samedi 25 avril 2009

Un nouvel aspirant au titre de pire décision de la Ville de Granby?

Malgré ce que certaines personnes peuvent prétendent, tous les gens à Granby ont leur Ville à coeur.  Les moyens nécessaires pour valoriser le développement de Granby peut différer d'une personne à l'autre, mais je n'ai aucun doute sur l'intérêt des citoyens.  Qui voudrait mettre la Ville dans le trouble de façon volontaire?  Ça ne tient pas la route.

Ces propos valent aussi pour les membres du conseil de la Ville de Granby.  Les objectifs qu'ils poursuivent sont nobles et personne ne leur en tient rigueur.  Mais les moyens qu'ils utilisent pour atteindre ces objectifs sont extrêment discutables.

Avec les terres Miner, l'objectif était de préserver le boisé Miner.  Le moyen utilisé a été d'acheter toutes les propriétés des Miner, propriétés qui n'étaient d'aucune utilité pour la Ville.  J'ai toujours dit que cette décision fût la pire que Granby ait jamais prise et je maintiens cet énoncé.  Malheureusement, on dirait que le conseil a pris cela comme un défi et qu'il tente de faire pire.  En effet, le dossier du pont Mountain est un excellent aspirant au titre de pire décision de la Ville de Granby.  Encore une fois, l'objectif était louable, soit d'élargir le pont Mountain.  Mais lorsqu'on sait que d'élargir l'ancien pont aurait coûté 400 000 $ versus les 7 millions$ que la reconstruction nous coûte (et certains prétendent que c'est plus), ça porte à réfléchir.  La différence entre les terres Miner et le pont Mountain, c'est qu'avec les terres Miner, on ne saura le fin mot de l'histoire que dans quelques années, voire quelques décennies, ce qui rend la comparaison difficile étant donné que les pertes devraient être, selon moi, très similaires.

Mais ce qui m'a poussé à écrire ce blog, c'est qu'un autre aspirant au titre de pire décision de la Ville de Granby se pointe à l'horizon:  L'usine de tri-compostage.  Ce projet pourrait battre tous les records.  Sur ce point, je vous invite à lire l'excellente lettre de M. Jean-Guy Gauvin publiée aujourd'hui dans La Voix de l'Est.  Cette lettre résume bien le questionnement que devrait se poser chaque citoyen.  Encore une fois, l'objectif de réduire la quantité de déchets envoyée au site d'enfouissement n'est pas remis en cause, mais les moyens privilégiés par la MRC (lire Granby) sont plus que douteux, voire même étonnants.  Et ici on ne parle pas de 5 à 10 millions$ de pertes, mais bien une possibilités de dizaines de millions$ de pertes.

Conflit d'intérêts?

Dans sa lettre, M. Gauvin pose un questionnement sur le fait qu'un haut fonctionnaire de la Ville de Granby va maintenant travailler pour la firme qui devrait obtenir le contrat pour l'usine de tri-compostage, car elle est la seule en lice - ce qui est déjà un fait étonnant.  Je suis toujours étonné du peu d'exigence qu'on a envers l'admistration actuelle lorsque vient le temps de justifier leurs actions.  Cette affaire en particulier est traitée comme si cet ancien fonctionnaire pourrait causer du tort à la Ville en travaillant maintenant pour cette compagnie.  Mais la véritable question serait plutôt la suivante:  Est-ce que le nouvel emploi est une "récompense" pour avoir mousser le projet de BPR-TerrEau?  Et ce même s'il n'y a pas eu directement collusion car, effectivement, ce fonctionnaire a joué un très grand rôle dans le développement de ce projet en particulier.  Peut-être qu'il y a seulement une grande amitié entre ce fonctionnaire et les dirigeants de BPR, mais est-ce que cette amitié aurais pu influencer ce fonctionnaire à ne pas investiguer les autres alternatives disponibles avec la minutie requise?  Je ne vois pas la différence entre cette situation et celle où l'ancien Ministre de la Santé à Québec avait mis de l'avant des projets favorisant le privé avant de quitter son poste pour aller travailler pour le privé.  Mais la nouvelle ne semble pas être aussi intéressante.

jeudi 23 avril 2009

L'art de se mettre les pieds dans les plats

Aujourd'hui, il y a un petit fait divers de publié dans La Voix de l'Est, petit mais très révélateur sur la capacité de gérer de notre maire.

