dimanche 28 février 2010

Informer le public

Combien d'argent a-t-on investi dans l'information des citoyens sous l'adminstration Goulet?

Le total pour les parutions dans La Voix de l'Est, Le Plus et le Journal l'Express pour les années suivantes sont:

2006:  72 861 $
2007:  191 118 $
2008:  150 330 $
2009:  260 596 $

Mais est-ce trop cher?  Peut-être n'est-ce pas suffisant?  Comparons avec les 2 années précédentes sous la gouverne de Guy Racine:

2004:  43 905 $
2005:  47 306 $

Wow!  La différence est notable.  Mais je suis certain que les citoyens se sentent désormais mieux informés qu'avant.  Enfin, j'imagine.  Du moins, je l'espère.  En tout cas, moi je n'ai vu aucune différence.

Granby vous informe

J'oubliais.  Nous avons aussi le Granby vous informe qui est posté à chaque logement.  J'aime bien les informations qu'on y retrouve.  Malheureusement, les coûts de publications ne sont pas inclus dans les montants ci-haut mentionnés.  Seulement pour l'année 2009, il faut rajouter 68 572 $, excluant la main-d'oeuvre interne.

Le problème avec le Granby vous informe, c'est qu'on finit toujours par le jeter au recyclage et nous perdons de bonnes informations.  Si seulement il existait un moyen de communication électronique où les gens pourraient, du confort de leur foyer, trouver ces informations lorsqu'ils le désirent ... comme un site internet par exemple!  Bonne nouvelle, nous en avons un!  Mais on tarde à le mettre à niveau car, j'imagine, ce n'est pas une priorité (comme acheter des immeubles au centre-ville  pour les démolir, par exemple).  Ça fait à peine 10 ans que nous sommes entré dans le 21e siècle, laissons-nous le temps.

Je me demande si un créateur de site internet pourrait faire quelque chose de bien avec 68 572 $ par année ...

Bien informé?

Prenons l'année 2009.  Du montant  de 260 596 $, seulement 61 449 $ ont servi à faire publier des avis publics.  De ce montant, la valeur de l'avis public publié pour annoncer la tenue d'un registre pour un emprunt de 9,85 M $ s'élèvait à ... 380,95 $!

Donc après avoir dépensé 329 168 $ en information générale (Granby vous informe inclus) et avis publics légaux, on ne consacre que 381 $ pour la tenue d'un registre pour un emprunt de 9,85 M $ (plus de 10 % des dépenses effectuées par la Ville), soit un dizième de 1% de tout le budget "information pour le public".  Une information importante noyée dans une mer de platitudes.

En fait, en publiant 2 ou 3 fois la même annonce dans 3 journaux différents comme la Ville l'a fait régulièrement,  on a probablement dépensé 2 à 3 fois ce montant pour souligner des événements sociaux qui ont attiré seulement quelques dizaines de personnes.

Mais les lois sont respectées.  Heureusement, nous pouvons encore voter et s'exprimer.

mercredi 24 février 2010

Une piscine pour 200 000 $

La fondation Roger Talbot s'offrira une piscine au coût de 200 000 $ selon La Voix de l'Est et l'Express.  Une superbe piscine creusée de 40' X 100'.

En quoi est-ce que ça a rapport avec la Ville de Granby?  C'est parce que tout ça me rappelle la réfection de la piscine Horner (plutôt considérée comme une barboteuse), il y a 3 ou 4 ans.  Je n'ai pas de ruban à mesurer, mais je pense que nous parlons du même genre de dimension, peut-être même un peu plus petit.  Le coût avait été de 400 000 $.  Rappelons que selon Richard Goulet les coûts de construction augmentent sans cesse avec le temps, alors je n'ose imaginer combien ça coûterait pour refaire la même chose aujourd'hui!

C'est pourquoi lorsqu'on me dit qu'il faut profiter des subventions tandis qu'elles passent afin de faire de grandes économies sur la construction de l'aréna, ça ne m'émeut pas beaucoup.  En se basant sur les accomplissements de notre conseil actuel - et le passé est garant du futur -, je suis certain qu'il est possible de faire de très grandes économies sans même avoir de subventions; Si on a le bon projet, naturellement.

C'est pourquoi aussi je ne suis pas très ému lorsque Richard Goulet se vante d'avoir "investi" 100 M $ dans la Ville de Granby durant son dernier mandat.  C'est facile de donner des gros montants losqu'on paye deux fois trop cher.

mercredi 17 février 2010

Manque de subventions dans le futur?

Pour les gens qui doutent encore qu'il aura toujours des subventions dans le futur, lisez cet article:

Les municipalités doivent moins payer, croit le Bloc

Non seulement nos politiciens locaux vont demander à ce que les gouvernements fédéral et provincial continuent de payer les deux tiers de nos projets, ils vont même jusqu'à demander qu'ils augmentent les suventions à 85% de la valeur des projets!  Pour le projet de l'aréna de 19,3 M$, cela voudrait dire que la part de la municipalité ne serait que de 2,9 M$ - versus 6,4 M$ actuellement.  Qui dirait non à une économie de 3,5 M$ ?

Si une telle demande serait acceptée par le gouvernment (peu de chance, mais tout de même une possibilité), cela signifierait qu'on pourrait espérer avoir une plus grosse subvention pour l'aréna l'année prochaine!

Tout ça pour dire que cette peur qu'on tente d'implanter pour nous faire croire que cette année est la dernière où des subventions seront disponibles est totalement irréaliste.

Prenons le temps de faire nos projets comme il le faut et renvoyons nos élus refaire leurs devoirs:  Ça prend un plan pour 4 glaces à Granby et il faut payer comptant.

samedi 13 février 2010

Un lobby actif

Les gens impliqués dans les sports sont de plus en plus démonstratifs.  C'est malheureux que ces gens se foutent éperdumment des coûts rattachés aux divers projets présentés par Richard Goulet.

Demandez à une de ces personnes si elle serait toujours en faveur du projet de la 3e glace si les coûts seraient doublés, elle vous répondra oui sans même prendre un instant de réflexion.  Sur le site Facebook, une personne a très bien résumé leur mentalité: "Un tien vaut mieux que deux tu l'auras".

Je veux bien croire qu'il n'y a pas que les coûts à évaluer dans un projet, mais de là à ne pas en tenir compte du tout, il y a une marge!

Quand ces gens ne regardent que les grosses subventions de 65%, soit un coût de 7 M$ - en fait, 9 M$ avec les intérêts -  sur 19 M$, moi je ne vois pas de différence avec un autre projet de 14 M$ avec 33% de subvention où notre part serait de 9 M$ qu'on pourrait payer comptant.  Avec un tel montant, on pourrait faire les rénovations de l'aréna Léonard-Grondin (9 M$) et se payer facilement DEUX arénas (5 M$) comme celui de St-Alphonse qui a coûté 1,5 M$ en 2002.  En fait, il nous resterait probablement un petit million $ en surplus et on aurait quatre glaces au lieu de trois.

Personnellement je n'utilise pas l'aréna, mais ça va me déranger d'entendre encore ces gens gémir dans 5 ans qu'il n'y aura pas assez de temps de glace à Granby et qu'on ne pourra plus emprunter pour bâtir un nouvel aréna parce qu'on aura atteint notre maximum de 115 M$ d'endettement prévu par Richard Goulet.  Avec ma méthode, le problème est résolu pour 20-25 ans minimum (Est-ce ça avoir de la vision?).  En prime, pour ceux en faveur de nouvelles glaces à Granby, il n'y a pas de registre lorsque c'est payé comptant, donc les gens ne peuvent pas s'opposer aux projets!

Un projet populaire?

732 joueurs de hockey et 275 patineurs artistiques, soit un total de 2000 parents voteurs (et certains savent compter et sont contre le projet) sur une possibilité de 48 500 électeurs.  Ça fait environ 2 semaine que la page de Facebook est créée et il y, aujourd'hui, 1124 membres qui se sont joint à ce groupe.  Ceci inclut des mineurs et des gens de l'extérieur de la Ville, tous motivés par des organisations de hockey.  Pour les 1519 signatures du registre, il n'y avait que 2 journées pour le signer, il fallait prendre la peine de se déplacer et il n'y avait aucune organisation pour stimuler ce mouvement.

Créer une liste de cadeaux ou comment mettre les gens de son côté

La méthode de distribution de cadeaux, telle que privilégiée par notre maire, fait son effet.  Des gens comme Laurent Valiquette et Jean-Yves Phaneuf, qui ont eux droit à la réfection des terrains de tennis et des terrains de soccer sans trop d'effort, viennent appuyer le projet du maire.  Malheureusement, cette méthode a une limite puisque la liste des gens qui payent sans rien recevoir est plus longue que celle de ceux qui obtiennent les cadeaux.  La grogne contre l'administration Goulet le démontre clairement aujourd'hui.  Pire encore, sur la page de Facebook on peut voir des commentaires de personnes qui n'aiment pas les dépenses farfelues de M. Goulet, mais qui sont tout de même en faveur du projet, car c'est le seul qui compte à leurs yeux et ils ont peur de manquer l'oppurtunité.  Bref, assurons-nous d'être sur la liste de cadeaux avant qu'il n'y plus rien à donner.  On comprend cette réaction de peur, mais il faut savoir se ressaisir et faire la chose responsable.


mercredi 10 février 2010

On pédale dans la choucroute!

Les commentaires de Richard Goulet suite à l'annonce de la subvention pour l'aréna n'ont tellement pas de sens qu'on ne sait pas par où commencer!

«On n'a pas les moyens de passer à côté d'une subvention de 12 millions$.» 

Les moyens qu'on n'a pas surtout, c'est celui d'emprunter et celui de ne pas planifier les coûts de 4 glaces.  La subvention, ce n'est pas un don du ciel, c'est de l'argent (encore emprunté) qui vient de nos impôts provincial et fédéral.  Étudier la meilleure configuration possible pour 4 patinoires, autant d'un point de vue économique que d'un point de vue bénéfice pour la population, est primordial.  Je rappelle que si on construit DEUX patinoires similaires à celle de St-Alphonse, même sans subventions, ça nous coûte environ la même chose que d'ajouter UNE patinoire dans le projet actuel.

«On a étudié différentes possibilités.»

En fait, "plusieurs" veut dire deux projets, mais on n'a pas étudier différents projets avec 4 glaces, c'est-à-dire les véritables besoins de Granby.

«On travaille là-dessus depuis deux ans. On a investi un demi-million$ en plans.  Ce n'est plus le temps de dire qu'on va étudier tout ça encore»

Richard Goulet a mal investi notre argent et il a gaspillé son temps depuis 2 ans en ne travaillant pas sur le bon projet, alors nous devrions l'excuser et le laisser nous amener dans la mauvaise direction!

On sait que nous serons perdants à long terme avec Richard Goulet et que nous y laisserons quelques plumes, mais plus vite on posera les bons gestes, moins il nous en coûtera cher.

