jeudi 30 septembre 2010

Hausse des loyers

Voici un article qui a paru dans La Voix de l'Est aujourd'hui: Les proprios d'immeubles locatifs inquiets.  C'est malheureux que cet article ne faisait pas la une car il est très révélateur sur les bévues de l'administration Goulet.

1. Le compte de taxes n'a aucun lien avec l'évaluation

«La hausse du rôle d'évaluation à Granby (...) préoccupent le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL).»

«la hausse de 20% du rôle d'évaluation (...) a porté un dur coup aux propriétaires d'immeubles, car ils ont dû augmenter le coût des loyers.»

Ça me donne toujours un frisson dans le dos lorsque je lis de tels propos.  LE COMPTE DE TAXES NE DÉPEND PAS DE L'ÉVALUATION, IL DÉPEND DU TAUX DE TAXATION.  L'évaluation peut être multiplié par dix en une seule année et ça ne change rien au compte de taxes, puisque vous n'avez qu'à diminuer le taux de taxation (en le divisant par 10) pour obtenir le même montant d'argent.  L'évaluation ne sert qu'à comparer qui sont les plus riches d'entre nous.

TOUTES les autres municipalités ont diminuées leurs taux de taxation et ce, à chaque hausse du rôle d'évaluation.  Si bien que le taux de taxation avantageux de Granby n'est plus.

Les citations précédentes devraient se lire comme suit:

«La hausse du rôle d'évaluation Le taux de taxation à Granby (...) préoccupent le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL).»

«la hausse de 20% du rôle d'évaluation comptes de taxes (...) a porté un dur coup aux propriétaires d'immeubles, car ils ont dû augmenter le coût des loyers.»

2. Les gens quittent Granby

«Le taux de vacances des loyers est à la hausse.  Il est actuellement de plus de 4%»

Il y a longtemps que l'on peut noter la prolifération des pancartes «À LOUER» à Granby.  Un propriétaire de duplex que je connais a perdu son locataire qui est parti s'installer dans Brome-Mississiquoi.  Raison invoquée: loyer trop cher.  Il n'est pas le seul.

Nous sommes dans une période faste dans le monde immobilier.  La population de Granby s'agrandit toujours et Richard Goulet y voit là une conséquence de ses décisions.  Par contre, la population des autres municipalités s'agrandit aussi.  Le problème, c'est qu'elle s'agrandit plus vite ailleurs qu'à Granby; nous traînons de la patte.  Et lorsque cette période faste sera terminée, nous aurons les véritables retombées des décisions de Richard Goulet:  des gens qui sont déménagés à l'extérieur et qui ne reviendront pas. Il est toujours extrêmement difficile de ramener un client perdu.

3. Les hausses du compte de taxes n'affectent pas que les locataires

Si les hausses du compte de taxes granbyen portent un dur coup aux propriétaires d'immeuble locatif et à leurs locataires, ils affectent tout autant les propriétaires des maisons unifamiliales.

On ne peut qu'espérer qu'ils se lèveront et exigeront une meilleure gestion de leur Ville.

C'est dommage que les gens préfèrent quitter plutôt que de s'approprier leur Ville.

4. Granby fait bande à part

Le RPHL représente 1300 membres dans les Canton-de-l'Est.  Pourtant le seul maire qu'il rencontre est celui de Granby.  Il y a là un message très fort sur la qualité de la gestion de notre Ville.

5. Les réponses de notre maire

En écoutant Richard Goulet, le conseil n'est jamais responsable.

«Mais, rappelle-t-il [Richard Goulet], ce n'est pas le conseil municipal qui a décidé de l'augmentation [de l'évaluation], (...)»

- Non, mais c'est le conseil qui a décidé de maintenir le taux de taxes à 80¢.

«Aussi, croit le maire, si le taux de vacances des logements est en hausse, c'est parce qu'il y a beaucoup de nouvelles constructions qui viennent changer la donne.  Et pour cela, le conseil municipal n'y peut rien, dit le maire Goulet»

- Les nouvelles constructions ne se font pas dans l'espoir de les laisser vides.  Si  les nouveaux logements ne pas loués (ou les anciens ne trouvent pas preneurs), il y a un problème.  Et le problème c'est que les constructeurs se basent sur les données pré-Goulet - à l'époque où Granby était bien gérée et qu'elle accueillait plusieurs nouveaux résidants, plus qu'ailleurs  - pour déterminer l'évolution du marché Granbyen.  Mais la mauvaise gestion de l'administration Goulet vient changer la donne et les locaux restent vides.

mercredi 8 septembre 2010

Tout ce qu’il faut c’est un intérêt et de la volonté

Granby n’a pas besoin d’une nouvelle salle!

Voici un blog intéressant à propos d'une deuxième salle de spectacle à Granby;  Un projet supporté par Richard Goulet mais qu'on avait pas entendu parlé depuis longtemps.  Ça fait du bien de voir que nous ne sommes pas seul à comprendre que le Salut n'est pas dans l'augmentation des dépenses.

L'article se termine ave ce qui fait vraiment défaut à Granby:

«Tout ce qu’il faut c’est un intérêt et de la volonté.»

J’ai beau chercher le positif …

«Le marché public et la ferme Héritage Miner sont des exemples parfaits de la seule implication qu’une ville doit faire dans le milieu des affaires. Les projets émanent de la communauté, peu d’argent investi par la Ville et une flexibilité de la réglementation pour appuyer l’initiative. Le reste dépendra des promoteurs des projets.»

J’écrivais ces mots le 10 mai 2009 sur mon autre blog, celui qui avait pour but de susciter un débat public sur ce à quoi devrait ressembler le nouveau Granby. Tout le contenu du blog se devait d’être positif et je citais en exemple l’administration Goulet dans sa façon de gérer le projet de la ferme Héritage Miner.

Tout ceci est maintenant terminé.

275 000 $ en subvention. Pire encore, comme pour le CINLB et la sculpture «le Phare», nous donnons cet argent parce que les autres refusent d’en donner. Ce qui devrait être un indicateur concernant l’intérêt de la communauté, devient un défi à relever pour Richard Goulet. L’espoir de devenir le héros, celui qui voyait la potentiel que tout le monde ignorait.

Qu’est-ce que 275 000 $ ? Richard Goulet s’était engagé à verser 1¢ du 100 $ d’évaluation au communautaire. Ceci représentait déjà une bonne augmentation par rapport à ce qui se donnait auparavant. Cette année, ce montant représente une somme d’environ 500 000 $. C’est un montant que doivent se partager une cinquantaine d’organismes, soit 10 000 $ chacun. Le conseiller Pronovost a bien raison de s’inquiéter de l’équité dans les choix de la Ville. Quoique avec la Maison des Familles qui a récemment reçu 100 000 $ de la part de la Ville pour pouvoir devenir propriétaire de leur local, j’imagine que la décision concernant la ferme Héritage Miner n’est qu’un pas dans la continuité. En passant, 50 organismes multipliés par 200 000 $, ça fait 10 M $.

Qui va maintenant être assez fou pour donner à cet organisme? Granby donne déjà tout ce qu’il demande. Qui voudra y travailler bénévolement? Granby fournira les montants nécessaires pour payer les salaires d’employés et de sous-traitants. Car c’est ça la réalité : l’argent ça ne fait qu’attirer les gens qui veulent en profiter. Qui fait des demandes à la Ville désormais? Des organismes comme les Voitures Anciennes de Granby qui se font un petit 200 000 $ dans une fin de semaine et qui s’offusque que la Ville refuse de leur donner 25 000 $ en argent (car ils reçoivent déjà l’équivalent en service). Tout le monde voudra sa part et la Ville sera bientôt ingérable. Lorsque nous devrons dire «non» à toutes ces demandes farfelues – et nous n’aurons pas le choix - vous allez en voir des mécontents.

J’aimerais aussi noter que notre investissement de 8 M $ (+ les intérêts) dans les terres Miner est déjà augmenter de 542 000 $ avec le seul projet de la ferme Héritage Miner. N’oublions pas les aménagements du boisé qui ne font que débuter ainsi que le golf dont on ne parle plus mais qui sommeille toujours. Nous avons aussi donné une partie de ce terrain à la commission scolaire pour y construire une école.  Notons aussi que 50 acres (soit 20% des terrains «développables») ont été classés aires protégées par le ministère du développement durable, donc impossible d’y construire quoique ce soit - une chose pourtant prévisible avant d'acheter.

Voici un tableau des revenus tirés des terres Miner selon l’étude Raymond, Chabot, Grant, Thornton (p.87). Les années 1, 2 et 3 correspondent à 2008, 2009 et 2010:


AnLotsAcresRevenus
   Location du golfVente des terrainsTaxes de mutation des terrainsTaxes de mutation sur résidencesTaxes sur résidencesRevenus totaux
1651730000274667262000307 287
2651730000280161270215303885750551 651
36517300002549892325153038173215613 566
total :1 472 504

Nous sommes déjà 1,5 M $ dans le trou selon le plan initial. Et pour ça il faudrait 195 logements déjà construits.  Ça en fait du retard à rattraper.

dimanche 5 septembre 2010

Des archives concernant l’aéroport

Ce qui est plate avec le dossier de l’aéroport, c’est qu’on ne sait pas ce qui se passe. Le conseiller Pierre Breton a démissionné du poste de président du conseil d’administration car il était contre le renvoi de la directrice générale. Il est clair qu’il existe deux groupes, deux visions, sur le conseil d’administration : Granby d’un côté, Bromont et Cowansville de l’autre. Quels sont ces différents points de vue, ça nous l’ignorons.

Mon point de vue est que l’aéroport est important et qu’on doit faire les investissements nécessaires. S’il n’existerait pas, je ne sais pas si j’en construirais un, mais puisqu’il est là, aussi bien l’entretenir comme du monde et le valoriser.

En lisant l’extrait de cet article :

« Le maire de Granby admet que la Ville aimerait obtenir un meilleur retour sur son investissement. "On pense qu'on a une régie qui peut servir d'outil de développement économique,…" »

J’avais l’impression que le conseil de la Ville de Granby, particulièrement le maire, avait une vision similaire, c’est-à-dire développer l’aéroport.