Il n'y a pas si longtemps, Richard Goulet nous disait de voter Libéral aux élections provinciales, soi-disant pour qu'on ait des contacts avec les gens au pouvoir (malgré que le candidat était un inconnu sur la scène politique).  Tous, nous savons que ceci est vrai, à tout le moins ça ne peux pas faire de tort.  Mais voilà, c'est l'adéquiste qui l'a emporté et ça, malgré tout le professionnalisme de notre député, ça ne peut pas améliorer les relations avec notre maire, et par ricochet ça ne sert pas les intérêts de notre Ville.

Comme si cela n'était pas suffisant, on apprend maintenant qu'il a une relation amicale avec une député libérale, pas n'importe laquelle, la ministre des Affaires Municipales!  LE ministère avec lequel la Ville de Granby doit composer.  Encore une fois, on connaît bien le professionnalisme de Mme Normandeau et de M. Bonnardel, mais lorsque que notre député veut parler à la Ministre, j'imagine qu'il n'a pas de difficultés à obtenir un rendez-vous.

Gérer une Ville, ça demande de la diplomatie.  Et la diplomatie, c'est une chose que Richard Goulet manque lamentablement.  Avec son esprit fermé, qui le pousse à penser que seule son idée est bonne et que les autres s'y plieront, Richard Goulet brûle tous ses ponts, limitant ainsi ses options en cas d'erreur.  Malgré son âge vénérable, il est difficile de concevoir comment cet homme qui se dit visionnaire, n'a pas encore appris qu'il existe plus d'une façon de faire les choses.  Oui, il semble évident que si le député est membre du parti au pouvoir les dossiers avanceront plus vite.  Pourtant, tout le monde s'entend pour dire qu'un des meilleurs députés que la région ait connu a été Roger Paré, un député qui a siègé dans l'opposition pendant deux termes.  Aujourd'hui, on voit que les choses peuvent se présenter d'une drôle de façon car, quelquefois, la vie nous envoit une balle courbe et il faut être prêt à la frapper.  Et Richard Goulet est retiré.

mardi 21 avril 2009

Les Néo-Loyalistes

Il y a un nouveau blog ayant pour sujet la vie socio-politique de Granby.  C'est stimulant de voir des gens s'intéresser à leur comunauté.  Alors diversifiez vos sources d'information et allez visiter les Néo-Loyalistes.

vendredi 10 avril 2009

Dette 104: Les effets pervers des emprunts

Ceci est la conclusion de la série de blogs dont le sujet était un « cours » sur le fonctionnement d'une dette.  Il est recommandé de lire ou relire "Dette 101", "Dette 102" et "Dette 103" avant de poursuivre.


Personne ne surveille les dépenses


Un des problèmes liés à l'endettement est que les contribuables n'ont pas d'idée sur l'envergure des dépenses. On construit, on achète et on ne reçoit pas la facture. Alors personne ne se doute de la valeur des "cadeaux" reçus, on a l'impression qu'ils ne coûtent rien. Aucune raison de se plaindre. Mais voyons le taux de taxation de la ville de Granby des dernières années, si la facture avait été refilée aux contribuables.

La colonne "valeur dépensée" correspond au taux de taxes équivalent dépensé par la Ville, tel que défini dans le tableau du cours "Dette 103", c'est-à-dire l'argent supplémentaire que la Ville peut dépenser grâce à l'emprunt. La colonne "montant réel dépensé" tient compte des intérêts qui seront payé sur les emprunts via les paiements futurs. Soyons clairs, ces montants ne sont pas fictifs, ils représentent réellement ce que vous auriez dû payer. Dans la réalité, ils sont simplement répartis sur 15 ans, ce qui donne l'illusion que vous payez très peu.