«Ces programmes ont pour but de revigorer l'économie locale, provinciale et nationale. Il est faux de croire que les subventions seront toujours là. Quand ça va être reparti, les gouvernements vont devoir revoir leurs déficits d'opération»

C'est amusant, car la patinoire de St-Alphonse a été subventionnée au deux tiers, tout comme notre projet, en 2002.  Je ne me souviens pas que les gouvernements tentaient de revigorer l'économie à cette époque?

Il semblerait que c'est différent aujourd'hui, puisque demain les gouvernements vont devoir revoir leurs déficits d'opération.  C'est bizarre, quand on parle d'endettement de la Ville, non seulement Richard Goulet nous dit de ne pas s'inquièter mais il se fixe même un objectif d'endettement.  Mais quand on parle du Québec ou du Canada (qui se servent dans les mêmes poches que la Ville de Granby, c'est-à-dire les nôtres), alors là, l'endettement c'est tellement grave que toutes les subventins seront éliminées!

Je le répète:  Les subventions sont les dernières dépenses qu'on élimine, puisque que c'est elles qui font bien paraître les politiciens.  D'ailleurs il suffit de regarder les annonces à la télé qui nous présentent différents scénarios étudiés par le gouvernement Charest pour renflouer les coffres de l'État: ce sont toutes des solutions pour augmenter les revenus de l'État et non pour en diminuer ses dépenses.  Les subventions sont loins d'être abolies.

Et le meilleur pour la fin ...

«On devrait se rassembler autour du même projet.»

«Ce n'est pas le temps de se battre entre nous pour voir qui a la meilleure idée»

Richard Goulet le rassembleur.  Elle est bien bonne!

Un homme qui a constamment dénigré ses opposants;

Un homme qui, malgré qu'il n'a même pas réussi à obtenir le soutien de la moitié de la population aux dernières élections, n'a pas fait une seule concession dans son programme;

Un homme qui aime bien travailler derrière les portes closes et qui fait passer les projets au conseil en vitesse;

Cet homme voudrait qu'on cesse de se battre pour savoir qui a la meilleure idée et qu'on se rassemble tous autour de SON idée.  Incroyable!  La seule personne qui propose une telle énormité, c'est quelqu'un qui vient de s'apercevoir qu'il a la mauvaise idée et qui refuse de la comparer à celle des autres pour ne pas mal paraître.

mardi 9 février 2010

Schneider - O'Breham: même combat?

Anny Schneider nous fait part de ses réactions face à une conférence à laquelle elle a assistée concernant l'économie mondiale et plus particulièrement l'endettement grandissant. (voir la lettre)

Elle termine sa lettre avec la question suivante:

Je ne sais peut-être pas calculer, mais tout ça m'inquiète un peu, pas vous?

Effectivement, Mme Schneider, tout ça est inquiètant.  Je sais calculer, alors imaginez comment je peux être inquiet.  Quand vous nous dites:

Ainsi, grâce à l'illusion du crédit illimité, les gens empruntent pour acquérir des biens autrement inaccessibles, mais quand il s'agit de rembourser les intérêts, ils ne fournissent plus. 

(...)

Mais à Granby comme ailleurs, ce serait le chaos total si chaque famille devait rembourser d'un coup tous ses crédits, n'est-ce pas?  Avec des modèles basés sur l'exploitation et la spéculation, toutes les soi-disant valeurs chrétiennes et fraternelles ont pris le fossé avec les plus faibles qui s'enlisent et les plus finauds qui avancent dans l'autobus capitaliste néo-libéral.

C'est le message que je tente de livrer depuis plus de 3 ans maintenant.  Le système d'emprunt tel qu'il est utilisé aujourd'hui ne sert qu'à enrichir les plus riches d'entre nous aux dépends de la classe moyenne qui s'apprauvit de plus en plus.

Même si on ne le veut pas, les gouvernements nous oblige à nous endetter.  Quand je dis que Richard Goulet est rétrograde dans ses "visions", c'est parce qu'il utilise ces "modèles basés sur l'exploitation et la spéculation" pour réaliser ses projets, des modèles qui datent de la deuxième guerre mondiale.

Vous semblez vous inquiètez de ce qui ce passe au niveau mondial, mais vous prenez le problème à l'envers:  Il faut commencer au niveau local.  C'est pourquoi j'ai toujours vu le fait que Granby avait remboursé sa dette comme étant un choix audacieux et avant-gardiste.  Par la suite, d'autres villes suivront et une fois que l'ensemble des villes de la province auront choisi cette voie, on pourra exiger la même chose du gouvernement du Québec, puis celui du Canada, etc.

Comme pour l'environnement, c'est avec des petits gestes qu'on accompli de grandes choses!

samedi 6 février 2010

J'adore quand les gens parlent

Oui, j'adore quand les gens parlent parce que c'est à ce moment qu'on commence à comprendre ce qui se passe.  Je dirais plutôt, c'est à ce moment que nos doutes sont confirmés.

Ingénieur et vice-président de l'AHJG

Aujourd'hui, dans La Voix de l'Est, il y a une lettre de Benoit Rivet adéquatement intitulé: "Est-ce le bon projet?"

Il y a dans cette lettre deux réponses, la première venant d'un ingénieur ayant réalisé des projets d'arénas et la deuxième venant du vice-président de l'Association de Hockey Jeunesse de Granby (AHJG).  Ces deux postes étant occupé par la même personne.

L'ingénieur

En tant qu'ingénieur, M. Rivet nous dit que le projet actuel n'est pas ce que la Ville devrait faire.  En sa qualité de professionnel, il y a personnellement proposé un aréna à 2 glaces à la Ville de Granby (mais pas au conseil, par contre).

Ce qu'on apprend de cette lettre aussi, c'est que la seule raison pour laquelle cette solution n'a pas été retenue, c'est la perte d'une subvention, non confirmée, de 12 M$.  En fait, nous ne perdons pas la subvention, nous devons simplement refaire une autre demande si on refait un autre projet, possiblement sous un autre programme.

La question qui tue:

Alors que Richard Goulet nous dit: «Pour faire les plans, les professionnels ont consulté les utilisateurs de l'aréna. Ce sont eux qui ont exprimé leurs besoins.», comment se fait-il qu'un ingénieur, qui est aussi vice-président de l'AHJG, fait une proposition APRÈS que la demande de subvention soit faite, donc après que les plans soient terminés?  Est-ce que le conseil a vraiment fait la consultation nécessaire?  J'en doute et M. Rivet vient confirmer mes doutes.

De plus j'aime bien comment ce professionel nous dit qu'il y aurait une possibilité de PPP.  Personnellement, j'aime mieux une subvention qui vient du privé qu'une venant des gouvernements supérieurs.  Mais on se rappelle les propos de M. Goulet aux dernières élections lorsque Mme Trottier avait proposé un PPP pour l'aréna:

«On voit que Mme Trottier n'est pas au courant de ce qui se passe avec les PPP, rétorque le maire de Granby, Richard Goulet. Depuis un mois, ils sont à peu près tous refusés par le gouvernement du Québec.»

Le maire fait savoir que la Ville a évalué la possibilité d'opter pour un PPP. M. Goulet assure qu'il n'y a aucune économie à faire.

Après avoir dit ça, pensez-vous que lorsqu'un spécialiste vient lui en suggérer un, qu'il va le proposer à ses citoyens, même si c'est dans leur meilleur intérêt?

Le vice-président de l'AHJG

Mais en tant que président de l'AHJG et père d'un jeune hockeyeur, M. Rivet tombe dans le piège que nous tend M. Goulet depuis 4 ans: la peur d'un futur incertain.  Selon lui, si nous ne profitons pas d'une subvention aujourd'hui, il n'y en aura plus demain.  Pourtant M. Rivet sait que nous aurons besoin d'une 4e glace à court terme.  Croit-il vraiment que nous n'aurons droit à aucune subvention lorsque viendra le temps de la construire?  C'est absurde et insensé.  Donner des subventions, c'est la seule chose qui reste à nos politiciens pour faire bonne figure auprès de la population, ce sont les dernières dépenses qu'ils vont couper.

Parlant de construire une 4e glace plus tard et de peurs injustifiées,  avez-vous remarqué qu'on ne dit plus qu'il est mieux de construire aujourd'hui parce que les coûts vont augmenter dans le futur?  Une autre peur propagée par Richard Goulet qui, malheureusement pour lui, ne peut pas être employer pour le projet qui nous concerne.

Précision

Il semblerait que certaines personnes ne comprennent pas vraiment le sens de la démarche des gens comme moi.

Ces personnes ont raison, s'il y a un autre emprunt pour un nouveau projet d'aréna qui correspond à nos besoins, j'irai encore signer le registre contre l'EMPRUNT.  Je le répète, quand c'est payé comptant, il n'y a pas de registre.  La raison pour laquelle j'irais signer le registre n'est pas que je suis contre les dépenses, c'est que je suis contre les emprunts.  Et il y a tout un monde entre les deux car, oui, c'est possible d'acheter en payant comptant et, oui, c'est plus payant.

Ce qui soulève encore plus l'indignation avec ce projet, comme cela a été le cas pour trop de projets au cours des 3 dernières années, c'est qu'il a été préparé de manière irréfléchi et avec insouciance, ce qui donne une raison de plus pour signer le registre.  Mais je le re-répète, pas d'emprunt, pas de registre, le conseil fait ce qu'il veut et on doit attendre aux élections pour manifester son opposition.

vendredi 5 février 2010

Et pourquoi pas des patinoires réfrigérées?

Dans La Voix de l'Est il y cet article où Benoit Jodoin, une personne hautement impliquée dans le hockey mineur à Granby, nous dit la chose suivante:

"Plusieurs ligues d'adultes se sont expatriées à Saint-Alphonse. On perd des revenus de location de glace."

La patinoire réfrigérée de St-Alphonse semble bien remplir les besoins de certains hockeyeurs, notamment les ligues de garage qui n'ont pas besoin d'estrades pour qu'on les regarde jouer.

J'ai écrit aujourd'hui une lettre d'opinion à La Voix de l'Est qui, je l'espère, sera publiée sous peu et qui parle, entre autre, d'une telle option pour Granby.  Par respect pour le journal, je préfère attendre qu'il publie la lettre avant d'en parler davantage.  Mais laissez le petit hamster faire tourner votre roue et vous verrez que ce n'est pas si bête que ça.

Vraiment, le dossier "aréna" n'a pas été approfondi comme il aurait fallu qu'il le soit.  C'est ce qui se passe lorsqu'on discute les dossiers en catimini.  On ne pas s'étonner après que la population nous renvoie faire nos devoirs.

mercredi 3 février 2010

Pages sur Facebook

Je viens d'apprendre qu'il y a une page sur Facebook intitulée: "Je vote OUI pour la réfection de l'aréna de Granby".  Ça semble être un groupe sérieux (plus de 700 membres à date) et on peut y lire les arguments des gens en faveur de l'EMPRUNT pour le projet de l'aréna.  Ceci contribue à un débat constructif et les indécis peuvent se faire une opinion.

Je tiens vraiment à mettre l'emphase sur le mot "emprunt" car c'est la question du référendum.  Si le conseil payerait comptant, il n'y aurait pas de registre et personne ne pourrait demander de référendum et s'opposer au projet.