Or, en faisant une petite recherche pour mon dernier blog, je suis tombé sur ce vieil article. On peut y lire ce qui suit :

« La piste de l'aéroport de Bromont devra être refaite complètement à court terme, recommandait une firme d'ingénieurs en... 2006. Trois ans plus tard, les travaux se font toujours attendre. »

« Les auteurs du rapport suggèrent que la piste soit refaite à neuf dans un délai de trois à cinq ans, suivant le dépôt du document. Des conclusions tirées en fonction de la fréquentation de l'aéroport en 2006. À noter cependant qu'en quelques années, l'achalandage y a plus que doublé, passant de 2 777 vols (atterrissage ou décollage) en 2006 à 6279 en 2008. »

« Il croit néanmoins qu'il faudra rapidement aller de l'avant. "On ne peut pas attendre deux ou trois ans avant de la refaire. Ça doit être fait l'an prochain", lance M. Gévry. »

« S'il n'en tient qu'au maire actuel de Granby, l'argent frais ne viendra pas de sa ville. Même si Richard Goulet voit l'aéroport comme une force pour la région, il jugerait déplacé que sa Ville y injecte plus d'argent. "Si des travaux supplémentaires sont nécessaires, l'aéroport devra trouver lui-même des sources supplémentaires de financement. Je n'ai pas l'intention d'augmenter la cotisation de la Ville", tranche-t-il. »

Donc Richard Goulet est prêt à mettre 5 M$ pour 172 joueurs de baseball, 1,8 M$ pour le CINLB mais il ne peut trouver 750 000 $ (soit la part de Granby) pour refaire la piste de l’aéroport ? Au contraire, il songe à s’en départir. Dites-moi, quelle est la valeur d’un aéroport dont l’unique piste est à refaire ?

On le sait, tout ça c’est le résultat de la petite guéguerre qu’il a commencé avec la mairesse de Bromont et qu’il est en train de perdre … au nom de tous les Granbyens.

samedi 4 septembre 2010

Comment ruiner un plan d’urbanisme

La nouvelle école de Granby

Il y a longtemps que je voulais parler de ce sujet, mais il y avait toujours un empêchement lorsqu’il faisait la nouvelle. Aujourd’hui, il y a un avis public pour annoncer une modification au plan d’urbanisme afin de permettre la construction d’une nouvelle école primaire à Granby. Cet école sera construite dans le quartier Sud de la Ville, un secteur en plein essor. Voici une photo aérienne du secteur, tirée de Google Map:


  • Carré rouge : secteur d’immeubles à logements
  • Carrés bleus : secteurs résidentiels nouvellement construits
  • Carrés verts : projets résidentiels présentement étudiés au conseil
  • Carrés mauves : terres Miner

  • Cercle rouge : école primaire Saint-Bernard
  • Cercle vert : terrain pour la nouvelle école primaire

Voici une carte récente de la Ville de Granby où l’on peut apercevoir les nouvelles rues (en rouge) qui ne figurent même pas sur Google. En fait, même sur la carte, certaines rues ont déjà changé de nom. Ceci démontre bien où est l’effervescence dans le secteur.

On peut voir que les terres Miner sont séparées par le boulevard Pierre-Laporte, une voie rapide sous la responsabilité du ministère des transports. Il est interdit de créer un accès direct à cette voie rapide (une rue ou une entrée privée) et elle a une largeur de 4 voies à l’intersection de la rue Robitaille, soit l’endroit où sera la nouvelle école. On peut donc dire que le boulevard Pierre-Laporte est une limite « naturelle » pour les secteurs scolaires : Aucun enfant ne peut traverser cette voie, à pied ou à bicyclette, pour aller à l’école.

Ceci signifie que l’école Saint-Bernard s’annonce comme étant le choix naturel pour les futurs secteurs résidentiels des terres Miner qui, soit dit en passant, ne sont pas encore des projets officiels. Le premier secteur à être développé sera vraisemblablement celui à côté de l’école Saint-Bernard (ils sont voisins) puisqu’il y a déjà un accès aux infrastructures urbaines par la rue Glen (C’était aussi le choix du conseil de la Ville de Granby dans leurs derniers plans).

Ce qui nous amène à la nouvelle école. Le secteur « naturel » de cette école est celui délimité par le boulevard Pierre-Laporte à l’ouest, la rue Robitaille au sud, le lac Boivin au nord et la limite de la Ville à l’est (approximativement la limite de la photo). Un endroit logique pour construire cette école semblerait être quelque part dans le carrée bleu central près des rues Denison et Lemieux.

Malgré que la rue Denison est une route provinciale, notons que la limite de vitesse est déjà abaissée à 50 km/h, des feux de signalisations seront installés cette année à l’intersection de la rue Lemieux et qu’elle n’a que 2 voies de large. De plus le secteur est déjà construit et plusieurs jeunes familles s’y sont installées il y a environ 5 ans, ce qui nous donne un bon groupe d’enfants d’âge scolaire.

Alors pourquoi diable installé la nouvelle école dans un coin du secteur, là où les résidences sont plus vieilles et dont les résidents sont plus âgés et sans enfant d’âge scolaire?

Réponse : Parce que c’est un bonbon pour vendre les terres Miner. On le sait, les terres Miner sont à vendre et la Ville est en pleine négociation avec un gros acheteur potentiel. Mais on voit très bien qu’il y a de l’eau dans le gaz. Aux dernières élections, Richard Goulet disait que le contrat serait signé à la fin novembre – Mais il n’avait spécifié l’année! Si je me souviens bien, c’était en avril ou mai dernier qu’il annonçait qu’il était sûr à 99% qu’une entente serait conclut avant la fin du mois. Il y a forcément quelque chose qui ne fonctionne plus et on tente de dorer la pilule pour faire aboutir la transaction. Et le « don » d’une école dans un secteur résidentiel, ça sonne bien.

Et ça, c’est la raison première pour laquelle je m’opposais à l’acquisition des terres Miner (le développement, pas le parc). Lorsque le conseil se retrouve dans le commerce, il ne devient plus objectif. Côté urbanisme, il est illogique d’installer une école à cet endroit. Côté économique, il est difficile de cracher sur 11,5 M $ (si jamais on obtient ce montant), surtout lorsque la crédibilité politique des élus est en jeu. Le pire, c’est que ce « cadeau » ne signifie pas qu’une entente se réalisera. Mais l’urbanisme est compromis à jamais et dans 10 ou 15 ans, les gens se demanderont : « À quoi pensaient-ils de mettre une école à cet endroit? »

vendredi 3 septembre 2010

Saint-Alphonse baissera son taux de taxes

Le taux de taxes de Saint-Alphonse devrait descendre de 70¢ à 62¢-63¢ par 100$ d’évaluation. Et ce même si notre bon maire nous dit toujours qu’il est impossible de gérer une municipalité en bas de 80¢. Est-ce que les gens de Saint-Alphonse manque de vision?  En passant, Lorsque le maire de Saint-Alphonse nous dit:

«On est capable d'administrer avec ça. On veut que les gens gardent leur argent»

Ne douter pas que c'est un message pour les Granbyens.  Plus personne ne veut travailler avec Richard Goulet et ils ont tous hâte qu'on s'en débarrasse.

Notez que malgré une baisse du taux de taxes, les gens de Saint-Alphonse auront tout de même droit à un compte de taxes plus élevé. Sur trois ans, leur augmentation est l’équivalent d’une inflation de 1,4% par année, ce qui correspond bien avec la réalité. À Granby, depuis les six dernières années l’augmentation du compte de taxes correspond à 7.7% par année. Nous sommes très loin de l’inflation.

Richard Goulet se vante de ne pas augmenter le taux de taxes, mais le problème c’est que toutes les municipalités qui nous entourent ou qui sont de taille comparable diminuent le leur. Ce qui équivaut à dire que nous augmentons le nôtre.

Le prochain à observer, ce sera celui de Bromont. Leur taux de taxes est à 89¢. Dès que leur prochain rôle d’évaluation sera en vigueur, ils verront une augmentation similaire aux autres municipalités, soit de 15% à 20%. Et comme on peut le voir avec Saint-Alphonse, une baisse de 10% du taux de taxes est de mise dans une telle situation, soit 9¢ pour Bromont. Ceci nous amène à un taux de taxes de 80¢ pour Bromont. Parions que le conseil de la Ville de Bromont se vantera d’avoir un taux égal à celui de Granby et alors, nous dira-t-on, pourquoi s’installer à Granby plutôt qu’à Bromont? Et, malheureusement, ils auront probablement raison.

Pourquoi les élus pensent que les taxes ne sont pas élevées à Granby

Mais nos élus nous disent que les taxes ne sont pas cher à Granby. Analysons la situation de leur point de vue. Le compte de taxes du Granbyen moyen était d’environ 1 000 $ par année à l’arrivée de Richard Goulet en 2006. De 2007 à 2009 le compte a grimpé à 1 300 $ par année. En 2010, il augmente à 1 550 $. Si on assume que ce sera le même montant pour 2011-2013, on obtient :

Augmentation total pour le citoyen ordinaire: 3 100 $ (= 3 X 300 $ + 4 X 550 $).

Mais nos élus, après avoir travaillé si fort pour dépenser cet argent, ce sont donné cette année une augmentation de 25% soit près de 19 000 $ par ANNÉE pour le maire et 5 900 $ par ANNÉE pour les conseillers. Donc, en 2013, ils auront reçus 76 000 $ (= 4 X 19 000 $) et 23 600 $ (= 4 X 5 900 $) DE PLUS que leur salaire habituel.

On comprend mieux pourquoi 3 100 $ peut sembler un montant ridicule pour ces gens.

vendredi 27 août 2010

Peinturé dans le coin

L’École Secondaire du Verbe Divin planifie la construction d’un aréna privé.

Le collège Mont-Sacré-Cœur aura un complexe de soccer intérieur privé.

Pour les gens comme moi, ça confirme ce que j’ai toujours dit.

Pour les autres, ça devrait amener un questionnement sur la gestion municipale actuelle.

Premièrement, la municipalité exige vraiment peu d’effort et d’implication de la part des demandeurs. Si un besoin est vraiment nécessaire pour une partie de la population, ils peuvent trouver de l’argent entre eux.  S’il en manque, le conseil peut étudier le dossier. Mais financer de tels projets à 100%, c’est un non-sens et une méthode complètement dépassée et inefficace.

