
dimanche 30 janvier 2011
collectrice Robitaille

mercredi 19 janvier 2011
Imbécile heureux
«Grande gueule a O'Breham... pauvre vous! vos taxes ont augmentées... la valeur elle de votre propriété as t'elle augmentée depuis? ca vous ne vous ouvrez pas souvent le clapet! Si elle valait $93,300 entre 2007-2009 auj elle en vaut $125,000 pour l'avis d'évaluation 2010-2012 on s'entend tu que vous ne me faites pas brailler!
Votre ami Paul-H!»
Voici un commentaire laissé sur mon blogue Construction record. Il vient d'une personne qui signe Paul-Hémiste sur les blogues de Michel Laliberté (où, entre autre, il me traitait d'imbécile heureux). Malheureusement, ce type de personnage est capable de crier des noms mais seulement sous le couvert de l'anonymat.
Voilà un bon exemple d'argumentation pauvre des suiveux à Richard Goulet: ma propriété a doublé de valeur grâce à un boom immobilier, alors cela justifie le conseil de doubler les dépenses de la Ville.
Suivant cette logique mon épicier devrait doubler ses prix ou du moins exiger que j'achète deux fois plus de produits chez lui. Cela est justifiable puisque je suis deux fois plus riche grâce à l'augmentation de l'évaluation de ma propriété!
L'évaluation foncière sert à déterminer votre richesse par rapport à la MOYENNE et donc de savoir quel sera votre compte de taxes par rapport au compte de taxes MOYEN. C'est une façon simple et efficace de savoir qui est riche et qui est pauvre. Croyez-moi, l'évaluation de ma propriété par rapport à la propriété moyenne n'a pas augmentée: Je suis toujours aussi pauvre qu'avant.
Le fait que mon évaluation augmente ne justifie en aucun cas que le maire achète des buildings au centre-ville pour les démolir. Ça ne justifie pas que la ferme Héritage Miner reçoive 500 000 $ de subventions, en plus de fournir un terrain d'environ 200 000 $, en plus de fournir l'aqueduc et les égoûts pour 140 000 $; naturellement avec l'ajout des intérêts puisque tout ça est de l'argent emprunté. Ça ne justifie pas que tous les p'tits amis du maire reçoivent tous et chacun leur terrain de golf, de baseball, maison de ci, maison de ça, et pourquoi pas un petit prêt à taux préférentiel pour faire de la spéculation immobilière?
Bref, le fait que mon évaluation augmente ne justifie pas une hausse similaire des dépenses. Il suffit de regarder TOUTES les autres municipalités du Québec pour se rendre compte que nous sommes les seuls débiles qui n'ont pas diminué leur taux de taxes depuis 5 ans.
En passant, je ne fais pas partie de la clique à Goulet alors je ne profite pas des soi-disant hausses de service que nous avons et encore moins des cadeaux; je ne fais que payer. Être un imbécile heureux, ça serait d'accepter de se laisser tondre comme un mouton sans rien dire.
lundi 17 janvier 2011
Horloge de la dette
Je viens d'installer une horloge de la dette de Granby sur ce blog. Je veux juste expliquer le fonctionnement avant que quelqu'un me dise que les chiffres ne correspondent pas.
L'horloge est montée de façon à ce que la dette atteigne 63 M $ au 31 décembre 2011, comme en fait foi cet article de La Voix de l'Est. Le rythme auquel la dette augmente est de 41 ¢ par seconde (13 M $ par année), soit un estimatif du rythme moyen de l'augmentation de la dette depuis 4 ans sous la gouverne de Richard Goulet.
Ce qui est inquiétant, ce n'est pas le montant de la dette, c'est son rythme de croissance.
jeudi 13 janvier 2011
Construction record
La construction va très bien à Granby, la population est en croissance ... et les taxes grimpent?!?
Comment est-ce possible? Il n'y a qu'un seul avantage à voir sa municipalité s'agrandir, c'est le partage des coûts communs. Et pourtant la vérité est toute autre.
Mes comptes de taxes
Comme je n'ai apparamment pas les compétences nécessaires pour parler des finances publiques, laissez-moi vous parler des miennes. J'ai deux comptes de taxes: un résidentiel et un autre commercial. Si je compare les années 2006 et 2011 (qui est sensé être le même qu'en 2010), mes taxes résidentielles sont passées de 919 $ à 1380 $ et les commerciales de 1623.58 $ à 2742.14 $; soit 11% et 14% d'augmentation par ANNÉE. Notez qu'aucune rénovation n'a été faite et les augmentations des évaluations ne sont pas hors du commun. De plus, la propriété commerciale est située dans l'ancien Canton, une municipalité qui n'avait pas la «maladie» de vouloir éliminer la dette. Résultat: 1579.56 $ de moins chaque année dans mes poches. Faites l'exercice avec vos comptes de taxes. Jamais je ne croirai que je suis le seul à payer pour les dépenses de notre conseil.
Mais je ne suis pas contre toutes formes d'augmentation. En fait, une augmentation (pour mes comptes) de 700-750 $, surtout s'il y a un plan d'investissement sérieux de la part du conseil, serait fort acceptable et même normal.
Revenu de croissance
Là où le bât blesse, c'est que ceci représente ce qui a été payé et non ce qui a été dépensé. Car la Ville de Granby est en croissance et qui dit croissance dit plus de personnes pour payer les services communs. Depuis que la Caisse Populaire s'est installée au centre-ville, le déneigement de la rue Principale ou l'électricité des lampadaires ne coûtent pas plus cher. Résultat: MON compte de taxes devrait diminuer. S'il augmente, cela signifie que je finance la croissance de la Ville; un non-sens. Lorsque Richard Goulet me disait que d'engager une personne de plus à l'urbanisme pour émettre des permis de construction était une valeur ajoutée, je suis en désaccord. Les citoyens qui utilisent ce service payent pour un permis de construction et payent une augmentation de taxes lorsque leur immeuble prend de la valeur suite à la construction/rénovation. Si cela ne couvre pas les frais d'émissions de permis et devient un argument pour augmenter mes taxes, alors c'est que je finance la croissance de la Ville; toujours un non-sens.
Revenu des contraventions
Mais ce n'est pas tout. On a atteint un autre record: l'émission de contraventions. En effet, les revenus provenant des contraventions ont augmentés de façon significative. Dans mon livre à moi, cela se traduit par une diminution de mon compte de taxes, au pire cela ne devrait pas l'augmenter.
«Revenus» d'emprunts
Et finalement, la cerise sur le sundae, ces trois sources d'augmentation de revenus ne sont pas suffisantes pour combler toutes les dépenses du conseil: Il faut emprunter. Emprunter ce n'est pas faire apparaître de l'argent par magie. Il faudra rembourser. Et avec les intérêts.
Selon Richard Goulet, la dette a grimpé de 52 M $ depuis les 4 dernières années. Toujours selon lui, 10 M $ représenterait 20¢ sur le compte de taxes. Donc les 52 M $ représentent une moyenne de 26¢ sur le compte de taxes par année. Ce qui revient à dire que si nous aurions payé toutes les dépenses du conseil comptant, nous aurions dû payer un taux de taxes de 1,06 $ du 100$ d'évaluation ces 4 dernières années. Mais elles n'ont pas été payées au comptant, il faudra donc y ajouté des intérêts.
La croissance de la Ville de Granby semble nous coûter cher. Et encore, quelles sont les interventions du conseil qui ont favorisé cette croissance? Est-il possible que nous l'aurions eu quand même, sans pour autant faire toutes ces dépenses?
Principe économique
Ma philosophie économique est la suivante: lorsque l'économie va bien, on met de l'argent de côté et lorsqu'elle va mal, on pige dans le bas de laine. Les économistes d'aujourd'hui semblent avoir une méthode légèrement différente: Lorsque l'économie va mal, on emprunte et lorsqu'elle va bien on rembourse les emprunts.
Les deux principes ont le même but, soit de maintenir un niveau de vie constant à travers les hauts et les bas de l'économie.
Personnellement, je crois ma méthode plus économique (pas d'intérêts à payer) et moins susceptible au facteur humain. Avec ma méthode, les gens risquent de ne pas mettre suffisamment d'argent de côté, ce qui signifie des temps plus difficiles lorsque l'économie va plus mal; mais tout rentre dans l'ordre dès que l'économie reprend. Avec l'endettement, les gens risquent de ne pas rembourser leurs emprunts lorsque l'économie va bien et ont tendance à réemprunter lorsque ça va mal. Lorsque l'économie reprend, l'endettement est encore plus grand et il est encore moins tentant de le rembourser. Un cercle vicieux s'ensuit.