Voici le lien:

http://www.facebook.com/group.php?v=wall&ref=search&gid=315160568956

Afin d'éviter des chicanes inutiles, si vous avez l'intention de voter NON au référendum, ayez un peu de grâce et ne vous inscrivez pas à ce groupe pour y laisser des commentaires.  Créez votre propre groupe ou laissez des commentaires sur mon blog ou celui de votre choix.

Les jeunes veulent un aréna?

Si vous voulez voir un autre groupe (plus de 360 membres) qui milite pour un skate park intérieur à Granby vous pouvez aller sur le lien suivant:

http://www.facebook.com/pages/Granby-QC/Pour-tout-seux-qui-veulent-un-skatepark-interieur-a-Granby/207454619350?v=wall&ref=search

N'oubliez jamais qu'il n'y que 800 jeunes qui jouent au hockey à Granby, alors qu'il y a 12 000 personnes de moins de 18 ans dans notre belle ville.  On doit s'assurer que l'argent est judicieusement dépensé et que les besoins de tous sont comblés.

samedi 30 janvier 2010

Quand les conseillers s'expriment

Naturellement on parle du registre de l'aréna.  Mais je vais me concentrer sur les commentaires de nos conseillers.

Mme Brodeur-Comeau

Premièrement, Mme Brodeur-Comeau qui nous dit:

«Le gouvernement nous donne une subvention, à la condition qu'on emprunte à l'avance.»

Cette remarque est soit le résultat d'une mauvaise compréhension de notre conseillère ou une de ces demi-vérités que certains aiment tant décrier.

Lorsqu'on lit cette phrase, on a l'impression qu'il faut emprunter pour la totalité du projet pour avoir une subvention; c'est faux.  On doit emprunter uniquement pour la subvention.  À l'époque où Granby payait tout comptant, nous avions droit aux mêmes subventions - pour lesquels on décrétait un emprunt dont les paiements étaient assumés par les gouvernements supérieurs - et nous payions notre part comptant sans problème.

M. Bonin

Voici le cas intéressant de Pascal Bonin qui nous démontre bien cette fois pourquoi les conseillers doivent s'exprimer en assemblée publique ou ailleurs.

Depuis que la rumeur qu'un projet d'aréna de 2 patinoires est dans les airs, ça me trotte dans la tête.  Si tout le monde sait que ça prend plus que 3 glaces à Granby, il faudra donc en construire une quatrième à court terme.  Mais si on ajoute une 3e glace à l'aréna Léonard-Grondin, cela veut dire qu'il faudra construire un autre aréna pour une seule glace, puisqu'il n'y aura plus de place pour ajouter une 4e glace à l'aréna Léonard-Grondin (terrain trop petit).

Donc si nous sommes condamnés à avoir 2 arénas à Granby à court terme, pourquoi ne pas y aller de deux arénas à 2 glaces?  D'autant plus que ça laisserait toujours libre l'option de la 3e glace à l'aréna Léonard-Grondin pour un total de 5 glaces - vous savez, pour les visionnaires qui voient 20, 30 ou 40 ans à l'avance.

De plus, on peut contruire l'aréna 2 glaces sans fermer l'aréna Léonard-Grondin et rénover ce dernier par la suite.

En installant cet aréna dans le sud de la Ville, près des nouvelles familles, on diminue aussi la circulation à travers la Ville, contribuant ainsi à désengorger le centre-ville.

Mais qu'est-ce que M. Bonin a à voir là-dedans?  Je me suis aperçu que M. Bonin et moi ont a la même vision.  Je vous invite à lire l'opinion de M. Bonin à propos de l'aréna.  J'aime quand les conseillers s'impliquent et s'expriment, c'est toute la communauté qui en sort gagnante.

On parle de 14 M$ pour un aréna 2 glaces.  On peut facilement estimer les coûts d'un aréna d'une glace à 9 M$ (ce ne sera certainement pas la moitié).  Les rénovations de l'aréna actuels sont estimés à 9 M$, la 3e glace à 10 M$ pour un total de 19 M$.

Donc:

Option 1:  On rénove l'aréna actuel, on l'agrandit et on construit un nouvel aréna à une glace ---> coût total: 28 M$

Option 2:  On rénove l'aréna actuel et on construit un aréna à 2 glaces ---> coût total: 23 M$

Est-ce trop simple comme calcul?  Même avec des subventions diminués (on peut espérer au moins 45% de subventions pour les rénovations de l'aréna) et si on sauve des millions en frais d'intérêts - en payant notre part comptant -, il est impossible que la différence de prix soit si grande comme le dit Richard Goulet.

Ceci n'est que le balbutiement d'un bon projet.  Je refuserai toujours d'emprunter pour de tels projets.  Pourquoi Richard Goulet n'a-t-il jamais mis de l'argent de côté en prévision de ce projet depuis les 5 dernières années?

De plus, avec un peu d'imagination, je suis certain qu'on pourrait trouver des partenaires pour financer ces projets.  La méthode où le gouvernement subviendra à tous nos besoins est dépassée et usée à la corde.  Je vous invite à lire cette entrevue au sujet d'une nouvelle méthode de financement utilisée par la Ville de Lévis.  Être visionnaire, c'est faire différent des autres, pas essayer de rejoindre la moyenne.

Pour tous ceux qui ne voient pas le problème au conseil

Voici le problème du conseil exposé au grand jour.  Premièrement, Richard Goulet n'est pas l'homme de la situation pour trouver les meilleurs solutions aux problèmes.  J'en veux pour preuve que Richard Goulet connaissait depuis longtemps le problème de devoir doter Granby d'une 4e glace (voir l'article du 31 janvier 2009) et qu'il a été incapable d'imaginer un plan d'action efficace pour le résoudre.  Il n'est absolument pas le visionnaire qu'il prétend être.

Pire encore, aucun conseiller de l'époque n'a fait son travail, c'est-à-dire, conseiller le maire.  Ils ne font qu'approuver bêtement le maire, contrairement à M. Bonin qui, lui, amène de l'eau au moulin, de la matière à réfléchir.

L'intérêt grimpe toujours!

(cliquer l'image pour agrandir)

Je crois que le conseil a atteint sa limite de dépenses!  Le tableau précédent montre l'achanladage de ce blog depuis que j'ai repris du service après les élections.  La première "marche" c'est pour la semaine du 3 au 9 janvier, c'est-à-dire suite au registre "manqué" du 6-7 janvier (Voir Vous n'êtes pas seul à lire ce blog).  Maintenant il y a une autre montée cette semaine qui vient tripler le nombre de visiteurs habituels!

mercredi 27 janvier 2010

L'importance de se réunir

Il n'y pas si longtemps, je vous disais que l'achalandage de ce blog avait augmenté de façon considérable.  Aujourd'hui, La Voix de l'Est nous informe qu'elle est inondée de lettres d'opinion au sujet de ce qui se passe au conseil.  De plus, je peux rajouter qu'il y a des citoyens qui me contactent par courriel et par téléphone, du jamais vu pour moi.  Ce que j'apprends,  c'est qu'il y a des citoyens qui se rassemblent en petits groupes pour discuter des affaires municipales.  Le conseil de la Ville de Granby a vraiment un gros problème sur les bras car il n'a pas écouté la population;  Lorsque le maire est élu avec une minorité des voix (49%), ça ne lui donne pas carte blanche pour faire tous ses projets.

Rassembler la population

Voyant qu'il y a tant de personnes qui s'intéressent à ce qui se passe à la Ville de Granby chacun dans leur coin, j'aimerais que tous ces gens se rassemblent afin que leurs gestes soient plus efficaces.  Nous pourrions louer un local, faire des réunions, établir un plan d'action, agir en secret pour faire un grand coup d'éclat ... mais tout ça demanderait énormément d'investissement en temps, en argent et en énergie.

Utiliser le système

Le système est bien fait et nous rendra service si nous l'utilisons de la bonne manière.  Un local est déjà à la disposition de tous les citoyens, c'est la salle du conseil à l'hôtel de ville.  Dans ce local, il y a une réunion à tous les mois pour discuter des affaires municipales, c'est l'assemblée publique du conseil de la Ville.

Les règles du jeu sont clairs: la transparence et la liberté d'expression pour tous.

Nul besoin d'agir en secret: nous discutons avec les gens que nous avons élus pour nous représenter, mais aussi avec les autres citoyens.

Nul besoin de faire un coup d'éclat:  les personnes présentes - que ce soit les citoyens les élus ou même les journalistes -  réagiront et les sujets importants ressortiront d'eux-mêmes.

Un évènement social

L'important, c'est d'être présent à ces réunions.  Les regarder à la télévision n'est pas suffisant.  Cela peut sembler fastidieux, mais ce n'est qu'une question de perception.  Ce n'est pas une monotone assemblée administrative et bureaucratique, c'est un événement social.  Oui, il y a ce défilé de points à l'ordre du jour pour autoriser ceci et cela, mais avant et après la réunion les citoyens peuvent se parler et discuter ensemble, avec les élus, certains fonctionnaires et même les journalistes.

Si votre horaire ne vous permet pas de prendre toute une soirée ou si la monotonie de la réunion vous effraie, sachez que le plus intéressant de la majorité des assemblées se joue à la première période de questions au début de la réunion.  Ce qui signifie qu'à 19h30 - 19h45, le meilleur est généralement passé.  Vous n'êtes pas obligé de venir chaque mois non plus.  Avec 48 500 électeurs inscrits, je crois qu'il est facile de faire une rotation pour que 100 ou 200 personnes s'y retrouvent chaque mois.

Participez à la démocratie.  Rejoignez ceux et celles qui partargent vos idées et ouvrez votre esprit à ceux et celles qui vous en proposent de nouvelles.

lundi 25 janvier 2010

Chacun gère son budget

Ceci est une lettre d'opinion envoyée à La Voix de L'Est qui n'a pas été publiée.  Elle répondait à une lettre de M. André Beauregard (non disponible sur le site internet de La Voix de l'Est).  Je trouvais que certaines informations étaient pertinentes, alors je la partage avec vous.

M. Beauregard,

Vous dites que je cherche à remplacer le mot « investissement » par le mot « dette », parce qu'il est plus terrifiant. C'est plutôt les gens comme vous, tel des colporteurs sans scrupule, qui tentez de remplacer le mot « dette » par le mot « investissement », afin de rendre le concept de dette plus attrayant. Mais dans les livres de la Ville, ces dépenses sont classées sous l'onglet « service de la dette » et non « investissement ».

Je réfute aussi cette fausse idée que vous répandez à mon propos que je suis contre les investissements. Je suis seulement en faveur d'une gestion des investissements que je considère efficace, c'est-à-dire payer comptant.

Lorsque vous qualifiez la vision de M. Goulet comme moderne et progressiste, je dois avouer que je la considère rétrograde et régressive. Car elle est identique en tout point, sans une once d'originalité, à la gestion des gouvernements des années 60 et 70 qui nous ont mis dans le bourbier financier dans lequel nous vivons présentement.

