vendredi 30 avril 2010

La discussion

Monsieur O'Breham

je suis un "abonné" RSS de votre blogue, je vais donc jeter un coup d'oeil à chaque fois que vous sortez un commentaire. J'aime me tenir informé, et votre opinion, même si je suis assez rarement d'accord avec vous, fait partie de mes outils pour lire un point de vue (généralement) contraire à celui de l'hotel de ville. Je trouve essentiel d'en entendre le plus possible, pour me faire une opinion éclairée.

Voici la conclusion de votre dernier texte:

"

En attendant que les gens se sortent d'une vision égoïste à court terme à laquelle ils se sont habitués;

En attendant qu'ils réalisent que le gouvernement c'est eux;

En attendant qu'ils comprennent que ce sont les élus qui s'inspirent des actions des citoyens et non le contraire;

Je me battrai pour les valeurs morales qu'on m'a inculquées. Alors pour toutes les vierges offensées de ce monde ...

"

Par ces phrases, vous appuyez malheureusement une perception entretenue par les opposants des décisions du conseil de ville (et non du maire, ne vous en déplaise), celle de croire que parce qu'on ne s'oppose pas veut dire qu'on ne s'intéresse pas.

Suis-je égoiste parce que je crois qu'un nouvel aréna est une bonne chose pour la ville? (pour référence, je suis célibataire, sans enfant et les seules fois où je mets les pieds à l'aréna Léonard-Grondin sont les séries éliminatoires des Inouks en fin de saison)

Suis-je irresponsable parce que je suis d'accord avec un emprunt?

Il y a déjà plusieurs années que j'ai réalisé que les employés des gouvernements (municipaux, provinciaux et fédéraux) sont "nos" employés et qu'ils doivent tenir compte de l'opinion de la population quand ils prennent des décisions. Dès que j'entends la phrase "vous m'avez élu, alors je prends les décisions" franchir les lèvres d'un élu, je m'arrange pour lui rappeler son rôle de représentation de la population en tout temps...et pas juste au moment du vote.

Vous exercez votre droit de parole, bravo, mais ne tenez pas mon silence pour de l'indifférence. Si j'ai la même opinion que le conseil de ville, je ne vois pas pourquoi je perdrais du temps, le mien et le votre, à me justifier.

Si je suis d'accord avec les décisions, je ferme ma gueule et c'est tout.

Je vous laisse en référence un courriel que j'avais envoyé à la Voix de l'Est avant le référendum sur l'emprunt pour l'aréna, qu'ils n'ont pas jugé bon de publier. J'aimerais vous faire comprendre qu'on en vient à se sentir insulté quand certaines personnes nous disent que la majorité silencieuse ne s'intéresse pas et qu'elle est composée de moutons qui n'osent pas parler.

Le silence est aussi une opinion, et ce n'est pas juste les grandes gueules qui en ont (et croyez-moi, côté grande gueule, souvent, je ne laisse pas ma place).

Bonne journée

J'suis capable...tout seul!

Madame Pauline Hamel,

dans votre opinion publiée le 9 mars dans la Voix de l'Est, vous semblez avoir très à coeur le bien des autres, puisque vous utilisez beaucoup le "vous" dans vos phrases.

Par exemple, quand vous écrivez "..pour se protéger et vous protéger...", croyez-vous que j'ai besoin de vous pour me protéger? Vous sentez-vous investie d'une mission de me sauver parce que je ne comprendrais pas aussi bien que vous les enjeux des dossiers municipaux? Merci pour la bonne intention, madame Hamel, mais occupez-vous de vos affaires et je vais m'occuper des miennes.

Ensuite, vous écrivez "Vous pouvez croire votre conseil sur parole...", mais qu'en savez-vous, madame Hamel? Malgré votre envie évidente de me dire quoi croire ou ne pas croire, soyez assurée que je vais me faire ma propre idée sur les gens à qui je décide d'accorder ma confiance. Je lis les journaux incluant les opinions de lecteurs, j'écoute les assemblées du conseil, je pose des questions aux bonnes personnes quand j'en ai....bref, je me fais une opinion par moi-même. Par exemple, je considère qu'une assemblée ou chacun des conseillers, incluant la maire suppléante, nous donne ses raisons pour lesquelles il ou elle vote pour ou contre la proposition d'un référendum est parfaitement éclairée et transparente. Ne me prenez pas pour un idiot, je crois comprendre les enjeux aussi bien que vous.

Vous poursuivez avec "Si vous ne voulez pas exercer vos droits....". Si je ne suis pas allé signer votre registre, vous croyez que je n'ai pas exercé mon droit? Et que faites-vous de mon droit d'être d'accord avec cet investissement? J'ai très bien exercé mon droit de ne pas signer un registre, et je vais très bien exercer mon droit de voter au référendum, ne perdez pas de sommeil là-dessus.

Et lorsque vous écrivez "...un prix .... que vous paierez...", là je suis d'accord avec vous. On va tous payer cet investissement dans notre jeunesse, dans notre bien-être communautaire et dans les loisirs des citoyens. On va tous aussi payer les frais du référendum que la ville va tenir suite à votre signature du registre. Je ne vous reproche pas les frais supplémentaires, vous avez exercé votre droit de parole et je vous en félicite. Mais assumez-vous. Oui, nous allons payer plus cher à cause du référendum, c'est le prix à payer dans une démocratie ou tous et chacun peux s'exprimer. Je ne vous le reproche pas, mais acceptez le fait que le référendum est nécessaire parce que 3% de la population l'ont demandé.

En conclusion, même si je ne suis pas d'accord avec vous, j'aime bien les gens qui partagent leurs opinions et j'espère que les gens vont se déplacer en grand nombre pour donner la leur le 21 mars. Mais ne faites pas l'erreur de croire que vous avez besoin de penser pour moi. Je fais déjà ça comme un grand, madame Hamel.

à bon entendeur, salut.

--------------------------------------------------------------

Cette lettre m'a été envoyée par courriel. J’ai omis la signature mais, si la personne qui l’a écrite le désire, elle peut s’identifier dans un commentaire.

Et ceci m’amène au sujet du jour : La discussion. Selon moi, c’est ce qui fait défaut à Granby depuis l’élection de Richard Goulet et c’est la raison première de mon implication politique.

La raison d’être de ce blog (et, au départ, mon autre blog) est de stimuler la discussion. À voir la pauvreté des commentaires sur ce blog, j’échoue lamentablement. C’est probablement la raison pour laquelle il n’y a pas de discussion au conseil non plus : Il représente bien la population qu’il dessert.

J’avoue que si je veux qu’on discute de ce qui passe en ville, c’est parce que je veux faire ressortir les points défavorables des projets de notre maire et ce, dans l’espoir qu’il seront annulés ou modifiés.

Maintenant, j’aimerais clarifier les « messages » que je tente de transmettre et à qui ils s’adressent.  Il est possible que vous faites partie de plus d'un de ces groupes ou que vous n'en faites pas partie du tout, c'est à vous de jugez.

À ceux qui croient que les décisions du conseil sont les meilleures (qu’ils s’expriment ou non) :

Lorsque une personne me dit : « J'aime me tenir informé, et votre opinion, même si je suis assez rarement d'accord avec vous, fait partie de mes outils pour lire un point de vue (généralement) contraire à celui de l'hotel de ville. Je trouve essentiel d'en entendre le plus possible, pour me faire une opinion éclairée », désolé, mais je dois vous dire que ce blog est loin d’être une source d’information ou un outil pour que vous soyez capable de vous faire une opinion éclairée. Tout au plus, ce blog devrait vous faire réaliser que vous n’êtes pas suffisamment informé pour avoir une opinion éclairée. Et vous devriez exiger beaucoup plus d’informations de la part de notre conseil.

Lorsque je m’étais présenté aux élections, j’avais rencontré un comptable qui faisait la comptabilité de plusieurs conseils d’administration. Il me disait qu’il n’avait jamais rencontré de conseil qui était toujours unanimement d’accord, même si la plupart ne comportaient que 6 membres (le conseil de Granby avait 16 membres à l’époque).

J’ai suivi le conseil de Guy Racine pendant 4 ans, j’ai aussi suivi le dernier conseil du Canton de Granby. Deux conseils qui « n’ont rien fait. » Et pourtant, il y avait des discussions. Plusieurs des membres du conseil actuel siégeait sur ces conseils. Aujourd’hui le conseil entreprend des projets grandioses et importants, nul ne peut le nier. Non seulement personne sur ce conseil n’a d’objection, mais personne n’a de questionnement ou de crainte face à ces projets.

Les terres Miner, c’est s’embarquer pour un projet de promoteur immobilier pour 25 ans. Ce seul point devrait être inquiétant. Il n’y a toujours aucune maison bâtie (alors qu’on promettait un an de délai) et il y a eu au moins 3 planifications différentes pour vendre les terrains depuis l’acquisition. Lorsqu’on a acquis la pharmacie au centre-ville, nous avons revendu le terrain pour 3 fois moins cher qu’il nous avait coûté. En ce qui concerne le bar de danseuses, aujourd’hui nous somme devant un tribunal pour 1 M $ en dédommagement pour les locataires, alors que le terrain nous coûte déjà 1 M $ et qu’il ne vaut que quelques centaines de milliers de dollars.  Pire encore, le conseil nous dit qu'il ne sait pas ce qu'il en fera.

Alors que plusieurs gens se tue à dire que le conseil a un taux de taxes trop élevé pour les besoins de la Ville, alors que plusieurs gens disent qu’on n’a pas besoin d’emprunter, cette année notre conseil affiche un surplus de plusieurs millions de dollars. Malgré des accusations de gaspillage, ils ne fournissent pas à dépenser tout l’argent que les contribuables leur donnent. Pire encore, ils continuent d’emprunter, même avec l’argent en poche. En ce moment, le conseil analyse ce qu’il va faire avec cet argent, car il ne le sait pas. Il n’y a rien de planifié.

Alors je ne peux pas comprendre comment une personne peut objectivement analyser ces décisions et se dire : « Je fais confiance au conseil, pas besoin d’explication, le seul fait qu’il est confiant me satisfait. »

À ceux qui ne s’expriment pas et qui sont en désaccord avec la gestion du conseil actuel :

Je suis pleinement d’accord que ceux qui ne s’expriment pas ont une opinion et il n’y en a qu’une possible : Ils sont d’accord avec les décisions prises. Malheureusement, n’en déplaise à ceux qui sont effectivement d’accord avec le conseil actuel, il y a plusieurs personnes qui ne sont pas d’accord, allant jusqu’à en être choqué et qui, pourtant, reste coi. Peu importe comment ils justifient leurs gestes (ou absence de gestes), cela crée un grave tort à la démocratie.