En ce qui concerne l’aréna, on doit véritablement se poser des questions quant à la qualité du projet actuel. La construction de l’aréna n’est même pas terminé, que des gens sont prêts à sortir l’argent de leurs poches pour faire une 4e glace à Granby. Richard Goulet, qui avait ridiculisé les quelques hurluberlus (tel que moi) qui ont manifestés ce besoin et qui ont mis en doute les qualités du projet proposé, s’est peinturé dans le coin : Comment appuyer un investissement à Granby, alors qu’il y a à peine quelques mois il disait que nous n’avions pas besoin d’un tel projet?

À ce propos, je voudrais vous rappeler d’où vient cette idée folle d’une 4e glace : Pascal Bonin. Pour en rajouter un peu, je vous informe que Pascal Bonin a aussi fait une partie de ses études au Séminaire du Verbe Divin. Imaginer les possibilités de déboucher sur un beau projet de partenariat public-privé. Mais on se souviendra que cette idée soulevée par Toni-Lynn Trottier aux dernières élections avait été (encore une fois) ridiculisée par Richard Goulet.

Il faudrait simplement que M. Bonin prenne confiance en lui et cesse de plier sous le joug de notre maire. Son travail est excellent, il a seulement la mauvaise manie de rentrer dans les rangs à la dernière minute. On se rappellera qu’après avoir signé le registre contre le projet de l’aréna et suite à une discussion privée avec notre maire, il avait finalement plié pour dire que c’était dans le meilleur intérêt des citoyens d’accepter les subventions. Mais un aréna payé à 100% par le privé, c’est beaucoup plus payant qu’une subvention (qui, doit-on le rappeler, vient aussi de la poche des contribuables). Il a de nouveau fait feu sur le projet des terrains de baseball - un projet encore plus ridicule que celui de l'aréna.  J’espère qu’il profitera de l’expérience de l’aréna pour tenir son bout. Les gens qui se couvrent de ridicule ce sont le maire et les conseillers silencieux, pas M. Bonin.

Finalement, on doit noter le fait que c’est le fils de M. Goulet qui pilote le projet de complexe de soccer intérieur. Non pas parce qu’il y a conflit d’intérêt, mais parce que notre maire a, dans son propre entourage, l’exemple de gens qui s’impliquent dans la communauté sans l’apport du gouvernement et qu’il refuse d’exploiter cette avenue peu coûteuse pour la Ville. Il n’y a qu’un mot pour ça: Incompétence.

samedi 21 août 2010

Le positif et le négatif

À tous ceux qui croient que je ne suis qu'un chialeux qui aiment critiquer pour critiquer mais qui n'a rien pour remplacer je vous présente ma version de la bonne et de la mauvaise façon de voir la vie, le monde et la société qui nous entoure.  Les deux sont présentées dans La Voix de l'Est d'aujourd'hui.

La bonne façon

Je commence avec la bonne façon, car j'espère qu'elle vous marquera.

Gérald R. Scott.

Voilà une personne qui a contribué à la société en participant, entre autres, à la création du CINLB.  Tout ça a été créer avec la passion et non avec l'argent - et j'ajouterais: l'argent des autres.  Pas de budget pour les arbres?  On en trouve au ministère de la Forêt.  Pas de budget pour des employés?  On recrute des prisonniers.  Pas de budget pour un pavillon d'accueil?  On trouve une structure d'un ancien centre de tir olympique.

«Les gens pensent que l'argent achète tout.  Mais ce n'est pas vrai.  Il y a toujours des façons de réaliser les bonnes idées.  Les gens sont généreux quand on leur présente bien ça et quand les projets sont bons.»

Et ça c'est l'attitude que j'aime.  Les gens sont bons et prennent les bonnes décisions si nous leur faisons confiance et si nous leur laissons la chance de participer.  Il faudra, naturellement, y mettre tous les efforts nécessaires pour convaincre les autres du bienfait de notre projet.  Et comme il n'y a aucune garantie dans la vie, il est possible que ça ne fonctionne pas, même si le projet aurait été bon.  Avoir une bonne idée, c'est bien, encore faut-il savoir la vendre.

Une autre personne a fait quelque chose de semblable: Horace Boivin a créé le zoo de Granby de façon très similaire.

M. Boivin avait une passion pour les animaux et il en gardait en captivité sur sa propriété privée.  Un jour, il décida de partager sa passion avec les gens.  En tant que maire, il a obtenu un terrain (aujourd'hui le parc Avery) qu'il a échangé pour quelques travaux effectués par les employés municipaux, aucun échange d'argent.  Au début, bien des gens se moquaient de la «chèvre de M. Boivin».   Mais fidèle à sa passion, M. Boivin a réussi à trouver des animaux de plus en plus exotiques qu'il se faisait donner lorsqu'il rencontrait des élus à travers le monde.  Cette passion est devenu contagieuse et plusieurs ont voulu participer et contribuer à la nourrir davantage.

La mauvaise façon

Valère Audy.

Ardent défenseur de la méthode Richard Goulet - "On force les gens à faire ce qu'on veut; ils comprendront plus tard que c'était pour leur bien" -, Valère Audy nous reviens avec un billet sur son intolérance au bruit.

Valère Audy croit fermement que s'il n'y a pas eu de plainte à propos du bruit, c'est parce qu'en apprenant l'existence de la nouvelle réglementation, une petite langue de  feu est tombée sur la tête de chaque Granbyen et ils ont tous vécu la révélation du silence.

Son constat de la situation:  Les chialeux ont chialés pour rien, puisque le réglement a fait son effet.  Pour moi, c'est le contraire.  On a créé un faux problème qu'on a «résolu», et je cite M. Audy, «(en légiférant) alors pour régler des cas particuliers et il arrive que, de ce fait, on pénalise tout le monde.»  Des innocents seront pénalisés, mais ce n'est pas grave car c'est pour le bien de la population.  Le résultat est qu'on a instauré la crainte des autorités et on a contrarié et provoqué une partie de la population absolument pour rien.

On n'a rien construit, on a détruit.  Bien évidemment, on détruit le Mal.  Ça va de soit, le Mal ce n'est pas nous, c'est eux.

Et voici les propos de M. Audy qui démontrent bien la philosophie de ces êtres négatifs, qui malheureusement sont en ce moment au pouvoir:

«Dommage, cependant, que certains ne comprennent toujours pas et se mettent à chialer au lieu de raisonner et penser aux autres plutôt qu'à leur seule petite personne.»

«Quand on vit en société, on n'a pas que des droits, on a également le devoir de respecter les autres.»

Mais qui chiale?  Valère Audy.  Qui est intolérant face aux autres?  Valère Audy.  Qui pense à sa petite personne en appuyant la répression - voire même l'oppression - du «Mal»? Valère  Audy.  Est-ce que d'instaurer des réglements répressifs est «respecter les autres»?  C'est plutôt ne pas tenir compte de leur opinion, les considérer comme des citoyens de 2e classe.  Plutôt que de convaincre en négociant avec des arguments, on impose sa vision des choses; ils comprendront plus tard.

Les gens qui «font du bruit», ne le font pas dans le but de causer du tort aux autres. Il le font parce qu'ils construisent quelque chose.  Ils le font parce qu'ils aiment:  ils aiment la musique, ils aiment le doux ronronnement de leur mécanique.  Les jeunes tentent de se faire une place et explorent leurs limites.

Valère Audy et ses semblables n'aiment pas.  Ils ne sont plus jeunes - et cela n'a rien à voir avec l'âge du corps -, alors ils ne tolèrent plus.  Ils sont obsédés par le Mal et ils doivent l'éliminer.  La croisade, mission de Dieu, est commencée.  Et puisque nous combattons le Mal, cela est juste et bon.  Les victimes innoncentes seront des martyrs.

Maintenant, reliser La bonne façon de sorte que vous resterez avec une pensée positive de ce blog.

vendredi 20 août 2010

Toujours un exemple en matière de diplomatie

Je ne sais pas ce que François Bonnardel a fait à Richard Goulet, mais cela semble grave.

Alors que Richard Goulet ne fait jamais de point de presse lorsqu'il doit parler aux citoyens, il a,  dans un premier temps, convoqué la presse lors des élections provinciales pour dire aux citoyens de voter pour l'adversaire de M. Bonnardel.  Notre député ne lui en a jamais tenu rigueur et il a toujours fait passer les intérêts de la population avant les siens.  Il a même cotoyé publiquement le maire lors du référendum pour l'aréna.

Aujourd'hui, deuxième point de presse.  Le maire est en furie contre notre député.  Il a été choqué que notre député s'inquiète de la qualité de l'eau de la région.

«Si être dans l'opposition, c'est faire de la politique sur le dos des citoyens et faire peur au monde, ça ne passe pas.»

Et pourtant, lorsque Richard Goulet nous fait peur avec le grave problème de ne pas s'endetter, lorsqu'il nous parle du terrible problème qu'est le bruit à Granby (1) et tous ces faux problèmes, ne fait-il pas de la politique sur le dos des citoyens en faisant des peurs injustifiées?

«Est-ce que notre député a les compétences médicales nécessaires pour affirmer de telles choses? Moi, en tout cas, je ne le crois pas», ajoute Richard Goulet, visiblement irrité.

Est-ce que Richard Goulet a les compétences financières nécessaires pour affirmer que ne pas s'endetter est mauvais?  Moi, en tout cas, je ne le crois pas.

Autant au niveau de la population, du milieu des affaires que celui de la politique, j'ai hâte que les gens cessent de laisser des chances à ce malheureux qui s'est retrouvé dans un siège pour lequel il n'a visiblement pas les compétences nécessaires.

Je ne comprends toujours pas pourquoi les gens ne vont pas signer les registres.

Où sont:

  • Jeremie Beaudoin
  • Maxime Lacoste
  • Jean-Phillipe Ruel
  • Annabelle Lequin
  • Patrick St-Germain
  • Jeffrey Martel
  • Maxime Bisson
  • Caroline Plourde

et les 180 membres du groupe pour ceux qui veulent que granby change de maire au plus vite!!;

  • Ricki Di
  • Alexandre Ménard
  • Mario Quintal
  • Bruno Isabelle
  • Andrée Gagnon
  • France Guertin

et les 58 membres du groupe ceux qui aime pas le Maire Richard Goulet ?

Sans oublier les milliers de membres des groupes qui trouvent que le service de police exagère en matière de répression ainsi que ceux qui supportent (2) l'autodrome de Granby.