L'année 2006 correspond au premier budget de Richard Goulet. Le conseil n'a pas fait d'emprunt (tout a été payé comptant) et il a gardé le taux de taxation à 80 ¢. Dans le tableau il est indiqué 60 ¢, c'est en fait le taux de taxation que nous aurions eu si les évaluations en 2006 avaient été les même qu’en 2007-2009.


En 2007, les évaluations des immeubles ont grimpés de plus de 30%, malgré un taux de taxes maintenu à 80 ¢. Ceci a eu l'effet d'une augmentation de 20¢ (20 ¢ / 60 ¢ = 33%). Insatisfait de cette augmentation (10 ¢ aurait été amplement suffisant, soit descendre le taux de taxes à 70 ¢), le conseil emprunte 8 millions$ pour acheter les terres Miner: boisé Miner, golf et développement résidentiel inclus. S'il aurait payé cet achat comptant, il aurait fallu qu'il augmente le taux de taxation à 1,01 $ (soit 343 $ de plus pour une maison de 166 000$). Mais comme l'achat ne s'est pas fait comptant, il faut ajouter les intérêts, ce qui fait grimper la facture à 1,09 $. Ceci représente environ 480 $ pour une maison moyenne à Granby. Je ne sais pas si les résultats du référendum auraient été les mêmes si les gens auraient reçu une telle facture, plutôt que de se faire dire que cela équivalait à "un maigre 2 ¢ par année" sur leur compte de taxes. Je me demande si les gens auraient été plus ouverts à écouter d'autres solutions comme payer comptant l'expropriation du boisé Miner par exemple, ce qui aurait divisé le montant de la facture par cinq.


Mais continuons avec l'année 2008. Comme c'est indiqué dans le tableau, si on avait payé comptant tout ce qui a été dépensé, le taux de taxes aurait dû être 1,22 $. Mais comme il faut aussi payer les intérêts, le montant réellement dépensé est de 1,40 $. Si vous avez une maison de valeur moyenne, imaginez recevoir une facture de 1000 $ supplémentaire sur votre compte de taxes l'année dernière. Avec une telle facture, je me demande si les gens n'auraient pas demandé au conseil si reconstruire en totalité le pont Mountain était vraiment nécessaire. Je me demande s'ils n'auraient pas remis en question la nécessité de faire un 4-voies au lieu d'un 3-voies. Je me demande si les achats des immeubles au centre-ville auraient une aussi grande valeur à leurs yeux. Je me demande si payer pour la vente-trottoir au centre-ville serait toujours une aussi bonne chose, alors que normalement ce sont les commerçants qui en défraient les coûts.

 
Et tout ça continue en 2009. Mais personne ne se plaint ou pose de question, car personne n'est affecté par ce qui se passe, du moins pour le moment. Selon Richard Goulet, il s’en passe des choses à Granby, mais je ne crois pas que les citoyens seraient du même avis s’ils voyaient la facture.


Les dépenses excessives


L'effet pervers venant du fait que personne ne s'intéresse aux montants dépensés est que les administrateurs ont le cordon de la bourse beaucoup moins serré. Ceci n'est pas lié à un individu en particulier, c'est un trait humain, un point c'est tout. Quand personne ne pose de question, on ne cherche pas de réponse. Donc on fait moins attention aux dépenses (du genre "tant qu'à y être, mettez-en deux!"). En plus, le fait qu'on dépense tellement plus et qu'on multiplie les projets, le temps manque. Ceci se traduit par un manque de suivi des comptes et on a tendance à payer sans trop poser de questions afin de respecter les échéanciers. Par exemple, le pont Mountain était évalué à 4,3 millions$ dans le budget, alors que la soumission la plus basse a été de 6,5 millions$. Pour ce même pont, on avait évalué l'exécution des plans et devis à 100 000 $: la soumission acceptée s'est révélée être quatre fois plus cher. Pourtant personne n'a posé de question ou fait d'enquête, ce qui est la norme dans de telles situations. On s'est contenté de sortir le chéquier.


En enlevant ces dépenses excessives, cela signifie que les montants de la colonne "valeur dépensée" du tableau précédent auraient probablement été moins élevés si tout avait été payé réellement comptant. 