Voter une fois au 4 ans n’est pas suffisant. Et c’est à eux que s’adressent le message suivant :

« En attendant qu'ils réalisent que le gouvernement c'est eux; En attendant qu'ils comprennent que ce sont les élus qui s'inspirent des actions des citoyens et non le contraire. »

À ceux qui ne veulent rien faire et à ceux qui ne s’inquiètent pas des conséquences futures d’achats irréfléchis, particulièrement par le biais de l’endettement (qu’ils s’expriment ou non) :

L’aréna est un excellent exemple dans ce cas-ci. Ce projet n’a pas été présenté à la population alors qu’on l’étudiait depuis 2 ans. Même des partisans du conseil actuel ont demandé à être informés. Lorsqu’on a fait mention que, selon leurs études, les besoins étaient de quatre glaces et non de trois, on s’est contenté de manipuler les chiffres quelques jours avant le référendum pour qu’ils disent que les besoins étaient effectivement de trois glaces. La seule raison invoquée par le conseil pour voter OUI au référendum était qu’il était trop tard pour recommencer le processus. Jamais on a tenté de nous convaincre que le projet était le meilleur, au meilleur coût (je ne tiens pas compte ici de l’évaluation de 2 arénas à 2 glaces faite, encore une fois, quelques jours avant le référendum). La seule raison invoquée par les gens qui utilisent l’aréna était que c’était mieux que rien et qu’il fallait en profiter tandis qu’il y a des élus qui veulent bâtir un aréna. Pourtant dès le lendemain après le gain du OUI au référendum, on pouvait lire sur Facebook, des commentaires de ces mêmes personnes qui nous disait que la prochaine étape était une 4e glace.

Il y a un juste milieu entre « ne rien faire parce que ça coûte trop cher » et « faire n’importe quoi, peu importe le prix ». Et c’est aux membres de ces deux groupes que le message suivant s’adresse :

« En attendant que les gens se sortent d'une vision égoïste à court terme à laquelle ils se sont habitués »

Pour conclure, il est impossible qu’un groupe puissent prendre constamment de bonnes décisions, collectivement, sans qu’il y est des discussions. Impossible.

Se plaindre dans le futur ne changera pas le passé, il n’y a que le présent qui compte.

mercredi 28 avril 2010

Alimentez le feu

Voici un courriel que j'ai reçu:

Monsieur O’Breham,

Je profite de l’occasion pour apporter quelques précisions à votre texte « le monde est petit ».

Mon implication avec Aroua Tek (CIME), La Fondation du Maire, Ferme Heritage Miner est à titre bénévole exclusivement. Je ne voudrais pas donner des munitions à des personnes pour qui chercher à dénigrer est un hobby. Pour votre info, j’ai également collaboré, à titre de bénévole, pour des grandes causes tel que : La Maison au Diapason, Leucan et également Oasis Santé mentale.

De plus, mon implication avec le CLD remonte à l’époque de la vente de l’usine Hyundai à Olymbec donc bien avant que mon père ne devienne maire.

Pour votre information, j’ai redirigé votre texte à mon avocat pour évaluer nos options à votre égard.

Vous pouvez vous procurer la liste des donateurs auprès du DGE.

En terminant, je vous invite vous aussi à faire du bénévolat ce qui vous laissera moins de temps pour salir la réputation de vos concitoyens.

Salutations

Paul B. Goulet
GO Relations Publiques inc.

Voilà, la correction est faite.  Il y a des bénévoles au CIME, qui l'aurait crû?

Malheureusement, bien malgré moi, je me suis retrouvé dans cette position où je suis l'unique citoyen qui s'exprime.  Jamais je n'aurais crû que les évènements auraient tournés de cette façon, mais voilà, je me suis mis le doigt dans un engrenage dont je n'aurais jamais imaginé l'existence.

Mais les gens s'expriment ... derrière les portes closes.  C'est à moi qu'ils se confient et malgré mes encouragements, personne n'ose s'avancer: à l'assemblée du conseil, dans les médias ou même dans les registres.  "Ça donne rien, y va gagner pareil."  Ils ont tous peur de représailles.  Même des gens qui n'ont aucune réputation ou argent à perdre.  Et les choses qu'on me dit sur les façons de faire de notre maire, je suis loin de tout raconter sur ce blog.  Malheureusement, parmi les choses peu reluisantes qu'on me dit, il y a quelques noms qui s'ajoutent sur la liste depuis un an ou deux.  C'est certain que je prends tout ça avec un grain de sel, mais il y en a beaucoup et de diverses sources.  Ne vous étonnez pas que ça déborde sur ce blog.

L'implication citoyenne est du bénévolat

Pour ce qui est du bénévolat, mon implication citoyenne dans le monde municipal est 100% bénévole.  J'y ai investi beaucoup d'argent aussi.  Et tant qu'il y aura des dirigeants qui gaspilleront le fruit de mes efforts, je ne vois pas l'intérêt à perdre mon temps à toujours travailler un peu plus pour leur fournir de l'argent à gaspiller.  Si je dois remplir un seau d'eau, je m'assure que j'ai bouché les trous au préalable, sinon je vais travailler pour rien et inutilement.

Triste cynisme

Je sais que je deviens cynique avec le temps, mais ce que je demande me semble tellement simple:

Investissements obligatoire?

Laisser moi gérer mes investissements comme je l'entends.  Des gens veulent investir dans un restaurant de 300 places pour l'aréna?  Grand bien leur en fasse.  Des gens veulent investir dans l'immobilier au centre-ville?  Tant mieux pour eux.  Certains veulent investir dans un local industriel pour des nouvelles compagnies prometteuses?  Qui les en empêche?  Ils n'ont qu'à prendre leur argent et leur temps (s'ils en ont) et faire ce qu'ils veulent avec.  Une municipalité n'est pas le seul regroupement possible.  On me déteste quand je signe un registre contre un de leur projets, mais aucun d'entre eux crache sur mon argent quand vient le temps de payer.  Et si le projet ne fonctionne pas, alors on doit tous être solidaire, même si on a été contraint de contribuer pour ces projets qui, selon moi, sont beaucoup plus du domaine lucratif que communautaire.

Méthode de paiement obligatoire?

En ce qui a trait aux services rendus par la municipalité, je m'attends à ce que ça soit fait comme n'importe quel autre transaction que j'effectue, soit qu'on me donne les coûts réels des services que je reçois.  Si des gens veulent emprunter pour payer ces services parce qu'ils croient s'enrichir ainsi, tant mieux pour eux.  Mais moi quand je vais chez l'épicier, il ne me force pas à payer avec une carte de crédit pour mes provisions en me disant que c'est pour mon bien.  Il en va de même pour des achats importants comme une auto ou un immeuble.  J'ai toujours la liberté de choisir, même si je choisis d'emprunter.

Cadeau empoisonné?

Si des gens croient que d'acheter des infrastructures pour "nos enfants", en leur laissant la facture, est un cadeau et qu'ils méritent qu'on les remercient, eh bien j'espère qu'ils ne pigeront jamais mon nom lors d'un échange de cadeau.  À votre avis, qui a fait un cadeau pour aider son enfant dans l'exemple suivant:  Le parent qui achète une voiture - qu'il a payée -  à son enfant durant ses études ou le parent qui achète la même voiture pour son enfant en lui disant qu'il ne lui reste plus qu'à faire les paiements?  Et si le parent a fait une erreur et que le jeune n'a pas besoin de voiture mais qu'il a d'autres besoins plus urgents?  Dans le premier cas, c'est sans conséquence grave, dans le deuxième, c'est loin d'être un cadeau et on a créé plus de tort qu'autre chose.

Gaspillage éhonté?

Pour ce qui concerne les services rendus par ma municipalité et qui sont inutiles, soit du véritable gaspillage au vrai sens du terme, je ne comprends toujours pas comment on a pu construire un pont aussi démesuré pour remplacer un pont qui n'était pas rendu à la fin de sa vie utile.  Alors que même le ministère des transports qui était - et est toujours - responsable de ce pont, ne jugeait pas bon de le faire.  Si ça aurait été le cas, il l'aurait payé à 100% sans rechigner.  Et si le ministère a tort, pourquoi la Ville ne se bat-elle pas pour qu'il paye les travaux? Quand on est rendu à 7 M $ de dépenses directes seulement, il me semble que ça vaut la peine. 

Moralité douteuse?

Il y a aussi ces services rendus qui me semblent abominables d'un point de vue moral.  Je crois que la pire décision jamais prise par la Ville de Granby aura probablement été le dézonage et la vente du parc Richelieu au profit d'une industrie qui se trouvait en situation dérogatoire au centre-ville (plus aujourd'hui, grâce à notre conseil).  Non seulement le geste pourrait être perçu comme étant répréhensible en soi, mais lorsqu'on sait qu'en plus que les citoyens du secteur qui pouvaient s'opposer au projet n'ont jamais rien su;  Lorsqu'on sait aussi que ce parc avait été légué (un vrai don, aucun paiement) par le maire Boivin - un véritable visionnaire - avec un contrat notarié très clair spécifiant que ce terrain devait servir pour un usage public.  Et on a réussi à contourner tous ces "détails" en évitant d'amener le sujet sur la place publique ... Ça me pue au nez et je suis loin d'être fier d'être granbyen dans une telle situation.

En attendant ...

En attendant que les gens se sortent d'une vision égoïste à court terme à laquelle ils se sont habitués;

En attendant qu'ils réalisent que le gouvernement c'est eux;

En attendant qu'ils comprennent que ce sont les élus qui s'inspirent des actions des citoyens et non le contraire;

Je me battrai pour les valeurs morales qu'on m'a inculquées.  Alors pour toutes les vierges offensées de ce monde ...

Amenez-les vos avocats.

lundi 26 avril 2010

Le monde est petit

Ce matin, un petit article anondin a été publié par La Voix de l'Est:  "Une histoire de hottes".  Dans cet article, il est question d'une jeune compagnie qui développe une nouvelle hotte de cuisine.  C'est une de ces compagnies nouvellement installées dans notre bel incubateur industriel.

Ce qui est intéressant, c'est la fin de l'article où l'on cite les différents services qu'ils obtiennent en louant un local de l'incubateur:

"Non seulement les patrons d'Arouatek profitent-ils d'un loyer avantageux (environ 4$ le pied carré), mais ils peuvent également compter sur les services d'un comité consultatif.

Ainsi, sans avoir à débourser un sous, ils ont droit, une fois par mois, aux services de la designer Christiane Lapointe et de Paul Goulet, spécialiste en communication." 