C'est facile de crier des bêtises et des vulgarités.  À mon avis, ce n'est pas plus difficile, et beaucoup plus constructif, de se présenter à l'hôtel de ville en revenant du travail pour apposer sa griffe sur un registre et faire une véritable différence, envoyer un véritable message.

Mais tant qu'il y aura une population peu exigeante, il y aura des élus avec peu de rendement.


(1) Fait amusant, depuis qu'on parle de tout ce bruit supposément «éliminé» à Granby, je ne cesse de noter tout ces scooters, crissement de pneus, travaux de rénovation, camion à ordures, autobus vides aux 30 min., etc.

(2) Pour les élitistes de ce monde:  «supporter», c'est un anglicisme accepté par tous les dictionnaires français et qui signifie «donner son appui à».

vendredi 13 août 2010

Les ours du centre-ville

Beaucoup de bruit ... pour rien.

En effet, on peut le dire.  Il n'y a eu que deux constats d'infraction.  Selon notre maire à propos de son règlement sur le bruit:

«Mais je crois que ça a sensibilisé les gens au bruit.» -- FAUX.

«Les gens ont peut-être commencé à se parler entre eux.» -- FAUX.

La réalité:  Il n'y a jamais de problème de bruit à Granby.

Aucun de mes voisins a demandé ma permission avant de faire des travaux et idem pour moi.  Et pourquoi le ferions-nous?  Si mon voisin doit refaire sa toiture ou installer une clôture, qu'il le fasse à un moment ou à un autre, ça fera toujours le même bruit.  De plus, si ça doit être fait, il va bien falloir l'«endurer» un jour ou l'autre.

Par contre, il y a une chose qui a changé:  L'état d'esprit dans lequel nous faisons nos travaux.  «Est-ce la bonne heure?»  «Est-ce à 16 ou à 17h que je n'ai plus le droit?»  «Ça résonne fort.  Je me demande s'il n'y a pas une personne qui vit à deux coins de rue de chez nous qui va se plaindre?» «Une police! Ne prenons pas de chance, j'arrête de faire du bruit le temps qu'elle passe.»

Et c'est exactement la même chose lorsqu'on circule sur la voie publique, en auto, à moto, à bicyclette ou même à pied.  «Est-ce que je vais avoir une contravention?»  Car désormais le jugement des policiers n'est plus nécessaire puisqu'à Granby, c'est tolérance zéro.

Naturellement, les gens qui ne font rien ou qui ont les moyens d'engager des employés pour faire leurs travaux, n'ont pas ces soucis.

Et le fouilli réglementaire imposé par notre maire est bien résumé par la journaliste: Confusion.  Notre maire a son opinion sur les responsables:

"Si certaines personnes n'ont toujours pas compris le règlement, c'est qu'ils ne prennent pas la peine de lire les articles, estime M. Goulet."

Les récalcitrants

Il y a aussi cette lettre d'opinion d'un citoyen qui nous dit: «Fini les mobylettes et les petites voitures sans silencieux qui nous agressent par leur BUZZZZZ de maringouin.»

Ceci doit correspondre avec l'opinion des résidants du quartier des peintres.  On pouvait lire dans Le Plus du 28 juillet dernier, l'initiative du conseiller Patrick Girard - qui demeure sur la rue Auguste-Renoir - d'installer des rubans orange pour freiner la vitesse dans ce quartier de culs-de-sac où seul les résidants s'y promènent.  Il faut dire qu'on a aussi utilisé les panneaux indicateurs de vitesse et que les policiers ont accentués leur présences dans le quartier.  Notons qu'il n'y a jamais eu d'accident déplorable dans le quartier.  Ce qui correspond au thème du jour:  Déplacer beaucoup d'air pour peu de résultat.

C'est amusant, car dans mon quartier j'ai noté une augmentation des crissements de pneus (et ceci n'est pas une plainte, car je n'ai pas l'oreille si sensible).  C'est comme pour les vendeurs de drogues et les prostituées à Montréal:  Chassez-les d'un quartier et ils se pointeront dans le quartier voisin.  Ça prends toutes sortes de monde pour faire un monde et quelques fois il faut accepter.  La tolérance zéro c'est une utopie.

Je vous rappelle quelques-unes des autres initiatives de l'administration Goulet qui n'ont été que des coups de vent:

  • L'achat des terres Miner pour protéger le boisé (Il était déjà protégé par une règlementation municipale)
  • La signature d'un bail emphythéotique de 50 ans pour protéger le CINLB (Le protéger de quoi?)
  • L'achat et la destruction de deux commerces au centre-ville pour améliorer son image  (Voyez-vous une différence entre le centre-ville d'hier et d'aujourd'hui?)
  • Le pont Mountain à 4-voie (Élargir l'ancien pont de 2 à 3 voies tel que planifié aurait donné les mêmes bénéfices pour 15 fois moins cher)
  • L'ajout du circuit d'autobus #3 (Dois-je en dire plus?)

 Notons aussi qu'il n'y a eu aucune attaque d'ours au centre-ville depuis qu'on y a installé des cendriers!

jeudi 12 août 2010

Agir

Les gens font du blabla sur Facebook, mais seront-ils là lorsque ça compte?

De 9h à 19h, les 18 et 19 août, soit mercredi et jeudi prochain, il y aura un registre à signer à l'hôtel de Ville concernant un (autre) emprunt que la Ville veut effectuer, pour installer des feux de circulation en face de Girardot & Ménard sur la rue Dufferin.

La loi dit que le conseil doit s'assurer que c'est le voeu de la population avant d'effectuer un emprunt. Personnellement, je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'emprunter pour bien gérer une ville et c'est la raison première pour laquelle je vais signer.  

Plus on emprunte, plus ça coûte cher, plus on a besoin d'argent, dont celui provenant des contraventions.

Mais une autre raison de signer est de signifier son désaccord avec la gestion du conseil. Comme pour les enfants, lorsqu'ils ne veulent rien comprendre, on les prive de sortie. Si personne ne signe, surtout après y avoir été invité, le conseil prend ça comme un vote de confiance.

Il faut 1222 signatures inscrites au registre afin d'exiger que le projet soit abandonné, révisé ou qu'un référendum soit tenu. En passant, l'emprunt est de 116 500 $ sur un projet d'une valeur de 233 000 $ et un référendum ça coûte 250 000 $, alors faites le calcul pour savoir si on va aller en référendum.  De plus un conseiller a voté contre le projet.  Cest tellement rare que cela se produit, que ça doit bien dire quelque chose sur la qualité du projet.

Nous ne ne metterons pas le bordel dans la vie de notre conseil en signant le registre, mais c'est un autre petit geste qui ajoute de l'impact à la somme de nos actions.

Si vous avez le droit de vote, signez le registre.

mardi 10 août 2010

Y a-t-il un pilote dans l'avion?

Le conseiller Pierre Breton vient de faire une sortie concernant l'aéroport régionale.  Je ne peux commenter s'il a raison ou non de faire ce qu'il fait puisque qu'on en sait très peu sur ce qui c'est passé et pourquoi une telle décision a été prise.

Je m'intéresse plutôt aux paragraphes suivants:

"Autre irritant: Granby doute que sa contribution annuelle soit utilisée à bon escient. «On souhaite que l'aéroport serve d'outil de développement économique et que ça serve la communauté. Or, il y a beaucoup d'intérêts privés là-dedans. C'est plus récréatif qu'autre chose. On doit s'assurer que les deniers publics sont bien investis», ajoute Pierre Breton.

Bien que Granby ait de plus en plus de réserves sur sa présence au sein de la Régie, elle y demeurera... du moins jusqu'en 2013, alors que prendra fin l'entente actuelle. «On prendra alors une décision. Si en 2013, la situation est la même qu'aujourd'hui, on se retirera. On ne voit pas de retour sur notre investissement», affirme M. Breton, en précisant qu'il faudrait alors que la Ville puisse récupérer sa part de la valeur de l'actif de l'aéroport, présentement estimée entre 4,5 millions$ et 5 millions$."

«C'est plus récréatif qu'autre chose.  On doit s'assurer que les deniers publics sont bien investis», j'ai failli m'étouffer en lisant cette phrase!  L'aréna, les terrains de soccer et de baseball, ce n'est pas récréatif?  Pour économiser 96 000 $ par année - soit l'équivalent de l'augmentation de salaire que nos élus se sont donnée - , on veut laisser aux soins de Bromont et Cowansville le seul aéroport de la région, un aéroport ayant les capacités d'accueillir un Boeing 747.  Je nous considère chanceux de n'avoir qu'à payer le tiers de la facture alors que nous représentons 80-85% de la population régionale.

Granby veut l'internet à très haute vitesse pour le parc industriel pour le rendre plus compétitif, mais elle ne s'occuperait plus de l'aéroport?  Si on veut être une vraie ville-centre, et puisque nous l'avons déjà, il serait ridicule de se départir de l'aéroport.  Un valeur de 4-5 M$ ? Et puis après ? L'incubateur industriel vaut bien ça et il ne rapporte pas grand chose à la Ville non plus.

La conseillère de Bromont, Anie Perreault, dit: «Les quatre conseillers de Bromont et Cowansville, on a une vision similaire. Mais les relations sont tendues avec Granby. Ils veulent se retirer en 2013. On ne comprend pas leur attitude».   C'est drôle comment les membres du conseil de Granby s'entendent si bien entre eux, mais avec les gens de l'extérieur c'est souvent le bordel.  On vise non seulement la moyenne, mais on va terminer tout seul dans notre coin en plus.

Les pétards de Granby

On a dévoilé la programmation de Granby en fête aujourd'hui.  Une perle de notre maire:

«C'est la continuité du 150e. On espère juste que ce ne sera pas la continuité de la température qu'on a connue!», a lancé le maire Richard Goulet, en rappelant le goût de la fête et des feux d'artifice qu'ont développé les Granbyens au fil des ans.

Les Granbyens ont développé le goût des feux d'artifice?  Vous souvenez-vous du temps où les gens (Granbyens ou pas) n'aimaient pas les feux d'artifice (utilisés par les Chinois depuis le 7e siècle)?

Les Granbyens aiment tellement les feux d'artifice, alors on s'est empressé de ... les interdire ?!?


lundi 9 août 2010

Perte de contrôle

Le problème lorsqu'on essaye de tout faire en même temps, c'est de perdre le contrôle.  On est tellement concentré sur les dizaines de petits grains de sable qui font grincer nos engrenages qu'on en oublie le plus important:  Les gens que la machine est sensé servir.