Je me souviens


L'utilisation massive des emprunts pour multiplier les revenus des municipalités date d'il y a environ 40 ans. À cette époque pour faire encore plus dans la "magie", on recourait à des emprunts de 20 ans et même plus. Ceci donne droit à une "période de grâce" d'au moins 13 ans au lieu de 11 ans (Voir "Dette 103"). De plus, on n'accordait pas d'importance aux taux d'intérêt. J'imagine que la théorie était que les investissements passés auraient été tellement fructueux que les prêts se seraient remboursés tout seul. Ce n'est jamais arrivé. En fait, ceci ressemble plus à la pensée magique des ventes pyramidales et c'est la raison pour laquelle ça ne fonctionnera jamais.  


Les maires sont restés en place durant toute la période de grâce, pour finalement se faire littéralement jeter dehors lorsque cette période s'est terminée, car les paiements – et surtout les intérêts - ont frappé fort. Ceux qui les ont remplacés dans les années 80, n'ont pas eu le courage de rembourser les dettes (Voir "Dette 102"), préférant maintenir la dette stable, offrant un niveau de taxation auquel les contribuables s'étaient habitués, même si l'argent servait désormais à payer des intérêts plutôt que des "cadeaux". Et c'est depuis ce temps que l'on observe une détérioration des infrastructures municipales, faute de fond. Et ce sera le cas tant et aussi longtemps que les dettes ne seront pas éliminées.


À Granby, on a eu la chance d'avoir un visionnaire (un vrai) qui nous a retiré ce fardeau. Mais certaines personnes sont nostalgiques de l'époque des "cadeaux" d'il y a 40 ans et ils n'ont pas aimé les difficultés subies lors du paiement de la dette. Malheureusement, ces esprits simplistes associent maintenant le bonheur à l'endettement car ils ne comprennent pas que tout ça n'était qu'une illusion. Nous sommes condamnés à faire des choix et la magie n'existe pas.


Conclusion


S'il n'y a qu'une seule chose à retenir de cette série de blogs, c'est ce qui suit:


Si, par rapport à l'année précédente, votre dette …


Augmente: Vous créer une richesse artificielle qui n'est qu'illusoire. Cette période est toujours agréable puisque vous obtenez quelque chose sans recevoir la facture. (Voir "Dette 103")  


Ce privilège de recevoir avant de payer vient avec une facture qui est environ 45% plus cher que la valeur de ce que vous obtenez. Il est donc quasi-impossible de rentabiliser financièrement un tel investissement.


De plus, cet argent trop facilement obtenu mène plus souvent qu'autrement à des dépenses superflues, non réfléchies et excessives.


Se maintient: Vous ne faites que payer des intérêts inutilement, dans le seul but d'éviter l'inévitable: rembourser votre dette. Plus la dette sera élevée, plus les intérêts seront élevés. (Voir "Dette" 101")


Diminue: Vous payez désormais pour cette richesse artificielle dont vous avez jouit par le passé. Cette période sera toujours désagréable puisque vous payez sans obtenir quoi que se soit en retour (Voir "Dette 102"). Trop souvent, vous payez pour des biens désuets ou à remplacer, ce qui est très démoralisant.

vendredi 3 avril 2009

Le registre du 6 avril: Allez le signer

Le registre de lundi prochain, le 6 avril, est toujours valide et PEUT-ÊTRE SIGNÉ PAR TOUS LES PROPRIÉTAIRES D'IMMEUBLE DE LA MUNICIPALITÉ.  Ceci m'a été confirmé de vive voix par la greffière de la Ville, Me Catherine Bouchard.