Paul Goulet, c'est le fils de Richard Goulet.  Il a aussi été impliqué activement dans les campagnes électorales et réfendaires de notre maire.  Il serait intéressant de savoir s'il a aussi contribué financièrement aux campagnes électorales de son père.

Si l'incubateur industriel existe aujourd'hui, c'est grâce à Richard Goulet et à son conseil qui ont autoriser une dépense de 300 000 $ par année pendant 15 ans, soit 4,5 M $ de l'argent des contribuables.  Ceci correspond à la totalité des coûts de construction, car le milieu industriel (les gens qui ont de l'argent, pas les fonctionnaires) n'a jamais été en faveur d'un tel projet.  Un projet vivement dénoncé sur ce blog et ailleurs.  Si CIME, ceux qui gère l'incubateur industriel, peuvent offrir autant de services avantageux et gratuits, c'est grâce à la contribution de la Ville de Granby, du moins en partie (une grosse partie).

Ce que l'article dit, c'est que Paul Goulet travaille pour l'incubateur industriel, dont l'existence même est le fruit des "investissements" faits par Richard Goulet avec l'argent des citoyens.

Mais il y a plus encore.  Paul Goulet est le président-conseiller principal de GO relations publiques inc.  Cette entreprise a pour client CIME, ceux qui gère l'incubateur, mais elle en a d'autres aussi.  On peut en voir la liste sur le site de la compagnie:  Fondation du maire de Granby, CLD Haute-Yamaska et la Ferme Héritage Miner.  À part la fondation du maire, ces organisations reçoivent des subventions de la Ville de Granby.

Avez-vous remarqué qu'on avait jamais entendu parler de Paul Goulet avant que son père soit élu?

Mais pourquoi parler de la Fondation du maire de Granby?  Le maire lui donne une partie de son salaire; il a bien le droit de faire ce qu'il veut de son argent, non?

C'est parce qu'il y a plus encore.  La designer Christiane Lapointe, dont on parle dans l'article, serait la fille de Luc Lapointe.  Luc Lapointe aurait été l'ancien propriétaire de nettoyeur Shefford, donc un homme en moyen.  Il semblerait qu'il a été une autre personne largement impliquée dans les campagnes électorales du maire Richard Goulet, possiblement un contributeur financier.  

Mais Luc Lapointe, c'est aussi une personne hautement impliquée dans la Fondation du maire de Granby.  Il a même déjà été président de l'organisme.  Richard Goulet et Luc Lapointe, ça semble être très proche.

Si on résume, Paul Goulet et Luc Lapointe contribuent à la campagne électorale de Richard Goulet, Richard Goulet crée de nouvelles subventions à des organismes, Paul Goulet et la fille de Luc Lapointe reçoivent des contrats résultant de ces subventions.

Bref, le monde est petit et nos journalistes semblent ne rien y voir de déraisonnable.  En tout cas, pas assez pour poser des questions.  Et vous?

lundi 19 avril 2010

Nostalgie quand tu nous tiens: La première gaffe de Richard Goulet - revisité

Donner 50 000 $ à l'école St-Benoît a été la première action irréfléchie de Richard Goulet et aujourd'hui il tente de sauver les pots cassés en interprétant tout de travers:

"Je leur disais (à la commission scolaire) que leurs statistiques étaient fausses. Il y avait déjà une augmentation démographique, mais eux, ils se fiaient à de vieilles statistiques. Le temps m'a donné raison. Ça prouve que la présidente de l'époque était dans le champ gauche. Je ne sais pas quelles étaient leurs motivations, mais c'était la mauvaise décision."

La commission scolaire a toujours fait un excellent travail, avec l'ancienne présidente ou le nouveau président.  La décision de fermer l'école St-Benoît a été supportée par tous ces gens depuis le début jusqu'à aujourd'hui (Voir Nostalgie quand tu nous tiens: La première gaffe de Richard Goulet).

Ce que Richard Goulet disait à l'époque, c'est qu'en bâtissant un logement social au centre-ville, il y aurait beaucoup plus d'enfants au centre-ville et qu'on regretterait la fermeture de St-Benoît.  Aujourd'hui, il n'y a pas plus d'enfants au centre-ville.  Le temps n'a pas donné raison a Richard Goulet.  La commission scolaire savait déjà à l'époque que la clientèle se déplaçait vers le sud de la ville et elle prévoyait le coup:  elle était visionnaire.  C'est ça de la vision.  Si "la présidente de l'époque était dans le champ gauche", alors Richard Goulet n'est même pas dans les estrades à suivre la partie.

Comment les granbyens peuvent accepter d'être dirigé par un incompétent - et insolent - pareil, jamais je ne comprendrai.

Richard et les déchets

La Voix de l'Est a écrit un dossier sur les déchets trouvés dans les fossés à Granby.  J'ai trouvé ce dossier vraiment biaisé et provocateur.  Normalement, je n'en parlerais pas sur ce blog, mais notre maire a décidé de faire de la récupération politique, alors on va en profiter.

"C'est décourageant!", a d'emblée lancé le maire.

Problème #1 avec ce dossier:  On va vérifier l'état des fossés au printemps, après la fonte des neige et avant que les cols bleus aient fait le grand ménage.  C'est normal de retrouver autant de déchets:  Ce sont toutes les ordures amassées au cours de l'hiver.  Je me promène à travers les stationnements des différents centres commerciaux et ils viennent à peine de nettoyer les endroits où ils accummulaient la neige lors du déneigement.  C'est sale en mosus, mais il faut bien attendre que ça fonde avant de nettoyer!  Que les journalistes fassent le même excercice à l'été ou à l'automne et ce sera bien moins pire.

Problème #2:  Il y aura toujours quelques irresponsables dans la société, c'est normal et pas besoin d'en faire un cas.  On paye pour car il n'y en a pas suffisamment pour virer le monde à l'envers et on se dit chanceux de ne pas être à leur place.  Lorsque des journalistes se demandent quel genre de personne peut bien laisser des déchets dans la rue et qu'ils trouvent un billet de 100$ et des emballages de drogues, ils ont leur réponse.  Peut-on vraiment exiger d'une personne incapable de se préoccuper d'un billet de 100$, d'être responsable face à l'environnement?  Devrait-on se soucier de la responsabilité environnementale d'une personne qui se cache à l'orée des bois pour se droguer?  Je crois que ces personnes ont des problèmes beaucoup plus graves auxquels on devrait s'attarder.

Cessons de jouer les vierges offensées et de chercher des responsables partout.  Contentons-nous de donner le bon exemple et aider ceux qui ont besoin de nous.  La vie ne nous en demande pas plus.

vendredi 16 avril 2010

Les hauts et les bas de l'économie

Tout le monde le sait, l'économie ça monte et ça redescend.  C'est inévitable.  Il existe deux philosophies lorsque vient le temps de tenter d'égaliser tout ça.

La première consiste à se faire des provisions lorsque ça va bien, pour pouvoir combler les manques lorsque ça va mal.  Ainsi, économiquement parlant, lorsque l'argent rentre à flot, nous devrions amasser de la liquidité afin de ne pas être pris au dépourvu lorsque, immanquablement, ça ira moins bien.

La deuxième a exactement le même effet, mais avec une "twist".  Lorsque ça ne va pas bien, on emprunte pour combler nos besoins et, lorsque l'économie reprend, on rembourse nos emprunts avec la nouvelle entrée d'argent.

Vous devinerez que je préfère la première à la deuxième, et de loin.  Comparons les méthodes.

Un avantage de la première c'est que nous nous basons sur du concret, c'est-à-dire que l'argent que nous avons amassé, nous l'avons.  Lorsqu'on emprunte, on doit estimer que plus tard, dans l'avenir, on aura l'argent pour rembourser ... peut-être.

Deuxièmement, lorsque l'économie commence à ralentir, avec la première méthode, nous commençons à piger dans nos provisions.  Alors nous avons un signal clair que ça ne va pas bien, nous savons que nos priorités ont changés et que nous devrons renflouer notre bas de laine dès que possible.  Avec la deuxième méthode, ce n'est pas aussi clair.  Lorsque ça va un peu plus mal, on a seulement besoin d'emprunter un peu plus.  On se dit que ça passera.  Et puis lorsque ça ne s'améliore toujours pas, on se dit un peu plus encore ça ne fera pas une grosse différence.  De toute façon, ça va bien finir par reprendre, non?

Bref, avec la première méthode, nous avons une barrière psychologique:  Zéro est la limite la plus basse que nous pouvons atteindre.  Si nous devons emprunter, nous savons que ça va hyper-mal et nous notons la leçon:  lorsque nous rebâtirons notre bas de laine, nous le ferons plus gros pour être mieux paré aux aléas de la vie.  Avec la deuxième méthode, il n'y a pas de limite vers le bas:  Quelle est la limite maximale d'endettement?  Personne ne peut répondre à cette question précisément.

Troisièmement, lorsque l'économie reprend, avec la première méthode, nous constatons de visu que notre rentrée d'argent est plus grande et que notre bas de laine est à sec.  Il est plus facile de commencer à en mettre de côté.  Si jamais, nous nous emballons et que  nous en mettons "trop" de côté, rien ne nous empêche de piger dans nos provisions.  Nous ne perdons rien.  En revanche, avec la deuxième méthode, les emprunts du passé ont trop souvent été excessifs et on a l'impression qu'il sera impossible de rembourser la dette.  Alors lorsque l'économie reprend, on se décourage et on préfère conserver la dette - ou la rembourser partiellement - pour pouvoir dépenser les nouvelles rentrées d'argent immédiatement.  Pire encore, trop souvent, on augmente encore la dette en se disant qu'on pourra rembourser plus tard, quand l'économie ira encore mieux.  Ça se termine toujours par une dette qui augmente constamment à travers les hauts et les bas.

Finalement, les coûts.  Avec la première méthode, le pire qui peut nous arriver, c'est que l'argent dorme sous notre matelas.  Le mieux, c'est que nous puissions le prêter afin qu'il nous rapporte quelques intérêts.  Avec la deuxième méthode, on devra obligatoirement payer des intérêts.  Le pire dans tout ça, c'est que les taux d'intérêts peuvent varier à la hausse sans crier gare et comme on a déjà l'emprunt, on n'a plus le choix de payer.  C'est immanquablement plus coûteux avec la deuxième méthode.

En ce moment, dans notre région (et pas seulement à Granby), nous sommes en plein dans une période haute de l'économie.  Nous le voyons clairement, l'argent rentre plus vite que nous pouvons le dépenser, la construction ne cesse d'augmenter et il est possible d'augmenter les comptes de taxes  sans que personne ne se plaigne.  Et pourtant, à Granby, au lieu de garnir notre garde-manger, nous augmentons notre dette.  Si au moins nous nous contentions que de dépenser le nouvel argent.