Mais revenons à Granby. Si l'économie va bien, pourquoi est-ce qu'on emprunte autant? Si on doit emprunter quand ça va bien, on va rembourser quand? Quel est le principe économique qui guide notre maire?
mercredi 12 janvier 2011
Le narcissisme
source: www.psychomedia.qc.ca
Voici les critères du DSM IV pour le diagnostic du trouble de personnalité narcissique:
Mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d'être admiré et de manque d'empathie qui apparaissent au début de l'âge adulte et sont présents dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manfestations suivantes:
- Le sujet a un sens grandiose de sa propre importance (p. ex., surestime ses réalisations et ses capacités, s'attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport)
- est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d'amour idéal
- pense être "spécial" et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau
- besoin excessif d'être admiré
- pense que tout lui est dû: s'attend sans raison à bénéficier d'un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits
- exploite l'autre dans les relations interpersonnelles: utilise autrui pour parvenir à ses propres fins
- manque d'empathie: n'est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d'autrui
- envie souvent les autres, et croit que les autres l'envient
- fait preuve d'attitudes et de comportements arrogants et hautains
Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p
Les personnes narcissiques ont tendance à prendre le leadership
source: www.psychomedia.qc.ca
Les personnes narcissiques ont tendance à prendre le contrôle des groupes qui n'ont pas de leader, selon une recherche publiée dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin.
Le narcissisme est caractérisé par une tendance à être centré sur soi-même, à exagérer ses talents et ses capacités ainsi qu'à manquer d'empathie envers les autres.
Amy Brunell, professeur de psychologie à l'Université d'État de l'Ohio à Newark, a mené une série d'expériences avec des étudiants universitaires (432) et des gestionnaires (153) dans lesquelles les participants, répartis en groupes de 4, devaient désigner un leader pour diverses fins ou travailler en collaboration pour résoudre divers problèmes.
Non seulement les personnes les plus narcissiques, selon les résultats de tests, considéraient avoir joué le rôle de leader, mais les autres membres des groupes les voyaient également comme les personnes qui avaient dirigé.
Un problème, dit l'auteur, est que leurs suggestions pour accomplir les tâches n'étaient pas meilleures que celles des autres membres de ces groupes.
Même en tenant compte d'autres facteurs comme le sexe et d'autres traits de personnalité comme une estime de soi élevée et l'extraversion, le narcissisme ressortait comme un facteur déterminant.
Il est important de ne pas confondre narcissisme et estime de soi élevée, dit l'auteur. "Les personnes qui ont une estime de soi élevée sont confiantes mais elles peuvent tenir compte des autres et développer une intimité avec ces derniers", explique-t-elle. "Les personnalités narcissiques ont une perception amplifiée de leurs talents et capacités et ont tendance à ne se préoccuper que d'eux-mêmes."
PsychoMédia avec source:
Ohio State University
mercredi 5 janvier 2011
Registres à signer, 13 et 14 janvier
Vous n'avez pas été signer le registre du 5 et 6 janvier - pour financer les infrastructures du développement des terres Miner - que déjà l'avis public des DEUX registres du 13 et 14 janvier vient de paraître.
Registre #1: Divers travaux d'infrastructures et d'aménagement, achat d'équipement, travaux sur certains bâtiments municipaux, aménagement de terrains de baseball, paiement d'honoraires professionnels.
Emprunt: 8 550 000 $
Registre #2: Agrandissement et réaménagement de la caserne des pompiers et du poste de police.
Emprunt: 7 600 000 $
Naturellement, aujourd'hui on nous parle de la nécessité des travaux à la caserne des pompiers, le registre #2. Je suis le premier à reconnaître ce fait. Le problème n'est là: il est dans la liste de priorités de nos décideurs.
Nous devons forcer nos élus à choisir où investir notre argent et non à le saupoudrer à tort et à travers comme cela est fait présentement.
Noter que si les travaux du registre #2 sont clairement exprimés, il n'en est pas de même pour le registre #1, malgré le fait qu'il est plus important.
Aujourd'hui, on tente de vous éblouir avec la nécessité de la caserne des pompiers, mais on ne vous parlera pas des 4 M $ pour les terrains de baseball inclus dans le registre #1, pourtant une dépense décriée par deux conseillers - Pascal Bonin et Éliette Jeanneau (contactez-les).
On ne vous parlera pas non plus du chalet du golf Miner ou du pavillon d'accueil du CINLB dont les estimations totalisent près de 3,5 M $ (plus du double des premières estimations) et qui seront payé comptant, donc aucun registre nécessaire.
Pourtant, à eux seuls, ces trois projets couvrent les frais pour la caserne des pompiers, dont la moitié payé comptant! En signant les registres (vous pouvez n'en signez qu'un seul), vous forcez les élus à réévaluer leurs priorités ... pardon ... nos priorités.
De plus, si vous «profitez» du renouvellement des pancartes de nom de rue (600 000 $) - désolé le registre contre cet emprunt devait être signé l'année passée -, maintenant en bleu au lieu de blanc, vous apprécierez sûrement les nouveaux tableaux électroniques pour cette année (500 000 $). Dépenser un million $, ça va vite ...
mercredi 22 décembre 2010
Registre à signer, 5 et 6 janvier
L'avis public d'un registre à signer pour demander qu'un emprunt de 1 003 000 $ soit soumis à un référendum vient d'être publié dans le journal.
La dépense est pour faire des travaux d'infrastructure dans le «secteur 1A des terres Miner». Ayant vendu les terres Miner cette année, nous avons reçu 1 M$ en «cash down». Peut-être devrions-nous se servir de cet argent pour continuer de financer les dépenses que ce développement engendre plutôt que de refaire un emprunt?
Je vous rappelle que s'il y a suffisamment de signature (1227), le conseil doit réévaluer le dossier et peut choisir ne pas faire la dépense ou bien la payer comptant. Dans les 2 cas, un référendum n'est pas nécessaire. Il faut dire aussi qu'un référendum coûte 300 000 $; Pour une dépense de 1 M$, ça peut faire réfléchir sérieusement le conseil.
Date: 5 et 6 janvier
Heure: 9h à 19h
Lieu: Hôtel de ville, 87 Principale, Granby
Il y en aura deux autres à signer les 13 et 14 janvier suivants, cette fois pour un montant total d'emprunt d'environ 16 M $. L'avis public n'a pas encore été publié.
lundi 13 décembre 2010
Analyse des 5 dernières années
Les tableaux suivants sont tirés des chiffres provenant des budgets 2007-2011, tel que présentés dans le journal L’Express, éditions du 7 décembre 2007, 10 décembre 2008, 23 décembre 2009 et 8 décembre 2010.
Le tableau 1 représente les dépenses de fonctionnement, c’est-à-dire celles qui donnent des services aux citoyens et qui n’apportent aucune valeur ajoutée à la Ville de Granby.
Dépenses incluses :
- Administration générale
- Sécurité publique
- Transport
- Hygiène du milieu
- Santé et bien-être
- Aménagement, urbanisme et développement
- Loisirs et culture
- Électricité
- Frais de financement
- Affectations
- Financement à long terme des activités financières
Dépenses exclues :
- Remboursement de la dette à long terme
- Transfert aux activités d’investissement
Tableau 1
Depuis 2007, il y a une constante augmentation qui est de 7,8% annuellement, ce qui dépasse largement les taux d’inflation.
Dans le tableau 2, on regarde l’inverse du dernier tableau, soit les investissements dans les immobilisations payés par la Ville de Granby depuis 2007:
- Remboursement de la dette à long terme
- Transfert aux activités d’investissement
Tableau 2
Depuis 2007, il y a une tendance à diminuer la part servant à payer les investissements fait par la Ville de Granby et ce, malgré qu’il y ait eu 2 augmentations majeures des comptes de taxes en 2007 et 2010. En fait, en 2009, la part payée est comparable à ce que la Ville payait il y a 10 ans.
Le tableau 3 illustre les emprunts contractés par la Ville de Granby. Un montant approximatif de 10 millions $ a été ajouté aux 15,02 millions $ prévues pour l’année 2010 (pour l’ajout fait en cours d’année, dont l’aréna). Le montant de 8 millions $ pour l’année 2007 est estimé (l’achat des terres Miner).
Tableau 3
Encore une fois, il y a une nette tendance à augmenter les emprunts depuis 2007 pour faire les investissements.
Finalement le tableau 4 montre le cumulatif de la dépense Frais de financement pour les années 2007-2011.
Tableau 4
On note que depuis 2007, plus de 17 millions $ ont été dépensés pour financer la dette. En assumant que la moitié de cette dette soit à la charge de l’ensemble des citoyens et considérant que 1¢ du 100$ d’évaluation représente environ 500 000 $, cela représente environ 3,5¢ sur le taux de taxation et n’apporte rien aux citoyens.
Questions
Comment justifier de telles augmentations annuelles des dépenses? Quand cela se stabilisera-t-il et à quel niveau?
Allons-nous payer de moins en moins les investissements que nous faisons et emprunter de plus en plus comme la tendance nous le suggère depuis les 5 dernières années?
Il semble évident que les augmentations de la valeur foncière ne soutiennent pas le rythme des augmentations des dépenses de la Ville de Granby. Est-ce qu’une augmentation du taux de taxes sera envisagée ou bien une diminution des dépenses et/ou des investissements? Si une augmentation du taux de taxes est privilégiée, quel en sera l’impact alors que les taux des autres municipalités ont une tendance à la baisse? Si une diminution des dépenses ou des investissements est privilégiée, quel sera l’impact sur la qualité de vie des citoyens?
