elle était évidente pour tous. Rien d'étonnant, puisque la loi sur l'interdiction de subventions municipales est tellement simple et claire. Donc, un juge se basant sur les mêmes lois, devrait arriver à une conclusion similaire.

La mauvaise nouvelle: Parce que Michel Duchesneau a décidé de poursuivre lui-même la Ville de Granby, le MAMROT a décidé de ne pas émettre d'opinion officielle avant le dépôt du jugement. Naturellement, je suis insatifait et considère qu'ils ne respectent pas leur politique de traitement des plaintes, alors devant le refus du MAMROT, j'ai fait une plainte au Protecteur du citoyen afin de tenter de mettre de la pression. Je ne m'attends pas à grand chose, mais tant qu'à avoir des fonctionnaires qui se tournent les pouces au lieu de règler les conflits simplement, c'est-à-dire faire leur job, j'ai décidé de les occuper à se justifier. Au moins la poursuite de M. Duchesneau aura eu le bienfait d'arrêter les travaux avant que trop de dommages soient causés, limitant ainsi les dédommagements que la Ville pourrait avoir à payer.

De plus, j'ai aussi rencontré mon député François Bonnardel. Je n'étais pas le premier à lui parler du sujet, mais il ne semble pas vouloir s'impliquer, malgré que les municipalités soient dépendantes du gouvernement provincial. Pourtant, à Québec, la député locale a été jusqu'à créer un projet de loi pour appuyer l'amphithéâtre du maire Labeaume. Pourquoi notre député ne pourrait-il pas faire pression sur le MAMROT pour qu'il émette une opinion qui pourrait débloquer un dossier important?

Il commence à être temps que des gens sortent de l'inaction dans les dossiers concernant la Ville de Granby, là où les citoyens sont en train de payer un fort prix pour l'incompétence de nos élus.

Peut-être que la force du nombre de plaignants pourrait faire avancer les choses? Ne vous gênez pas, toutes les plaintes, à tous les niveaux (député, MAMROT ou Protecteur du citoyen), sont confidentielles et elles peuvent toutes se faire via Internet. N'attendez pas d'être directement impliqué pour agir, il sera trop tard. Parlez-en aux victimes des refoulements d'égoûts.

La goutte qui fait déborder l'égoût

Ce que j'appréhendais est maintenant réalité: La goutte d'eau qui fait déborder le vase ... ou plutôt l'égoût!

Dans cette lettre d'opinion, on lit ce qui suit:

« Au lieu d'investir dans la réfection du pont Mountain (embelli, mais toujours aussi congestionné), dans l'agrandissement de l'aréna qui à été très vite fait, des terrains de baseball et soccer, qui malheureusement nous empêchent de dormir et d'avoir le calme le samedi et dimanche, alors que vous nous obligez à ne pas faire de bruit le dimanche. De plus, des amis à moi dans d'autres villes qui ont une moto ne peuvent plus venir à Granby, de peur d'avoir une amende. Vous auriez intérêt à ne pas négliger vos citoyens qui doivent, à même leurs taxes, vous payer un excellent salaire.»

Maintenant on se souvient de l'échec du pont Mountain, l'aréna ne semble plus être l'idée du siècle, l'application excessive des règlements ne semble plus être à la demande des citoyens et la hausse des salaires de nos élus semble être injustifiée.

Malheureusement, le silence des citoyens aux moments opportuns a été interprété comme un appui de la population par nos élus pas trop perspicaces.

Le fond du problème

En ce qui concerne les refoulements d'égoûts, sachez que peu importe qui aurait été à la mairie, ils n'auraient probablement pas tous été possible de les éviter. Certe, Richard Goulet aurait pu faire le travail correctement sur la rue Grove au lieu de repaver par-dessus les vieilles infrastructures, il aurait pu exiger des bassins de rétention pour Aliment Ultima ou la Caisse Desjardins et, si on se fie à M. Bonin, il aurait pu aussi suivre les priorités dans l'ordre des travaux à faire en commençant par les cas qui étaient les plus problématiques. Malgré tout, il y aurait encore pour une décennie de travaux à faire.