Quel est l'avantage d'emprunter quand nous avons suffisamment de rentrée d'argent?  Que ferons-nous lorsque l'économie redescendra?  Emprunter davantage?

jeudi 15 avril 2010

Élections municipales et scolaires

Je ne vois pas pourquoi la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) et l'Union des Municipalités du Québec (UMQ) sont en désaccord avec le fait de tenir les élections municipales et scolaires conjointement.

Le sujet a été amené sur la table chez nous lorsque des municipalités et les MRC de la région ont fait des résolutions contre cette initiative afin d'appuyer la FQM. (Val-des-Cerfs dit oui, les villes refusent; Divergence de vues à la MRC)  On peut lire ces articles pour plus de détail sur la position des différentes associations: Le jumelage des scrutins municipal et scolaire coûterait... plus cher! et Élections municipales et scolaires: oui à l'urne conjointe.

Pourtant il semble évident que d'un point de vue purement égoïste les coûts pour les municipalités vont diminuer.  Selon la FQM, les coûts conjoints passeront de 62 M $ à 72 M $, peut-être même 115 M $.  Même si certains doutent de ces chiffres, il est évident que la majeure partie du 62 M $ est payée par les municipalités alors que les nouvelles dépenses seront divisée en deux parties égales.

De toute façon, il est absolument impossible que ça coûte le double pour faire ces deux élections ensemble.  J'en veux pour exemple la tenue d'un référendum où nous répondons à une question et les élections municipales où nous votons pour le maire ET le conseiller de notre quartier:  Les deux exercices coûtent exactement la même chose, alors pourquoi rajouter une case pour le commissaire scolaire doublerait les coûts?  C'est absurde et nous n'avons pas besoin d'études exhaustives pour le prouver.  Alors, même si le taux de participation n'augmente pas, au moins les coûts vont diminuer.

Il serait intéressant d'entendre  ce qu'aurait à dire notre conseil sur le sujet.

mercredi 14 avril 2010

Une autre vision confirmée

Une autre vision confirmée.  Pas une de Richard Goulet, une des miennes.

Le 12 janvier 2010, j'écrivais ceci à propos de l'aréna:

"Bref, on s'attend à ce que ça coûte 17 M $, mais au lieu de dire que c'est 2 M $ de plus que 15 M $, on dira qu'on a économisé 2 M $ sur les 19 M $ de la dernière estimation! Un véritable génie du marketing!"

Ajourd'hui dans La Voix de l'Est, on nous dit ceci:

"Même si elles incluent un mode de construction accéléré, les soumissions déposées à l'hôtel de ville de Granby pour la réfection de l'aréna Léonard-Grondin et l'ajout d'une glace présentent des coûts moins élevés que prévu, a révélé hier l'ouverture des soumissions, reçues dans le cadre de l'appel d'offres lancé par la Ville pour ce projet. «C'est 2 millions$ en deçà du budget prévu», a dit hier le directeur général de la Ville, Michel Pinault."

Le plus bas soumissionnaire: 15 363 682 $.

Le plus haut soumissionnaire: 16 269 866 $

À cela on doit ajouter 1-2 M $ d'imprévus (c'est normal), d'où le "2 M $ en deçà du budget prévu" de Me Pinault.

Richard Goulet ne veut plus revivre le cas du pont Mountain où l'on avait prévu 4,3 M $ pour terminer avec une facture de 6,7 M $.  Alors il exagère dans l'autre sens.  Après les millions en surplus dans le budget 2009 (que nous aurions eu quand même, qu'on les prévoit ou non), nous allons maintenant "économiser" 2 M $ sur le coût de l'aréna.  Vous verrez, c'est inévitable.  C'est facile de sous-estimer les revenus et de sur-estimer les dépenses et ainsi faire croire qu'on fait apparaître de l'argent.

Personnellement, je signe les registres parce que je suis contre les emprunts.  Mais je sais que ce qui motive une bonne partie des signataires, c'est la peur des gros montants comme celui de 19,3 M $ présenté pour l'aréna.  Avec une estimation plus juste, peut-être aurait-on évité un référendum de 250 000 $?

dimanche 11 avril 2010

J'en ai marre de payer

Aujourd'hui je lisais la chronique de Cynthia St-Hilaire dans Le Plus intitulée: "J'en ai marre de payer".

Dans cette chronique l'auteure se pose des questions sur les coûts du fonctionnement de l'État et des services qu'elle obtient.

Mais pourquoi se pose-t-elle toutes ces questions?  Et elle pose des questions fondementales comme:

"L'État providence, c'est bien beau, mais avons-nous encore les moyens de se l'offrir?"

"J'ai toujours été en faveur que nous nous offrions, collectivement, des services publics. Mais de plus en plus, ça commence à me faire suer. Ça m'irrite de payer pour un service qui, le jour où j'en ai besoin, n'est pas disponible."

"Et je crois que le problème n'est pas nécessairement l'argent. (...) Peut-être que la lourdeur de l'administration en est un?"

 Pourtant rien n'a véritablement changé dans le fonctionnement de l'État depuis plusieurs décennies.  Pourquoi se poser ces questions aujourd'hui?  Qu'est-ce qui a changé?

Ce qui a changé, c'es qu'aujourd'hui elle reçoit la facture.  Ça fait plusieurs décennies que le gouvernement comble les besoins avec l'endettement.  Aujourd'hui, il est incapable de continuer à l'augmenter.  Et même s'il le pouvait encore, inévitablement ce jour arrivera tôt ou tard.  Et c'est à ce moment qu'on doit payer la facture.

La tristesse dans ce constat, c'est que peu importe les réponses que l'auteure pourrait trouver à ses questions, ça ne changera pas grand chose à la situation, parce que l'endettement est un fardeau qui nous vient du passé, des problèmes qu'on ne peut plus changer.  Nous devrons payer.

C'est pourquoi lorsque certains politiciens nous disent que s'endetter, c'est pensez à l'avenir, ça me fait rire - et pleurer en même temps -, car c'est tout le contraire.  PAYER pour quelque chose qui servira à nos enfants, ça c'est penser à l'avenir.  Si des parents payent les études de leur enfant, c'est penser à l'avenir.  Mais s'ils empruntent au nom de leur enfant qui devra rembourser les coûts une fois leurs études terminés, c'est comme s'ils n'avaient rien fait.  Si tel est le cas, alors laissez-moi m'occuper - personnellement - des milliers d'enfants québecois:  Je vais empruntez  pour eux les coûts de leurs études, ils n'auront qu'à rembourser une fois grand.  Voilà, j'ai réglé le problème de l'éducation à moi seul!

Mais il y a tout de même une question qu'elle pose que je trouve intéressante:

"Un contribuable dont le salaire est de 30 000$ paiera les 200$ par an pour les soins de santé. Une personne qui gagne 200 000$ déboursera la même somme. Est-ce ça, la justice sociale?"

Imaginons quel gouvernement aurait fait  ce qu'elle suggère dans sa question.  Imaginons que les gens qui font plus de 200 000 $ aurait déboursé, disons, 2 000 $ pour les soins de santé.  Ce montant n'aurait guère plus d'effet sur le porte-monnaie de ces personnes que 200 $ sur celui de ceux qui gagnent 30 000 $.  Mieux encore, avec une telle somme, il ne serait plus nécessaire de d'imposer le 200 $ à la classe moyenne.  Mais que serait-il arrivé si la classe moyenne, la majorité des gens, ne payerait pas?  Pour une chose, Cynthia St-Hilaire n'aurait pas écrit une chronique intitulée "J'en ai marre de payer".  Elle n'aurait pas posé des question tel que "Avons-nous les moyens de se l'offrir?" ou "Peut-être que la lourdeur de l'administration est un problème?"  Pourtant ces problèmes seraient toujours présents.  Mais elle ne payerait pas la facture, donc pourquoi s'inquièterait-elle?

Mais si elle aurait toujours payé la facture, si le gouvernement aurait toujours payé comptant, ces questions elle les aurait posées bien avant.  En fait, les montants n'auraient probablement jamais été si élevés car aucun politicien n'aurait présenté de tels projets si mal gérés.  Ils auraient fait des efforts pour donner les meilleurs services au meilleur coût, parce que le "feedback" est immédiat lorsque c'est payé comptant.  Avec des emprunts, ça peut prendre facilement 10 ans avant que les contribuables ressentent les mauvais coups de leurs représentants.  Pensez aux travaux d'infrastructures du gouvernement québecois qui aurait été gonflés de 30%.  C'est aujourd'hui qu'on trouve que ça coûte cher, car à l'époque on avait rien payé puisque tout avait été emprunté.

mardi 6 avril 2010

Taux de taxes à 72¢

En 2009, nous avons eu des revenus non prévus de 3,3 M $ et nos fonctionnaires ont fait des économies non prévues de 1 M $.  Ceci signifie que si le comptable de la Ville aurait prévu ces montants, le budget 2009 aurait été revu à la baisse, soit de 4,3 M $.

Qu'est-ce que signifie 4,3 M $ de moins sur le taux de taxes?  Environ 8¢ à 9¢.  Si le taux de taxes de 2009 aurait été de 72¢, nous aurions pu effectuer exactement les mêmes dépenses et nous aurions quand même eu un léger surplus.

L'ironie dans tout ça?  Suite à l'annonce de ce surplus, Richard Goulet nous a redit pour la inième fois qu'il était impossible de gérer la Ville de Granby en bas de 80¢.  Mais c'est exactement ce qu'il a fait en 2009!

Une autre source de revenus non prévus est l'augmentation des permis de construction et des droits de mutations.  Naturellement, notre maire se sert de ces chiffres pour démontrer que ce sont ses "investissements" qui commencent à porter fruits.  Ce qu'il a oublié de mentionner, c'est que c'est le cas pour toutes les municipalités de la région qui ne font rien de spécial.  Mieux encore, contrairement à nous, la plupart diminuent leur taux de taxes à mesure que leur évaluation grimpe.

Parc sacrifié

Dans le 3,3 M $ des revenus non prévus, environ 25% de ce montant, soit 800 000 $, provient de la vente du parc Richelieu au profit des Aliments Ultima.  On a dézoné un parc pour le transformer en zone industriel et ce, en plein centre-ville, et on considère ça comme un bon coup!

Mieux encore.  C'est avec "émotivité", la gorge serrée, que Pascal Bonin a fermé ce dossier à l'assemblée de ce soir, en nous disant à quel point le superbe mur anti-son qu'on construit face à sa résidence était un leg pour les générations futures!  Pas de farce, j'invente rien!