Bref : Quel est le plan? Quels sont les objectifs financiers à atteindre? Quel est l’échéancier?
Ceci récapitule les 5 dernières années de l'administration Goulet dans le but de réaliser sa vision. Durant cette même période de temps, le maire Duchesneau avait réaliser sa vision, soit d'éliminer la dette de la Ville de Granby, une chose que la majorité croyait impossible. Avec Richard Goulet, après 5 ans, les dépenses augmentent toujours, nous payons de moins en moins les réalisations que nous faisons et il n'y aucun signe de stabilisation à l'horizon.
samedi 11 décembre 2010
Encore des emprunts
Bonjour monsieur O’Breham,
Savez-vous qu’il y a une séance extraordinaire du conseil lundi le 13 décembre?
Dépenses et 2 nouveaux emprunts au menu :1 003 000$ et 1 375 000$.
http://www.ville.granby.qc.ca/seancefinal2/ext-oj20101213.pdf
À vous de voir si vous voulez en informer vos lecteurs maintenant.
Il est curieux qu’à la dernière séance du conseil, le Maire n’avait pas idée qu’il devait faire cette nouvelle séance. C’est à croire que sa Vision ne peut aller au-delà d'une semaine.
Salutations!
C'est clair, non?
À noter au programme: Déclarations des intérêts pécuniaires des membres du conseil (cela a déjà été fait la semaine dernière); Services juridiques : Club de golf Miner + adjudication du contrat pour le chalet du golf Miner; Finalement, le maire utilisera son droit de veto concernant un emprunt ... c'est à voir!
Tout ça ne pouvait être fait le 6 décembre dernier et ne peut pas non plus attendre à la prochaine séance ordinaire qui sera tenue ... le 20 décembre prochain!
Je vous rappelle que cette réunion ne sera pas télédiffusée; il faudra être présent pour savoir ce qui s'y passera (ou se fier à nos journalistes). De plus, il n'y aura qu'une seule période de question, au début.
mercredi 8 décembre 2010
Les mensonges de Richard Goulet
Si vous avez écouté la séance du conseil de lundi dernier, suite à mon intervention à la période de question, vous savez que Richard Goulet m'a demandé de corriger une information sur ce site, c'est-à-dire à l'effet que la ville de Mississauga aurait emprunté 340 millions $ cette année.
Voici la confirmation qu'en date du 20 octobre 2010, Mississauga est toujours sans dette et qu'elle a une cote de crédit 'AAA' de la part de Standard & Poor's. Vous pouvez lire l'évaluation complète ici (en anglais).
Mais voici tout de même des faits saillants de cette évaluation (traduits avec l'aide de Google):
La cote de Mississauga reflète notre opinion de l'état libre de toute dette de la ville, son économie robuste et une forte flexibilité financière.
Nous basons la cote de Mississauga, en partie sur la politique de la ville de financement des dépenses en immobilisations entièrement sur un «payer comptant». La ville a fait cela principalement en s'appuyant sur ses réserves de capitaux importants et est resté libre de toute dette, en la gardant bien de devancer ses pairs nationaux et internationaux.
[Le prochain paragraphe réflète à quel point la récession a été beaucoup plus difficile envers l'Ontario que le Québec]
Bien que la ville a résisté à la récession mieux que certaines municipalités, la faiblesse de la demande mondiale et du haut taux de change Canada-États-Unis, (...), a altéré son économie. Mississauga a connu une forte baisse de la construction en 2009, comme en témoigne la baisse de 43% la valeur des permis, et l'inoccupation des bureaux a été jusqu'à environ 12% en juin 2010 à partir d'environ 10% et 7% à la fin de 2009 et 2008, respectivement. Le taux de chômage dans la RMR de Toronto a été de 9,4% en juin 2010, qui a été relativement stable d'année en année, mais reste sensiblement plus élevé que celui de 6,7% de juin 2008. Malgré l'économie probablement plus faible, nous pensons que l'économie diversifiée et en constante évolution de Mississauga continue de soutenir la cote.
À notre avis, Mississauga a démontré des pratiques prudentes de gestion de la liquidité par le biais de politiques globales régissant toutes les facettes de ses réserves et fonds de réserve. (...) À la fin de l'année 2009, le total des réserves et fonds de réserve (...) ont totalisé 445 millions de dollars. [pour une population de 730 000 habitants]
Mississauga a généré un surplus d'environ 7% en 2009, en ligne avec la moyenne sur cinq ans. Les maigres surplus nuisent à la capacité de la ville pour défendre sa philosophie «payer comptant» et reconstituer les réserves. Cependant, nous croyons que l'augmentation des taxes sur les propriétés de 2,3% d'impôt en 2010 ainsi que des examens continus des programmes et services devraient aider étayer la marge d'opération de Mississauga. La ville possède également une marge pour augmenter les impôts fonciers résidentiels, que nous considérons comme relativement faible en raison d'un gel des impôts de 11 ans qui s'est terminée en 2002.
Mississauga est sans dette depuis 1978. Depuis ce temps, la population a passé de 70 000 à 730 000. Outre l'économie ontarienne qui ne l'aide pas, les problèmes de Mississauga ne sont pas liés au fait qu'elle n'a pas emprunté, bien au contraire. Elle est victime de son succès: Sa fulgurante croissance fait qu'elle ne peut plus agrandir son territoire, alors elle doit le densifier. C'est-à-dire qu'elle doit remplacer ce qui est déjà bâti par des infrastructures plus dense pour continuer sa croissance.
De plus, la ville de Mississauga a fait le choix de garder le compte de taxes peu élevé pendant plusieurs années. CECI N'EST PAS LIÉ AU FAIT QU'ELLE PAYE COMPTANT. Elle n'est pas obligée de le faire et cela se corrige facilement, contrairement à rembourser une dette.
Alors, monsieur le maire, cessez de propager des propos mensongers et d'attaquer les gens qui font mieux que vous. Suivez leur exemple plutôt que de nous rabaisser à la moyenne.
mardi 7 décembre 2010
Dépenses hors contrôle à Granby
De 2010 à 2011:
Augmentation des revenus: 3 Millions $
Augmentation des dépenses courantes: 5 Millions $
Perte nette: - 2 Millions $
Cette perte est comblée avec une hausse des emprunts.
En termes clairs:
Nous augmentons l'hypothèque pour payer l'épicerie.
Lancez un message à nos élus, signez les 2 registres contre l'endettement.
(Montant total des emprunts: 16 Millions $)
Quand: 13 et 14 janvier, 9h-19h
Où: Hôtel de ville (87, rue Principale, Granby)
Pour plus de détails voir l'Analyse des 5 dernières années.
mercredi 1 décembre 2010
Revue de l'année 2010
«Il se passe tellement de choses que j'ai de la misère à résumer l'année en deux ou trois points», nous disait Richard Goulet le 30 octobre dernier.
Il réussit tout de même à le faire en nous mentionnant ses 3 faits marquants: La vente des terres Miner, l'agrandissement de l'aréna et - ce qui est le le plus marquant de 2010 selon lui - la somme record de 56 millions$ investie dans les travaux d'immobilisations, au lieu des 28 millions$ planifiés.
Je ferai ici ma propre analyse et j'irai plus loin que 2 ou 3 points. Je noterai les objectifs fixés en 2010 (en fait, il y en a qu'un seul), les moyens entrepris pour atteindre cet objectif et les résultats obtenus en 2010. J'analyserai aussi une liste de dossiers qui sont malheureusement passés sous silence en 2010.
Objectif
Suite à mon entêtement à demander au maire qu'il nous donne des chiffres sur sa vision économique, il nous dira finalement en début d'année qu'il ne s'inquiètera pas tant que la dette n'atteindra pas 115 M$. Tous ont compris que ce chiffre est en fait un objectif à atteindre. On veut une dette. Il nous faut une dette.
Moyens
C'est bien beau avoir un objectif, encore faut-il passer de la parole aux actes. Là encore, Richard Goulet ne déçoit pas.
Augmentation de la dette
Après avoir prévu 13 M$ d'emprunt dans le budget 2010 (+ l'aréna, puisqu'on n'était pas certain de réaliser le projet), au mois de mai on apprenait que ce montant serait majoré à 19,5 M$ (+ l'aréna).
L'endettement de la Ville passera de 44 M$ (début 2010) à 64 M$ (début 2011). À un tel rythme, nul doute que notre objectif de 115 M$ sera atteint rapidement.
Augmentation des dépenses
C'est bien beau d'emprunter de l'argent, mais encore faut-il le dépenser.