Et c'est là que les gens devraient être indignés. Car, non seulement Richard Goulet choisi de faire des travaux de «bouchonnage» qui devront être refait à court terme (le resurfaçage de la rue Principale ne sera bon que pour, au plus, 5 ans), mais il choisi de nous endetter. L'endettement, c'est l'argent de demain. C'est l'argent que nous n'aurons pas pour faire les travaux d'infrastructures qui nous sont si nécessaires. Un aréna, on l'a vu, le privé peut s'en occuper; Les rues, seule la Ville peut les faire, personne d'autre le fera à sa place. Un bon maire devrait être capable de solliciter le privé pour les projets qu'ils peuvent supporter afin de laisser une plus grande marge de manoeuvre à la Ville pour remplir SES responsabilités. Mais un aréna, une place publique ou une piste cyclable, c'est plus sexy que des bouts de tuyaux sous terre.

Nos élus

En passant, j'aimerais noter à mon tour un passage de la lettre d'opinion de Mme Boileau:

«je tiens personnellement à remercier M. Pascal Bonin, conseiller municipal, d'avoir obligé la Ville de Granby à ramasser tous les meubles et les débris que l'évènement a causés à nos biens si chèrement acquis, et si durement gagnés.»

Sachez que c'est bien M. Bonin qui est à la base de ce geste. Je vous dis ça, comme ça, au cas où certains voudraient faire passer ça comme une solution venant d'une réflexion de groupe; ce n'est pas le cas.

Je crois que je me répète mais:

Yé où le maire?

mardi 16 août 2011

Déconnecté de la réalité

Toujours concernant les préoccupations des citoyens versus les intérêts du maire, ainsi que les propos que nos journalistes choisissent de rapporter:

1. Lettre d'un citoyen:

Granby: de plus en plus de critiques

2. Réaction du maire concernant Granby en fête, une de ses initiatives, tel que rapporté par La Voix de l'Est:

«Le maire Richard Goulet était évidemment fier de la programmation annoncée hier. "Avec ça, on devrait ébahir les enfants du matin au soir! Granby en fête est une des plus belles activités de l'année. C'était un gros legs qu'on voulait faire aux citoyens, car il n'y avait pas de fête spécifiquement pour eux. Et c'est gratuit. Quel que soit le portefeuille des gens, ça n'a pas d'importance", a-t-il souligné, en spécifiant que les citoyens des municipalités voisines étaient aussi les bienvenus.

Questionné sur le budget consacré à cette journée, M. Goulet a rappelé qu'une enveloppe de 100 000 $ y était allouée. "À cause de la présence de Gregory Charles, on a un peu haussé le budget. Je pense qu'on est capables, à Granby, de s'offrir les meilleurs artistes québécois."»

Sans commentaire.

vendredi 12 août 2011

Ode de La Voix de l'Est

Ça devient de plus en plus injustifiable.

Hier, la une de La Voix de l'Est était le resurfage de la rue Principale. «Les travaux vont bon train», «Une expérience concluante» pouvait-on lire en gros titres. Je n'ai pas de problème avec ça puisque c'est vrai et en plus les commentaires de la Ville étaient fait par un employé de la Ville. En passant, l'article se termine avec «La rue Principale, entre le coin des rues Breton et Dufferin, n'avait pas été refaite depuis le début des années 1990, indique M. Jean.» C'est le maire Duchesneau qu'il l'avait refait, alors qu'il remboursait la dette accumulée par ses prédecesseurs. Lorsque Richard Goulet vous dira que la dette a été remboursé aux détriments des infrastructures, vous saurez qui raconte des «faussetés». De plus, le resurfaçage que l'on fait aujourd'hui ne durera pas 15 ans, mais plutôt 5 ans.

Mais La Voix de l'Est d'aujourd'hui est vraiment un comble.

Article 1: La caserne des pompiers coûtera moins cher que prévu. Une bonne nouvelle, alors l'article est bourré de citation du maire Goulet. «On est contents de voir que c'est plus bas (que le budget prévu), dit M. Goulet.»

Article 2: Une piste cyclable plus sécuritaire. Une autre bonne nouvelle, une autre citation du maire Goulet: «C'est un bel investissement».

Article 3: La collecte de sang du maire. La Voix de l'Est a encore rencontré le maire pour l'occasion car «Le maire de Granby, Richard Goulet, précise que cette collecte est une tradition qui existe depuis 42 ans.»

Refoulement des égoûts? Quel refoulement des égoûts?

Ces articles ont été écrits par 2 journalistes différents. Aucun d'entre eux n'a songé à glisser la question suivante: «Pis, les refoulements d'égouts, vous en pensez quoi?» On se rappelle qu'en ce moment ce qui se rapproche le plus d'un commentaire du Richard Goulet sur le sujet c'est un «Pas de commentaire» qui émane du cabinet du maire (et non du maire lui-même). Il est bien protégé notre maire.