Ça fait des années que les gens de ce quartier se plaignent de la présence de cette usine et du bruit des camions.  Celui qui les représentent, malgré une augmentation de la circulation lourde, nous dit que tout le monde est content ou, du moins, devrait l'être.  J'ai des sérieux doutes là-dessus.

Investissement au centre-ville

Nous avons peut-être détruit un parc au centre-ville, mais lors du dépôt du rapport financier, M. Renaud nous a rappelé un autre bel investissement au centre-ville:  L'acquisition du terrain du bar de danseuses pour 1,1 M $.  C'est le terme qu'il a employé: "Investissement".

Il a oublié de mentionner que cet investissement n'est pas terminé.  En effet, nous sommes en ce moment au beau milieu de démarches judiciaires, puisque les anciens propriétaires de ce bar réclament une compensation de 1 M $ pour l'expropriation qu'ils ont subient.

Ce qui est amusant, c'est que le jour que nous vendront ce terrain pour 200 000 $ ou 300 000 $ (sa valeur réelle), ce sera un revenu non prévu et ceci contribuera à faire un surplus dans nos états financiers!  Et on se pètera les bretelles une fois de plus.

samedi 3 avril 2010

Gouverner, c'est prévoir

"Gouverner, c'est prévoir"

"Il qualifiait d'irresponsables, d'alarmistes tous ceux qui s'inquiétaient de l'état des finances publiques"

"Nous aimons mieux fantasmer sur un quelconque mirage que sur des lendemains où nous déchanterons"

"Le temps est venu de passer à la caisse pour éponger les dépenses des citoyens qui ne cessent de demander et auxquelles les gouvernements, en quête de capital politique, n'ont pas su dire non lorsqu'ils auraient dû le faire."

"Ces critiques oublient que plus ils repoussent la pilule, plus celle-ci sera grosse et amère."

Ces paroles ne sont pas de moi.  Elles viennent de la bouche de gens qui, habituellement, supportent les décisions de Richard Goulet.  notez que ces paroles ne font pas référence à la gestion de notre maire, mais plutôt à celle de notre premier ministre, Jean Charest.

"Gouverner, c'est prévoir" est celle qui me fait le plus rire.  C'est exactement la citation qu'on fait pour justifier les dépenses et les emprunts de Richard Goulet.  Et aujourd'hui, on dit la même chose à Jean Charest, mais à l'inverse:  Il n'aurait pas dû emprunter autant et penser à rembourser.  Incroyable!

Mais ne vous inquiétez pas, la dette granbyenne est encore toute petite.  Tant que ça ne fait pas mal, pas besoin de s'y intéresser.

Mais j'ai 2 choses à dire à propos de la dette du Québec:

1- Contrairement à ce que le maire et ses accolytes nous disaient, avez-vous remarqué que diminuer les subventions n'est pas une mesure du budget 2010 pour diminuer les dépenses de l'état?

2 - Une des dettes du gouvernement québécois, pour laquelle on doit se serrer la ceinture, est une subvention de 6 M$ pour notre aréna.  Mais est-ce que 19,3 M $ pour rénover deux glaces et en construire une troisième est un investissement judicieux dans une période où les sous se font rares?  Voici quelques chiffres qui ont été portés à mon attention ces dernier temps (cliquez ici pour voir la source):

5 millions $

Coût de construction d'un nouvel aréna.

Source : Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives

2 millions $

Coût d'une remise à neuf d'un aréna à la fin de sa vie utile. Ce chiffre comprend la construction du système de réfrigération, de la dalle de béton et des bandes.

Source : Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives

Donc, pour 20 M $, soit à peine 700 000 $ de plus que ce que l'on prévoit dépenser (les soumissions ne sont toujours pas confirmés), on pourrait construire QUATRE arénas NEUFS, chacune comportant une glaces, à quatre endroits différents dans la ville, sans rien changer aux deux glaces existantes.  Soit un total de six glaces dont quatre flambant neuves!  Normalement, en regroupant les glaces sous un même aréna, les coûts devraient diminuer.

Ne vous demandez pas où est passer l'argent que vous avez donnez à Québec.  Vous avez donné votre permission pour ces dépenses au dernier référendum.

mercredi 31 mars 2010

Mystère résolu!

Selon le budget de cette année, on doit emprunter 13 M$. Sans compter l'emprunt de l'aréna qui s'est rajouté dernièrement. Il y a déjà eu un emprunt de 9,85 M$ en janvier. Naïvement, je croyais que l'emprunt pour la rue Quévillon (439 000 $) s'ajoutait au premier emprunt pour se rendre tranquillement vers le 13 M$.

Un citoyen averti me dit que dans le 9,85 M$, il y a déjà un montant d'inclus (385 000 $) pour la rue Quévillon. Ceci est inquiétant. Est-ce qu'on tente de reprendre un même emprunt afin de d'emprunter 13,439 M $ au lieu de 13 M$?

Heureusement, les éclaircissements ont été apportés aujourd'hui. Le montant de 385 000 $ a été annulé et on le remplace maintenant par 439 000 $. Depuis le début de l'année, le prolongement de la rue est passé de 150 m à 142 m, on va chercher une contribution additionnelle de 20 000 $ de la part d'un citoyen, mais il y a tout de même une augmentation.

Finalement, on augmente seulement l'emprunt 9,85 M$ de 54 000 $ pour l'amener à 9,9 M$. Un peu plus, un peu moins ...

dimanche 28 mars 2010

Une autre raison de signer

Un lecteur de ce blog m'a contacté pour m'informer de la situation suivante relativement à l'emprunt pour le prolongement de la rue Quévillon, pour lequel il y aura un registre à signer mardi et mercredi prochain.

Apparemment, nous aurions déjà accepté un montant de 385 000 $ pour ces travaux!

Ce citoyen m'a envoyé la copie suivante de l'annexe B-6 du règlement 0208-2009, soit celui pour l'emprunt de 9,8 M $ accepté par la population au début de cette année:

Annexe
B-6

Description détaillée de la dépense

Quévillon – Drummond vers lenord

Description du projet : Prolongement des services municipaux sur la rue Quévillon, de l’intersection Drummond vers le nord sur approximativement 150 mètres.












1- Conduite d’eau………………….

2- Conduite d’égout sanitaire………………………

3- Conduite d’égout pluviale……………………..

4- Voirie……………………………………

5- Imprévus

30 000.00$

65 000.00$

65 000.00$

155 000.00

13 935.07$

Total des travaux328 935.07$
Frais incidents (8.5%)

Taxes nettes (7.875%)

27 959.48$

28 105.45$

Grand total des travaux385 000.00$


Ceci ressemble grandement au projet qui nous est présenté pour un prolongement de 142 m totalisant 465 000 $.

Cette personne m'a posée la question suivante: "Est-ce possible que pour un même projet, on procède avec deux emprunts?" Premièrement, il est amusant de noter que les gens s'informent auprès de moi plutôt qu'auprès de notre conseil si transparent. Alors voici ce que je lui ai répondu:

La réponse est oui. Et ceci n'aura pas été la première fois que ce conseil a utilisé cette méthode.

Pour la réfection de la rue Drummond, un premier emprunt a été fait en 2008 dans un emprunt global - regroupant plusieurs projets - similaire à celui de 9,8 M $ de cette année. Un montant de 4,3 M $ pour la réfection du pont Mountain était aussi inclus dans cet emprunt. Or la soumission la plus basse pour le pont Mountain s'est avérée être de 6,7 M $. Au lieu de re-consulter la population pour faire un nouvel emprunt pour le pont, on a remis la réfection de la rue Drummond à l'année suivante - avec un nouvel emprunt bien entendu - pour "transférer" l'argent de la rue Drummond vers le pont Mountain.

C'est la raison pourquoi je n'aime pas les emprunts regroupés dans un seul réglement. Lorsqu'un emprunt est fait pour un seul projet (ex.: l'aréna), l'argent ne peut être dépensé que pour CE projet. Mais, toujours en prenant l'exemple de l'aréna, ils peuvent décider de ne pas changer les compresseurs et se servir de l'argent pour faire un restaurant plus grand. Lorsqu'un emprunt est fait pour plusieurs projets, l'argent ne peut être dépensé que pour CES projets. Mais, comme pour l'aréna, aucune limite n'est imposé sur chaque projet séparé et rien ne les oblige à faire tous les projets.

Pour un conseil plein de bonne volonté, il est possible que des travaux s'avérent plus élevés que les estimations et qu'un nouveau réglement soit déposé pour régulariser la situation (probablement qu'une modification serait acceptable). Il est possible que ce soit le cas pour la rue Quévillon. Mais modifier le montant du règlement 0208-2009 aurait signifié proposer à nouveau l'emprunt de 9,8 M $ à la population, ce qui aurait fait peur à plusieurs qui auraient pensé que c'était un nouvel emprunt. Le problème, c'est que le règlement 0208-2009 est toujours valide et que le montant est toujours disponible à être dépensé pour n'importe quel projet dans cet emprunt. La question qui se pose: Dépenseront-il le 385 000 $ pour un autre projet?

Autre problème, il n'y a pas eu de période de question depuis que l'avis de motion du réglement a été déposé. Et il n'y en aura pas d'ici la tenue du registre. Donc impossible de questionner le conseil sur le sujet.

Si vous cherchez une bonne raison de signer le registre pour exiger un référendum sur l'emprunt, je crois que vous en avez trouvée une de plus.

samedi 27 mars 2010

Le silence des agneaux

Il n'y a pas si longtemps, j'écrivais à propos de la première discussion au conseil.  Aujourd'hui, nous avons la version des gens qui ont fait l'offre d'achat.

Vous noterez que selon ce que j'avais dit dans mon blog, la contre-offre proposée par les acheteurs potentiels visait à diminuer le prix d'achat et à faire éliminer une clause d'obligation de dynamitage.  Il semblerait qu'il n'en est rien.  Avais-je mal compris?  En lisant cet article de Marie-France Létourneau paru le 4 mars dernier, il appert que je ne suis pas le seul.

Est-ce qu'un des membres du conseil - si transparent - a contacté La Voix de l'Est pour les informer que l'information transmise était fausse?  J'imagine que non, puisqu'il n'y a pas eu de correctif et que la journaliste a répété sensiblement la même chose après le nouveau vote du 22 mars 2010.  J'étais présent à cette réunion et moi aussi j'étais sous l'impression qu'on exigeait une diminution de prix de la part de la Ville.  Peut-être sommes-nous tous dans l'erreur?  Si les conseillers exprimeraient clairement les décisions qu'ils prennent, particulièrement lorsqu'ils sont en désaccord, nous n'aurions pas de telles situations.