Combien de villes, à ma connaissance, fonctionnent avec l'obsession de la dette zéro? Une seule, et ça me suffit: Mississauga, Ontario. Cette ville de 700 000 habitants est gérée sans endettement depuis 30 ans et elle est classée parmi les villes ayant la plus forte croissance au Canada depuis les 20 dernières années. Non seulement elle n'a pas de dette, mais elle possède aujourd'hui une réserve de 700 millions $ pour faire différents projets. De plus, sa mairesse, en poste depuis 30 ans, a été réélue aux dernières élections avec 90% du vote populaire. Étant donné que la seule différence majeure entre cette ville et les autres villes canadiennes est une gestion sans endettement, j'accorde son succès à cette méthode innovatrice et salvatrice qui devrait servir de modèle à tous les gouvernements.

Qu'est-ce que tout ça signifie pour Granby? Voici les taux de taxation que les granbyens aurait assumés si M. Goulet aurait payé toutes nos dépenses comptant:

  • 2006 – 0,80$
  • 2007 – 1,01$
  • 2008 – 1,22$
  • 2009 – 1,11$
  • 2010 – 1,06$

Beaucoup de villes québécoises ont des taux de taxes de ce niveau ou même plus élevés et les citoyens ont la capacité de payer leur compte de taxes. La seule chose que je demande, c'est qu'on nous donne la véritable facture afin que les citoyens puissent juger aujourd'hui du rapport qualité/prix de ces investissements. Pour un gouvernement, la seule raison d'emprunter au lieu de payer comptant, c'est de tenter de faire croire qu'il fait beaucoup sans augmenter les taxes et ainsi éviter que les citoyens questionnent trop les dépenses puisque, en apparence, ça ne coûte rien. Mais les gens raisonnables et lucides savent que ce sont les comptes de taxes des prochaines années qui grimperont à cause, notamment, des intérêts mais aussi du laisser-aller des élus lors des prises de décisions. Dans une dizaine d'années, il sera trop tard pour revenir en arrière et questionner les décisions.

Pourquoi les gens comme vous insistent tant pour que leurs voisins empruntent, via le conseil de ville, pour payer leur compte de taxes? Si vous voulez emprunter pour payer vos taxes, faites-le, mais laissez aux autres le libre choix de gérer leur budget comme ils le désirent.

Pour plus de renseignement sur la situation de la Ville de Mississauga voyez le lien suivant:

Welcome to Mississauga (en anglais)

samedi 23 janvier 2010

Vous n'êtes pas seul à lire ce blog!

Un petit mot pour vous dire que depuis le 7 janvier dernier, la fréquentation de ce blog a augmenté d'environ 70%!  Pour une période de deux semaines, nous avons atteint un nouveau record en terme de visiteurs, mais aussi en ce qui concerne le temps passé sur ce blog.

J'imagine que les granbyens sont de plus en plus insatifaits que les registres ne passent pas et qu'ils cherchent une solution.

jeudi 21 janvier 2010

Afficher sa fierté

Mercredi, dans La Voix de l'Est, il y avait un petit article intitulé Pas de logo au menu concernant l'utilisation du logo de la Ville de Granby par les citoyens.

En ce qui me concerne, tout a commencé en février 2009, où la Ville m'envoya une lettre, par huissier s.v.p., pour me demander de retirer l'image des armoiries de la Ville de Granby que vous voyez à la droite de l'écran sous l'onglet "Qui êtes-vous?".  Je répondis immédiatement pour les informer que je n'avais pas l'intention de le faire car je me sers de cette image pour afficher mon patriotisme envers ma Ville; ce qui est vrai.  Si mon blog aurait eu pour sujet le Québec ou le Canada, j'aurais pris leur drapeau respectif, mais comme Granby n'a pas de drapeau, les armoiries représentent la meilleure image pour affirmer son sentiment d'appartenance.  Comme je n'ai eu aucune réponse à cette lettre, j'ai naïvement cru que le dossier était clos.

Les terres Miner

Mais le 21 décembre, j'ai fait une demande au conseil concernant l'appel de propositions pour les terres Miner.  Je considérais cet appel bâclé et que la Ville devait l'annuler pour en refaire un nouveau.  Une option simple et pratiquement sans conséquence pour la Ville.  Le point qui me touchait le plus était que la Ville avait rendu public des informations concernant certaines propositions et, par la suite, ils ont demandé aux autres soumissionnaires de refaire une nouvelles proposition.  Lorsque j'avais dit cela, le maire et le directeur général, Me Pinault, s'étaient empressés de me dire que c'était un journaliste qui avait dévoilé l'information, d'une source "inconnue", et donc le maire se mit à rire de moi en disant que je me "couvrais de ridicule, comme à l'habitude".  C'est alors que je leur ai rappelé que le maire avait confirmé cette information, ce qui est l'équivalent de la rendre publique.  Le maire riait toujours, mais lorsque j'ai vu les yeux de Me Pinault s'agrandir, j'avais compris que je venais de toucher quelque chose d'important.  Il faut dire que Me Pinault est un excellent avocat maîtrisant parfaitement le droit municipal et encore mieux les dossiers de la Ville.  C'est lui qui dirige la Ville de Granby.

Puisque ma demande ne semblait pas avoir été prise au sérieux, j'ai décidé de la refaire le lendemain, par écrit, en indiquant que je m'attendais à une réponse adéquate, car j'étais sûr que la Ville voudrait que ce problème disparaîsse de lui-même en évitant d'en parler.  Je n'ai même jamais eu d'accusé de réception.  Plutôt, j'ai reçu une mise en demeure, toujours par huissier, pour cette vieille histoire d'armoiries, avec les menaces de procédures judiciaires en plus!  Je n'avais plus le choix, j'ai dû porter plainte au ministère des affaires municipales, puisque la Ville ne voulait même pas me répondre.

Une bataille perdue d'avance

Ce qui nous ramène à cette histoire d'armoiries.  Certaines personnes diraient que Richard Goulet se fout royalement que les armoiries se retrouvent sur mon blog.  Ces personnes pourraient même dire que ce qui le dérange, c'est un citoyen qui se permet de remettre en question ses décisions.  Ces personnes diraient aussi que pour Richard Goulet, l'important c'est de faire plier ce citoyen pour montrer à tous qui est le patron, car il ne faudrait surtout pas que les autres citoyens s'aperçoivent qu'en parlant, qu'en signant des registres ou tout simplement en votant à un référendum, ils peuvent faire une différence.

Malheureusement, en choisissant l'utilisation des armoiries comme cheval de bataille, le combat est perdu d'avance pour le conseil de la Ville.  Situation numéro 1, je continue d'afficher les armoiries de la Ville sur mon blog, confirmé par un juge ou non.  Situation numéro 2, après que de dispendieux avocats réussissent, avec des arguments tordus, à convaincre un juge qu'un citoyen ne peut afficher son appartenance à une collectivité que s'il a l'autorisation des élus en place, les membres du conseil de la Ville de Granby deviendront une véritable risée.  Un gouvernement qui dépense de l'argent pour s'assurer que ses citoyens n'affichent pas leur patriotisme.  Non seulement partout à travers le monde, personne ne ferait une telle chose mais, au contraire, si vous voulez faire flotter un drapeau du Québec ou du Canada, vous n'avez qu'à aller voir votre député pour qu'il vous en donne un.  Et lorsqu'il sera abîmé ou déchiré, il vous en donnera un autre!

Et l'article de La Voix de l'Est démontre bien la stupidité du geste posé par la Ville. La Ville n'a d'autre choix, jurudiquement parlant, que de ne pas autoriser M. Perreault à faire des assiettes en bois sculptées à l'effigie de la Ville de Granby, puisque qu'elle prétend avoir ce droit dans mon cas.  Une victime innoncente de l'entêtement de la Ville dans ce dossier, car il n'y pas beaucoup de monde pouvant se permettre d'entrer dans une telle bataille avec une organisation comme la Ville de Granby.

Ce qui me déplait le plus dans cette histoire, c'est la façon dont la Ville de Granby aborde la situation:  Des avocats, des huissiers et des menaces.  Jamais le maire ou un conseiller n'a tenté de me contacter pour trouver une solution au problème.

Dans la dernière lettre que je leur ai écrite, toujours sans réponse pour l'instant, j'ai fait mention que la Ville pourrait offrir à ses citoyens un sigle, au choix de la Ville, qui pourrait être utilisé par tous pour démontrer leur sentiment d'appartenance à la Ville de Granby et ce, sans autorisation, naturellement.  J'espère qu'il y aura au moins un conseiller ou une conseillère qui verra dans cette suggestion une façon de résoudre ce problème de façon permanente et où tout le monde sera gagnant.  Car je ne voudrais pas recevoir un huissier chez moi chaque année au gré des humeurs du maire et les conseillers devraient savoir que, généralement, aller en cour, ça ne fait que des perdants.

Cette bataille est malheureusement nécessaire pour ramener sur terre ce maire qui croit que sa position lui donne un droit absolu sur l'opinion de ses citoyens et de ses conseillers qui se permettent de questionner ses décisions.

mercredi 20 janvier 2010

Félicitations M. Goulet!

Je tiens à féliciter sincèrement Paul Goulet pour son projet de complexe de soccer intérieur.  Dans l'article de La Voix de l'Est, on vous décrit comme étant un "passionné de soccer".  La lettre d'opinion que j'ai écrite et qui a été publié le 4 décembre dernier, parlait de gens comme vous.

Ce qui est incroyable, c'est que vous croyez que certains d'entre nous voudraient vous mettre les bâtons dans les roues parce que vous êtes le fils de Richard Goulet.  C'est le contraire, mon cher Paul - je sais qu'on n'a pas élevé les cochons ensemble, mais je tiens à vous appeler par votre prénom pour vous différencier de votre père -, vous amenez des preuves à l'argumentaire que les gens comme moi prêchent depuis déjà quelques années!

Voici 3 blogs que j'ai écrit qui démontre comment on peut impliquer la communauté dans des projets tel que le vôtre:

Noter que dans tous ces blogs on ne parle que de financer une partie des projets avec le privé.  Vous, vous voulez financer votre projet à 100% avec le privé!  Un projet de 5 M $.  La part de la municipalité pour rénover et agrandir l'aréna ne réprésente que 6 M $.  Les terrains de soccer qu'on a construit l'année dernière totalisent une valeur de 7 M $.  Comment est-ce que votre père peut regarder les contribuables de Granby en face - et sans rire - que la seule façon de financer ces projets est par un endettement de la Ville, alors que son propre fils trouve 100% du financement pour un projet similaire dans la même ville !?  Même d'un point de vue rentabilité, il semble évident que les hôtels, restaurants et stations-service de Granby ont un intérêt pécunier lors des tournois générés par ces infrastructures.  Il semble naturel que s'ils ramassent les profits, ils devraient contribuer un peu aux coûts d'acquisition.

Un bon maire, tel Horace Boivin, recherche des investisseurs pour sa ville.  Votre père ne fait que ramasser l'argent dans les poches du citoyen parce que la loi lui en donne le pouvoir.  C'est la façon la plus paresseuse et la moins constructive de réaliser des projets communautaires.