Le problème numéro 1 de notre conseil devrait être désormais les relations avec ses citoyens.  Voici le quatrième site facebook réactionnaire face à l'autorité municipale:

ceux qui aime pas le Maire Richard Goulet

Ça en devient ridicule.  Il faut que le conseil reprenne le contrôle.  Si le maire ne s'en soucie pas suffisamment, c'est aux membres du conseil de le réveiller et de revoir les priorités.  J'imagine que le fait que j'utilise les armoiries de la Ville sans leur permission doit sembler bien anodin aujourd'hui.

En espérant qu'ils seront suffisamment intelligents pour ne pas utiliser la répression pour régler ce conflit, mais bien l'écoute des citoyens.  Par expérience, envoyer un huissier n'est pas une solution viable, mais un détonateur puissant qui confirme qu'on a raison d'être fâché et d'agir.  Car c'est bien la raison pour laquelle je m'étais embarqué dans toute cette histoire:  On ne partage pas avec les citoyens et on fait mille et un projets sans consulter qui que se soit.  Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que l'on écrase autant d'orteils.

Remporter des élections et des référendums, c'est une chose.  Mais, en fin de compte, c'est comment les citoyens se sentent qui en dit long sur la façon dont est gérée la Ville.  Lorsqu'on a de faibles majorités ou de faibles taux de participation, cela devrait être des signaux d'alarme qui, malheureusement ont été ignorés par notre conseil et aujourd'hui il en paye le prix.

S.V.P., membres du conseil, avouez que vous avez fait les mauvais choix et corrigez le tir, c'est la meilleure façon de nous tirer de ce pétrin.  Sinon, ça ne pourra qu'aller de mal en pis et votre souhait de voir des candidats de qualité se présenter aux prochaines élections pourrait se réaliser plus vite que vous ne le croyez.

vendredi 6 août 2010

Erreur collective

Vous pensez que je suis dur avec notre maire?  Regardez le commentaire suivant:

Le maire de Granby, un «no name hystérique»???

Si les granbyens sont aveugles face aux dégâts potentiels que peut causer Richard Goulet et bien, il est tant de s'ouvrir les yeux, car le fertilisant est en train d'entrer dans le ventilateur.

Imaginez-vous, c'est un autre maire qui tient ces propos.  Lui et notre maire doivent probablement se rencontrer professionnellement lors de réunions de l'UMQ ou autres.  Et pourtant, au diable la diplomatie.  Est-ce que vous trouvez d'autres commentaires similaires à propos des autres municipalités?  Même de la part de Stéphane Gendron?  Non.

Mais ces propos, ce n'est pas lui qui devrait les tenir.

Le problème, c'est que ce sont les conseillers qui auraient dû «conseiller» notre maire adéquatement, pour le bien de notre municipalité.

Le problème, c'est que ce sont les citoyens qui doivent exiger de leurs élus un certain niveau de compétence.  Et lorsqu'il n'est pas atteint, ils doivent se fâcher et exiger ce qu'ils mérient.

Les dérapages que nous vivons étaient prévisibles depuis longtemps et ce n'est pas terminé non plus.  La raison est simple:  La méthode Richard Goulet n'a jamais fonctionné et elle ne fonctionnera jamais.

Mettre Richard Goulet à la mairie est la plus grosse erreur collective que les granbyens aient jamais faite.

Corrigeons-la.

lundi 2 août 2010

Une dette est un fléau?

Notre ami Valère Audy a écrit un texte intitulé: «Le fléau de l'endettement».  Il est de ceux qui habituellement nous disent de ne pas s'inquiéter avec l'endettement de la Ville, c'est normal et sans conséquence grave.

Je pourrais en dire long sur les mauvaises conceptions de l'économie citées dans ce commentaires et malheureusement acceptées par la majorité populaire.  Mais concentrons-nous plutôt sur celles qu'on peut relier à la gestion municipale.

«De récentes données révèlent que la dette moyenne des ménages canadiens excède 41 000 $, ce qui dépasse de beaucoup leurs revenus annuels. Il suffit donc de peu pour ébranler ces ménages. Une perte d'emploi et c'est la catastrophe.»

Je suis d'accord avec le montant de la dette moyenne des ménages canadiens, par contre je ne crois pas qu'elle "dépasse" leurs revenus annuels.  Je crois plutôt qu'elle est au même niveau, soit environ 40 000 $ par année.

Comparons avec la Ville de Granby.  Nous avons environ 68 M $ de dettes accumulées cette année et nous avons 73 M $ de revenus d'inscrit dans le budget.  Richard Goulet nous dit de ne pas s'inquiéter tant que nous n'aurons pas atteint 115 M $, puisque c'est la 'norme' pour une municipalité.

Pourquoi un particulier vivrait une catastrophe si un imprévu arrive alors qu'il est endetté à la hauteur de son revenu annuel et qu'une corporation municipale pourrait s'en tirer?

Pour estimer l'importance d'une dette d'une municipalité, on la compare généralement avec l'évaluation foncière de la Ville.  Ceci a le même effet que de la comparer avec son revenu annuel puisqu'il est aussi comparable avec l'évaluation foncière de la municipalité.  Malheureusement, trop de gens croient à tort que cette comparaison est similaire à comparer une hypothèque avec la valeur de la maison.  Mais l'évaluation foncière ne réprésente pas ce qui appartient à l'ensemble de la Ville, mais plutôt à ce qui appartient à chacun des individus qui la composent.  Si la Ville ne paient pas ses dettes, ils ne viendront pas saisir votre maison, au pire on pourrait saisir l'hôtel de ville ou le garage municipal (C'est à titre d'exemple, car ça n'arrivera jamais puisqu'on peut toujours augmenter les taxes).

«Si, encore, les adultes étaient seuls à s'endetter... et pour des biens durables. Mais non. Même les jeunes s'endettent, et cela, pour bien autre chose que préparer leur avenir. Souvent pour des gadgets dont ils pourraient se passer.»

Bon, ici passons par-dessus le fait que les jeunes ont le dos large et attardons-nous aux idées suivantes:  «S'endetter pour des biens durables» et «Des gadgets dont ils pourraient se passer».

1°  Est-ce que s'endetter pour un bien durable est différent que de s'endetter pour un bien consommable?  Du point de vue du prêteur, la réponse est OUI, car si le bien est consommé alors qu'il n'est pas payé, il est plus difficile de se faire rembourser s'il n'y a pas de garantie.  Du point de vue de l'emprunteur, la réponse est NON.  Si vous achetez une voiture usagée (un bien durable) d'une valeur de 5 000 $ et un voyage (un bien consommable) d'une valeur de 5 000 $  et que vous n'avez que 5 000 $ en poche et que vous empruntez le 5 000 $ manquant, que vous disiez emprunter pour la voiture ou le voyage ne changera rien au résultat final:  Vous aurez fait un voyage, vous aurez une voiture dans votre cour et vous aurez une dette de 5 000 $.  Cette notion d'emprunter pour un bien durable est un bel exercice de marketing pour encourager les gens à emprunter.

2°  Quelle est la défintion de «gadgets dont on pourrait se passer»?  Qui détient la vérité absolue sur cette définition?  Est-ce que les jeux d'eau que la Ville a acheté sont des gadgets dont on pouvait se passer?  Est-ce que le restaurant de 300 places du futur aréna est un gadget dont on pourrait se passer? Est-ce que le nouveau pont Mountain à 4-voie est un gadget dont on pouvait se passer?  Les réponses à ces questions ne seront toujours que des opinions personnelles et non des vérités absolues.  Après tout, les Amish vivent bien sans électricité et ils ne sont pas plus malheureux que les autres.

Ce qui est important, c'est que dans le groupe, on s'entend tous sur la définition de ce qui est nécessaire ou non.  Malheureusement, certaines personnes utilisent l'endettement comme façon de faire passer leurs projets au lieu de convaincre convenablement le reste du groupe.  Comme le projet semble gratuit puisqu'il n'y a pas de facture à payer, les gens ne voient pas l'impact réel de la dépense et ils ne voient donc pas l'utilité de se priver d'une «chose qui ne coûte rien».

«Reste que l'endettement des Canadiens, jeunes et moins jeunes, devient plus préoccupant que jamais puisque la situation empire. Comment enrayer ce fléau puisqu'on ne peut pas vraiment à cette fin compter sur les commerçants? Et comment, enfin, discipliner les acheteurs et leurs prêteurs? Beau casse-tête!»

Un casse-tête pas si compliqué que ça.  L'endettement c'est un fléau comme les jeux de hasard:  À petite dose, les dommages ne sont pas très grands et facilement supportables.  Le problème est qu'ils créent une accoutumance et peuvent facilement devenir incontrôlable.  La meilleure solution est de donner l'exemple:  Les gouvernements ne devraient jamais emprunter.  Il est extrêmement facile pour eux de gérer en payant comptant.  Si des politiciens disent le contraire, c'est parce qu'il veulent passer une idée qu'ils savent qui sera refusée si les citoyens apprendraient le coût réel.

Lorsqu'un gouvernement emprunte, il le fait au nom de chaque individu et, malheureusement, cela n'apparaît pas sur leur dossier de crédit.  Je ne suis pas certain que si les famille de Granby verrait une dette moyenne de 2 500 $ apparaître sur leur dossier de crédit, que tous trouveraient les investissements faits par la Ville aussi pertinent que Richard Goulet le dit.  Si la Ville aurait augmenté les taxes de 2 500 $ ces 4 dernières années (soit environ 625 $/année), nous aurions eu le véritable pouls de la population concernant la nécessité des investissements.  Si les investissements sont réellement importants aux yeux des citoyens, une facture moyenne de 625 $ supplémentaire sur un budget de 40 000 $ est une bagatelle.  SI les investissements sont considérés nécessaires.

Contravention comme mesure de sécurité?

Je demeure dans le secteur du lac Boivin et je suis donc témoin de la flopée de contraventions donnés pour stationnement illégal lors des grands rassemblements comme le Granby International de cette fin de semaine.