Enfin, tout ceci est vrai si on assume que les conseillers maîtrisaient leur dossier.  Est-ce que les conseillers connaissaient vraiment tous les tenants et aboutissants du dossier avant de prendre leur décision?  Savait-il que c'était un fonctionnaire qui avait proposé aux acheteurs potentiels un prix de vente de 51 000 $?  Quelle était l'évaluation du terrain à ce moment, faite par la Ville elle-même?  Encore une fois, il semblerait que nous avons une autre preuve que les conseillers ne font que suivre les recommendations des fonctionnaires sans analyser les dossiers.

Sinon, il semblerait que la notion d'entente et de contrat est prise à la légère par la Ville de Granby, car ce n'est pas le seul dossier du genre.  Il y a cet autre dossier concernant le dépôt de 1000 $ pour un terrain que le conseiller Michel Mailhot voulait acheter de la Ville et qui lui a été remboursé lorsqu'il a changé d'idée.  Il semblerait que c'est une procédure normale à la Ville de Granby.  À quoi donc sert un dépôt, si on le rembourse lorsqu'on n'achète pas?

Bref, un autre couple Granbyen insatisfait de sa relation avec la mairie:  On écoeure la population un groupe de citoyen à la fois.  Chacun faisant la file en direction de l'abattoir.  Et seul le silence des agneaux est perceptible.

mercredi 24 mars 2010

Registre à signer

Encore!?

Hé oui! Voici le 3e emprunt de cette année au frais de toute la population.

Cet emprunt servira à prolonger des infrastructures d'aqueduc et d'égouts, de canalisation de fossé, de fondations de rue, de pavage et de terrassement sur la rue Quévillon à partir de Drummond sur une distance de 142 m.


Montant de l'emprunt pour l'ensemble de la Ville de Granby: 439 081 $

Qu'est-ce que représente ce montant pour vous? Moins de 1¢ sur votre compte de taxes, soit environ 16 $ par logement. Vaut-il vraiment la peine de faire un emprunt, probablement sur 15 ans, pour éviter de nous faire payer 16$ cette année? Voilà le niveau que nous avons atteint en terme de dépendance aux emprunts.

Soyons sérieux, allons signer le registre mardi et mercredi prochain, les 30 et 31 mars, de 9h à 19h, à l'hôtel de Ville.

Je vous garanti que s'il y a les 1209 signatures requises, il n'y aura pas de référendum. Qui serait assez stupide pour décréter un référendum qui coûte 250 000 $ pour connaître l'avis de la population sur une dépense de 400 000 $?

Voir aussi Une autre raison de signer.

Réfection du pont Gazaille à Roxton Pond

Roxton Pond rénove son pont de la rue Principale. Extrait de l'article de La Voix de l'Est:

La municipalité n'aura pas un sou à débourser pour la réfection de ce pont (...) . Le gouvernement, propriétaire de cette infrastructure, assumera la facture.

Le gouvernement est aussi propriétaire et responsable du pont Mountain. Il l'était aussi lorsque la Ville a déboursé - principalement par emprunt - plus de 7 M $ pour le rénover, il y a quelques années.

mardi 23 mars 2010

Discussion au conseil

Si vous n'étiez pas dans la salle du conseil hier, vous avez manqué la première véritable discussion publique du conseil de la Ville de Granby.  Les membres du conseil étaient déçus que les caméras de Canal Vox n'étaient pas là pour immortaliser ce moment.

Le problème

J'essaye de résumer l'affaire.  Des acheteurs potentiels ont fait une offre de 70 000 $ pour un terrain.  Comme il y avait du dynamitage à faire (pas pour les fondations), ils ont demandé à la Ville de baisser leur prix à 58 000 $ et qu'il ferait le dynamitage eux-même.  La Ville accepte.  À la dernière réunion, les acheteurs changent d'idée et veulent intégrer la partie rocheuse à leur aménagement paysager et demandent au conseil d'enlever l'obligation de  dynamiter, mais toujours en gardant le montant de 58 000 $.  Le conseil est divisé, mais le vote détermine le sort: l'offre est acceptée.  Ne me demandez pas pourquoi le conseil était divisé sur cette question, aucun conseiller n'a motivé sa décision.

Un citoyen avisé était présent dans la salle et il a vivement dénoncé cette décision.  Suffisamment pour faire réfléchir le maire qui a décidé d'opposer son veto.  Ceci signifie que le conseil doit reprendre le vote, mais avec une condition en plus: la majorité absolue doit être atteinte soit 6 conseillers en faveur.  Ce vote a été repris hier.  Une conseillère était absente, le vote a été 5-4 en faveur de l'acceptation de la modification de l'offre.  Encore une fois, aucun conseiller n'a motivé son choix, je n'ai donc aucune idée du point qui divise le conseil.

Légalement, à cause du veto du maire, ce dernier vote signifie que la discussion sur ce sujet est annulée.  Donc, officiellement, l'offre fait par les acheteurs n'est ni acceptée, ni refusée par le conseil.  Pour être capable de répondre aux acheteurs, le conseil doit donc reprendre le point, ce qui a été fait au point 3.1 de l'ordre du jour d'hier, présenté par une proposition de refuser l'offre des acheteurs.

Le problème c'est que tous les conseillers qui étaient en faveur ont à nouveau voté CONTRE le refus de l'offre.  Résultat: 5-4 contre le refus de l'offre.  Cette fois, la majorité est suffisante, mais tout ça nous ramène au point de départ!

Voyant l'incohérence des deux décisions, c'est à ce moment que les discussions ont commencées.  C'est là que le directeur général, Me Pinault, informe le conseil, que d'accepter le refus de l'offre n'est pas grave, cela signifie seulement que le terrain est remis en vente, en attente de nouvelles offres, et que le conseil peut en rediscuter quand bon lui semblera.  Ce point ne servait qu'à régulariser le côté juridique de la procédure.  Je crois qu'il a répété ces propos 3 ou 4 fois.  Après maintes discussions, ils ont finalement fait comme Me Pinault leur suggérait depuis le début.

Pas de quoi être fier

La source de cette discussion n'était pas un débat d'idée, mais une incompréhension de la procédure de la part des conseillers.  Tout ça parce qu'on se soucie d'un montant de 12 000 $, soit la différence entre 70 000 $ et 58 000 $.  Mais, encore une fois, on ne sait pas pourquoi certains conseillers sont pour et d'autres contre.  De plus cela a semblé être une discussion difficile et épuisante pour les membres du conseil.  Alors si c'est ça les "grosses" discussions que le conseil a derrière les portes closes, c'est loin de me rassurer.

Il n'y a pas de petites économies, mais laissez-moi vous expliquer pourquoi cette situation me dérange de la part de CE conseil.

Ça fait 4 ans qu'on nous répète que lorque le conseil est divisé, on doit se rallier à la majorité et présenter un conseil uni derrière une seule décision.  Les discusions publiques seraient inutiles, font perdre du temps et présentent une mauvaise image du conseil.  Ce point, purement technique et de peu de conséquence, aurait été l'exemple parfait de cette philosophie.

Mais laissez -moi vous racontez des choses que vous ne savez pas à propos des discussions du conseil derrière les portes closes.  Voici ce que Pascal Bonin m'a dit, personnellement, à propos de la rénovation de l'aréna, peu de temps avant qu'il change d'idée.  Il estimait que les coûts de la rénovation de 9 M $ étaient exagérés.  Il estimait qu'on pouvait faire quelque chose de bien pour environ 6 M $.  Voici les mots qu'il a utilisés:  "On n'a pas besoin de mettre des robinets en or."

Pour ma part, comme tout le monde, je n'ai pas vu les plans et j'ai encore moins vu des comparatifs, donc je n'ai aucune idée si ces dépenses sont justifiées ou non.  M. Bonin ne m'a pas dit quelles étaient les dépenses qu'il considérait superflues non plus (J'imagine que les robinets en or est une image).  M. Bonin me disait aussi que ça le dérangeait que le dernier conseil planifiait cet aréna depuis quelques années déjà, et qu'aucun argent avait été mis de côté durant tout ce temps pour cette dépense pourtant bien prévisible.  C'est logique de le faire, puisque qu'on s'apprête à "mettre de l'argent de côté" pour les 15 prochaines années pour le financer.  Avoir débuter quelques années plutôt nous aurait sauver un peu d'intérêts.

Est-ce que M. Bonin a amené ces propos lors des réunions préparatoires du conseil?  Je ne sais pas.  Est-ce qu'il a discuté ces points lors des assemblées publiques?  Je peux certifier que jamais il ne l'a fait.  Ici, on ne parle pas d'un montant de 12 000 $, mais bien de 2-3 millions $.  Ça me semble important.  Y a-t-il d'autres conseillers qui ont des questionnements similaires à propos de l'aréna ou d'autres sujets?  Nous ne le saurons jamais.  Peut-être que M. Bonin en a rediscuté avec le conseil et qu'on l'a convaincu que le 9 M $ est nécessaire.  Je n'en sais rien.  Mais si M. Bonin aurait amené cette discussion publiquement, le public aurait pu entendre les arguments et se faire eux aussi une idée sur la façon dont est gérée leur Ville, car je sais que d'autres personnes beaucoup plus connaissantes que moi dans le domaine estiment ces coûts de rénovations comme étant élevés.


samedi 20 mars 2010

Le centre-ville

En 2007, lorsque je m'étais présenté aux élections municipales, on avait fait la manchette avec une chose que j'avais dite: "Le problème au centre-ville, c'est les gens du centre-ville".  Que de gens ont été offensés par ces propos.  Je me souviens, Richard Goulet avait dit: "Ça ne se dit pas ces choses-là".

Aujourd'hui, je persiste et signe.  Je maintiens toujours que le centre-ville est un quartier comme un autre à Granby et qu'il revient à ceux qui en sont propriétaires de le valoriser selon leurs goûts et leurs intérêts.  Pour ce quartier, on le sait, c'est principalement un quartier commercial.  Richard Racine nous propose un excellent texte relatant le manque d'implication des commerçants dans les discussions entourant la revitalisation du centre-ville.