Et vous n'êtes pas seul dans votre situation.  Seulement cette semaine on peut lire dans la chronique On jase de toi... du journal l'Express qu'André Boissonneault, passionné de la course automobile, vient de donner une voiture de course à Félix Murray, un jeune de 14 ans.

Autre exemple: le 28 septembre dernier, le conseil de la Ville de Granby autorisait des installations sportives à l'arrière du Grand Bazar pour un projet d'un demi-million de dollars concernant le "deck hockey", créant une quarantaine d'emplois et 3 à 4 tournois annuels et ce, sans aucun financement de la Ville.  Voici un extrait du procès-verbal:

ATTENDU la demande de MM. Sébastien Houle et Mario Grondin en vue de déménager le Centre sportif Pile ou Face situé au 1237, rue Principale, à l’arrière de l’établissement de vente au détail d’articles de sport le Grand Bazar localisé au 1141, rue Principale;


CONSIDÉRANT QUE le projet comprend la construction d’un pavillon de 334 m2 (18 x 18 m) destiné à être utilisé comme vestiaire, bar et salle de réception, similaire à ce que l’on retrouve à l’intérieur d’un « clubhouse » de golf;


CONSIDÉRANT QUE le complexe comprend quatre surfaces de jeux extérieurs pour la tenue de parties de balle communément appelées « deck hockey », avec une aire commune et une aire de jeux pour les enfants;


CONSIDÉRANT QUE la clientèle visée est composée de groupes de 4 à 17 ans, d’adultes et de séniors et que pendant la période estivale, des camps d’été sont prévus ainsi que des programmes de sport-études avec certaines écoles primaires et secondaires;

CONSIDÉRANT QUE le concept de hockey-balle accueille environ trois à quatre tournois régionaux par année pouvant attirer, pendant une seule fin de semaine, plus de 2 000 personnes;

CONSIDÉRANT QUE le site prévoit l’implantation du roller-hockey extérieur ainsi que du jeu de crosse, de plus en plus populaire au Québec, et qu’il est prévu une patinoire extérieure avec surface de glace synthétique;

CONSIDÉRANT QUE le projet comprend un investissement d’environ un demi-million de dollars avec la création de plus ou moins quarante emplois;

(...)

mardi 19 janvier 2010

L'aréna

"L'aréna est là depuis 40 ans et n'a jamais eu de cure de rajeunissement."

Voilà, encore une fois, une citation de Richard Goulet tirée de La Voix de l'Est.  En assistant à l'assemblée publique, ses propos donnaient une impression encore plus forte:  Heureusement que Richard Goulet est là car, il y a 40 ans, on bâtissait l'aréna et depuis, plus rien.

C'est ce que je déteste le plus chez cet homme, le total manque de respect pour les élus qui sont passés avant lui.  Faisons la petite histoire de l'aréna.

Il y a 40 ans, l'aréna fût construit.  À cette époque, j'en suis certain, on a emprunté pour accomplir cette tâche, tout comme Richard Goulet s'apprête à le faire.  Les élus de l'époque étaient sûrement perçus comme des héros pour donner un si beau cadeau.  Pour la vingtaine d'années suivantes, les élus ont dû rembourser les paiements.  Mais comme ces élus voulaient aussi donner des cadeaux, ils ont dû à leur tour emprunter pour les payer, puisque l'argent des contribuables servait à faire les paiements de leurs prédecesseurs.  Ceci a duré jusqu'à ce qu'un groupe d'élus décide de faire les paiements qu'ils avaient reçus en héritage, mais de ne pas en laisser à ceux qui les suivront.  Un nouveau concept "révolutionnaire" est né: Payer comptant.  En fait, ce sont eux qui ont payé l'aréna.  Nous sommes 30 plus tard.

En 1999, toujours les mêmes élus, font une chose extraordinaire.  Prévoyant la nécessité d'ajouter une 3e glace, ils achètent le terrain vague à côté de l'aréna pour y réserver un espace à cette fin.  Notons ici, que l'achat est payé comptant, les élus qui suiveront n'auront pas à payer pour cette dépense.  Aux début des années 2000, à l'époque du maire Racine, avec une philosophie similaire à Richard Goulet, soit "On va prendre soin de ce qu'on a avant de construire d'autre chose", on a rénové l'aréna existant.  De mémoire, on a repeinturé tout l'intérieur incluant les gradins et on a changé la tuyauterie sous la patinoire.  Encore une fois tout a été payé comptant, ne laissant aucun fardeau pour les élus qui les succèderont.

Aujourd'hui, Richard Goulet se plaint que rien n'a été fait depuis 40 ans.  Il est le héros qui accomplira la difficile tâche d'effectuer une dépense, laissant le soin aux futurs élus d'en payer les frais.  Pourtant, Richard Goulet n'a aucun bon mot pour le terrain acheté en 1999, dont il n'assume aucun frais d'acquisition.  Aucun bon mot non plus pour ces rénovations faites il y a quelques années et dont il n'a pas a payer les frais.  Imaginez si ce terrain n'avait pas été acquis par les visionnaires de l'époque et qu'aujourd'hui ce terrain serait occupé par un immeuble nouvellement construit.  Richard Goulet aurait été obligé d'exproprier le terrain et l'immeuble, puis de faire démolir cet immeuble pour faire place à l'aréna.  Ceci aurait augmenté l'emprunt qu'il doit faire de quelques millions de dollars, un surplus qu'il aurait légué à d'autres élus, bien entendu.

Pourquoi je signerai contre l'emprunt

Les 28 et 29 janvier prochains, il y aura un registre pour s'opposer à l'emprunt de 19 M $ pour cet aréna.  Je n'ai rien contre le projet de l'aréna, mais je dois être consistant avec moi-même, je crois toujours qu'il est inutile d'emprunter.  Premièrement notons que sur les 19 M $, il n'y a, en théorie, que 6 M $ à la charge des citoyens, la balance étant subventionnée par les gouvernements fédéral et provincial.  Je dis en théorie, car les montants des travaux et de la subvention restent à confirmer.

Prévoir, voilà le mot-clé.  On l'a dit, on planifie construire cette 3e glace depuis 11 ans.  Ce projet est une promesse électorale qui Richard Goulet a faite en 2005.  6 M $ en 5 ans, ça fait 1,2 M $ par année.  En 11 ans, ça fait 600 000 $ par année.  À cause de l'emprunt on devra faire des paiements d'environ 525 000 $ par année pour les 15 prochaines années.  Si on sera capable de trouver 525 000 $ dans le budget des années futures, on devait être capable d'en trouver 600 000 $ dans les années précédentes et réaliser ainsi des économies de l'ordre de 2 M $ en évitant de payer les intérêts.  N'oublions pas que cette 3e glace n'est pas encore construite qu'on parle déjà d'une 4e glace.  Non seulement on devrait payer comptant la 3e glace, mais on devrait déjà penser à mettre de l'argent de côté pour la 4e glace.

Il faut absolument qu'on se sorte de cette culture de l'emprunt qui ne sert qu'à enrichir les plus riches d'entre nous aux dépens de la classe moyenne qui s'appauvrit de plus en plus.

Bonin surveille les intérêts des citoyens

Pascal Bonin nous avait donné une bonne frousse lors de la parution de l'article où on nous donnait l'impression qu'il ne parlerait plus et qu'il y avait une soudaine bonne entente entre lui et Richard Goulet.

Avec le dossier de l'aréna, Bonin a encore fait ressortir le manque de respect du maire, lorsqu'un conseiller s'exprime.  Le propos de Pascal Bonin est justifié puisque même des citoyens avaient soulevé ce point à la période de questions, soit d'inclure dans le réglement d'emprunt qu'il soit conditionnel à l'octroi de la subvention, une formalité d'une simplicité exemplaire et qui démontre la transparence du conseil.  La réaction de Richard Goulet fût de dénoncer le geste de Pascal Bonin qui a osé s'exprimer sans sa permission.  Et lorsqu'on n'a pas l'autorisation du maire, ce n'est pas bien.  Croyez-moi, je sais de quoi je parle!

Ceci étant dit, j'ai une petite suggestion pour Pascal Bonin.  D'après ses récents propos, il semble ne pas savoir quoi mettre sur son site internet.  Moi je crois qu'il devrait annoncer la tenue du registre pour l'emprunt de l'aréna.  Pas pour encourager les gens à le signer, puisqu'il supporte le projet, mais pour informer les citoyens.  Sachant que ce qui a lancé Pascal Bonin dans la politique, c'est parce qu'il n'avait pas vu un avis public l'invitant à signer un registre pour changer le zonage du parc Richelieu en zone industriel, je crois qu'il peut facilement comprendre la frustration des citoyens qui se sont plaints de ne pas être suffisamment informés de la tenue des registres.  En fait, il devrait le faire pour tous les registres et assemblées publiques, concernant la ville entière ou seulement un secteur.  Une petite vulgarisation de l'avis publique ne ferait pas de mal non plus.  C'est de l'information publique alors, Pascal, ne te gêne pas, c'est légal d'en parler!

jeudi 14 janvier 2010

La vision économique de Richard Goulet

Aujourd'hui, la vision économique de Richard Goulet se précise.  Sans grande surprise car nous l'avions déjà devinée et je l'avais partagé avec vous dans mon blog "Dette 101: Pourquoi maintenir une dette n’est pas payant".  Dans ce blog, j'y avais écrit:

"Selon certaines personnes, une dette « saine » doit être de 2,2% de la valeur foncière d’une ville, soit la dette moyenne de toutes les villes du Québec."

Richard Goulet nous dit maintenant ceci dans La Voix de l'Est:

"Selon lui, Granby pourrait avoir une dette de 115 millions$, et ce serait encore acceptable. «On serait juste dans les normes de ratio dette/richesse foncière», a-t-il dit."

Richard Goulet a maintenant un objectif, un but à atteindre:  On doit avoir une dette de 115 M$.  Pourquoi 115 M$?  Parce que ce montant correspond à 2,5% de la richesse foncière de la Ville de Granby.  Pourquoi 2,5% de la richesse foncière?  Parce la ville moyenne au Québec a un endettement de 2,5%, c'est la "norme".

Richard Goulet croyait que nous ne comprenions pas sa vision.  Mais nous la comprenons trop bien.  Le problème, c'est qu'elle ne tient pas la route.

Le piège de la moyenne

Ce n'est pas parce que tout le monde fait une chose, que c'est nécessairement la chose à faire.  Voici un exemple parfait pour ramener ça à un niveau plus personnel pour chacun d'entre nous: Le crédit à la consommation.

Le crédit à la consommation est le montant de l'endettement que chacun d'entre nous possède, sauf l'hypothèque.  C'est-à-dire, les cartes de crédit, les marges de crédit et les prêts personnels.  Je vous invite à voir les statistiques de l'ISQ, ainsi que l'article de Claude Picher qui les expliquent.

Selon ces statistiques, en 2008, le québécois moyen avait un crédit à la consommation équivalent à 38% de son revenu personnel.  Comme le revenu annuel moyen était de 25 472$, alors la dette moyenne était de 9 691$.