L'avis public présenté dans La Voix de l'Est de samedi dernier est un véritable cafouillis juridique.  Étant donné le caractère légal de ce document, c'est tout à fait inadmissble.  En fait, une telle erreur, c'est du jamais vu.  À mon avis il y a deux causes possibles à cette bévue juridique.  La plus probable est le surmenage des fonctionnaires.  Richard Goulet, avec ses projets improvisés, donne une surcharge de travail incroyable aux fonctionnaires de la Ville, ce qui cause des erreurs aberrantes dans le travail quotidien des employés municipaux.  La seule autre explication possible est celle que je n'ose imaginer.  On a fait exprès de faire cette erreur afin de mélanger tout le monde sur le véritable enjeux de ce registre:  L'ajout d'un emprunt de 2,4 millions$ à la charge de tous les contribuables Granbyens.  L'emprunt total, pour cette année, s'élèvera à 17,7 millions$.

Car, qu'on le veuille ou non, c'est effectivement ce qui se passe en ce moment:  personne n'est conscient que l'emprunt est l'unique sujet de ce registre.  Ce n'est pas la piste cyclable et ce ne sont pas les travaux d'aqueduc.  Le conseil de la Ville peut prendre les décisions qu'il veut et ce peu importe ce que les citoyens en pensent.  Tout ce qu'il veut, sauf emprunter au nom des citoyens.  À ce moment, les citoyens peuvent exiger d'être consultés avec un référendum.  Et c'est ce que vous demander en signant le registre.

Ne vous méprenez pas, vous ne changerez pas le monde en signant ce registre, puisque que l'avis public ne tient pas la route et il pourra sûrement être annulé.  En fait, il aurait dû être annulé dès que l'erreur a été noté.  Mais il faut allez le signer pour dénoncer ce qui se passe en Ville en ce moment:  L'augmentation du niveau d'endettement et le manque de professionnalisme dans l'administration de la Ville.  Oui, il y en aura nécessairement un autre par la suite pour réparer l'erreur, mais pour exiger un référendum avec le registre de lundi prochain, il ne faut que 18 signatures.  Le prochain, celui qui sera légal, devra avoir près de 1200 signatures.  Même si un deuxième registre sera tenu, les résultats du premier seront à jamais enregistrés dans les annales de la Ville et, légalement, cela est très important.

Donc, lundi le 6 avril de 9h00 à 19h00, si vous êtes propriétaire d'un immeuble à Granby, présentez vous à la Mairie de Granby (87 Principale) avec votre compte de taxes (pour prouvez que vous êtes propriétaire) et signez le registre.  Si vous êtes co-propriétaires, un seul d'entre-vous pourra voter, et il vous faudra en plus une procuration écrite désignant cette personne pour signer le registre, signé par la majorité des co-propriétaires.  À cause des erreurs juridiques de l'avis public, les locataires ne peuvent pas signer.

jeudi 2 avril 2009

Manque de piscine à Granby?

Richard Goulet s'est fait élire avec la promesse de construire une deuxième piscine intérieure à Granby.  Apparamment, nous en avions grandement besoin et tous les prédecesseurs de Richard Goulet étaient des gestionnaires sans coeur qui faisaient passer le béton avant les gens.

Or, aujourd'hui on apprend qu'on ne manque pas d'espace en matière de piscine (voir article).  Pire encore, on manque de sauveteurs, à un tel point qu'on ne peut même pas maximiser l'espace disponible avec la piscine Miner.

Les gestionnaires passés de la Ville de Granby n'étaient peut-être pas si vilains que ça.  Ils étaient seulement de bons gestionnaires.  Quelques fois, on ne fait rien parce qu'il n'y a rien à faire.  Par contre, d'autres aiment créer une controverse futile en rabaissant les autres pour mieux paraître.

Un point positif à la folie dépensière de Richard Goulet:  Ses projets coûtent tellement chers, qu'il a dû abandonner l'idée d'une nouvelle piscine intérieure.  On comprend mieux pourquoi aujourd'hui, car il n'aurait même été capable de trouver le personnel pour la faire fonctionner.  La journée où il a eu cette idée de piscine, j'imagine que sa "visionneuse" était en panne!