Demeurant en face d'un coin de rue, j'ai passé la journée de samedi à informer les gens qu'ils ne pouvaient pas stationner à moins de 5 m du coin de la rue.  «5 m?!» «Je pensais que c'était seulement les coins où il y avait un "stop".»  Les gens ne sont pas méchants, ils ignorent tout simplement le réglèment.  Et qui peut les blâmer.  Moi-même je ne saurais dire si ce règlement est particulier à Granby ou s'il s'applique pour toutes les municipalités (J'imagine qu'un tel règlement existe partout mais est-ce que 5 m est la norme?).  Et ce pour une bonne raison, je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un qui a eu une telle contravention ailleurs qu'à Granby.

La position officielle de la Ville et du service de police: C'est pour la sécurité.  Noble cause et excellent argument car lorsque l'on pouvait stationner des deux côtés de la rue Alexandra, jamais une ambulance ou un camion de pompier aurait pu se rendre à destination.

Ma question est la suivante:  En quoi donner une contravention améliore la sécurité?  Ne serait-il pas mieux de s'assurer qu'aucun véhicle ne stationne là où il restreint le passage?  Par exemple, il y a une dame de Montréal qui a finalement réussi à se stationner sur le coin de la rue en face de chez moi sans que personne ait le temps de l'informer du réglement (On ne peut passer la journée dehors à surveiller) et elle a, naturellement, héritée d'une contravention.  On parle ici d'une distance de peut-être 3 m au lieu de 5 m, pas d'un cas flagrant où le véhicule est stationné de biais.

Mais quelle est le résultat?  UNE personne de Montréal, de passage à Granby, vient d'apprendre l'existence du règlement et il est même possible qu'elle l'oublie si elle revient dans 1, 2 ou 3 ans.  Si elle en discute avec d'autres montréalais, se sera sûrement pour dire des choses négatives à propos de Granby.  Mais le pire dans tout ça, c'est que sa voiture a été stationnée pour au moins la moitié de la journée au "mauvais endroit"!  Donc, la rue a été "obstruée" la moitié de la journée et le fait qu'il avait une contravention sur le pare-brise ne laisse pas plus de place au camion de pompier!

Les années précédentes, on avait pourtant installer des chevalets avec une pancarte indiquant le réglement sur plusieurs coins de rue dont celui en face chez moi.  Cette année, il n'y en avait pas, hormis quelques coins de rue tous près de l'entrée du site.  Et pourtant on savait que les années précédentes il avait 2000 places de stationnement au parc Terry-Fox qui ont disparues cette année à cause des nouveaux terrains de soccer.  Pour moi, les chevalets ne sont même pas une bonne solution.  On devrait peindre une ligne temporaire à 5 m de chaque coin de rue avec un signe de stationnement interdit.  Voilà une signalisation claire et que personne ne peut ignorer.

Mais voilà, une telle mesure entraîne des coûts et des contraventions ça rapporte de l'argent.  Et comme les dépenses augmentent, on cherche les revenus partout afin d'éviter d'augmenter les taxes dans les prochaines années (on amasse des surplus, une chose que Richard Goulet disait impossible à faire lorsqu'on lui parlait de payer comptant).

mardi 27 juillet 2010

Êtes-vous membre du club?

Êtes-vous membre du cercle d'amis de Richard Goulet.  Il semblerait que Jean-Charles Lajoie, directeur artistique de Musique en vue à Cowansville,  ne le soit pas.

Lorsque La Voix de l'Est a demandé à Richard Goulet si la Ville de Granby serait intéressée à accueillir le festival, il répondit:

«Je ne sais pas si c'est le genre d'activité qui s'intégrerait bien avec ce qu'on offre déjà»

«mais on reste toujours aux aguets des propositions intéressantes»

J'en déduis que ce n'est pas une proposition intéressante.  C'est vrai qu'avec toute la réglementation anti-bruit développée ces dernières années, Un festival de musique pourrait jurer dans le décor.

Granby vue de l'extérieur

Il n'y a plus seulement que les motocyclistes qui boycott la Ville de Granby.  Un citoyen de Shefford s'exprime à propos de l'augmentation du nombre de règlements à Granby:

«Mon épouse et moi sommes obligés de nous déplacer sur de plus longues distances pour pourvoir à nos besoins, mais nous sommes moins nerveux lors de ces déplacements. Il y a un prix à payer pour avoir la paix, mais nous le faisons pour notre plus grand bien, mais au détriment des marchands de Granby.»

C'est dommage qu'à Granby ça ne réagisse pas plus fort que ça.  Mais c'est Jean Monnet - qui a conçu le plan de reconstruction de la France après la 2e Guerre Mondiale - qui a dit:

«Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise»

On a un golf?

Vous rappelez-vous que nous avons achetez un golf en 2007?  C'est un de nos investissements.  Des propriétaires de terrains de golf locaux disaient qu'il y avait suffisamment de compétition, ils n'avaient pas besoin de voir un de leurs compétiteurs être subventionné par le gouvernement (la Ville louait le terrain à un organisme pour une bouchée de pain).  Voyez ce qu'on dit du merveilleux monde du golf dans La presse Affaires.

La question est:  Est-ce que les granbyens seront les seuls à perdre leur investissement ou est-ce que l'acharnement de la Ville à maintenir son terrain de golf sur respirateur artificiel tuera l'industrie de la région?

Mais vous oubliez probablement les investissements du passé, trop concentré à digérer ceux que nous nous préparons à faire (comme les 5 M $ pour 172 jeunes joueurs de baseball) .  Voilà comment un magicien fait disparaître le lapin avec la main gauche pendant que vous regardez la main droite.

"Alakazam! Disparaissez, mauvais investissements!"

dimanche 25 juillet 2010

Granby, l'environnement et l'image

Aujourd'hui, je feuillettais l'Express du 21 juillet dernier et j'accroche sur un "publireportage" - en fait, beaucoup plus publi que reportage -  en p. 21 à propos de Granby et l'environnement.

On comprend la raison de cet "investissement" en publicité:  La Ville s'est fait ramasser pas à peu près par une étude comparative qu'on pourrait qualifier de douteuse.  Et comme notre conseil ne jure que par des comparaisons à la moyenne tel que présenté dans l'étude, il fallait réagir.

Mais qu'est-il arrivé à la bonne vieille conférence de presse?  Le maire ou un conseiller qui invite les journalistes (et même les citoyens) à venir assister à une conférence afin de mettre au clair les points de vue de la Ville.  J'oubliais, ça ne coûte rien aux citoyens et on ne peut pas qualifier le geste d'investissement puisque le salaire du politicien sera déboursé qu'il fasse la conférence ou non.  Sans compter que les journalistes pourraient avoir la fâcheuse idée de poser des questions pertinentes auxquelles il faudrait trouver des réponses.

Mais revenons à nos moutons, le publireportage sur l'environnement.  Le coup dur de l'étude, c'est que les données sur lesquelles elle est basée datent de 2006, soit 1 an après l'arrivée de Richard Goulet à la mairie.  Alors on a voulu démontré tout ce qui a été fait depuis ce temps.  Analysons l'annonce (les annotations en italiques sont mes commentaires):

Granby voit la vie en vert...

Depuis 2006, la Ville de Granby a fait de nombreux efforts en matière d'environnement dont:

  • l'acquisition des Terres Miner;

(Une réglementation adoptée par l'administration précédente protégeait déjà le boisé Miner.  La "protection" apportée par Richard Goulet - soit zoner le terrain en tant que "parc" afin qu'il y est une possibilité de la tenue d'un registre s'il y a changement de zonage - n'est pas plus efficace:  Richard Goulet a lui-même changé le zonage du parc Richelieu en zone industrielle et ce, à l'insu de tous.

Depuis que la Ville est propriétaire des Terres Miner, l'urbanisation de ces terrains se fait à vitesse grand "V":  Développements résidentiel et commercial des champs près des milieux humides, urbanisation du boisé qui était auparavant à l'état quasi-sauvage et on planifie l'ajout de batîments et de stationnements pour favoriser l'accès au boisé)

  • la protection de plus de 850 hectares de bois, milieux humides et tourbières;

(En fait, la Ville y est contrainte par le MDDEP.  Les normes de protection des milieux humides et tourbières ont été reserrés grandement.  Les deux-tiers des terrains qui étaient considérés comme "développables" il y a 10 ans, ne le sont plus aujourd'hui.)

  • la signature d'un bail avec le Centre d'intréprétation de la nature du lac Boivin afin qu'il conserve sa vocation de conservation;

(Cette entente fait suite à une rumeur que des promoteurs voulaient acheter le CINLB pour le développer,  rumeur qui a été propagée publiquement par seulement Richard Goulet et je ne connais personne d'autre qui me l'a mentionnée, même en privé.  Notez que même avant cette entente, il aurait fallu l'accord du conseil pour le vendre et qu'avec les protections des terres humides par le MDDEP ci-haut mentionnées, ces terrains sont impossibles à développer, même si un conseil malhonnête donnerait son aval.  Comme pour les terres Miner, rien n'a changé en matière de protection de l'environnement:  Les terrains étaient déjà existants, en bonne santé et protégés.)

  • l'adoption d'un Plan Vert;

(Des paroles sur papier.)

  • la création d'un poste permanent de coordonnateur en environnement;

(Je ne sais pas ce que cette personne fait à la Ville de Granby, mais si c'est l'écoconseillère de la Ville, en ce moment il semblerait qu'elle supervise les "donneux de contraventions".  On aime bien la répression à Granby.  Peut-être est-ce un poste comme celui de l'agente culturelle ou du coordonnateur aux activités sportives et récréatives à la Ville de Granby, vous savez ceux qui ont quitté leur poste parce qu'ils disaient manquer de travail pour lequel ils avaient été engagés.  Ce n'est pas tout le monde qui réagit comme ça.)

  • la consommation et production d'eau potable à la baisse;

(Je voudrais bien connaître les décisions du conseil qui ont amener une telle baisse.  Je crois que c'est plutôt dû à des employés municipaux et des citoyens consciencieux.)

  • la conversion de plusieurs poubelles en bacs de recyclage;

(On ne virera pas le monde à l'envers avec ça, mais c'est un point positif.)

  • le recyclage des matières résiduelles, même auprès des industries, des commerces et des institutions;

(Pour le résidentiel, ça se faisait avant 2006 et pour les ICI, c'est un dossier sous la responsabilité de la MRC.)

  • la collecte résidus domestiques dangeureux;

(Je ne sait pas ce que ce point fait ici puisque la collecte des RDD se fait depuis bien avant 2006.)