Vous allez me dire que j'ai oublié l'article du camping Tropicana. Ce n'est pas positif et le maire y va de ses commentaires. Cette situation est une des préférés de certains de nos concitoyens. Premièrement, on peut blâmer nos prédecesseurs («Est-ce que le Canton aurait dû leur donner?» questionne le maire).

Mais les gens du camping Tropicana sont des gens qui sont heureux. Ces gens n'ont pas grand chose, mais ce qu'ils ont, c'est à eux. Mais certaines personnes qui ont plus d'argent ne peuvent accepter que ces pauvres soient heureux. Sinon, cela voudrait dire qu'eux-même travaillent pour rien puisqu'ils pourraient atteindre le bonheur en dépensant moins d'argent. Non, un pauvre, ça doit être malheureux. Alors on va interdire leur mode vie et ils perderont tout, puisque le peu qu'ils ont n'aura plus aucune valeur de revente. Juste le fait de vivre cette incertitude est un stress incroyable à leur infliger.

Et là, le plus beau arrive. Les riches, afin de se soulager la conscience, vont construire un HLM pour aider ces gens qui n'ont plus de chez soi. Ça c'est beau. Les pauvres retrouvent maintenant le bonheur de posséder et, surtout, c'est grâce à nous les riches. Bon, le sentiment d'accomplissement, l'estime de soi, la dignité et le sens de responsabilités de ces gens, tout ça en prend un coup; mais regardez ce que que j'ai fait: j'ai construit un HLM!

jeudi 11 août 2011

Mort d'un cul-de-sac

Enfin du positif. Ça n'arrive pas souvent, mais quand ça arrive on le note. La rue Alexandra va finalement déboucher sur le boulevard Mountain.

Petit historique: En fait cette portion de la rue Alexandra était le prolongement de la rue Ottawa jusqu'à ce qu'on contruise le boulevard Mountain. En créant ce dernier, il a fallu exproprier une partie du terrain de l'école Parkview. L'école avait protester, considérant qu'on réduisait le terrain de jeux des enfants. Afin de clore le dossier, la Ville avait finalement accepté d'échanger le terrain nécessaire pour le boulevard Mountain avec un bout de la rue Ottawa (aujourd'hui devenue la rue Alexandra).


Ç'a toujours été une décision farfelue. Les enfants n'ont jamais vraiment eu besoin du terrain supplémentaire. Mais le cul-de-sac créé aura toujours été un casse-tête incroyable. Comme vous pouvez le voir sur la photo, il n'y pas de rond au fond du cul-de-sac et c'est un cauchemar à déneiger l'hiver. La neige était accumulée en un énorme tas au bout de la rue pour être ramassée un peu plus tard avec un chargeur sur roues. Au bout de la rue il y a une entrée privée qui était souvent partiellement obstruée par ce tas de neige. Malgré toute la bonne volonté des cols bleus, il restait toujours un fond de slush ou de glace dans le cul-de-sac.

Désormais, le terrain a été repris par la Ville et la rue sera sens unique vers le boulevard Mountain. Génial. Je ne comprend pas comment ça se fait que les journaux ne nous en ont pas parlé.

La seule chose que je m'explique mal, c'est que malgré qu'on refasse entièrement un «nouveau» bout de rue, qu'on refasse entièrement les trottoirs de la rue Alexandra entre Elgin et Mountain, en ce qui concerne la «vieille» asphalte de la rue Alexandra, on se contentera de la recouvrir d'une mince couche de nouvelle asphalte. Cete rue est en ruine. Si ça dure 5 ans on pourra se compter chanceux. Pourquoi ne pas la refaire au complet, il en manque si peu et on aurait pu oublier cette rue pour des décennies à venir?

mercredi 10 août 2011

Comment est-ce possible?

Mme Tessier est fâchée. Ça fait 4 fois en 13 mois que l'eau monte dans son sous-sol. On peut lire le reportage ici et ici.

On la comprend, surtout lorsqu'on nous parle de pluie qui tombe 1 fois tous les 55 ou 100 ans et que c'est arrivé 1 fois en 2004 et 2 fois en 2011. Il y a des mathématiques qui ne fonctionnent pas ici. C'est encore pire dans le cas de Mme Tessier.