lundi 30 mars 2009

Registre du 6 avril: Du nouveau

Ce qui suit est la lettre d'opinion que j'ai envoyée à La Voix de l'Est aujourd'hui, ainsi qu'une copie pour l'Express et M105, au sujet du registre du 6 avril prochain.  Ce que je peux rajouter, c'est que beaucoup de choses semblent bizarres avec cet avis public et il est possiblement erroné en un ou plusieurs points, car l'avis public traite vraiment ce registre comme si seulement les gens du secteur étaient concernés, alors que toute la Ville payera l'emprunt. Comme il est obligatoire de faire paraître un avis public avant de tenir le registre, et ce en respectant un certain délai, il est possible que le registre soit annulé et remis à une autre date, s'il y a vraiment une erreur. Quoiqu'il en soit, je ne vois pas comment seul les gens du secteur pourraient être éligibles au registre; Alors l'erreur n'est sûrement pas sur ce point. Et si c'est le cas, les médias locaux ont tout un travail à faire pour expliquer comment cela est possible.


Je sais que certain d'entre vous estiment que les journaux locaux sont "achetés" par la Ville avec la quantité invraisemblable de publicités, plus souvent qu'autrement inutiles, que la Ville y publie. Mais j'aime bien croire en la bonne nature de l'homme et je persiste à croire qu'en ce qui concerne les médias, la fierté de leurs journalistes est plus grande que la cupidité de leurs comptables. C'est pourquoi j'aime croire que les journalistes saisiront cette opportunité pour démontrer leur professionnalisme en posant un peu plus de questions pertinentes sur ce dossier plutôt que de bêtement rapporter les paroles du maire. J'espère aussi que l'attention qui sera portée sur le secteur donnera un petit coup de main aux résidents du secteur qui se sont fait passer un sapin avec la piste cyclable.

Copie de la lettre d'opinion:

Signer le registre


Il y a un registre à signer lundi prochain, le 6 avril, de 9h00 à 19h00, à l'hôtel de Ville. Ce registre concerne un emprunt de 3,4 millions$ pour refaire les rues de l'Estrie, Quévillon et des Rossignols. C'est le quartier où les résidents ont été muselés par le conseil lorsqu'ils ont osé s'exprimer contre l'ajout d'une piste cyclable dans leur secteur. 70% de cet emprunt sera supporté par l'ensemble des contribuables de la Ville, soit 2,4 millions$ qui s'ajoute aux 15,3 millions$ déjà empruntés depuis le début de l'année. Les articles parus dans les journaux de la semaine dernière laissent croire que seul les résidents du secteur ont droit d'y participer, c'est faux.


Selon l'avis public paru dans La Voix de l'Est samedi dernier, pour être habile à voter et donc signer le registre, il faut soit être résident du secteur depuis au moins 6 mois, soit être propriétaire d'un immeuble situé dans la municipalité ou soit être occupant d'un établissement d'entreprise situé dans la municipalité depuis au moins 12 mois. Vous êtes responsables de cet emprunt, vous avez le droit de vous exprimer.


Réagissez, non seulement au fait qu'il s'agit d'un autre emprunt qui hypothèque votre futur, mais aussi parce qu'on fait tout très rapidement sans transmettre l'information adéquate aux citoyens. Quand les journalistes transmettent une information qui contredit celle de l'avis public et qu'aucune correction n'est apportée par la Ville, c'est inacceptable.


Denny O'Breham
Granby



mardi 24 mars 2009

6 avril: registre pour emprunt de 3,4 M$

Il y a à peine 3 mois, on empruntait 9,8 M$, supposément pour l'année 2009.  Ceci est en plus des 5,5 M$ empruntés pour combler le déficit actuariel pour le fonds de pension des employés municipaux.

Ces 15,3 M$ ne sont pas suffisant après 3 mois.  Il faut maintenant emprunter un 3,4 M$ supplémentaire pour faire les travaux dans le secteur de la rue de l'Estrie, ce qui augmentera le tout à 18,7 M$ pour 2009 ... si toutefois on arrête là.