Il faut d'abord mettre les priorités en place: Les élus auront droit à des augmentations de salaires. Il y aura l'importance de changer les affiches de nom de rue - pour y mettre 3 gouttelettes d'eau - pour la somme de 600 000 $. Les merveilleux terrains de baseball, au coût de 5 M$, pour garantir des services à 172 joueurs. Une somme qui a pourtant été décriée par un conseiller et des utilisateurs qui vont en profiter. Et comment peut-on passer au côté de notre golf, auquel les dépenses dépasseront encore les estimations. Surtout qu'il y a un ralentissement économique dans ce domaine.
Il y en a d'autres encore, mais je les garde pour la section «dossiers passés sous silence» de ce blogue.
Résultats
Richard Goulet applique sa méthode de gestion depuis déjà 4 ans, il est temps de voir les fruits que nous avons cueillis en 2010.
Aréna
Premier point, un référendum - qui s'est avéré inutile - a dû être fait. Si le projet aurait été correctement expliqué aux citoyens dès le départ, nous aurions pu éviter une dépense de 300 000 $.
Deuxième point, les travaux n'étaient même pas terminés que déjà on apprenait l'intérêt du privé pour une 4e glace à Granby; un projet discuté par un conseiller et des citoyens et que notre maire avait jugé non nécessaire.
Centre-ville
On a investi beacoup d'argent pour revitaliser le centre-ville. Mais est-ce que ça rapporte? Pour la fête des mascottes 2010, il semblerait que non.
De plus, en mars dernier, il y a eu cette excellente lettre de Richard Racine qui dénonçait le manque d'implication des gens du centre-ville. Le problème persiste encore.
Nous avons eu finalement le scénario de revitalisation du centre-ville au mois de mai. Rien de très novateur et, surtout, rien pour le terrain du bar que nous avons acheté (et démoli) à grand frais. Pourtant, Richard Goulet nous disait attendre ce moment pour nous dire ce qu'il en ferait, puisqu'il n'avait aucune raison pour faire cette expropriation qui est toujours entre les mains d'avocats.
Taxes
Le taux de taxes demeure toujours à 80¢ à Granby. Pourtant il a diminué à Shefford; le maire de St-Alphonse a annoncé son intention de faire la même chose et on on peut s'attendre à ce que Bromont emboîte le pas dans les prochaines semaines. Si on ne bouge pas et que tout le monde avance, est-ce qu'on recule?
En fait nous amassons tellement d'argent que nous accumulons de larges surplus. Diminuer les taxes? Emprunter moins? Allons donc! Il suffit de dépenser plus!
En septembre dernier, le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL) s'inquiétait de la hausse des taxes à Granby. Le RPHL représente 1300 membres dans les Canton-de-l'Est. Pourtant le seul maire qu'il rencontre est celui de Granby. Il y a là un message très fort sur la qualité de la gestion de notre Ville.
Réputation
«On a mis Granby sur la carte». La jolie phrase de Richard Goulet. Voyons voir ce qu'on dit de nous lorsque Granby est mis sur la sellette.
Tout a commencé cet été avec un boycott sur la ville - et même la parution d'une annonce classée - de la part des motocyclistes sur Facebook. Il y a eu au moins 4 groupes Facebook pour dénoncer ce qui se passe à Granby, par des Granbyens, mais aussi des gens de l'extérieur.
Puis vint Stéphane Gendron avec son éditorial «Granby. Que s'y passe-t-il?» Le premier mot, première phrase, de ce texte: «Rien.»
Plus tard, il en rajoutera à la télé avec son édifiant éditorial: "Le maire de Granby, un «no name hystérique»???"
Et puis il y a eu cet incident avec l'aéroport de Bromont. Mais ça semble être réglé. Personne ne comprend vraiment pourquoi les conseillers de Granby étaient si frustrés et pourquoi ils ont maintenant le sourire aux lèvres.
Je cherche toujours les textes, reportages ou autres qui vantent le dynamisme et la gestion de Granby (outre ceux venant du maire ou de ceux qui profitent de sa générosité, bien entendu).
Pour les résultats positifs, disons que Richard Goulet est excellent pour organiser des gros partys.
Les grands dossiers passés sous silence
En fait, tous les dossiers dont je veux parler ont en commun une seule chose: L'apparence de conflit d'intérêt. Et tout ça est relié au style de gestion de Richard Goulet. L'argent est facilement distribué, mais il semblerait que certains ont beaucoup plus de facilité à l'obtenir et que ce qui semble être un bon investissement pour la Ville dans certains cas, ne l'est pas dans d'autres.
Quartier FC
En début d'année, j'avais parlé en séance publique du mauvais investissement qu'était le terrain où est situé maintenant le Quartier FC au centre-ville. Ce à quoi le maire me corrigea en me disant que j'oubliais de calculer que les taxes perçues durant les 10 prochaines années rembourseront la perte financière subie.
Si on approche le problème de ce point de vue, cela revient à dire que nous avons donné un congé de taxes pour 10 ans afin de «récompenser» les gens qui construisent à Granby. Si nous appliquerions cette philosophie à tous ceux qui construisent à Granby, cela nous coûterait au moins 10 M$ par année pour financer un tel «programme» de subventions (Il y a environ 100 M$ de nouvelles constructions à Granby chaque année et les taxes représentent environ 1% de la valeur foncière).
La question légitime est la suivante: Pourquoi le Quartier FC et pas les autres? Il semblerait que M. Favreau, co-propriétaire de l'immeuble, est un bon ami de Richard Goulet. J'aimerais bien que quelqu'un me confirme cette information.
Les terres Miner
Une chose similaire se produit avec les terres Miner. La Ville offre du financement d'«ami» aux acheteurs. Encore une fois, si le but derrière ça est d'encourager les promoteurs à choisir Granby pour leurs projets, cela pourrait être vu comme une forme de subvention. Mais pourquoi n'offre-t-on pas des prêts similaires aux autres promoteurs qui investissent à Granby?
La réponse à cette question est beaucoup plus évidente: Il faut conclure la vente au plus vite. C'est la raison pour laquelle on a «donné» une école malgré le fait qu'elle n'est pas bien située. C'est la raison aussi pour laquelle on fait fi des règlements municipaux pour maximiser la valeur du terrain.
CINLB
L'investissement de 1,8 M$ dans le CINLB est un bon exemple d'une relation amicale payante. Cette entente s'est conclue cette année où la Ville va finalement payer 1,8 M$, soit 100% des dépenses, alors qu'elle devait initialement payer 1 M$, soit 33% des dépenses.
Ferme Héritage Miner
Le cas de la ferme Héritage Miner est un cas aberrant sachant les montants offerts. 540 000 $ en subvention pour ce seul organisme, cette année seulement, en plus de fournir le terrain gratuitement. Il y avait même 2 conseillers qui étaient gênés de donner un tel montant.
Allons-y avec des faits. Paul Goulet, le fils de notre maire, est bénévole pour l'organisme. Sur le site internet de sa compagnie il cite la Ferme Héritage Miner comme étant une cliente. Parmi les services offerts par sa compagnie, on note le suivant:
«RELATIONS AVEC LES INFLUENCEURS - Qu'ils soient journalistes, analystes, législateurs ou piliers de la communauté, nous entretenons avec eux des relations qui nous permettent de livrer les messages de nos clients par les canaux les plus crédibles et les plus efficaces.
Je ne me souviens pas que le maire se soit retiré de la table lors de cette prise de décision. Pourtant il le fait lorsque le dossier du complexe de soccer est discuté, et on ne parle que de changement de zonage et non de 540 000 $ de subventions.
Hausse des coûts de la voirie
C'est probablement le dossier qui étonne le plus de par le peu d'attention qu'on lui a porté. Les coûts de la voirie ont augmentés de 27% depuis la venue de Richard Goulet à la mairie. Et les coûts sont 10% supérieurs à ceux de St-Hyacinthe et 75% de plus que ceux de Drummondville.
La seule explication du maire? On a fait beaucoup de trottoir. Mais voyons ce que disait Richard Goulet en octobre 2009:
«Tous les ans, il faut investir un minimum de 5, 6, 7 M $, avance-t-il. Dans les trottoirs depuis quatre ans, nous avons mis en moyenne 200 000 $ par année pour les refaire.»
200 000 $ sur 6 M$, ça fait 3%. Même si avant Richard Goulet on ne faisait aucun trottoir, cela ne justifierait qu'une augmentation de 3%. Ceci n'est clairement pas la raison.
Pour moi ceci confirme que les coûts ont augmenté de façon alarmante à Granby. Il serait étonnant que ceci se limite uniquement à la voirie. Alors lorsque Richard Goulet dit fièrement avoir investi 56 M$ dans les travaux d'immobilisations en 2010, moi j'entends que 27% de ces 56 M$ ont été gaspillés, soit 15 M$ au total. C'est énorme. On aurait pu refaire l'aréna au complet avec un tel montant.
N'importe où ailleurs, cette nouvelle aurait eu l'effet d'une bombe. Les médias auraient dû saisir cette nouvelle et en faire la une. Elle est simple à comprendre. Il n'y a pas de zone de gris, c'est soit noir, soit blanc: Pourquoi un kilomètre de rue coûte plus cher qu'avant et surtout plus cher qu'ailleurs?