Mais qui répond aux citoyens pour la Xième fois dans le journal? Un fonctionnaire. Comment est-ce possible? Il est où Richard Goulet lorsque ne lui lance pas des fleurs? Comment ça se fait qu'on ne voit pas sa face en gros plan, opposé à la photo des citoyens mécontents, avec un de ses commentaires insipides du genre: «Granby ce n'est pas juste de l'asphalte et du béton»? Elle est où la belle transparence du conseil et de la Ville?

«Je tente d’avoir des réponses à mes questions auprès de la Ville et je n’en ai pas.»

«On laisse des messages et on ne nous rappelle pas»

Voilà ce que nous dit Mme Tessier.

Comment ça se fait que certains ont été jusqu'à réclamer la démission du ministre des Transports dans le cas de morceaux de béton qui tombent du tunnel Ville-Marie, mais que personne ne semble s'offusquer que le maire reste coi lorsque des centaines de citoyens sont victimes du malfonctionnement des infrastructures municipales? On parle d'un silence total. Même pas un mot de compassion.

Ça bouge ... un peu

Je ne sais pas si les gens commence à comprendre ce que je me tue à expliquer depuis quelques années concernant l'endettement: Richard Goulet est en train de dilapider les fonds publics de demain. Des fonds que nous aurons nécessairement besoin. Les gens avant lui avaient compris. Mais Richard Goulet est incapable d'anticiper le futur.

Mme Tessier commence à comprendre: «C’est bien beau investir 4M $ dans un stade de baseball, mais je pense qu’on devrait aussi corriger nos infrastructures». Mais gageons qu'elle ne fait pas partie de la poignée de citoyens qui ont signé le registre contre l'emprunt pour le stade de baseball. Si on ne peut pas compter sur notre conseil pour voir plus loin que le bout de leur nez, c'est notre devoir de les réveiller.

Elle se présentera à la séance du conseil du 22 août prochain. C'est un début, mais on s'attend à peu de chose. Surtout avec son attitude, malheureusement trop répandue: «Et je souhaite que ça bouge parce que si la Ville ne fait rien, je songe sérieusement à quitter ma maison et Granby». Ne partez pas Mme Tessier, investissez dans votre chez vous! Impliquez-vous!

Mais avec plus de 400 réclamations comme celle de Mme Tessier, avec un journaliste et même un conseiller affectés par les refoulements d'égoûts, pourra-t-on finalement avoir un peu d'intérêt de la part de la population pour la chose municipale? Peut-on rêver voir tout ce beau monde se présenter à la séance du conseil du 22 août et exiger des explications?

Pourquoi faut-il toujours attendre d'être dans le trouble avant de réagir?

vendredi 29 juillet 2011

Une édition bien remplie

Dans l'édition de La Voix de l'Est d'aujourd'hui, il y le blog de Michel Laliberté, intitulé La culture du bitume, l'article s'y rattachant intitulé Pascal Bonin se montre impatient ainsi que la lettre d'opinion de votre humble serviteur, L'endettement n'est pas une solution à long terme.

La modeste réponse du cabinet du maire:

«L'hôtel de ville n'a aucun commentaire à faire sur le sujet pour le moment»

Ça prend de plus en plus de temps pour trouver une justification pour tous les citoyens insatisfaits ainsi que leur nombre grandissant.

jeudi 28 juillet 2011

Ça commence ...

Intéressant blog du Grand Parleur.

Enfin un conseiller (Pascal Bonin, qui croyez-vous que c'était?) qui commence à dénoncer ce que je me tue à dire depuis trop d'années: une mauvaise gestion et planification de la Ville. Il va probablement passer un mauvais quart-d'heure pour avoir partager de l'information qui est normalement à huis-clos (surtout que le boss est en vacances). Espérons que cela va encourager les journalistes à poser plus de questions, des questions qui ont du mordant.

J'ai lu dans un de mes blogs précédents, un commentaire accusant Me Pinault d'être un zéro. Faites attention avant de blâmer les fonctionnaires, ils sont présentement surchargés de travail et ils ont un patron qui ne connait rien et qui a une attitude «my way or the highway». C'est un climat extrêmement difficile et ne vous demander pas pourquoi nous perdons nos cadres en ce moment (La perte d'Yvan Gatien à l'urbanisme va vraiment nous faire mal). Ma plus grande crainte est que Richard Goulet engage des personnes «marionnettes» pour les remplacer afin de mieux les manipuler.

Le véritable problème à l'hôtel de ville, c'est Richard Goulet.


mercredi 27 juillet 2011

Où sont nos élus?