En voyant de telles statistiques, notre ami Richard Goulet nous dirait: "Diantre!  Je n'ai pas assez de dettes.  Je dois absolument atteindre 38% de mon revenu annuel pour être comme tous les autres québecois."

Que va-t-il se passer si tous les gens qui ont un endettement en-dessous de 38% font la même chose que notre ami Richard Goulet?  La moyenne va augmenter.  Pourquoi?  Parce que ceux qui ont un endettement supérieur à la moyenne ne tentent pas d'abaisser leurs dettes.  Et comme il y a beaucoup de Richard Goulet dans ce monde, c'est exactement ce qui c'est passé au Québec.  En effet, en 1982 l'endettement du québécois moyen n'était que 14% de son revenu personnel.  Mais les gens qui avaient moins de 14% d'endettement se comparaient aux gens de leur entourage en se disant que leur situation n'était pas si grave et qu'ils pouvaient se permettre d'emprunter un peu plus.  Résultat:  26 ans plus tard l'endettement a monté GRADUELLEMENT à 38% du revenu personnel.

Le coût du maintien d'un dette

Le privilège d'acquérir un bien ou un service sans le payer, ça coûte quelque chose: Les intérêts.  La raison en est simple: Si vous ne payez pas, c'est parce que quelqu'un l'a fait pour vous, c'est-à-dire le prêteur.  Personne ne paye à votre place sans obtenir de quoi en retour. Le prêteur pourrait utiliser son argent pour s'acheter quelque chose aujourd'hui au lieu de vous le prêter et se priver.  Par contre, il sait que les intérêts qu'il percevra seront plus haut que le taux d'inflation, et donc il aura un plus grand pouvoir d'achat dans le futur.  C'est le contraire pour vous: Vous obtiendrez un plus petit pouvoir d'achat dans le futur.

Vous pouvez toujours relire "Dette 101", mais laissez-moi vous simplifiez facilement ce que coûte une dette à une municipalité, peu importe sa grosseur, peu importe ses revenus.  Une formule simple pour avoir une estimation rapide est la suivante:

Intérêt (¢/100$) = taux d'endettement (%) X taux d'intérêt (%)

Donc, une municipalité qui maintient chaque année un taux d'endettement de 2,5%, avec un taux d'intérêt annuel moyen de 5%, devra percevoir 12,5 ¢ par 100$ d'évaluation sur le compte de taxes pour payer les intérêts seulement et ce, chaque année.

Emprunter ou économiser?

Quelle est la différence entre emprunter et économiser?  Emprunter, c'est faire les paiements après l'achat et économiser, c'est faire les paiements avant l'achat.  De plus, emprunter, c'est payer des intérêts et économiser, c'est recevoir des intérêts.

Lorsque les gens pensent à économiser les "paiements" avant l'achat, ils imaginent souvent les périodes interminables des emprunts - soit 15, 20 ou 30 ans - et ils craignent ne pas voir le jour ou ils pourront faire les achats.  Or, ce n'est pas le cas, car non seulement il n'y a pas d'intérêts à payer, mais nous en recevons, ce qui signifie des termes beaucoup moins long.

Est-ce possible de prévoir si longtemps à l'avance?  Allons-y d'un exemple simple et contemporain: l'aréna.  L'aréna est une promesse électorale de Richard Goulet en 2005.  Si on ne tient pas compte des subventions, cet aréna devrait nous coûté 6 M$ cette année, en 2010.  Si Richard Goulet avait mis de côté environ 2¢ par 100$ d'évaluation chaque année de 2005 à 2010 (10¢ au total), nous pourrions payer cet aréna comptant aujourd'hui.  Mais parce que Richard Goulet n'a pensé qu'au projet sans tenir compte de la façon de le financer, nous allons payer environ 1¢ par 100$ d'évaluation, mais pendant 15 ans, soit 15¢ au total.

Imaginez, si Richard Goulet avait émis un taux de taxes de 82¢ au lieu de 80¢ ces dernières années, il aurait pu abaisser le taux de taxes à partir de 2011 à 79¢ et ce, pour les 15 années suivantes, tout en vous donnant exactement ce qu'il vous a donné ou qu'on vous donnera dans les 15 prochaines années.  Et ceci, ce n'est que pour l'aréna.

Conclusion

Pour être un visionnaire, il faut absolument s'éloigner des sentiers battus et innover.  Chose certaine, lorsqu'on fait comme la moyenne des gens, on obtient les mêmes résultats et jamais on ne se démarquera du groupe.  Richard Goulet n'est pas un visionnaire.

Révision, 15 janvier 2010:

Si vous voulez lire un texte un peu plus impartial qui dit en essence la même chose qui est mentionnée dans ce blog - du moins en ce qui concerne le fait de se comparer à la moyenne -, lisez ce blog de M. Laliberté.

mardi 12 janvier 2010

Roi de l'improvisation et du marketing

Il n'y a même pas un mois, Richard Goulet nous disait qu'il attendait de recevoir une confirmation concernant la subvention pour l'aréna.  Aujourd'hui, on apprend qu'hier en assemblée extraordinaire, le conseil a décidé d'aller de l'avant avec un emprunt pour le projet (voir l'article).  Qu'est qui c'est passé en trois semaines? Comme d'habitude, de l'improvisation, tout simplement.

Aussi, j'aime bien la méthodologie scientifique et éprouvée que le maire utilise pour justifier une dépense de 19,3 M $:

"Ça fait 10 ans qu'on dit qu'on a besoin d'une troisième glace à Granby, alors ça doit être vrai."

- Richard Goulet

Alors, nous devrons encore aller signer un registre.

J'aime aussi comment Richard Goulet, nous prépare à nous annoncer que les coûts dépasseront, non seulement les 7 M $ estimés il y a deux ans, mais aussi les 15 M $ estimés l'année dernière:

"Le maire rappelle qu'il s'agit de la dernière estimation contenant tous les ajustements nécessaires, et que le montant final pourrait varier à la baisse.  Selon lui, pour un projet de cet envergure, un grand nombre de soummissionaires devraient répondre à l'appel et un bon marché devrait être conclu."

Bref, on s'attend à ce que ça coûte 17 M $, mais au lieu de dire que c'est 2 M $ de plus que 15 M $, on dira qu'on a économisé 2 M $ sur les 19 M $ de la dernière estimation!  Un véritable génie du marketing!

dimanche 10 janvier 2010

Retour sur l'incubateur industriel

Suite à l'intervention d'un fidèle lecteur, je voudrais faire un retour sur le blog de l'incubateur industriel.

Premièrement, afin de ne pas me faire accuser de dire des demi-vérités ou de l'information partielle, voici les véritables superficies pour l'incubateur industriel:

Superficie réservée aux ateliers: 9 975 pi²

Superficie réservée pour les hall d'entrée, bureaux, services sanitaires, espace de rangement, espace de circulation, aires communes, etc: 9 989 pi²

Superficie totale (sur 2 étages): 19 964 pi²

Superficie au sol: 15 693 pi²

Ainsi, si on prend pour acquis que le premier étage sert entièrement pour les locataires (aires communes incluses) et que le deuxième sert pour les bureaux de CIME, CITIG et le commissariat industriel, alors il n'y a que 4 271 pi² pour les espaces de bureaux et leurs 7 employés, une dimension beaucoup plus raisonnable que les 11 280 pi² que j'avais estimé.

J'avais pourtant pris la grandeur de 292 pi X 90 pi pour la superficie du bâtiment à partir du plan disponible sur le site internet  de CITIG et je croyais être conservateur en omettant le deuxième étage, mais j'imagine que c'était les dimensions de l'ancien plan, avant qu'ils rapetissent l'immeuble.

Ceci étant dit, mon lecteur averti m'a aussi fait remarquer (avec justesse) que les coûts suivants ne sont pas inclus dans les coûts de construction de 3M$:

  • les honoraires d'architectes et ingénieurs
  • le coût pour amener les services municipaux
  • les aménagements extérieurs complémentaires
  • la valeur du terrain municipal réservé aux fins de cette construction
  • les frais de parution des avis dans les journaux
  • etc.

Il estime ces coûts à 600 000 $, soit un total de 3,6M$.

Donc, si je refais l'exercice pour connaître les coûts de location équivalent:

4271 pi² à 8$/pi² pour les bureaux, soit 34 168 $ par année,

15 693 pi² à 2$/pi² pour les ateliers - différence entre le loyer perçu (4$/pi²) et le coût réel estimé (6$/pi²) -,  soit 31 386 $ par année

Pour un total de 65 554 $ par année.  En comparant avec les 3,6M$ (sans compter les intérêts) que nous coûtent la bâtisse, nous pourrions louer pendant 55 ans!  Soit 12 ans de plus que ce que j'avais estimé dans le premier blog.

Il y a pire

Selon mon lecteur bien informé, il y avait au moins 2 immeubles disponibles dans le parc industriel pour faire l'incubateur industriel.  Vous pouvez en juger par vous-même:

  • Le 950 Cowie avec une superficie de 12 000 pi² était à vendre pour 600 000 $ et pouvait être agrandi si le besoin s'en faisait sentir.
  • Le 890 Cowie avec une superficie deux fois plus grande que notre projet pour la moitié du prix.

samedi 9 janvier 2010

Richard Goulet et le transport en commun

Aujourd'hui notre maire parle de transport en commun.  Voici le paragraphe qui nous intéresse dans l'article de Marie-France Létourneau:

"Le transport en commun est une autre source de préoccupation pour l'administration municipale dans le contexte de revitalisation. Une étude interne d'achalandage a démontré qu'un des trois circuits est très peu utilisé. De même, pratiquement personne n'utilise le transport en commun pour se rendre au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin. «Nous avons un bon service comparativement à ce qu'on avait avant. Mais il faudrait voir comment on peut l'optimiser par rapport à l'argent qu'on investit», croit le maire Goulet."

On dirait que notre maire porte une très grande importance au transport en commun et écoute les avis d'expert pour résoudre les problèmes.

Ce qu'on ne dit pas, c'est que tous les problèmes dont il est fait mention dans ce paragraphe sont dus au fait que Richard Goulet n'a pas écouté les avis de l'expert que la Ville avait engagé.

Comment puis-je en être certain?  C'est que lorsque je m'étais présenté aux élections en 2007, en faisant mon porte-à-porte, j'ai eu la chance de rencontrer l'expert en question et qu'on avait eu une bonne jasette.  Au départ, il voulait me dire combien l'élargissement du pont Mountain à 4 voies était du gaspillage et qu'il était temps qu'à Granby on commence à introduire des rues à sens unique, comme on l'a fait à St-Hyacinthe.  C'est d'ailleurs cette conversation qui m'a servi d'inspiration pour développer mon idée sur la modification de la circulation au centre-ville

Bref, cet homme, dont le nom m'échappe, était l'ancien propriétaire de Verreault Transport, propriétaire des autobus de la Ville, aujourd'hui vendus à Autobus Granby.  L'implantation des circuits d'autobus à Granby, c'est grâce à cet homme et ce, bien avant Richard Goulet.