Il y aura un registre dans 2 semaines, lundi le 6 avril, pour exiger que la population soit consultée par référendum concernant cet emprunt.  Je ne connais pas les détails, puisque je n'ai pas encore vu l'avis public.  Mais, si vous voulez exprimer votre désaccord avec la gestion municipale, ce sera le moment.  Si vous craignez de faire payer les résidents locaux si l'emprunt ne passe pas, je vous rappelle que ceci concerne le secteur où la population locale s'est opposée à l'implantation d'une piste cyclable et ils sont très mécontents que le maire ne les ait pas écoutés et, plus particulièrement, de la façon cavalière dont ils ont été traités.  Je vous invite à relire mon blog et les lettres d'opinion sur le sujet.

samedi 21 mars 2009

Dette 103: Créer une dette ou comment les politiciens deviennent des héros

Ceci fait suite aux blogs "Dette 101" et "Dette 102". Il est recommandé de les lire ou les relire avant de poursuivre votre lecture.

Version simplifiée pour ceux qui n’aiment pas les chiffres

En lisant les blogs "Dette 101" et "Dette 102", on ne voit aucun avantage à avoir une dette. Alors pourquoi les politiciens en font-ils? Pour répondre à la question, voyons comment on crée une dette.

Imaginons que le maire d’une ville qui n’a pas de dette et qui a un taux de taxes de 80 ¢, décide d’emprunter 9 millions$ chaque année. Ceci aura pour effet de gonfler les revenus de taxes sans en demander plus de la part des citoyens. Le tableau suivant illustre le phénomène.

L’année 0 est la première année où le maire emprunte 9 millions$. Avant cette année-là, la ville payait comptant, alors le taux de taxes équivalent dépensé par la ville est exactement le taux de taxes payé par les citoyens. Comme on peut le voir, à partir de l'année 0, le maire possède maintenant la même marge de manœuvre que s’il aurait augmenté le taux de taxes à 1,03 $. Cette marge de manœuvre diminuera graduellement chaque année pour se stabiliser à 70 ¢ après 15 ans d’emprunt, soit 10 ¢ de moins que ce que les contribuables payent. À ce moment, la dette aura atteint 80 millions$ et y restera tant et aussi longtemps qu’on empruntera 9 millions$ chaque année (voir "Dette 101").

Mais peut-être avez-vous déjà vu ce graphique? En effet, c’est exactement le même graphique présenté dans le blog "Dette 102". La différence c'est qu'en créant une dette ce ne sont pas des revenus supplémentaires que l'on doit imposer aux contribuables, mais bien des revenus supplémentaires "apparus comme par magie" dans le budget de la ville. Ceci signifie que la première année, le maire d'une ville où le taux de taxes est 80 ¢, pourra dépenser l'équivalent d'un budget où le taux de taxes serait de 1,03$. Pour les citoyens, il semble être un magicien qui fait la multiplication des pains. Même après 11 ans (année 10), il réussi à "augmenter" le budget de 1 ¢. C'est après que ça se gâte. C'est après que le maire commence à chercher de l'argent partout.

Mais dois-je vous rappeler qu'il y a une élection à tous les 4 ans? Notre bon maire a réussi à passer au travers de 3 élections. Parions qu'un maire qui fait de tels cadeaux à ses citoyens n'a pas eu de difficulté à se faire réélire.

Être le héros ou le méchant?

Imaginons maintenant que la ville a déjà une dette majeure et que le maire, qui ne sait plus où trouver l'argent, a le choix entre diminuer la dette ou faire un plus gros prêt que l'année précédente et augmenter la dette. Le premier cas est celui présenté dans "Dette 102", c'est-à-dire qu'il doit augmenter les taxes ou couper les services; il sera perçu comme un méchant ou pire, comme un incompétent. Le deuxième cas est celui où il "augmente" ses revenus sans taxer davantage; il sera perçu comme un héros ou pire, un bon gestionnaire. Malgré que dans le deuxième cas la dette augmente et que la perte annuelle versée en intérêts augmentera dans les années futures, la solution est tentante même si elle relègue aux générations futures une décision encore plus difficile à prendre.

Cette tentation c'est exactement celle que les Montréalais n'ont su résister. Ils ont emprunté dans les années 60, puis, lorsqu'il fut le temps de commencer à rembourser dans les années 70, ils se sont rendetté, créant une richesse artificielle. Nous sommes aujourd'hui tous témoins du bourbier financier dans lequel ils se sont enlisés.