Fait amusant à noter: Depuis que l'opération marteau est en vigueur, les coûts des travaux pour les gouvernements ont diminués de 36% ...
La publicité
Encore une fois, ici il n'y a rien d'illégal. Mais les apparences font poser beaucoup de questions et pour certains elles pourraient expliquer pourquoi il y a tant de dossiers passés sous silence, incluant celui-ci: Les achats de publicité dans les médias locaux. Noter que les chiffres mentionnés dans ce blogue ont été obtenus sous la loi d'accès à l'information par un citoyen. Donc ils sont confirmés par la Ville.
Une personne objective peut se questionner sur l'intérêt de la Ville à augmenter son budget "information" de 45 000 $ à 330 000 $ par année; surtout lorsque ce sont les journaux locaux qui empochent la majeure partie de ce montant - durant une période où l'Internet leur fait la vie dure.
Il est absolument inconcevable à mes yeux que les journalistes ne fassent pas plus de journalisme d'enquête sur ce qui se passe à la mairie, surtout sachant que les mots «corruption», «collusion» et «conflit d'intérêt» sont partout en ce moment. Et ce blogue ne concerne que 2010.
jeudi 25 novembre 2010
Rire des citoyens
Avec la nouvelle d'aujourd'hui concernant la gestion des déchets, on n'a pas à chercher bien loin pourquoi les citoyens ordinaires ne s'intéressent plus à la politique.
C'est le maire de Granby qui est interviewé par le journaliste plutôt que le préfet de la MRC (Il faut croire qu'être tous unis derrière le leader ne s'applique qu'au conseil de Granby), et on comprend pourquoi en lisant l'article: On avait besoin d'un expert pour beurrer épais afin de faire passer les mauvaises décisions de nos élus ainsi que leur manque de transparence.
On avait monté un beau plan d'affaire pour le tri-compostage. On s'était payé un beau voyage en Europe pour voir leurs vidanges. On a presque réussi à implanter le système sans appel d'offres, n'eût été que le gouvernement du Québec colmate une brèche dans la législation. On sera obligé de vendre l'idée aux citoyens.
Alors on fait des assemblées publiques. On engagera Mario Girard - l'ami de Richard Goulet qui trouve qu'on a une belle dynamique à Granby, dont il s'auto-proclame l'instigateur - pour présider le tout et en tirer des conclusions. Malgré des doutes évidents de la part des citoyens, il finira par conclure que toute la population est derrière les élus et qu'ils ont fait le meilleur choix.
On lira par la suite dans le journal local, des lettres d'opinions (ici, ici et ici) de citoyens avertis, plaidant une réévaluation du tri-compostage.
En mars 2010, on nous dit que, peut-être, on traitera les boues usées différemment. On nous dira aussi que «Chose certaine, le procédé retenu sera celui du tri-compostage».
Aujourd'hui on apprend qu'au mois d'août dernier, un appel d'offres a été lancé. Dans cet appel d'offres, on ne se limite plus au tri-compostage et on réévalue à la baisse la capacité de traitement de l'usine (soit 45 000 tonnes). Bref, c'est un projet complètement différent de ce que l'on nous a présenté, qui remet en question la technologie utilisée et les coûts de fonctionnement.
À quoi ça sert de dépenser l'argent des contribuables pour faire une consultation publique - et un rapport - si on fait ce que l'on veut par la suite et ce, toujours derrière des portes closes? C'est vraiment une maladie chez nos élus: le concept de transparence leur échappe totalement.
Mais, fidèle à son habitude, Richard Goulet nous dit n'importe quoi: «Les technologies pour traiter les déchets ont évolué». Depuis le début que les experts considèrent le tri-compostage comme une technologie dépassée, vieille de 30 ans. Durant les assemblées publiques, on nous disait qu'en traitant 47 000 tonnes de déchets, ça nous coûterait 30% plus cher pour nous vendre l'idée de traiter les vidanges de nos voisins. Maintenant, «les données financières ont changé, si bien que ces scénarios ne sont aujourd'hui plus fiables.» Mais «il n'est pas exclu que la MRC importe des matières résiduelles d'autres MRC pour couvrir ses coûts.» Avec de tels propos, y a-t-il quelqu'un qui croit que nous avons des leaders visionnaires en plein contrôle?
Mais ne vous inquiètez pas, une chose est restée la même: «On veut rien savoir d'un troisième bac.» Enfin, du moins jusqu'à ce que nos élus réalisent que nous seront probablement la seule municipalité du Québec à agir ainsi.
samedi 20 novembre 2010
75 ans d'histoire
Il y en a un qui doit être déçu.
Personne n'accusera La Voix de l'Est d'être «anti-Goulet». Le principal intéressé nous dit lui-même:
«Enfin, j'ai toujours trouvé que j'avais été traité équitablement par les journalistes. En tant que citoyen et maire de Granby, je crois sincèrement que le journal fait très bien son travail.»
Ce qui est amusant ce sont les capsules historiques dans l'édition spéciale 75e anniversaire de La Voix de l'Est. Pour chaque année, on relate LA nouvelle marquante. Voyons tout d'abord celles reliées aux élus Granbyens:
1939: HORACE BOIVIN EST ÉLU MAIRE
1945: J.-H. LECLERC DÉCÈDE
1964: PAUL-O. TRÉPANIER EST ÉLU MAIRE
1993: MICHEL DUCHESNEAU EST ÉLU MAIRE
1994: DÉCÈS DE HORACE BOIVIN À 89 ANS
2000: MICHEL DUCHESNEAU DÉMISSIONNE
Rien pour Richard Goulet, LE maire visionnaire qui «a mis Granby sur la carte» et qui nous a sauvé de la politique «dévastatrice» de Michel Duchesneau - qui est tout de même mentionné deux fois. Richard Goulet a pourtant été élu en 2005, 2007 et 2009.
Voyons voir la liste des réalisations municipales (à Granby) qui ont été LA manchette de l'année:
1935: UN ARÉNA ET UN STADE
1942: LE NOUVEL HÔTEL DE VILLE EST INAUGURÉ
1947: UN AÉROPORT À GRANBY
1959: GRANBY CENTENAIRE
1971: FUSION DE GRANBY ET DU CANTON?
1990: IMPLANTATION DE LA COLLECTE SÉLECTIVE À GRANBY
2010: UNE TROISIÈME GLACE À L'ARÉNA
Enfin! Une réalisation de Richard Goulet. En 2010, par la peau des dents! Il est amusant de voir qu'on considère comme un évènement marquant les discussions de la fusion ville-canton en 1971, mais pas la fusion comme tel en 2007. Probablement qu'il y avait un évènement beaucoup plus important?
2007: MEURTRE À L'ARBALÈTE
Un fait divers! Malgré la fusion, l'achat des terres Miner («le plus bel investissement qu'ait fait la Ville en 100 ans»), un référendum (plus un autre en 2006 pour la fusion) et une élection, tout ça n'est pas considéré plus important qu'un fait divers!
En 2005 l'incendie du centre-ville prend la vedette, en 2006 ce sont les algues bleues, en 2008 le décès de Mumba et en 2009 c'est la grippe H1N1. Le pont Mountain? Le 150e de Granby? Les terrains de soccer? L'incubateur industriel? Rien.
Ceci confirme ce que j'ai toujours dit: La population se fout de ce que fait Richard Goulet. Elle ne dit rien parce qu'elle est désabusée de la politique en général. Et quand elle recevra la facture, elle va se fâcher et jeter tout le monde dehors. Malheureusement, le refus de Richard Goulet d'impliquer la population dans ses projets et de travailler seul pour en récolter toute la gloire n'aide en rien la situation. On est tous perdants.
jeudi 4 novembre 2010
Augmenter les dépenses et faire des surplus
Si vous lisez le discours du maire - disponible dans Le Plus et l'Express - il y a encore des chiffres amusants.
| 2009 | 2010 | |
| dépenses d'immobilisations prévues | 20.9 millions | 39.2 millions |
| dépenses d'immobilisations réalisées | 25.8 millions | 58.9 millions |
| surplus réalisé | 4.3 millions | 2 millions |
Dans ces dépenses, certaines sont partiellement subventionnées, d'autres sont réalisées par les promoteurs, mais la réalité demeure la même: Il est quand même amusant de voir que chaque année nous dépensons plus que ce qu'on avait prévu et on termine tout de même l'année avec un surplus ...
Pendant combien d'années croyez-vous que nous pourrons garder un tel rythme?
Ah, La magie de l'endettement! Il faut dire que ça donne des beaux chiffres quand même.
mercredi 3 novembre 2010
Des investissements qui rapportent
Il est amusant de comparer les chiffres de Bromont avec ceux de Granby.
| Bromont | Granby | |
| Population | 7 000 | 61 000 |
| Richesse foncière | 1 milliard | 5 milliards |
| Dette | 34 millions | 43 millions |
| Permis de construction & rénovation 2010 | 120 millions | 140 millions |
Malgré une population près de dix fois plus petite et un valeur foncière 5 fois moindre, Bromont réussi à obtenir quasiment autant d'investissements que Granby ... et c'est fait avec une dette plus petite que celle de Granby!