Coudonc, où sont nos élus?

Il y a des problèmes de refoulement d'égoûts, des citoyens insatisfaits qui se plaignent et même Michel Laliberté qui soulève la question sur la responsabilité de la Ville dans de telles situations.

Les seuls commentaires que nous avons viennent du directeur général ou du directeur des services techniques. Pire encore, ils prennent des initiatives, jusqu'à dire publiquement que la Ville pourrait devancer certains travaux importants! A-t-on besoin de nos élus?

Quand ça va mal, rarement notre maire passe dans le journal, encore moins avec une photo. C'est souvent un fonctionnaire. J'imagine qu'il est en vacance ... et les 10 conseillers aussi!


L'asphalte et le béton

«Gérer une ville, ce n'est pas juste de l'asphalte et du béton.»

Voilà une phrase que Richard Goulet nous sert régulièrement. Peut-être qu'une ville peut investir dans d'autres domaines, mais je sais que si la Ville ne se préoccupe pas de ses infrastructures, personne d'autre ne le fera.

Les égoûts pluviaux

À la une de cette semaine, ce sont les débordements dus au refoulement des égoûts lors des pluies fortes.

La raison de ces débordements est fort bien connue: une absence d'égoûts pluviaux dans près de la moitié des rues de la Ville, puisque ce n'était pas pratique courante d'en installer à l'époque. Les égoûts allait directement à la rivière, il n'y avait donc aucune utilité à installer deux réseaux distincts. Deux raisons pour installer deux réseaux distincts aujourd'hui:

  1. L'eau provenant des égoûts doit être nettoyée et ça coûte cher. Alors on ne veut pas nettoyer l'eau de pluie en plus, qui est déjà propre.
  2. La capacité d'une centrale d'épuration est limitée et le surplus d'eau amené par la pluie ne peut être traité. Résultat, on doit contourner la centrale d'épuration pour envoyer directement dans la nature un mélange d'eau de pluie et d'égoût. On imagine les conséquences environnementales.

Ce qui nous amène aux décisions prises par nos dirigeants. Il y a 500 km de rues à Granby, en omettant ceux déjà aux normes ainsi que quelques rues de campagne sans infrastructure, il doit y avoir quelques 100 km de rues à ajuster aux normes. Refaire à neuf 1 km de rue doit coûter au moins 2 M $ et ça devrait être bon pour 40 ans. On parle donc d'une facture totale de 200 M $ dans un laps de temps assez court (plusieurs rues à Granby ont déjà atteint ou dépassé leur vie utile).

Les priorités

Voilà pourquoi il est inquiètant de voir à quel rythme Richard Goulet dépense l'argent des contribuables et, surtout, où il l'investit. Non seulement il dépense l'argent des taxes, mais il augmente la dette, soit les taxes de demain. Je vous rappelle que Richard Goulet a lui-même fixé une dette «inquiètante» pour Granby à 115 M $ et que nous avons déjà atteint les 80 M $ en sommes engagées (la dette sur le compteur n'inclut pas les emprunts de cette année qui s'élèvent aux environs de 20 M $). Que ferons-nous lorsque la limite sera atteinte? Il n'y aura plus d'argent qui apparaîtra comme par magie dans le budget de la Ville et la seule solution sera l'augmentation des taxes.

Mais que fait-il avec cet argent?

  • Le pont Mountain:7 M $ pour un 4-voies. Le conseil précédent planchait sur un projet pour ajouter une 3e voie sur le vieux pont pour 400 000 $. Une solution qui aurait pu prolonger la vie du pont un bon 20 ans.
  • Terrains de soccer:7 M $.
  • Terrains de baseball:3 M $ pour 200 joueurs. En plus, le terrain choisi (coin 137 et 112) n'est pas desservi par les infrastructures nécessaires. Des coûts additionnels de 10-20 M $ sont à prévoir pour résoudre le problème.
  • Chalet du golf Miner:2 M $.
  • Pavillon CINLB:2 M $.
  • Terrains centre-ville: 2 M $.
  • Terres Miner:8 M $. Incluant un golf, des terrains résidentiels afin de faire de la spéculation immobilière et un boisé donc personne ne se préoccupait. À mon avis, investir dans les égoûts pluviaux protège beaucoup plus l'environnement que d'acheter et zoner «parc» un territoire qui était déjà considéré comme tel par tous les citoyens et protégé par un PAE.
  • Aréna:6 M $. Tout ça considérant qu'au moins deux entreprises privées étaient prête à investir dans le domaine.
  • Incubateur industriel:3 M $.
  • Parcs de quartier: Je n'ai pas le chiffre exact, mais on doit facilement atteindre le 2 M $.
  • Place public: À venir. Estimation: 1-2 M $.
  • Bibliothèque: À venir. Estimation: 6 M $.