Cela veut dire une de trois choses:
  1. Les commerçants sont satisfaits du centre-ville actuel et ne voient pas l'intérêt d'y investir davantage
  2. Les commerçants sont opportunistes et espèrent que quelqu'un d'autre fera (et financera) l'ouvrage pour eux
  3. Les commerçants sont désabusés et manque de dynamisme
La première chose pour le conseil de ville est d'identifier lequel de ces trois énoncés décrit le problème du centre-ville.  Se cacher la tête dans le sable et se donner mutuellement des tapes dans le dos ne fait pas avancer les choses.  Garrocher de l'argent, ne résoud pas les problèmes non plus.  Personnellement, j'ai peu d'espoir en ce que pourra réaliser la Fondation Rues Principales.  Non pas que ces gens ne peuvent pas nous aider.  Mais un médecin ne peut pas soigner une personne qui ne veut pas guérir ou, pire encore, qui ne reconnaît même pas qu'elle est malade.

L'initiative individuel:  source de la solidarité

Il y aussi cette lettre de M. André Beauregard qui démontre bien l'incompréhension par certains, dont notre conseil de ville, de l'importance de laisser libre cours à l'expression individuelle de chaque membre d'une société.

Je résume aussi une portion de la lettre de M. Philippe Lussier, parue aussi dans La Voix de l'Est d'aujourd'hui, qui nous donne les 4 façons de dépenser de l'argent:
  1. Dépenser son argent pour soi-même; on s'assure du rapport qualité/prix
  2. Dépenser son argent pour quelqu'un d'autre; on se préoccupe du prix seulement
  3. Dépenser l'argent des autres pour soi-même; on se préoccupe de la qualité seulement
  4. Dépenser l'argent des autres pour autrui; on ne se préoccupe ni de la qualité, ni du prix
Pour M. Beauregard - et notre conseil de ville - mettre l'argent de tous dans le même tas et le redistribuer fait preuve de solidarité, d'équité et de partage.  Malheureusement, cela entraîne plutôt la méfiance, l'injustice et l'égoïsme.  L'aréna en est un bon exemple:
  • Le conseil fait partie de la 4e catégorie et ne se soucie pas des besoins réels de la Ville (4 glaces) et les coûts ne sont pas importants puisque c'est subventionné par le provincial et le fédéral.
  • Les utilisateurs de l'aréna font partie de la 3e catégorie et ne se soucie pas des coûts car ce qu'ils obtiennent vaut beaucoup plus que ce qu'ils payent: Il faut donc la 3e glace dès maintenant, peu importe les coûts, peu importe comment coûtera la 4e plus tard.
  • Ceux qui n'utilisent pas l'aréna font partie de la 2e catégorie et voient seulement l'argent sortir de leurs poches avec peu en retour.
Peut-il y avoir plus de méfiance et moins de solidarité dans notre communauté qu'aujourd'hui avec la saga de l'aréna?  Et nous sommes tous à blâmer.  Il faut se sortir de ce système qui sort le pire de chacun d'entre nous.

Avec le centre-ville, à plus petite échelle, on s'en va dans la même direction.  Le conseil dépense de façon insouciante l'argent d'une majorité pour combler les besoins d'une minorité qui ne s'implique absolument pas dans la résolution du problème.

La solidarité, ça commence avec l'action d'un petit groupe d'individus, souvent un seul.  Et c'est ça que le conseil doit encourager.  Pas en donnant de l'argent, mais en facilitant l'aspect bureaucratique de ses actions (loi, permis, zonage, etc.) et en favorisant les contacts qui peuvent l'aider (fonctionnaires, élus, gens d'affaires, etc.).  Le financement c'est l'obstacle crucial que doivent absolument surmonter ces individus pour réussir:  convaincre les autres d'investir dans leurs projets.  Des gens comme ça, c'est ça qui donne le goût aux autres de les suivre et qui crée la solidarité tant recherchée, c'est du leadership démocratique.  Une solidarité "forcée" où on pige dans les poches des gens et on se dit qu'ils comprendront plus tard tout le bien qu'on fait pour eux, c'est de la dictature autocratique.

Tour de communication

Sur une autre note, j'aimerais mentionner un autre sujet, soit la tenue d'une assemblée publique concernant une dérogation "mineure" demandée par la Ville de Granby elle-même pour l'installation d'une tour de communication au 735 Dufferin (l'ancienne mairie du Canton).  Je ne sais pas si c'est pour une nouvelle tour ou pour rendre conforme celle déjà existante.

Personnellement, je ne suis pas un fan du pas dans ma cour et ce genre de tour ne me dérange pas vraiment, mais si cette situation se présenterait dans mon secteur je m'imformerais tout de même.  Surtout que je qualiefierais la dérogation comme étant majeure:

La demande de dérogation mineure vise à autoriser une tour de communication à:
  • 2 m d'un bâtiment principal considérant que la norme est établie à 30 m;
  • 34 m de la ligne avant du terrain considérant que la norme est établie à 61,5 m;
  • 48 m et à 13 m des lignes latérales du terrain considérant que la norme est établie à 61,5 m.
Avec des dérogations aussi loin des normes établies, aussi bien dire qu'il n'y a pas de règlement.  Ceci pourrait même créer un précédent pour l'installation d'autres tours ailleurs sur le territoire.  Si les résidents du secteurs ne veulent pas se retrouver dans la même situation que ceux du parc Richelieu, c'est le temps de parler.

L'assemblée publique se tiendra lors de la séance du conseil du mardi 6 avril 2010 à 19h.  Je vous suggère de vous informer sur le sujet auprès de la Ville avant l'assemblée publique. 

mercredi 17 mars 2010

Une autre occasion ratée

Le CEGEP agrandira sa biliothèque cette année.  Voilà une belle occasion qui passe sous le nez des élus de notre ville.

Lorsque la Ville a commencé à jongler avec l'idée de construire la nouvelle bibliothèque de Granby dans l'église Notre-Dame, le CEGEP s'était intéressé à joindre les rangs pour combler ses besoins.  Après une étude sommaire du dossier, il s'est retiré, citant pour cause des coûts trop élevés.

Aujourd'hui, le CEGEP doublera sa superficie en ajoutant 14 000 pi² à sa bibliothèque (valeur de 2,1 M $) pour la modique somme de 300 000 $.  La superficie de la bibliothèque municipale actuelle est de 20 000 pi² et selon les études, nous avons besoin de près du double, soit un agrandissement similaire à celui du CEGEP.  Les dernières estimations pour la transformation de l'église en bibliothèque étaient de 12 M $, pour combler des besoins qui sont d'à peine 2 fois ceux comblés par l'actuelle bibliothèque municipale.  Par contre, notons que contrairement au projet du CEGEP, ce dernier montant inclut probablement des sommes pour l'achat de livres.

Lorsque le CEGEP a montré de l'intérêt dans un parteneriat avec la Ville, il aurait été avantageux pour la Ville de nourrir cette union.  Quand le CEGEP a manifesté ses intentions de se retirer d'un partenariat, la ville aurait dû tenter de sauver cette union.  J'aurais très bien vu la Ville acquérir l'église Notre-Dame pour une chanson et confier au CEGEP le soin de se doter d'une bibliothèque pour subvenir aux besoins de toute la Ville (ou en complémentarité avec l'actuel bibliothèque municipale) en s'agrandissant à même le stationnement du CEGEP.  Le stationnement de l'église aurait pu ainsi servir aux cégepiens et l'église aurait pu être utilisée à des fins religieuses (comme c'est le cas dans l'entente entre l'église St-Joseph et l'hôpital), en attendant de trouver une meilleure utilisation pour les besoins de la Ville (cliquer ici pour un exemple).

Je dis ça parce que dans La Voix de l'Est, il y a un petit encadré intitulé Le saviez-vous? qui nous informe qu'en ce moment même il est possible de s'abonner à la bibliothèque du CEGEP pour 20 $ par année.  Ceci démontre bien l'intérêt pour le CEGEP de servir la population.  Cela donnerait aussi un accès pour la population à des ouvrages plus enrichissants, autant dans les domaines techniques que culturels.

Un petit calcul comme ça, pour faire réfléchir:  Avec 12 M $, à 20 $ par personne, 12 000 citoyens (soit 20% de la population) pourraient s'abonner à la bibliothèque du CEGEP pendant 50 ans.

Un PPP:  Partenariat Public-Public.  Pourquoi pas?  Est-ce ça avoir de la vision et du leadership?

Imaginez si on aurait confié la construction de la bibliothèque au CEGEP, libérant ainsi du temps et de l'argent pour planifier un aréna qui aurait réellement subvenu à nos besoins d'aujourd'hui et de demain et nous aurions pu profiter des subventions généreuses pour les deux projets, cette année.

samedi 13 mars 2010

La Ville passe à l'offensive

Ce n'est pas mon titre, c'est celui de La Voix de l'Est.  On repassera pour l'information sans prendre parti.

Étape 1: Jouer avec les chiffres

Comme je le disais dans mon dernier blog, on compare un projet de 4 glaces sans subvention avec un projet de 3 glaces incluant des subventions.  Résultat:  Au lieu de dire que 4 glaces versus 3 glaces coûte 25 M $ versus 19,3 M $, on nous dit que c'est 25 M $ versus 6,8 M $.  On nous dit aussi qu'il y a 412 000 $ de frais par année avec un autre aréna, en tentant de vous faire oublier que c'est bel et bien de 4 glaces qu'il nous faut, alors c'est normal que ça coûte plus cher.

On nous dit aussi qu'on a jamais étudié des projets à 4 glaces car c'est 3 glaces qu'il nous faut.  Vraiment?  Voici ce Richard Goulet disait le 31 janvier 2009, soit il y a 1 an, tel que rapporté par La Voix de l'Est:

"Chiffres à l'appui, M. Goulet rappelle qu'à Granby, chaque patinoire est utilisée durant 1800 heures annuellement. Or, seulement pour la saison 2008-2009, 2093 heures de glace ont été refusées à divers groupes ou individus, faute de disponibilité. C'est donc dire que même une nouvelle patinoire ne suffirait pas à répondre à toutes les demandes.

Il suffit de consulter l'horaire de la grande et de la petite patinoire pour en avoir la preuve. Les deux surfaces sont réservées du matin au soir et ce, tous les jours de la semaine."

Voici ce que Richard Goulet a dit hier, toujours selon La Voix de l'Est:

"C'est d'ailleurs une autre démonstration que l'administration municipale a voulu faire hier: que les besoins réels de la ville sont de trois glaces. Cela, même si une autre étude a déjà établi que les besoins seraient d'un peu plus de trois patinoires. Le calcul a été refait d'une façon différente, c'est-à-dire en fonction d'une répartition des heures de glace sur sept jours, justifie le maire.

Avec trois glaces, il a été établi qu'il y aura suffisamment d'heures de patinoires disponibles pour répondre aux demandes (...)

Deux scénarios de répartition des heures de glace ont été établis. Selon un de ceux-ci, il resterait même 2,5heures de disponibilité par semaine pour les jeunes et 34heures pour les ligues adultes en soirée."