Je ne suis pas un amateur des municipalités qui s'endettent, car il y a d'autres méthodes de financement beaucoup plus efficaces. Mais Mme Quinlan est l'exemple d'une politicienne qui a su mener à bien une vision, tranquillement pas vite, une brique à la fois. Comme toutes les villes de la province, elle a naturellement profité d'une économie exceptionnelle, mais ses choix et décisions ont, jusqu'à présent, bien servi sa communauté. Surveillez bien son budget qui sera adopté le mois prochain, je ne serais pas étonné que le taux de taxe de Bromont sera abaissé à 80¢, tout comme à Granby.
C'est en contradiction avec la méthode Goulet qui consiste à mettre de l'argent partout, en même temps, sans plan directeur. Faut-il s'étonner que Mme Quinlan ait cherché à se détacher de M. Goulet, poussant l'audace jusqu'à changer sa municipalité de MRC? Les plus naïfs d'entre nous devraient y voir là un signe.
Avant Goulet, il avait Girard
Voilà que notre ancien maire, M. Girard, sort de sa tanière pour venir encenser la «vision d'un Granby dynamique».
Rappelons que M. Girard est un grand supporteur de M. Goulet. Et pour cause, ils pensent tous les deux de la même façon. Comme Richard Goulet, Mario Girard était un fervent amateur des «investissements». Il avait eu la brillante idée de «faire de l'argent» en achetant des terrains avec l'argent des contribuables pour les revendre à profit. Il n'y a jamais eu de profit. Les derniers terrains qu'il avait achetés se sont vendus - à perte - 10 ans après son départ de la mairie. Il y avait même eu un mini-scandale en rapport avec des commissions d'un agent immobilier qui achetait (ou vendait?) les terrains pour la Ville. Et la fameuse lubie - pardon vision - du parc Astérix ...
Mario Girard, c'est la raison pour laquelle les Granbyens ont élu un maire qui s'est engagé à éliminer la dette en 1993. Car lorsque que Richard Goulet vous dit que la dette de Granby était beaucoup plus élevée dans le passé, ses chiffres font référence à l'ère Girard, là où elle a été à son sommet grâce, entre autres, à M. Girard.
Ici encore, les plus naïfs d'entre nous devraient y voir là un signe. L'histoire a tendance à se répéter ... surtout lorsqu'on emploi les mêmes méthodes.
vendredi 29 octobre 2010
Apparence de conflit d'intérêt
Les terres Miner
Est-ce que la Ville de Granby a pris des décisions dans le meilleur intérêt des citoyens lorsqu'elle a approuvé le plan de morcellement des terres Miner? Faut-il encore être en mesure de définir quel est le meilleur intérêt des citoyens. Parce que le rôle du conseil devrait s'arrêter à prévenir les problèmes futurs lorsqu'il décide s'il accepte ou non un plan de morcellement. Mais lorsqu'une municipalité est propriétaire du terrain à développer, elle doit s'assurer de rentabiliser l'investissement fait avec l'argent des contribuables. Quel intérêt prime sur l'autre? Une question difficile à répondre et c'est pourquoi une municipalité ne devrait jamais spéculer avec l'argent des contribuables. Jugez par vous-même.
Voici les terres Miner dans le secteur de la rue Robitaille et du boulevard Pierre-Laporte:
À gauche du boul. Pierre-Laporte, il y a une rue sans issue et elle mesure environ 750 m de long. Notez le petit terrain, très étroit, près du rond de virage. Ceci est lien public, c'est-à-dire une voie de circulation publique autre qu'une rue, accessible par un véhicle d'urgence (ce lien public traverse le milieu humide pour se rendre vers une autre rue du développement). Notez aussi que tous les terrains bordant cette rue sont des terrains destinés à recevoir des immeubles de 4 logements ou plus (en moyenne, 5 logements par immeuble), soit environ 200 logements sur cette rue. J'attire aussi votre attention sur la portion de la rue qui longe le milieu humide et ce, sans aucune marge. De plus, sachez qu'il n'y que 2 accès pour le quartier du Plateau (borné par Pierre-Laporte, Robitaille et Mountain) qui possède plus de 600 logements et un secteur commercial.
À droite du boul. Pierre-Laporte, il y a un quartier de 173 terrains, composé d'îlots, plus une école et une garderie, n'ayant qu'un seul accès à la rue Robitaille. Il y a environ 2000 m de rues (dont 950 m bouclant l'îlot* au sud du quartier) et aucun lien public.
*îlot: ensemble de terrains bornés par des rues publiques.
La règlementation
Tout d'abord je tiens à spécifier qu'aucun accès (rue ou autre) ne peut être fait sur le boul. Pierre-Laporte. C'est une condition émise par le ministère des Transports, responsable de cette voie rapide.
À Granby, voici ce qu'on peut lire dans le règlement de lottisement:
Article 23 - rue sans issue:
«(...), la longueur maximale d'une rue sans issue est de 190 m. Toutefois, cette longueur maximale est portée à 300 m lorsqu'il est prévu un lien public (...)»
Article 27 - rue à proximité d'un lac d'un cour d'eau ou d'un milieu humide:
«La distance minimale entre une rue et la ligne naturelle des hautes eaux d'un lac, d'un cours d'eau ou d'un milieu humide (...) est de 45 m (...)»
* Notez que dans le règlement de lotissement il y a une définition du mot «riverain» qui définit un terrain situé à moins de 45 m d'un milieu humide et qu'un terrain et une rue ne sont plus «riverains» si le plan de morcellement a fait l'objet d'une autorisation en vertu de l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement. Or, dans l'article 27, la rue n'est pas définie comme étant «riveraine», donc l'article s'applique à toutes les rues. Notez aussi que la définition du mot «riverain» a été modifiée en novembre 2008. De plus l'article 20 spécifie clairement à propos des règlements suivants:
«Aucune opération cadastrales relative aux voies de circulation ne peut être effectuée si elle ne concorde pas avec les normes de dimensions prévues au présent règlement, (...)»
Anciens règlements
Le règlement de lotissement présentement en vigueur a été adopté le 8 septembre 2008 par Richard Goulet. Cela fait suite à la fusion, mais c'est aussi en même temps que la Ville travaillait sur le plan de morcellement des terres Miner et que, on le sait aujourd'hui, elle apprenait qu'il y avait une cinquantaine d'acres de milieux humides qui ne pourrait pas être exploités (soit l'équivalent de 250-300 terrains). Le nouveau règlement est, grosso-modo, celui de l'ancienne Ville de Granby. Mais qu'en est-il de celui de l'ancien Canton de Granby au moment de la fusion?
Article 3.7 - cul-de-sac:
«La longueur d'un cul-de-sac ne doit pas dépasser 180 mètres (...)»
Article 4.3 - Aménagement des îlots:
«La longueur des îlots ne devrait pas être inférieure à 185 mètres, ni supérieure à 500 mètres.»
Dans les autres municipalités
Question de voir ce qui se passe dans les autres municipalités, j'ai tapé les mots «règlement de lotissement» sur Google et j'ai étudié quelques-uns de ces règlements. Tout d'abord les plus permissifs:
St-Jean-sur Richelieu: Il appert qu'il n'y a pas vraiment de norme en ce qui concerne la planification des rues à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.
Bromont: La longueur d'un cul-de-sac n'est pas limitée. Cependant, à tous les 250 m, il doit y avoir un refuge, c'est-à-dire un demi-cercle d'un rayon de 15 m ou un élargissement de 5 m de la chaussée sur une longueur de 15 m. Un lien public doit être présent à tous les 850 m.
Canton de Shefford: La longueur maximale d'une rue sans issue est de 230 m. S'il y a plus de 40 terrains, il doit y avoir au moins 2 accès à des rues existantes.
Bonsecours: La longueur maximale d'une rue sans issue est de 750 m. S'il y a plus de 50 terrains, il doit y avoir au moins 2 accès à des rues existantes.
Mascouche: La longueur maximale d'une rue sans issue est de 150 m; 250 m s'il y a un sentier piétonnier. La longueur d'un îlot doit être entre 75 m et 400 m. Le chemin d'accès des îlots en tête-de-pipe doit être au plus 250 m de long, la longueur maximale du parcours autour de l'îlot doit être de 850 m et un sentier piétonnier doit être aménagé.
Lac-Brome: La longueur maximale d'une rue sans issue est de 230 m; 250 m s'il y a un sentier piétonnier. S'il y a plus de 50 terrains, il doit y avoir au moins 2 rues qui rejoignent des rues existantes. Les îlots en tête-de-pipe doivent avoir moins de 50 terrains: le chemin d'accès doit être au plus 225 m de long, la longueur maximale du parcours autour de l'îlot doit être de 850 m et un lien public doit être aménagé.