Ceci n'est qu'une liste partielle de projets que je considère non-prioritaires. Il y a d'autres investissements comme ceux fait pour la sécurité publique, les véhicules des travaux publics ou la piscine Horner que j'ai omis (une majorité d'entre eux étant nécessaire).

La majorité de ces projets étant financée par emprunt, on parle d'environ 60 M $ de dépensé avec les intérêts.

Naturellement, certaines de ces dépenses auraient été faites dans un avenir pas si lointain. Mais avouez qu'il est plus sexy de dire que vous avez construit un aréna ou un pont que de refaire les infrastructures d'une petite rue résidentielle ou, pire encore, dire que vous laissez une marge de manoeuvre pour les futurs administrateurs afin d'effectuer ces dépenses.

La rue Grove

Je profite du fait que la rue Grove fait la une pour dénoncer la mauvaise planification des travaux publics.

La rue Grove a été refaite en 2007 au coût de 50 000 $ par logement. Pour vous donnez une idée, un promoteur privé dépense 15 000 - 20 000 $ par logement pour faire une rue résidentielle (pas de trottoir ou de terre-plein, par contre). Le problème, c'est que sur un bout de cette rue «luxueuse», on a omis de refaire les égoûts et aqueduc. Deux trottoirs neufs, un terre-plein neuf avec un arbre aux 25 pieds et de l'asphalte neuve. On l'a déjà dit, une rue résidentielle, on devrait toucher à ça qu'une fois aux 40 ans.

Malgré un problème de refoulement d'égoût, on avait décidé de ne pas remplacer les conduites pour utiliser une solution temporaire; du moins jusqu'en 2015, soit 8 ans plus tard. Or, il appert que la solution ne fonctionne pas et il est possible qu'on la refasse en 2013, à peine 6 ans après avoir mis de l'asphalte et du béton neuf. De plus, les arbres ont été plantés en 2008 sous le programme «Granby, fier de ses enfants» où un petite pancarte indique le nom de l'enfant pour qui l'arbre a été planté.

Combien d'argent est gaspillé pour refaire constamment le même travail? On a fait la même chose sur la rue Cowie qui a été asphaltée, alors que l'année suivante on y installait de nouvelles infrastructures (Entre les 2 évènements, il y a eu les élections 2009). Et tout ce resurfaçage qu'on fait en ce moment - qui au mieux est bon pour 5 ans -, ce n'est bon que pour reporter les problèmes à plus tard, alors que de nouvelles rues s'ajouterons à la liste et que notre capacité d'emprunt aura été atteinte.

Si les citoyens de Granby continuent de laisser libre cours aux extravagances de notre maire, ils risquent de trouver la facture salée dans un avenir pas si lointain.

En passant, avez-vous signé le registre? Vous avez jusqu'à 19h00.

lundi 25 juillet 2011

Enfin, des journalistes qui travaillent!

TVA a fait un reportage sur le salaire des maires. Naturellement, le maire de Granby y est cité comme un des maires les mieux payés. En fait, il a gagné la palme pour celui qui s'est donné la plus haute augmentation, soit 20 000 $. Encore une fois, on parle de Granby, mais pas pour les bonnes raisons.

Reportages vidéo ici et ici.

Reportages écrits sur les élus de la Rive-Sud et de la Rive-Nord. Voici la liste des salaires des maires concernés par les reportages:

  1. Terrebonne: 145 633 $
  2. Repentigny: 124 739 $
  3. Saint-Jérôme: 121 325 $
  4. Brossard: 121 229 $
  5. Sainte-Julie: 120 000 $
  6. Saint-Eustache: 112 770 $
  7. Mascouche: 108 786 $
  8. Vaudreuil-Dorion: 107 000 $
  9. Granby: 106 000 $
  10. Blainville: 104 683 $
  11. Salaberry-de-Valleyfield: 97 000 $
  12. Châteauguay: 95 000 $
  13. Saint-Constant: 91 200 $
  14. Sainte-Thérèse: 89 961 $
  15. Candiac: 88 000 $
  16. Saint-Lambert: 86 760 $
  17. La Prairie: 85 000 $
  18. Boisbriand: 84 951 $
  19. Lorraine: 84 864 $
  20. Saint-Bruno: 81 000 $
  21. Bois-des-Filion: 76 957 $
  22. Chambly: 69 134 $
  23. Varennes: 60 000 $