À moins d'une semaine d'un référendum, après 2 ans de planification, on refait les calculs et finalement, non seulement on assez de temps de glace, il possible qu'il nous reste un peu de place!  En jouant encore avec les chiffres, je suis certain qu'on nous dira qu'une seule glace est suffisante et qu'on devrait en démolir une.  Si ça ce n'est pas rire des gens avec leurs dentiers ...

Étape 2:  S'assurer que seul le "bon" message soit mentionné

On fait une conférence de presse avec une vingtaine de personnes présentes.  Tous ayant déjà fait voeux d'allégeance, naturellement.  Malgré des citoyens qui vont à l'assemblée publique et qui demandent plus d'information, des séances où les citoyens pourront poser des questions, voici ce que le maire fera, à moins d'une semaine du référendum:

  • Campagne publicitaire dans les différents médias granbyens
  • Capsule d'information sur les ondes de la radio M-105
  • Diffusion à quelques reprises d'une émission de 30 min. au Canal Vox

On choisit ainsi les questions auxquelles on répondra et on évite les situations délicates.  Encore une fois, une bonne démonstration de la transparence de nos élus, incapable de faire face à la musique.

Mais il y a plus encore.  Il semblerait que nous avons le choix entre un mode construction standard ou accéléré.  C'est que pour avoir droit à la subvention, on doit terminer les travaux avant la mi-mars 2011 et avec le mode standard, ce sera juste.  Sans oublier les désagréments de perdre une saison de hockey.  Le mode accéléré semble de plus en plus une nécessité et non une option.

Tout porte à croire que le 19,3 M $ est le prix pour le mode standard.  Lorsque la journaliste demande combien de plus coûtera le mode accéléré, voici la réponse de Richard Goulet:

"On ne veut pas se faire peur nous-mêmes"

Voilà pour la transparence et l'information.

Ce qu'on ne veut pas que vous sachiez

Plutôt, j'avais mis Richard Goulet au défi d'informer les citoyens que le projet actuel pourrait toujours être réalisé si on le payait comptant au lieu d'emprunter.  Il n'a pas répondu à l'appel.

Pourquoi payer comptant?  Il est normal d'emprunter, puisque vous-même vous emprunter pour votre maison et vous ne pourriez imaginer payer votre maison comptant.  Voici la différence entre vous et la municipalité:

Prenons pour acquis que vos revenus annuels sont de 67 000 $ et que vous obtenez une augmentation de 6 000 $ cette année, portant votre revenu à 73 000 $.  Imaginez que vous voulez vous payer un spa d'une valeur de 19 300 $ en vente pour seulement 6 800 $, une aubaine!  Vous pensez à acheter ce spa depuis 4 ou 5 ans.  Vous en planifiez l'achat depuis 2 ans.  Croyez-vous toujours qu'il soit normal que vous empruntiez sur 15 ans pour payer cet achat?  Même avec une augmentation de salaire de 6 000 $ en une seule année?

Multipliez tous ces montants par 1000, remplacez le spa par l'aréna et vous obtenez la situation de Granby.  Les gens ont tendances à comparer l'aréna à leur maison car ils voient un gros immeuble.  Mais l'aréna pour la Ville, c'est l'équivalent d'un spa pour vous.

Faire confiance à la population

Pour ma part, comme je l'ai déjà dit, je fais confiance à la population pour voir au travers du jeu de notre maire.  Les citoyens ne le croient plus, les appuis sont font rare et Richard Goulet le sait bien.  C'est la raison pour laquelle il fait cette grande campagne publicitaire, s'assurant que seul son message passera, à la dernière minute.

C'est insulter l'intelligence de la population.  Comme si elle ne pourrait prendre la bonne décision si elle était mise devant tous les points de vue.

Vivement que la population exige un changement d'attitude à l'hôtel de Ville.

vendredi 12 mars 2010

Manquer de vision ou comment perdre 10 M $

Si vous avez lu le mot du maire dans le Granby vous informe, vous avez appris ce qu'aurait été le coût de construction d'un nouvelle aréna à deux glaces:  15,5 M$.  L'ajout d'une glace à l'aréna actuel coûte plus ou moins 10 M$.  Pour 5,5 M $ de plus nous aurions pu avoir 4 glaces à Granby, c'est-à-dire ce qui correspond à nos besoins pour au moins les 10 prochaines années.  D'ici 4 ou 5 ans, vous entendrez encore les gens se plaindre qu'il n'y a pas assez de temps de glace et comme nous ne pourrons pas ajouter une 4e glace à l'aréna Léonard-Grondin, nous devrons bâtir un nouvel aréna.  Si ajouter une glace à un aréna déjà existant coûte 10 M $, imaginez combien il en coûte pour la construire sur un terrain seul.

Naturellement, Richard Goulet nous dit qu'il faut tout recommencer les plans et les demandes de subventions pour faire un tel projet, ce qui signifie que l'argent déjà investi sera perdu et les nouvelles demandes de subventions ne seront pas garanties.  Évidemment, nous le savons.  Mais si, il y a 2 ans, le conseil avait fait preuve de vision, comme il aime tant le prétendre, et qu'il avait planifié pour doter la Ville de 4 glaces, nous aurions un beau projet à notre mesure et nous aurions eu le même 65% de subventions que nous avons présentement.  Ce qui signifie que nous aurions 4 glaces pour 8,5 M $, au lieu de 3 pour 7 M$.

Une 4e glace pour 1,5 M $.  Voilà ce que nous perdons.  On parle d'un montant d'environ 10 M $, puisque selon notre maire, nous n'aurons plus de subventions pour construire ce nouvel aréna.  Voilà pourquoi il n'y a pas de quoi se réjouir du projet actuel.

Imaginez, avec le pont Mountain, Richard Goulet disait qu'il fallait penser 20 ans en avant en construisant un nouveau pont à 4 voies pour 7 M $, même si nos besoins actuels pouvaient être comblés en ajoutant une 3e voie à l'ancien pont - qui était bon pour au moins une ou deux décennies - pour seulement 400 000 $ et même si dans 20 ans, la reconstruction du pont aurait été payée à 100% par le ministère du transport du Québec.  Mais lorsqu'il s'agit d'ajouter une 4e glace pour combler nos besoins actuels, pour seulement 1,5 M $, les idées de grandeurs ne sont plus là.

C'est à croire que la seule chose qui compte, c'est de dépenser le plus d'argent possible.  Les gros montants, ça donne l'impression qu'on investi beaucoup dans la Ville.

mercredi 10 mars 2010

Être pro-Granby

Pascal Bonin nous dit: "Et toute cette histoire de pro et d'anti, ça commence à me fatiguer."

Moi, je me considère pro-Granby.  D'ailleurs je ne peux même pas m'imaginer qu'il y a des Granbyens qui ne le soient pas.

Je suis venu au monde à Granby et j'ai l'intention d'y demeurer jusqu'à ma mort.  Je ne l'ai quitté que pour faire mes études, et c'est en courant que je suis revenu.  Pourquoi diable voudrais-je faire du tort à ma Ville?

Est-ce si mal de questionner une dépense d'infrastructure de 19,3 M $ pour 1000 enfants (soit 19 000 $ par enfant) alors qu'il y a 12 000 enfants à Granby?  Par expérience, les 7 M $ dépensés l'année dernière pour les terrains de soccer serviront généralement aux mêmes 1000 personnes, car les joueurs de hockey de l'hiver sont souvent les joueurs de soccer de l'été.

Malheureusement, certains parents de ces enfants ont une vision plutôt égocentrique de la situation.  C'est souvent le même type de parent qui, une fois que le compte de taxes aura augmenté par rapport à celui de nos voisins, n'hésiteront pas à déménager dans le Canton de Shefford ou à St-Alphonse-de-Granby.  Non seulement, le Canton de Shefford profite des infrastructures de loisirs de Granby, mais son compte de taxes est passé de 80¢ à 70¢ cette année.  Leur bas taux de taxes, c'est un peu grâce à notre maire actuel qui a généreusement diminué la contribution de toutes les municipalités environnantes pour les loisirs de Granby, il y a quelques années.

Notre maire gère la Ville comme elle était gérée il y a 30-40 ans alors que nous avions vécu l'exode vers le Canton de Granby.  L'histoire se répètera à nouveau, cette fois-ci avec le Canton de Shefford, situé à peine à 1 kilomètre du développement des terres Miner.  Pour 1 kilomètre, hésiteriez-vous à choisir le terrain qui offrira les mêmes services de loisirs, en plus de la tranquilité de la campagne, pour 300$-400$ de moins par année sur le compte de taxes?

Heureusement qu'il y a encore des citoyens qui ont une vision beaucoup plus large de l'avenir de notre Ville.  1500 électeurs se sont déplacés, en 2 jours seulement, pour exprimer publiquement leur indignation face à la gestion du conseil actuel.  Tout ça s'est fait sans promotion de la part de qui que ce soit:  Ce fût un geste spontané de la population.

Il n'y a pas de comité du NON.  S'il y en avait un, je n'y participerais même pas.  La démocratie n'est pas une question de marketing, c'est le choix du peuple.  Nous avons le gouvernement que nous méritons et je respecte la décision de la majorité.  Ce qui ne signifie pas que je lui donne raison et que je cesse de me battre pour mes principes et mes valeurs.  Une réponse qui n'aura pas été moussé par une campagne de publicité donnera un message clair aux élus.

Par contre, des associations - qui profiteront largement de cette dépense - peineront à obtenir, en 2 mois, l'appui de 1300 personnes sur un site Facebook largement médiatisé.  Tous peuvent s'y inscrire, même ceux qui ne sont pas des électeurs comme les enfants ou des gens de l'extérieur de la Ville de Granby et ce, dans l'anonymat et le confort de leur foyer.  Aussi, ils organiseront - la veille du référendum - une marche pour encourager les gens à voter OUI, où ils espèrent obtenir 700-800 participants.

1000 jeunes avec 2 parents chacun, ça fait 3000 personnes directement concernées par l'aréna sur les 60 000 citoyens, soit 5% de la population.  Alors lorsqu'on organise des activités accessibles à tous pour appuyer un tel projet, que ce soit le site Facebook ou la marche, 3000 personnes est le minimum requis pour prendre au sérieux l'intérêt des Granbyens pour le projet ACTUEL, tel que présenté, pour la réfection de l'aréna.

Je vous invite à lire ou a relire le texte que j'ai écrit pour la page d'opinion des lecteurs de La Voix de l'Est.  Étant donné que le vote par anticipation est dimanche prochain, j'espère que le maire fera bientôt sa sortie pour informer la population et que ces informations seront complètes.