Mont-Royal: La longueur maximale d'une rue sans issue est de 190 m; 250 m s'il y a un sentier piétonnier. La longueur d'un îlot doit être entre 165 m et 365 m; 485 m s'il y a un sentier piétonnier dans le tiers central de l'îlot. Le chemin d'accès des îlots en tête-de-pipe doit être au plus 225 m de long, la longueur maximale du parcours autour de l'îlot doit être de 850 m et un sentier piétonnier doit être aménagé.
Lapêche: Tout usage de culs-de-sac est prohibé. Toutefois, le cul-de-sac pourra être employé lorsqu'il s'avère une solution esthétique ou économique pour l'exploitation d'un terrain dont la forme, le relief ou la localisation ne se prête pas à l'usage d'une rue continue. Dans ce cas, la longueur maximale est de 300 ou 400 m (selon le secteur). La longueur maximale d'un îlot est de 540 m; si la longueur est plus de 230 m, un sentier piétonnier pourra être exigé.
On voit que la réglementation de Granby est nettement moins restrictive que celles des autres municipalités malgré une révision récente. Même si les autres municipalités aurait probablement permis les impasses dû aux conditions particulière du terrain, il semblerait que des impasses où on entasse les jumelés et immeubles à logements, afin de maximiser la rentabilité, n'auraient pas été permis. Et noter qu'on ne parle même pas de la particularité qu'il y a une école et une garderie à l'entrée de l'impasse. Imaginez plus de 200 personnes voulant sortir de leur quartier (sans compter les parents qui viennent porter leurs enfants à la garderie sur le chemin du travail) avec des autobus scolaires ayant leurs clignotants rouges en fonction. Qu'il n'y ait aucun lien public semble tout aussi déraisonnable, particulièrement avec un si grand nombre de terrains.
Malheureusement, il y a pire. En 2006 , sous l'administration Goulet, On avait agit comme il se doit envers un promoteur privé en prévoyant pour l'avenir. Lors de la séance du 5 septembre 2006, même s'il n'y avait aucun règlement qu'il l'oblige, le conseil avait imposé les conditions suivantes pour le développement des Faubourgs du Séminaire (adossé à la voie rapide du boul. David-Bouchard):
- Aménager un bande de protection de 20 m de largeur le long du boulevard David-Bouchard Sud afin de constituer une bande antibruit.
- La bande de protection devra être cédé comme contribution pour fins de parc, de jeux et espaces naturels.
- Les lot riverains à la bande de protection doivent avoir une profondeur minimale de 75 m.
Malgré la présence de la piste de motoneige le long du boul. David-Bouchard, on note la similarité du problème de bruit entre les deux voies rapides. Voici où devrait être les rues bordant le boul. Pierre-Laporte si ces normes étaient appliquées aux terres Miner:
On voit qu'on perd énormément de terrain et que le projet est beaucoup moins rentable. Mais quels sont les intérêts des citoyens qui priment: Ceux d'aujourd'hui qui veulent voir leur «investissement» fructifier ou ceux de demain qui devront composer avec les plaintes de bruit excessif et de congestion? Lorsque la Ville ne spécule pas avec l'argent des contribuables, cette question est facile à répondre.
De plus, créerons-nous des précédents? Serons-nous sujet à des poursuites judiciaires de la part de promoteurs dénonçant du favoritisme?
Règlement de démolition
C'est une vieille nouvelle, mais c'est quelque chose que j'ai appris récemment et ça correspond parfaitement avec le sujet du jour.
Lorsque le conseil a voulu démolir le bar et le magasin de vêtement du centre-ville qu'il avait acquis un peu plus tôt, il a dû passer par le comité de démolition. Il y a eu un avis public et tous les citoyens pouvaient s'exprimer lors d'une assemblée publique sur le sujet. À l'époque, comme probablement la plupart d'entre vous, je ne comprenais pas la pertinence d'une telle réglementation. Pour quelle raison une Ville peut elle empêcher un propriétaire de démolir son propre immeuble? Après tout, c'est lui qui en assume les pertes.
La réponse est la suivante: La Ville veut s'assurer que si vous démolissez un immeuble qui lui rapporte des taxes, vous allez le remplacer par quelque chose d'une valeur équivalente. Vous pouvez lire le texte suivant dans le plan d'urbanisme (p. 67):
«Règlement sur les démolitions
Cet outil permet à la Ville de contrôler les démolitions pour éviter que soient démolis certains bâtiments sans justification et que soit planifiée adéquatement la réutilisation des terrains ainsi libérés. La Ville s’est déjà dotée d’un tel règlement.»
Or, au centre-ville, on avait rien prévu pour remplacer les bâtiments - en bonne condition, soit dit en passant - qu'on voulait démolir. On parlait d'attendre le rapport de l'organisme Rues Principales pour savoir ce qu'on ferait du terrain. Le rapport est déposé depuis longtemps, il n'y avait aucune recommandation particulière pour ce terrain et nous n'avons toujours aucun projet.
C'est Richard Goulet qui était maire lorsque la Ville a acheté les immeubles, c'est Richard Goulet qui était maire lorsque la Ville a demandé la démolition des immeubles et c'est aussi Richard Goulet qui présidait le comité de démolition pour étudier la demande de la Ville!
Encore une fois, est-ce que le meilleur intérêt des citoyens a été privilégié dans ce cas et si oui, quel était-il?
lundi 25 octobre 2010
Des promoteurs mécontents
«Avoir su!»
Voilà qui résume bien l'attitude de bien des promoteurs qui n'ont pas tenté leur chance pour les terres Miner.
Mais disons que la réaction est trop peu, trop tard. Est-ce que ces gens croyaient vraiment qu'un promoteur allait payer 11 M $ comptant? Avec l'historique des transactions de Richard Goulet? Il a toujours tout donné sous prétexte qu'un jour ça sera payant.
J'ai hâte que les gens se réveillent et qu'ils réagissent AVANT que les dommages soient causés. Richard Goulet détruit la Ville un citoyen à la fois. Si vous attendez votre tour pour réagir, il sera trop tard. Il faut d'abord commencer par s'intéresser à ce qui se passe.
S'impliquer
Je ne vais pas souvent à la tribune du citoyen lors de la séance du conseil. Mais quelquefois, la gestion de notre conseil devient si ridicule que ça bouille en-dedans. La dernière fois c'était le 21 décembre dernier.
Voici le compte-rendu de mon intervention à la période de questions du 21 décembre 2009 selon le procès-verbal:
«M. Denny O’Breham demande, en ce qui concerne les terres Miner, si les 200 acres étaient mises en vente, alors que les villes tentent de contrer la collusion, Granby vendrait à un groupe l’ensemble des terres alors qu’il y aurait eu seulement deux terrains mis en vente, contrairement à l’appel d’offres public.
M. Goulet lui souligne qu’il y a de fausses allégations et des sous-entendus dans sa question et qu’effectivement deux terrains avaient été mis en vente mais l’ensemble des gens qui se sont montrés intéressés ont eu l’occasion de proposer autre chose pour l’ensemble des terrains.
M. Denny O’Breham dit qu’il n’y a pas eu d’appel d’offres pour l’ensemble des terres et que le conseil municipal devrait se concentrer sur un code d’éthique, qu’il y a un manque de transparence en ce que les membres du conseil ne sont pas au courant, et que des personnes ont laissé coulé de l’information sur l’achat des terres, ce à quoi M. Goulet lui dit qu’il est hors d’ordre, que la Voix de l’Est rapporte que ce sont de bonnes sources, qu’elle n’a jamais affirmé que l’information vient de la Ville, qu’il n’y a aucune collusion ou quoi que ce soit dans le dossier et que le conseil est parfaitement au courant de la situation.
M. O’Breham est d’avis qu’il y a deux solutions, soit respecter l’appel d’offres initial ou annuler et recommencer pour la vente des terres Miner et que, comme investisseur à la Ville, il considère que son argent doit être géré correctement.»
Et aujourd'hui, 4 promoteurs nous disent qu'ils n'étaient pas au courant et qu'ils auraient aimé avoir un autre appel de propositions pour clarifier les choses. Mais selon Richard Goulet, c'est toujours la faute des citoyens s'ils sont mal informés, ce n'est jamais la responsabilité du conseil de bien informer. Comment se fait-il que je pouvais voir ces problèmes potentiels il y a près d'un an? Suis-je visionnaire? Qu'est-ce que cela aurait coûté à la Ville de refaire un appel de propositions et de s'assurer que nous avions la meilleure offre? Parce que de mon point de vue d'investisseur (ce sont mes taxes qui ont payés ces «investissements»), je ne suis pas convaincu que nous avons eu la meilleure offre et lorsque des promoteurs nous disent aujourd'hui: «Avoir su! C'est pas cher!» Mes doutes se confirment.