Notez que Granby est située en haut de la moyenne (98 347 $) et tout près du maximum permis par la loi (107 952 $) − un maximum qui s'applique aux villes de 50 000 à 99 999 habitants, alors que Granby n'a que 62 000 habitants. Comment ferons-nous pour donner une augmentation au maire lorsque la Ville atteindra 80 000 ou 90 000 habitants?

Et cette moyenne a récemment été augmentée par les augmentations récentes de Brossard (10 000 $) et Granby (20 000 $). Notez aussi que le haut de la liste comprend les maires des villes de Terrebonne, Saint-Jérôme et Mascouche qui ont tous été mis dans l'embarras pour leur gestion (voir reportages ici et ici). C'est ce que j'appelle le «piège de la moyenne». Plus on se donne des augmentations, plus on augmente la moyenne. Ainsi ceux qui sont au bas de l'échelle se donne une augmentation pour se rajuster à la moyenne, augmentant du même coup cette dernière! Ce petit manège est une spirale sans fin et dénué de sens.

Que faire?

N'oubliez pas que demain et après-demain, vous pouvez aller signer un registre pour signifier votre désaccord avec l'endettement causé par votre maire sur-payé.

dimanche 24 juillet 2011

Registre à signer

N'oubliez pas le registre à signer concernant un emprunt de 2 099 786.70 $ au frais de l'ensemble des citoyens pour des travaux d'infrastructures sur les rues Drummond, Lemieux et Maisonneuve.

Quand: mardi et mercredi, 26 et 27 juillet 2011, de 9h à 19h

Où: Hôtel de ville, 87 rue Principale

mercredi 20 juillet 2011

Un autre véritable projet communautaire

Encore une fois, une nouvelle qui semble anodine mais pourtant qui en dit long sur ce qui se passe à Granby.

À Cowansville, on construira la Maison Gilles-Carle. Pour réaliser ce projet, il a fallu 13 mois. Le budget pour la réalisation de la maison est de 200 000 $. L'architecte Chantal Brodeur a conçu les plans sans frais. L'entrepreneur Daniel Bélanger a fait don du terrain et bâtira la maison au prix coûtant et fera travailler ses contacts pour obtenir des matériaux et des services gratuits ou à prix d'ami. La caisse populaire Brome-Missiquoi consent un prêt sans intérêt pour une période de 10 ans. La Ville de Cowansville offre 25 000 $ et une exemption de taxes pour les 5 premières années.

Ceci me rappelle encore la première lettre que j'avais écrite pour La Voix de l'Est concernant la gestion Goulet intitulée Un véritable projet communautaire. Je la partageais avec vous sur ce blog et elle comparait un projet de HLM de Cowansville avec celui de Granby.

Aujourd'hui, on peut encore comparer ce projet avec celui de la ferme Héritage Miner qui doit, en principe, préserver le patrimoine agricole, une cause toute aussi noble. Pour réaliser ce projet, il a fallu 2 ans. Le budget pour la rénovation de la maison est de 329 000 $. La Ville de Granby offre le terrain, payé environ 200 000 $. L'aqueduc et les égoûts seront installés au coût de 140 000 $. La Ville a déjà promis plus de 560 000 $ dans le projet. On parle d'environ 900 000 $ investis par la Ville de Granby et les partenaires privés se font beaucoup plus rare. Les taxes municipales sont évidemment aux frais de la Ville puisqu'elle est toujours propriétaire du terrain et des bâtiments.

Mais il y a plus encore. Chantal Brodeur et Daniel Bélanger, ce sont des gens d'affaires qui ont pignon sur rue à Granby. Pire encore, Daniel Bélanger est un de ces entrepreneurs qui AVAIT des projets à Granby. Daniel Bélanger, c'est celui dont on parle dans cet article. Et voilà le triste constat que l'on peut démontrer avec cette histoire: Les gens d'affaires ne metteront pas leurs entreprises en jeu pour dénoncer les façons de faire de Richard Goulet; Ils investissent ailleurs, le temps que les Granbyens se réveillent. Daniel Bélanger fait partie de ces entrepreneurs (indirectement dans son cas) qui sont victimes des politiques de Richard Goulet qui ont bloqué les projets domiciliaires à Granby. Richard Goulet croyait arriver en sauveur avec les terres Miner, or son ignorance des lois a tout fait foirer. Le résultat est une hausse de la valeur des terrains résidentiels prêt à construire, vu leur rareté à Granby. Une bulle qui se désoufflera dès que le marché reprendra son cours. Des gens y perdront quelques dollars et ce seront encore les mêmes, ceux qui connaissent le marché, qui en profiteront.