  • l'enfouissement des déchets sur le seul site conforme en Montérégie;

(Encore une fois, pas beacoup de mérite pour notre conseil puisque nous faisions déjà affaire avec le site en question.  C'est le propriétaire du site qui a fait les investissements nécessaires et nous n'avons eu qu'à renouveller le contrat.  En passant c'est aussi le site le plus près de Granby, donc il est difficile d'en choisir un autre dans de telles conditions.)

  • l'étude pour optimiser le transport en commun;

(Faites moi rire!

1° on avait déjà fait, au moins, une étude sur le transport en commun avant 2006.

2° C'est Richard Goulet, allant à l'encontre des études déjà menées et du spécialiste qu'il a lui-même engagé, qui a ajouter des autobus qui roulent vides et qui de ce fait augmentent la pollution plutôt que de la diminuer.

Finalement, permettez-moi de douter des résultats de cette étude commandé par Richard Goulet, comme celle pour la fusion qui parlait d'économie d'échelle, celle pour le pont Mountain à 4-voies qui n'a servi qu'à contredire les études de l'administration précédente ou celle des Terres Miner qui prévoyait des revenus faramineux que nous attendons toujours.)

  • l'uniformisation des services depuis la fusion avec le Canton.

(Et voilà, c'est le dernier.  On devait être réellement désespéré pour inclure une telle réalisation en environnement.)

Tous, nous avons le pouvoir de changer les choses, d'améliorer notre qualité de vie et celle de notre environnement.

samedi 24 juillet 2010

Au tour du baseball

- Nous avons investi 7 000 000 $ pour environ 2000 jeunes joueurs de soccer

(soit 3500 $ par enfant)

- Nous investissons 17 000 000 $ pour 732 joueurs de hockey et 275 patineurs artistiques

(soit 16 882 $ par enfant)

- Nous allons investir 5 000 000 $ pour 172 joueurs de baseball

(soit 29 070 $ par enfant)

Tout ça pour 3200 enfants (en assumant que les joueurs de soccer ne jouent pas au hockey) sur un total d'environ 12 000 mineurs à Granby.


Au rythme où vont les choses, si vous avec 2 enfants qui se lancent un frisbee de façon régulière, vous pourrez vous attendre à ce que la Ville viennent vous installer pour 60 000 $ d'infrastructure dans votre cour arrière - soit un peu plus de 30 000 $ pour chacun de vos enfants - pour les encouragez dans leur discipline!

mardi 20 juillet 2010

Le travail des pompiers

Lorsque j'avais fait campagne électoral en 2007, j'avais rencontré quelques pompiers lors de mon porte-à-porte.  Ces gens en avaient long à dire sur leurs conditions de travail, particulièrement à propos du temps partiel.

Je ne suis pas un expert en gestion du personnel et je ne connais pas les motivations de la direction pour établir un tel horaire, mais ça ne semble pas être fait selon le gros bon sens.

Premièrement, je n'ai jamais compris pourquoi on engage des gens à temps partiel pour des postes qui doivent être comblés 24h / 24, 7 jours / 7.  Il me semble qu'il est facile de fournir du 35h-40h / semaine à une majorité d'employés.  Dans La Voix de l'Est du 19 juillet, nous apprenons qu'ils ne font qu'un seul quart de travail de 24h.  Ils n'en font certainement pas deux, puisqu'ils feraient ainsi du temps plein.  Donc, nous les payons 24h ... avec une possibilité de dormir de 23h à 6h !  On paye les gens pour dormir!  Il ne serait pas plus intelligent de faire deux quarts de travail de 12 h ou trois de 8 h et de laisser les gens dormir chez eux, à leur frais?  Comme tout le restant de la population.  Mais le comble n'est pas là:  S'il y a un feu entre 23h et 6h, les pompiers n'auront pas le droit de dormir durant 24 h!  C'est pas sérieux.  Voici la réplique du directeur du service des incendies:

 "C'est le milieu des pompiers qui est comme ça, il y a des particularités liées au fonctionnement.  C'est pas plus dangeureux pour les pompiers de Granby que pour les autres pompiers"

Ce n'est peut-être pas plus dangeureux que pour les autres, mais ça ne signifie pas que ce n'est pas dangeureux.  C'est une réponse absolument absurde et ça ressemble drôlement à se comparer à la moyenne:  Les autres le font, alors moi aussi je veux le faire.  Elle est où l'initiative de se démarquer du groupe en faisant mieux?

Mais, on suit le leader et ses méthodes.

lundi 19 juillet 2010

Cowansville vs Granby

À Cowansville ...

En lisant la page 4 de La Voix de l'Est, on lit l'article suivant à propos de Cowansville:

Le Cowanskate Cult anime Cowansville

C'est plaisant de lire ces articles où on parle de comment on s'occupe des jeunes et comment on centralise leur énergie de façon positive.  On parle de skate, de graffitis, de métal hardcore et tout ça est fait de manière positive, tout le monde semble s'amuser à peu de frais.  Le résultat se voit très bien dans l'article au bas de la page:

Lancer son entreprise... à 15 ans!

Pendant ce temps, à Granby ...

En lisant la page 3 de La Voix de l'Est, on lit les articles suivants à propos de Granby:

Un spectaculaire Défi Poussette

80 000 spectateurs à la Fête des mascottes

Dans le premier, on nous dit comment on n'a pas réussi à réunir 300 poussettes pour relever un défi grandement annoncé, alors qu'il y a eu 80 000 visiteurs.

Dans le deuxième on nous dit que - malgré le fait qu'on "investit" toujours de plus en plus l'argent des contribuables dans cet évènement - nous avons eu le même nombre de visiteurs que l'année précédente.  Les spectacles payants - sensés auto-financer l'événement - n'ont réussit qu'à attirer 500 à 1000 personnes au lieu des 5000 espérés.  Certains marchands ont fait de bonnes affaires alors que d'autres n'ont pas vraiment vu d'impact sur leurs ventes.  La question est de savoir est-ce que l'argent investi en plus depuis les dernières années fait une différence notable?  Il semblerait que non.  Il y a aussi nos mascottes qui croulaient sous la chaleur (trois ont dû être transportées en ambulance), mais rassurez-vous, selon leur patronne c'est de leur faute:

"On leur disait de s'hydrater et on leur donnait des bouteilles d'eau; je pense qu'on n'a rien à se reprocher"

Pourtant lorsque la CSST trouve des employés de la construction qui ne s'attachent pas lorsqu'ils travaillent en hauteur, le patron a une contravention même s'il leur avait dit de s'attacher et fourni l'équipement nécessaire.  Ici on parle d'adolescents et de leur premier emploi ...

Enfin, j'imagine que le côté positif est qu'on a créé quelques emplois pour des fonctionnaires qui peuvent s'amuser avec l'argent des contribuables sans avoir à rendre de compte.

Et les jeunes?

Bon, on a vu la situation des jeunes à Cowansville.  À Granby, où l'on a plutôt choisi la répression policière au lieu de collaborer selon leurs intérêts, voyez comment les jeunes réagissent:

Sa suffit l'harcelement de la police a Granby envers les Jeunes

Comme c'est édifiant!  À Cowansville, sans policier, on réussi à faire du positif avec des jeunes qui font des graffitis et les adeptes de skate.  À Granby, "la loi, c'est la loi".  Puis, si le règlement n'existe pas, on va en créer un.  Les jeunes vont ben finir par comprendre!  Le problème, c'est que les plus vieux réagissent aussi dans le même sens:

Motocyclistes pour le boycott de la ville de Granby

Supportons l'Autodrome Granby

Selon Stéphane Tardif (alias Ramon Vitesse), agent de développement culturel et l'organisateur du Cowanskate Cult à Cowansville:

"Le fossé existe au niveau administratif, car les gens au pouvoir ont parfois la chienne, mais pour le citoyen commun, ils aiment voir les jeunes s'occuper!  Il y a plein de villes où les jeunes font du vandalisme, car ils ne savent pas quoi faire.  Il faut que les jeunes tripent"

Se pourrait-il que l'on n'emploie pas les bonnes méthodes à Granby?  Investir toujours plus d'argent et mettre toujours plus de règlements est la pire forme de leadership.

mardi 13 juillet 2010

Encore la moyenne!

«Un classement des municipalités selon leur performance permet de donner un signal clair à ces dernières quant aux priorités qu'elles devraient considérer dans leur planification»

Voilà la conclusion des auteurs d'une "étude" sur la performance des villes les plus populeuses du Québec.  J'ai mis le mot étude entre guillemets car ce n'est pas une étude: C'est une bête comparaison où l'on établit une moyenne.  On ne regarde pas ce qui est pertinent pour chaque localité, seulement une simple énumération de critères.  Malheureusement, les gens sans vision, les gens sans imagination, aiment bien se fier sur ces moyennes car ça les rassure:  "Si je fais fausse route, alors je ne serai pas seul".  Mais nous le voyons bien ici, ces gens qui établissent ces moyennes, ce sont des inconnus qui travaillent dans un bureau à Montréal pour un organisme dont le commun des mortels ignore l'existence.  On est loin de la démocratie et du vote éclairé d'une communauté pour choisir ses leaders, leurs idées et leurs valeurs.  On est loin de tenir compte des réalités locales.

J'aime bien prendre l'exemple de St-Joachim.  Est-ce que St-Joachim a suivi l'exemple de la moyenne en implantant un programme primaire du baccalauréat international?  En développant la culture de la poire?  En créant une coop pour le dépanneur du village?  Absolument pas, car les leaders s'éloignent des sentiers battus.  Mais il y a plus encore à St-Joachim, une condition essentielle pour la réussite de ces projets:  Une implication volontaire et dynamique de la population.  Vous noterez que les gouvernements ont peu d'implication dans ces projets, ce sont des coops.  200 familles sur une population de 1200 habitants sont membres de la coopérative Au coeur du village.  Les terrains où sont plantés les poiriers ont été prêtés par les citoyens.  Voilà comment se mesure le dynamisme d'une communauté:  par l'implication volontaire des citoyens.  Je mets l'accent sur le mot volontaire car il bien facile de prendre l'argent dans les comptes de taxes sans se soucier de convaincre la population du bien-fondé de nos actions.  Il est encore plus facile de le faire en empruntant en leur nom, car les actions semblent "gratuites" puisqu'on ne débourse rien ... aujourd'hui.