Mais le 21 décembre 2009, je n'étais qu'un seul citoyen. Personne d'autre ne semblait s'indigner de la situation. Mais ça n'aurait pas pris beaucoup de citoyens mécontents pour faire bouger les choses. La solution alternative était tellement simple.
dimanche 24 octobre 2010
Encore l'expropriation
La situation de certains propriétaires de la rue Lemieux concernant l'obligation qu'a la Ville de leur fournir de l'eau est bien représentative de Richard Goulet. Incapable de s'entendre, on se tourne vers l'expropriation. Je sais qu'ils n'ont pas le choix puisqu'il y a une date butoir à respecter, mais on voit bien que la négociation n'est pas son fort.
Que la Ville choisisse de creuser des puits au lieu d'amener l'aqueduc pour des raisons économiques, je veux bien. Mais pourquoi diable la Ville refuse-t-elle d'être responsable des puits? Si j'étais à la place des propriétaires, j'exigerais la même chose. La Ville s'est engagée envers eux, ils ont toujours payé leurs taxes, elle est donc maintenant responsable de fournir l'eau. Le fait qu'il vont creuser les puits à leur frais est une admission de cette responsabilité. Toutes autres options est un retour en arrière. Imaginez que vous restez au centre-ville et que la Ville, peu importe la raison, décide de vous déconnecter de l'aqueduc, vous creuse un puit et vous dit: «Arrangez-vous avec vos problèmes.» Ça n'a aucun sens.
De toute façon, cette partie de la Ville est condamnée à être urbanisée avant longtemps, l'aqueduc sera probablement rendue avant même qu'il y ait un problème avec les puits. Pire encore, en étant responsable du puit, la Ville pourra exiger le paiement de la taxe d'eau comme si c'était l'aqueduc. Le risque n'est pas très grand. De plus, dans le canton - où ils ont des problèmes avec leur puit - qui est maintenant responsable? La Ville. Alors pourquoi tenter d'éviter l'inévitable, compliquer la vie de tout le monde et gaspiller l'argent des contribuables en bureaucratie inutile?
samedi 23 octobre 2010
Le golf Miner
Les propriétaires du golf des cèdres et d'Intergolf ont bien raison de se plaindre de la subvention déguisée accordée au golf Miner. Je vous rappelle que la source du litige est le prix de location (ridicule) du terrain à un organisme privé.
Par contre, je ne vois pas l'inconvénient que la Ville aille investir sur le terrain de golf. Au contraire, cela augmente la valeur de l'immeuble et cela justifie une augmentation de loyer. Ça ne peut qu'être positif pour démontrer que le loyer exigé n'est pas représentatif du bien loué. Aucun juge n'exigera la démolition du nouveau bâtiment, seulement une augmentation du loyer.
Le pire dans tout ça, c'est que tout ce que la Ville à faire, c'est de gérer elle-même le golf et plus personne ne peut rien dire.
Ce qui est amusant (même si ce n'est pas drôle), c'est que les grands perdants dans cette histoire ce sont les citoyens et pourtant personne ne réagit. Je rappelle que ce golf est un «investissement» ... qui ne rapporte rien. La Ville est loin de faire ses frais et à peine quelques centaines de joueurs en profitent (on ne sait même s'ils habitent tous Granby).
Peu importe, on continue de l'avant en «investissant» 5 M $ dans le baseball pour 172 joueurs ...
vendredi 22 octobre 2010
Trop de mauvaise de décisions
Désolé, le manque de temps m'empêche d'écrire mes blogs. J'accummule les nouvelles de cette semaine et j'y reviendrai sous peu.
En attendant, vous pouvez lire mon commentaire sur le blog de Michel Laliberté.
mercredi 20 octobre 2010
Les terres Miner
A-t-on fait une bonne affaire?
Voyons d'abord ce qu'on a vendu. Il y a les terres Miner, évidemment, mais il y a aussi le plan de développement. Car le plan présenté par les nouveaux propriétaires a été conçu par la Ville sur une période de 2 ans. Je ne suis pas expert en la matière, mais ça doit bien valoir 1 M $ un tel travail. Sachant que le plan est «pré-approuvé» par le conseil, c'est un plan qui vaut très cher pour un promoteur.
Ainsi, les coûts directs pour la Ville sont le prix d'achat des terres, 10 M $ (intérêts sur 10 ans inclus) plus les plans d'aménagement, ce qui nous donne un total de 11 M $.
Les nouveaux propriétaires nous donnerons au total 13 M $ (intérêts sur 15 ans inclus). Alors le maire a raison lorsqu'il nous dit:
«Et ce qu'il faut surtout retenir, c'est qu'on conserve 325 acres de terre et qu'une fois toutes les dépenses additionnées, en plus du capital et des intérêts payés, on va faire un profit net de 2 M $.»
Voilà pour les belles choses.
L'argent n'est pas dans nos poches
Tout ceci n'est qu'une promesse d'achat. Nous pourrons parler de profit que lorsque nous aurons obtenu au moins 8 paiements sur les quinze que les nouveaux propriétaires auront à effectuer, soit encore 8 ans. À ce moment, le coût d'achat des terres Miner (excluant le boisé et le golf) aura été remboursé et nous pourrons dire que nous n'aurons rien perdu. Après on pourra commencer à parler de profit.
Qu'est-ce qui peut se passer en 8 ans? Bien des choses. Si le marché immobilier tombe, les promoteurs cesseront leurs paiements et nous reprendrons les terrains restants - qui n'auront plus de valeur, puisque le marché immobilier sera à la baisse. Si les promoteurs rencontrent des problèmes avec le terrain lors de la construction (vice caché), ce sera la Ville qui en assumera les coûts puisque, on s'en rappelle, elle a acheté les terres Miner sans garantie légale.
Bref, c'est la Ville qui assume tous les risques en attendant que l'argent rentre.
Le coût réel des terres Miner
Si on aurait exproprier exclusivement le boisé Miner, quels sont les coûts que nous aurions évités? Les coûts d'aménagement du boisé seraient toujours là, évidemment. En ce qui concerne la ferme Héritage Miner, même si le terrain avait été acquis par des intérêts privés, le projet aurait pu se réaliser et la ville aurait pu le subventionner. Mais une dépense qui aurait été évitée est le golf Miner. À propos de la revitalisation du golf, notre maire a dit:
«Il est clair que la facture totale du projet initial, estimée à 700 000 $ il y a deux ans, a aujourd'hui grimpé. D'autant plus si c'est la Ville qui fait réaliser les travaux»
Si le golf aurait été vendu à des intérêts privés, nous n'aurions jamais payé ces dépenses. Notons que le conseil n'a aucun projet sérieux pour rentabiliser ou rendre plus accessible ce golf.
La machine à sous qui rapporte
Pour savoir si on s'enrichit, il est bon de regarder l'ensemble des décisions prises. Les paiements annuels que feront les promoteurs représentent environ 25 $ par année sur votre compte de taxes et ce, pour les 15 prochaines années. Depuis que Richard Goulet est à la mairie le compte de taxes moyen a augmenté de 500 $ par année. Ça relativise beaucoup. Les millions perdus dans le pont Mountain, les terrains au centre-ville ou dans l'augmentation de 27% des coûts pour la reconstruction de nos rues sont aussi des conséquences des décisions de notre conseil.
Mais le gambler est toujours content lorsque la machine à sous lui crache quelques dollars.
Conflit d'intérêt
Même si on avait offert 100 M $ pour les terres Miner, ça ne changerait rien au fond du problème: La Ville ne doit pas faire de commerce, ce n'est pas son rôle.
Faire de tels «investissements» avec l'argent des contribuables est inadmissible. Le fait que la Ville prévoyait vendre les terrains deux fois moins cher que l'offre d'achat acceptée démontre bien l'impossibilité de prévoir les résultats dans de tels cas. Il y avait autant de chance que l'offre fût été deux fois moindre. La récession aurait pu être beaucoup plus catastrophique pour nous.
L'autre problème est que la Ville se place en conflit d'intérêt; particulièrement dans le cas qui nous concerne puisque la transaction ne sera pas complétée avant 15 ans et que la Ville s'est engagée avec un seul groupe de promoteurs.
Avec le plan initial de Richard Goulet, la Ville était sensée aller en appel d'offres chaque année pendant les 20 prochaines années, laissant la chance à tous de profiter du développement. Le conseil vient tout juste d'aller à l'encontre de cette philosophie en promettant la vente des terrains pour les 15 prochaines années à un seul groupe de prometteurs.
Sachant que le paiement des prometteurs dépendra de leur succès dans leur développement, est-ce que le conseil sera moins objectif lorsqu'il examinera leur dossier? (avant de répondre à la question, songez au fait que dans les 15 prochaines années Granby verra 4 conseils différents qui nous sont encore inconnus à ce jour)
Est-ce que les autres promoteurs pourraient accuser la Ville d'être en conflit d'intérêt et l'amener en cour? On a qu'à regarder les évènements actuels (golf Miner et développement Quévillon) pour comprendre que c'est possible. Même si cela se fait à tort, la Ville devra tout de même se défendre et ce sera des frais supplémentaires à soustraire aux profits qu'on nous fait miroiter.
Malheureusement, les terres Miner, ce n'est pas terminé.