Avec une expertise extrêmement riche, non seulement en transport en commun, mais en transport en commun à Granby, il a développé 8 ou 9 circuits pour couvrir l'ensemble de la Ville de Granby, incluant un plan d'implantation.  Les circuits 1 et 2, implantés avant Richard Goulet, avaient été établis selon ses plans.

Richard Goulet arrive à la mairie avec, on se souviendra, le désir de desservir le CINLB avec un circuit d'autobus.  Richard Goulet utilisera, comme ses prédecesseurs, les services de notre expert local.

Qu'est-ce que l'expert lui suggèrera?  D'abord, que de desservir le CINLB est une très mauvaise idée.  Surtout au stade où en était rendu le développement du transport en commun à Granby.  Il lui suggèra de suivre le plan initial, avec le circuit 3 qu'il avait déjà planifié, c'est-à-dire un circuit qui desservirait le parc industriel.

Mais Richard Goulet voulait aller au CINLB avec son autobus, c'est tout ce qui comptait.  Alors, l'expert lui fit un circuit qui alla se promener en campagne.  Il prit son circuit 5 de son plan initial, qu'il a dû modifier pour aller au CINLB, et le présenta à Richard Goulet.  Le maire était content du résultat car, j'imagine, ça correspondait à sa vision et il le remercia pour ses services.

Alors quand, aujourd'hui, je lis que Richard Goulet va régler les problèmes du circuit 3 qui est peu utilisé et du fait que personne ne va au CINLB en autobus - chose évidente pour tous depuis le début - je ris et je me bidonne.  Il veut passer pour le héros qui travaille fort pour solutionner des problèmes qu'il a lui-même causés en ignorant l'avis d'un expert!

vendredi 8 janvier 2010

Jeter l'argent des contribuables par la fênêtre

L'incubateur industriel.  Un autre gaspillage des fonds publics passé sous silence.  Aujourd'hui dans La Voix de l'Est,  M. Limoges nous remets ça en riant de nous avec nos dentiers.

Voici les chiffres qu'on nous présente dans les articles de La Voix de l'Est:

coût de la bâtisse:  3M$ (+ 1,5M$ en intérêts)

loyer exigé:  4$/pi² (par année)

loyer typique dans le parc industriel: 4$/pi² - 8$/pi² (soit un prix moyen de 6 $/pi²)

nombre d'employés pour CIME, CITIG et le commissariat industriel: 7 employés

nombre de locataires: 5 locataires

De plus nous savons déjà:

superficie locative disponible dans le parc industriel: environ 1 000 000 pi²

superficie totale de l'incubateur: 26 280 pi² (soit 292 pi X 90 pi)

superficie locative de l'incubateur: 15 000 pi²

superficie pour les bureaux de CIME CITIG et le commissariat industriel: 11 280 pi² (par soustraction)

superficie de bureaux par employé: 1600 pi²/employé, soit un local de 40 pi X 40 pi pour chaque employé

superficie par locataire: 3000 pi²/locataire

Maintenant, imaginons qu'au lieu de construire cet immeuble, nous aurions loué des locaux dans le parc industriel.  Je vous rappelle qu'il y a de 35 à 40 fois plus d'espace disponible à louer dans le parc industriel que les besoins de l'incubateur. Donc, l'offre n'est pas un problème.

Disons que nous fournissons un bureau de 20 pi X 20 pi à chaque employé, plus 2200 pi² additionnel pour salle de conférence, réception, toilette, corridors, etc. pour un total de 5000 pi² (le plus grand pour les meilleurs).  Je vous rappelle que chaque industrie qui loue un local dans l'incubateur ne possède que 3000 pi².

Disons que nous payons le loyer pour les bureaux de CIME, CITIG et le commissariat industriel pour 8$/pi² (le plus cher pour les meilleurs), soit 40 000$ par année.

Disons que les loyers que nous louons 4$/pi², nous les payons 6$/pi², soit une différence de 2$/pi² à sortir de notre poche.  Coût total: 30 000$ par année.

Ceci nous donne une dépense de 70 000$ par année.  Avec les 3M$ (sans compter les intérêts) que nous coûtent la bâtisse, nous pourrions louer pendant 43 ans!  Je vous rappelle que dans les coût de location, les coûts d'entretien du bâtiment sont fournis.  Si on n'est pas content, on déménage tout simplement.  Et avec le roulement qui devrait y avoir avec l'incubateur, ce n'est pas très difficile.

Naturellement, tout ça est valide seulement si notre incubateur industriel sera utilisé pendant les 40 prochaines années.  Puisque ceci est tout nouveau et la compétition est féroce entre les différentes municipalités.

Mario Limoges et ses complices se sont tout simplement payé des bureaux dans la démesure et le grand luxe, tout ça aux frais des contribuables et approuvé par notre conseil et notre maire Richard Goulet.

jeudi 7 janvier 2010

Second regard sur "Tri-compostage: la MRC fait-elle fausse route?"

Je sais que ce blog de Michel Laliberté date un peu et qu'il a déjà été publié dans le journal, mais je voulais laisser le blog concernant la signature du registre le plus longtemps possible en priorité.

Papitibi - une personne qui semble ne pas venir de notre région (l'Abitibi?) - a rajouté un commentaire (non-publié dans le journal) en réponse au mien qui est très révélateur sur le dossier du tri-compostage.  J'en cite une partie:

"(...) je conclus que la construction de l’usine serait un geste irresponsable. Ce serait une faute, et les élus pourraient même, en poussant à l’extrême, être disqualifiés pour avoir posé un tel geste malgré les avis contraires des spécialistes!"

Cette personne se présente comme ayant "affronté l'électorat" et "dispensé une formation aux nouveaux élus municipaux".

J'espère que les gens de Granby et de notre région finiront par voir ce qui semble évident à tous, avant que tout soit terminé ... encore une fois.

dimanche 3 janvier 2010

Registre à signer

Mercredi et jeudi prochains, il y un registre à signer à l'hôtel de ville, de 9h00 à 19h00, concernant des emprunts totalisant 9,85 M$.

Ce registre donnera le ton aux 4 prochaines années.  Si peu de gens le signent, nous pourrons nous attendre à une gestion de continuité.  Si, au contraire, une bonne opposition s'exprime, la majorité de la population qui a voté contre Richard Goulet pourra espérer être écouté au conseil.

Ça deviendra plus difficile avant de devenir facile.  Alors s'il y a suffisamment de signatures, ne vous étonnez pas de devoir retourner voter à un référendum.  À ce stade-ci, l'important n'est pas de gagner mais bien qu'on mette la gestion de la ville sur la place publique; on doit en parler partout.

Pourquoi signer

1. Encourager les conseillers à vous représenter

Il faut encourager les conseillers qui osent vous représenter.  Soyez sûr que s'opposer comme certains l'ont fait, c'est un travail extrêmement exigeant.  S'ils ont l'impression que personne ne s'intéresse à ce qu'ils font, cela pourrait devenir décourageant et, surtout, ça leur enlève de la crédibilité lorsqu'ils s'opposent au conseil alors que personne ne se plaint.  Chose certaine, il sera difficile pour eux de s'investir dans un combat alors que personne ne les appuie publiquement (notez le mot publiquement).

2. S'opposer à des dépenses discutables

Voici 2 exemples des dépenses qui seront faites avec ces emprunts.

L'achat d'un camion échelle incendie:  La nécessité d'acheter ce camion n'est pas remise en question.  Question de sécurité, la loi nous oblige à le changer à tous les 20 ans.  Naturellement, les camions échelle sont tous conçus pour durer beaucoup plus que 20 ans, ils sont donc en excellent état à la fin de leur vie et le nôtre ne fait pas exception.  Le hic, c'est que notre camion n'a que 19 ans.  Comme un tel véhicule vaut 1 M$, c'est l'équivalent de jeter 50 000$ par la fenêtre.  Ça semble peu sur le budget de la Ville, mais si vous voulez mon avis, du gaspillage, c'est du gaspillage. Et c'est aussi très révélateur sur la façon que notre conseil gère notre argent.  Notez que la raison officielle donnée par Richard Goulet pour faire cet achat cette année, c'est que 19 ou 20 ans c'est pareil.

Affichage de la nouvelle signature de la Ville:  On le savait déjà, maintenant on va de l'avant avec le projet.  La nouvelle signature - "Granby, ville rayonnante" avec la "fontaine" 3 couleurs -, qui nous a déjà coûtée 10 000$ à concevoir, sera mise partout à travers la Ville, incluant un renouvellement des pancartes de nom de rue. Coût total pour cette année: 300 000 $.  Je dis cette année, car on devra dépenser un autre 300 000 $ l'année prochaine pour terminer le travail.

3. La dette augmente rapidement

Pour une maison moyenne, votre part de la dette s'élève aujourd'hui à 2000$.  Ceci correspond à toutes les dépenses que Richard Goulet a fait les 3 dernières années sans vous envoyer la facture (soit environ 660$/année).  S'il l'aurait fait, il aurait dû augmenter le taux de taxation des 3 dernières années à 1,20$ par 100$ d'évaluation. 

Avec le triennal annoncé - soit 13 M$ d'emprunt par année, plus l'aréna et la bibliothèque - on doit s'attendre à ce que la dette grimpe facilement à 4000$ pour la maison moyenne de Granby avant la fin du mandat de Richard Goulet.

Ceci n'inclut pas les intérêts que vous devrez payer, il faudra aisément ajouter de 30% à 45% du montant.

Si avec ces montants vous trouvez qu'il s'en passe des choses à Granby, l'argent n'a pas la même valeur pour vous que pour moi.

4. Il vous manque encore une raison?

Si vous avez besoin d'une raison supplémentaire, vous pouvez toujours le faire pour me faire plaisir, car jeudi c'est mon anniversaire.  Aller signer le registre, ce serait le plus beau cadeau que n'importe qui pourrait me donner (je ne suis pas très matérialiste).

1205 signatures, ça représente quoi?

1205 signatures requises, ça semble un grand nombre, mais ce n'est pas autant qu'on pourrait l'imaginer.

Environ 9500 personnes ont voté dans l'espoir de voir Richard Goulet défait.  Plusieurs en étaient convaincus et veulent maintenant exprimer leur grogne.  Dois-je vous rappeler que ces gens représentent la majorité des voteurs?

Si environ le tiers des gens qui ont voté pour René Guillette et Diane Racicot vont signer le registre, notre objectif sera atteint.

En fait, si tout les gens qui ont votés pour Diane Racicot - la candidate ayant obtenu le moins de vote - vont signer le registre, notre objectif sera atteint.

Faites un effort, allez signer le registre et d'ici ce temps-là, parlez de vos intentions autour de vous.


mercredi 30 décembre 2009

Le budget mal digéré?

Est-ce que le budget aurait mal passé?

Lorsqu'on lit les commentaires sur ce blog de Michel Laliberté, on a l'impression qu'une certaine frustration commence à s'extérioriser.