Il est amusant de voir comment dans un petit village comme St-Joachim, tous les projets sont pilotés par différents organismes indépendants et que dans une grande ville comme Granby tous les projets sont menés par un seul homme, le maire.  Car la solution de Richard Goulet au manque de dynamisme de la population granbyenne c'est de faire tout le travail lui-même, une erreur qui lui sera nécessairement fatale.  Au pire, ça ne fonctionnera pas, parce que la tâche est trop grande; au mieux, tout va tomber lorsque Richard Goulet cessera de s'impliquer.  On ne peut pas forcer les gens à faire ce qu'ils ne veulent pas faire.  On n'a pas le choix, on doit les inspirer, pas faire le travail à leur place.

Et en travaillant très fort pour amener Granby dans la moyenne, quel Granbyen dira fièrement:  "Nous autres à Granby, on a accomplit quelque chose:  On est dans la moyenne"?

 Mais l'échec de Richard Goulet est déjà accompli en encourageant de mauvais sentiments déjà trop bien établis à Granby:  Contrairement à St-Joachim, à Granby les gens ne pensent qu'à interdire à leurs voisins ce qu'ils ne veulent pas qu'ils fassent ou à les forcer à payer pour leurs projets même si leurs voisins ne sont pas intéressés.

St-Joachim = communauté; Granby = regroupement d'individus.

C'est ici que cette fameuse phrase prend tout son sens:

«Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi mais demande-toi ce que tu peux faire pour ton pays» 

Et vous, qu'avez-vous à offrir à Granby?

samedi 10 juillet 2010

Centre-ville, salaire et loisirs

On s'amuse au centre-ville

Premier point à l'ordre du jour, les amuseurs publics bienvenus au centre-ville.  Je félicite le conseil pour cet assouplissement  apporté au règlement général de la Ville concernant les amuseurs publics pour les mêmes raisons que je l'avais félicité pour le retrait de l'interdiction de de tourner à droite sur Elgin:  Retrait de contraintes, gain de liberté pour les citoyens et présomption que les gens seront responsables et agiront en conséquence.

Ce que je déplore, c'est le fait que cette décision est le fruit d'un processus de décision extrêmement coûteux.  Pour la levée de l'interdiction de tourner à droite sur Elgin, on avait étudier la question au comité de circulation, puis le conseil a pris la décision.  Hop, terminé!  Pour celle-ci, nous dit-on, on doit cette décision aux travaux de CommercETourisme et du plan de revitalisation du centre-ville:  Le premier étant un organisme coûteux qui devrait être privé (en fait, il font le travail de la chambre de commerce) et le deuxième étant l'achat d'un rapport par le conseil pour lui suggérer ce qu'il doit faire.  N'est-ce pas pour ça qu'ils sont élus et payés?  Vous savez le salaire qu'ils méritent tant.  Vous me direz que j'ai déjà dit que les conseillers ne peuvent pas tout savoir et qu'il est normal qu'ils consultent et c'est vrai.  Par contre, je ne crois pas qu'il existe de recette magique pour revitaliser un centre-ville et par conséquent je ne crois pas qu'il existe des "experts" en centre-ville qui méritent d'être payés.  Non seulement, j'ai toujours préconisé que ça devait commencé par une action citoyenne (et c'est le cas ici, puisque tout ça part d'une demande d'un groupe de musiciens) et que des conseillers avec du gros bon sens peuvent très bien prendre cette décision.  Nous avons même un conseiller qui possède un commerce au centre-ville; cette expertise me suffit amplement.

On en a oublié un!

Parlant de la rémunération des élus, il y a un autre avantage découlant du poste de maire que nous avons oublié de mentionner:  Le salaire pour sièger à MRC.  Le maire reçoit 15 651 $ pour assiter aux réunion de la MRC.  Par mesure de comparaison (nos élus aiment bien ça), à Brome-Mississiquoi, ils gagnent 2351 $.  On se rappelera que nos maires s'étaient voté une augmentation de 27% en 2008.  Selon Mme Quinlan, mairesse de Bromont: 

«Les dossiers de nos municipalités, ce sont ceux qui exigent le plus de travail, a insisté Mme Quinlan. Les maires n'avaient qu'à convaincre les contribuables de leurs municipalités de hausser leur salaire. Ils ont préféré prendre un détour en passant par la MRC.»

Enfin, la mémoire est une faculté qui oublie ...

Les loisirs

Enfin, il y a cet article de La Voix de l'Est à propos des loisirs de Waterloo.  La Ville de Waterloo a calculée que son budget loisirs s'élève à 1,2 M $, dont 142 000 $ provenant des villes avoisinantes.  Or, seulement 32 % des usagers sont résidents de Waterloo.  Aujourd'hui, Waterloo voudrait cesser de subventionner les villes avoisinantes.

Ceci est un constat similaire à celui fait il y a une quinzaine d'années à Granby.  On se rappelera qu'à l'époque il y avait un exode de la population de Granby vers la "campagne", là où les taxes étaient moins chers.  Granby avait alors décidé de donner accès à ses services de loisirs aux non-résidents seulement si leurs villes défrayaient les coûts.

Une des premières décisions de Richard Goulet a été de diminuer la contribution des villes avoisinantes parce que, nous disait-il, nous devions faire notre part en tant que ville-centre.  On pourrait plutôt être sous l'impression qu'on tentait d'acheter le silence des autres maires afin qu'ils ne critiquent pas trop nos projets.  J'aimerais bien voir les chiffres concernant le cas de Granby: Coût des loisirs, part des autres villes et pourcentage des utilisateurs.

En regardant tout ça, je me demande s'il ne serait pas mieux que la gestion des loisirs devienne une affaire de MRC.  N'a-t-on pas fait état ce derniers temps que les arénas desservent la région et non seulement une municipalité?  Je verrais très bien une fusion de tous les loisirs de la MRC sous un seul organisme, avec un apport égal de chaque municipalité, basé sur la contribution en infrastructure ou monétaire, le nombre de citoyens et l'évaluation foncière (Contrairement à la fusion Ville-Canton, où l'on n'a tenu compte d'absolument rien).

Gérer les biens et les services publics

Ce qui m'amène à parler du rôle des politiciens et de la gestion municipale.  Le rôle des politiciens est de gérer les biens et les services publics.  C'est le minimum requis pour les politiciens et c'est en soi une job que tout le monde considère plate.  Ça consiste à surveiller l'argent qui rentre et l'argent qui sort.  Il n'y a, à mon avis, qu'une seule façon de dynamiser ce travail et c'est en cherchant des solutions pour diminuer les coûts ou augmenter l'équité entre les contribuables.

Malheureusement, la solution facile pour rendre le travail de politicien agréable est de donner des cadeaux ... avec l'argent des contribuables.  Je trouve toujours triste de voir un politicien dire que sa plus belle réalisation est l'achat de ceci ou la construction de cela.  On a poussé le vice à l'extrême, en empruntant pour faire ces cadeaux.  Résultat:  on se soucit de l'argent qui sort, mais plus de celui qui entre.  On préfère reléguer cette responsabilité aux futurs gestionnaires.  Pour moi un politicien qui emprunte est un politicien qui ne fait pas le minimum requis par son mandat, soit de gérer l'argent qui entre et celui qui sort.

L'administration Duchesneau m'avait donné un élan de confiance face à la politique.  Voilà un conseil qui cherchait à dynamiser son travail en cherchant à diminuer les coûts des services et à rendre plus équitable la répartition des dépenses.  On cherchait des idées innovatrices, basées sur le gros bon sens.  L'élimination de la dette en est un exemple, mais la gestion des loisirs en est un autre.  On avait aussi fait la refonte du zonage où on avait donner une direction pour le développement de la Ville (et non pas faire le développement lui-même avec l'argent des contribuables).  Assurément le système n'était pas parfait, car il ne le sera jamais.  De plus, lorsque nous sommes les premiers, nous sommes du domaine de l'expérimentation, de l'inconnu.  Mais nous avions effectuer un gain et nous étions sur une bonne voie, j'en suis convaincu.

Avec l'administration Goulet, on a tout jeté à la poubelle, pour se remettre dans la "moyenne" des villes.  Imaginez, on vise même l'endettement moyen des villes québécoises, un non sens!  Est-ce qu'on fait des investissements à Granby?  Oui, mais on se fout éperdumment de comment on va les payer, se basant uniquement sur la théorie que dans le futur nous serons plus riches.  Une façon de faire qui encourage le laxisme dans la surveillance des coûts puisqu'on ne paye pas.  Pire encore, telle une petite Caisse de dépôt et de placement du Québec, je crois qu'on minimise énormément les risques liés à ces investissements, puisqu'on est tellement convaincu que nous serons plus riches (peut-être le serons-nous dans certains cas, mais en prenant les risques à la légère tel que nous le faisons en ce moment, on ne peut que perdre en bout de ligne).  De plus, on ne fait rien d'extraordinaire comparé aux autres villes, en tous cas pas pour qu'on devienne un exemple cité par les autres (Évidemment, puisqu'on fait bêtement la même chose que les autres).

Voilà pourquoi je dis qu'il ne se passe rien à Granby et que Richard Goulet n'a pas de vision.  Faire l'entretien des rues n'est pas avoir de la vision, on l'a toujours fait (Sauf à l'époque où on a été le plus endetté, étrangement).  Profitez d'une subvention pour l'aréna, alors que les gouvernements supérieurs en donnent à tout le monde pour stimuler l'économie, n'est pas un accomplissement.

Où sont les idées qui nous font économiser des sous (qu'on peut voir directement dans notre portefeuille) ou qui nous facilitent la vie (outre l'étalement des paiements de notre compte de taxes).  Donner l'argent des contribuables, c'est un dur travail (notre maire ne dépense pas aussi vite qu'il le prévoyait), mais c'est une décision facile à prendre lorsqu'on emprunte en leurs noms.  Lorsque Richard Goulet aura atteint la dette "idéale", comment croit-il que les futurs élus payeront les dépenses, n'ayant plus la capacité d'emprunter davantage comme il le fait présentement?  En se basant sur l'expérience passée, nous serons à nouveau au point mort, c'est-à-dire que nous devrons payer pour nos dépenses annuelles avec en prime des millions $ en intérêts.

Lorsqu'on parle de politiciens qui agissent, ce que nous voulons ce sont des politiciens qui prennent les décisions difficiles, qui rendent le système plus efficace, pas des politiciens qui dépensent l'argent à notre place.