Et pendant ce temps là, les entreprises privées de Granby investissent dans le communautaire de Cowansville. C'est payant en torieux se servir des taxes pour faire compétition au privé!


vendredi 15 juillet 2011

Visite à la ferme

Aujourd'hui, j'ai eu droit à une visite privée de la ferme Héritage Miner. En fait, j'accompagnais M. Richard Dubé qui avait été invité afin qu'on puisse répondre à ses questions. Était présent Mmes Caroline Gosselin et Geneviève Coté, de la ferme héritage Miner, ainsi que M. Patrick Girard, le conseiller responsable du dossier pour la Ville de Granby.

Projet ambitieux

Le but de ce blog n'est pas de détruire les projets de mes concitoyens mais bien de jeter un regard critique sur la gestion de notre conseil de Ville. Alors je qualifierai le projet comme étant ambitieux. On veut faire beaucoup et il me semble qu'on a un échéancier très court. M. Dubé et moi sommes sortis de cet entretien avec le sentiment que le projet «préservation du patrimoine» s'était passablement amenuisé pour faire place à un projet «agro-touristique» (le mot-clé étant «touristique») qui s'étale dans plusieurs directions. Le plan d'affaire s'est assurément modifié au cours du temps et plusieurs objectifs semblent encore mal définis. Mais tout ça ne signifie pas que le projet est voué à l'échec car − je n'en avais jamais douté − les gens de la ferme Héritage Miner sont passionnés par leur projet et lui consacrent toutes leurs énergies afin de le mener à terme .

Et c'est ici où j'en veux à notre conseil qui m'a toujours semblé mou lorsqu'il vient le temps de dépenser de l'argent et d'exiger du rendement. Pour avoir été témoin du questionnement de M. Dubé lors de la rencontre, je doute que les gens de la ferme Héritage Miner aient eu à rendre autant de comptes. Et pourtant, M Dubé n'a fait que ce que tout bon investisseur aurait fait: Après avoir pris connaissance des ambitions et échanciers, il a mis la pression afin de s'assurer que les échéanciers et − surtout − les montants soient respectés.

Si notre conseil et notre maire nous démontrerais qu'ils ont posé ce genre de questions et mis des conditions de rendement et des échéancier avant de s'impliquer dans ce genre de projets, cela rassurerait beaucoup plus les citoyens. Mais le conseil, via son réprésentant le maire, préfère ridiculiser ceux qui osent poser des questions. Et, jusqu'à date, la porte du bureau du maire semble toujours ouverte si on manque de fonds, que ce soit pour ce projet ou d'autres comme le golf Miner.

C'est vrai qu'il faut faire attention pour ne pas trop détruire les rêves de ceux qui les proposent, mais il faut aussi tenir une voix forte et ferme pour rassurer les investisseurs, soit les citoyens. Après tout, il faut toujours garder à l'idée que si ça ne fonctionne pas, tout ça revient à la Ville ... et on fait quoi avec?

Choses promises

Et c'est ici que j'entre en scène en temps que témoin et ce blog se veut un aide-mémoire des promesses faites. M. Girard nous a dit que le sentiment général au conseil est que la Ville a suffisamment investi dans la ferme Héritage Miner et qu'il ne devrait plus y avoir d'autres montants donnés en subventions. Mmes Gosselin et Côté confirmant qu'ils n'ont pas l'intention de demander plus d'aide de la part de la Ville. De plus, la ferme devrait s'auto-financer d'ici 2-3 ans. Tout ça semblait être un engagement ferme. Nous espérons tous que cela ne sera pas comme la promesse de ne pas investir dans le golf Miner.

Sur ce, M. Dubé s'est engagé à ne plus revenir sur le sujet (en autant que les conditions soient respectées) pour les 2 prochaines années. Et, dans 2 ans, il s'est même engagé à s'excuser publiquement si la ferme Héritage Miner réussit à être rentable comme prévu.