À la défense de M. Laliberté, n'oubliez qu'il couvre les événements, il ne les fait pas.  Si nous voulons que lui et ses confrères/consoeurs parlent d'affaires municipales, il faudra que la population granbyenne fasse plus de bruit à ce sujet et cesse d'être aussi complaisante et consentante .

jeudi 24 décembre 2009

Prévoir pour l'avenir

Pour l'année 2010, sur les 80¢ que nous payerons sur le compte de taxes, 12¢ serviront à payer des dépenses de 2007-2008-2009, soit les dépenses faites dans le passé, plus des intérêts.  Donc, nous ne dépensons que 68¢ pour nos dépenses courantes.

J'ai toujours prétendu qu'au lieu de dépenser 12¢ pour les dépenses passées, il serait beaucoup plus sage de dépenser 12¢ pour les dépenses futures, soit de mettre de l'argent de côté au lieu d'emprunter.

Non seulement nous n'avons pas à payer d'intérêts (environ 3,5¢ qu'on doit RETRANCHER sur les 12¢ payés) mais l'argent mis de côté rapportera des intérêts (environ 2,5¢ qu'on doit AJOUTER au 12¢)

C'est pourquoi j'ai toujours préconisé que les gouvernements devaient commencer à mettre de l'argent de côté à partir du moment qu'ils  planifient faire un nouveau projet.

Et bien, c'est possible de le faire.  Dans un article sur les écocentre de Waterloo et de Granby prévus pour 2010, on peut lire ce qui suit:

"En 2009, Shefford a ajouté un montant de 40 $ sur le compte de taxes des résidants pour financer le projet d'écocentre."

"Waterloo a aussi pris de l'avance en 2009 en amassant 80 000 $ auprès de ses contribuables pour l'écocentre."

La raison pour laquelle ces municipalités ont amassé cet argent, c'est parce qu'elles croyaient réaliser le projet en 2009.  Peu importe, elles viennent quand même de prouver qu'il est possible de mettre de l'argent de côté sans imposer un fardeau énorme sur les citoyens. 

En fait, l'intention de faire un écocentre est connue depuis 2005.  Donc dès 2005, ces municipalités aurait pu mettre de l'argent de côté.  Même si elles ne savaient pas les coûts finaux du projet, elles savaient quand même qu'il y avait des coûts à prévoir.

Parfois les projets ne se réalisent pas.  Que faire avec l'argent amassé?  La réponse nous vient tout simplement du maire de Shefford:

«Ce montant fait actuellement partie de notre surplus»

mercredi 23 décembre 2009

Faire mieux en terme d'endettement

J'ai trouvé cet article aujourd'hui:

Dette: seule Saguenay faisait mieux que Sherbrooke

En voyant ce titre, je suis certain que Richard Goulet croit que si Saguenay "fait mieux" en matière d'endettement, c'est que Saguenay est plus endetté que Sherbrooke car, selon lui, une dette c'est un investissement, donc plus on a de dettes, plus on s'enrichi.

La réalité est tout autre.  En fait, Sherbrooke se compare fièrement avec Saguenay, la ville la moins endetté parmi les grandes villes du Québec.  Les Sherbrookois célèbrent le fait qu'ils se rapprochent du meilleur: La ville qui a le moins de dettes.

Je m'imagine Richard Goulet lisant cet article en se grattant le fond de la tête, découvrant ces drôles de personnages que sont les Sherbrookois.

mardi 22 décembre 2009

Le handicap granbyen

"Ceux qui ne voient pas tout ce qui s'est fait dans les rues, les parcs et ailleurs en ville, c'est parce qu'ils sont aveugles ou parce qu'ils sont de mauvaise foi"

- Richard Goulet

Voilà comment notre bon maire considère la majorité de la population qui a voté contre lui aux dernières élections.

Malheureusement, je me dois d'être en accord avec lui sur un point concernant ces gens:  ils sont victimes d'un handicap.  Mais ils ne sont pas aveugles, ils sont muets.

Les 6 et 7 janvier prochains, il y a aura un registre à signer concernant l'emprunt de 13 M$.  Espérons que d'ici ce temps-là, ces 51% de la population de Granby auront eu une guérison miraculeuse et s'exprimeront enfin avec courage et conviction.

dimanche 20 décembre 2009

Commandites du 150e

Aujourd'hui je ne voulais que vous faire un étalement de plusieurs faits qui sont en train de se développer à Granby et ailleurs au Québec.

D'abord, je vous invite à visionner le reportage de l'émission Enquête du 15 octobre dernier.

Ensuite, je vous énumère la liste des commanditaires privés des fêtes du 150e de Granby:

  1. BPR
  2. Teknika-HBA
  3. Favreau-Blais
  4. Cima+
  5. Sintra
  6. Le groupe SOTER
  7. Bertrand Ostiguy Inc.
  8. Gératek
  9. Raymond Chabot Grant Thornton
  10. IBM
  11. Bell
  12. Estrie Toyota
  13. Hyundai Granby

Ceux en caractère gras sont toutes des compagnies d'ingénierie, de construction ou d'architecture.  Ces dernières années, elles ont toutes participé aux fabuleux projets de la Ville de Granby.  Je dirais qu'environ trois d'entre elles n'ont même pas de bureau à Granby (ou n'en avait pas jusqu'à tout récemment).

De plus, je vous invite à garder l'oeil ouvert cette semaine sur les projets de la Ville de Granby pour les trois années à venir. Plus tard, vous pourrez vous intéresser aux soummisionnaires pour ces projets.

Dans cette liste, il y a ceux qui ont construit le pont Mountain.  Vous savez ce pont qui avait été évalué à 4,3 M$ par nos fonctionnaires municipaux mais dont la soumission acceptée par nos élus s'élevait à 6,7 M$ et ce, sans jamais faire d'enquête sur cette énorme différence?  Vous savez ce pont que le Ministère des Transports aurait dû payer à 100%, mais qu'il a refusé de faire parce qu'il jugeait que le vieux pont était encore en bon état et que le nouveau était trop gros pour nos besoins?

Pourquoi est-ce qu'en regardant les fêtes du 150e et leurs commaditaires, je me sens comme si un concessionnaire automobile me remettait un porte-clés après lui avoir acheté une voiture neuve dont je n'avais pas besoin?

samedi 19 décembre 2009

La saga Terres Miner

Si vous suivez ce blog, vous vous êtes probablement aperçu que je n'ai jamais parlé de l'offre d'achat des terres Miner qui s'élève à 11,5 M$.  Ce n'était pas que je n'avais pas d'opinion, mais seulement qu'elle était difficile à exprimer publiquement sans porter atteinte à des réputations.

Grâce au travail de nos journalistes, je peux aujourd'hui en partager un peu avec vous.

Je voudrais tout d'abord partager avec vous ma toute première lettre concernant le conseil de Ville qui a été publiée dans La Voix de l'Est.  Je ne me souviens plus de la date de parution, mais mon fichier texte à été créer le 28 octobre 2006.  À l'époque, jamais je n'aurais imaginé dans quel engrenage je me mettais les doigts!  L'important, c'est surtout le dernier paragraphe que j'ai mis en caractère gras et italique pour vous.

Un véritable projet communautaire


Quelle ne fût pas ma surprise lorsque, ce samedi, j'ai lu l'article concernant les nouveaux logements sociaux à Cowansville. Normalement, je suis toujours contrarié par la dilapidation des fonds publics dans ces projets. Mais cette fois je me réjouis; car, enfin, je vois ce projet comme étant vraiment communautaire.

Non seulement ce projet vient en aide à des gens qui ont de réels besoins spécialisés, et qu'il permet aussi de libérer nos hôpitaux; mais en plus toute la communauté s'y est investie. Ce qui me semble être primordial dans un projet "communautaire". Mes plus sincères félicitations vont à cet entrepreneur et ce notaire qui ont accepté de donner directement à ceux dans le besoin (en diminuant leurs honoraires). Mes félicitations aussi au conseil municipal, qui a saisi l'opportunité de revaloriser un terrain déprécié (un terrain saisi pour les taxes) et qui a injecté un montant d'argent raisonnable, directement dans le projet.

Et, la cerise sur le sundae, ce projet revient à environ 80 000$ par logement; mieux encore, des logements adaptés! Même les logements sociaux qui doivent être bâtis à Granby ont été annoncés pour des coûts de plus de 145 000$ par logement (3.5 millions $ pour un 24 logis).

Vraiment, je ne vois que des gagnants dans ce projet, payeurs de taxes compris!

J'aimerais avoir un conseil municipal comme celui-là dans ma ville, un conseil qui a une véritable vision communautaire. Parce que semer l'argent aux quatre vents à coup de millions n'a qu'un seul bon côté, ça nous donne bonne conscience. Le mauvais côté, à moyen et long terme, est que ça encourage le gaspillage, voire même la corruption.

Denny O'Breham
Granby

Ce texte représentait ce que je pensais de la vision de M. Goulet et où elle nous mènerait.  La raison pour laquelle j'avais écrit ça, c'est parce que lorsqu'on sème l'argent à tous vents, vous pouvez être certain qu'il y aura des êtres douteux qui s'amèneront pour la ramasser.  Nous sommes aujourd'hui 3 ans plus tard et voici un extrait du texte de M. Laliberté, journaliste à La Voix de l'Est, qui nous décrit une nouvelle compagnie qui veut veut faire des affaires avec la Ville de Granby:

"Le nom de Construction F. Catania, qui se spécialise aussi dans les gros travaux d'infrastructures telles les routes, est également lié aux soupçons de collusion avec d'autres compagnies oeuvrant à Montréal et Laval dans le secteur de la construction. De 2005 à 2009, La Presse révélait cet automne que 16 entreprises ont décroché 46 % des contrats de travaux publics à la Ville de Montréal. Valeur de ces contrats: 471 millions de dollars.

Durant cette période, Construction F. Catania a obtenu des contrats totalisant 72,2 millions de dollars de la part de la Ville de Montréal.

Menaces de mort et mafia

La Presse rapportait également que le président de Construction F. Catania, Paolo Catania, a été accusé le 11 septembre de menaces de mort, de tentative d'extorsion et de harcèlement. Sa victime alléguée est Elio Pagliarulo, un homme d'affaires de Montréal. Il devrait 1,4 million de dollars à M. Catania.

Le fondateur de Construction F. Catania, Frank Catania, a des accointances avec des membres de la mafia de Montréal. La GRC l'a filmé en 2005 dans un café alors qu'il était en présence de Nick Rizzuto, considéré comme le patriarche de la mafia.

Notons que Construction F. Catania a dû payer en 1995 une amende de 150 130 $ pour une fraude fiscale impliquant de fausses factures et de l'argent liquide, selon l'enquête de La Presse."

Que la Ville de Granby accepte leur offre ou non n'a pas d'importance.  Ce qui compte c'est de noter qui sont ces gens qui s'intéressent à faire des affaires à Granby, et plus particulièrement avec la Ville elle-même.

Pour ceux avec qui j'avais déjà partagé mon opinion en privé, je vous invite à relire le courriel que je vous avais envoyé le 18 octobre dernier, c'est frappant comment la réalité se rapproche de plus en plus de mes théories!

Pour les autres, je vous invite à lire mon blog de demain pour vous faire vous-même une idée.