Dans le prochain blog j'expliquerai les effets pervers des emprunts dus aux facteurs humains qui empirent encore plus les choses.

Version détaillée pour les sceptiques (ou les curieux)

En suivant l'exemple déjà établi, voyons comment on crée une dette de 80 millions$ avec une série d'emprunts annuels de 9 millions$ remboursable sur 15 ans à un taux d'intérêt de 5%.

Comme on peut le voir sur le graphique précédent, la dette augmente rapidement au début pour finalement se stabiliser à 80 millions$ à partir du 15e emprunt. La raison est que chaque année on rembourse un peu plus notre dette avec chaque paiement des emprunts précédents, jusqu'à ce que la portion "remboursement" de nos paiements se stabilise à 9 millions$, c'est-à-dire l'équivalent de ce que l'on emprunte chaque année (voir "Dette 101" pour plus de détails).

Le graphique suivant illustre le montant d'argent supplémentaire disponible avec chaque emprunt.

La première année nous avons 9 millions$ de revenu supplémentaire, soit la totalité de l'emprunt. La 2e année, nous avons le 9 millions$ emprunté moins le premier paiement de l'emprunt de l'année précédente (867 000 $). La 3e année, on doit soustraire le 2e paiement du premier emprunt ainsi que le premier paiement du 2e emprunt (2X 867 000 $). Ainsi de suite, jusqu'au 16e emprunt où il y aura toujours 15 paiements simultanés, puisque le premier emprunt aura atteint son échéance (Voir "Dette 101").

Si on convertit le tout en cent par 100 $ d'évaluation, pour une ville comme Granby, on obtient le graphique suivant.

Ce sont exactement les mêmes graphiques présentés dans le blog "Dette 102". La différence c'est qu'en créant une dette ce ne sont pas des revenus supplémentaires que l'on doit imposer aux contribuables, mais bien des revenus supplémentaires "apparus comme par magie" dans le budget de la ville.

mercredi 18 mars 2009

Être un citoyen concerné

Un petit mot, en toute simplicité, pour attirer votre attention sur une lettre d'opinion de Pauline Hamel qui nous invite à s'intéresser aux problèmes que vivent certains de nos voisins, ici même à Granby.

Ses propos rejoignent les miens et représentent la raison pourquoi je m'implique autant dans la politique municipale, aujourd'hui.  Je vois trop de gens comme M. Martel qui ne voient les problèmes que lorsqu'ils sont touchés directement.  Les propos de M. Martel sont les mêmes que ceux de M. Foisy m'avait dit lorsqu'il a été exproprié pour le pont Mountain.  Ce sont les mêmes propos que ceux que les gens de la rue Long m'ont dit lorsqu'ils ont appris la création d'un stationnement pour le boisé Miner au bout de leur rue.  

Richard Goulet ne discute pas.  Son idée est la meilleure et il n'y aucune raison de chercher d'autres solutions.  Et comme il est pressé de réaliser les projets, il n'a tout simplement pas le temps de discuter.  Naturellement, avec le conseil unanime et silencieux que nous avons, lorsqu'il cogne à votre porte, il est déjà trop tard.  Je ne vous demande pas d'être contre Richard Goulet, seulement de vous intéresser à ce qui se passe en ville, à poser des questions.  Vous serez peut-être surpris des réponses.

mardi 17 mars 2009

Perrette et le pot au lait

Depuis que je lis sur le projet de tri-compostage, tout ce que j'entends c'est que nous produirons du compost de qualité A et même AA.  D'après des sources neutres, on pouvait douter d'une telle affirmation.  Présumant de la bonne foi de nos élus, je croyais que c'était la compagnie BPR-TerrEau qui tentait de bourrer nos élus.

Mais grâce à la consultation publique d'hier, on apprend que la firme TerrEau "est moins affirmative quant à la qualité du compost qu'elle produira. Les informations diffusées ces derniers mois par la MRC stipulaient que le compost serait de bonne qualité. M. Couture, a reconnu qu'il peut seulement s'engager à produire du compost de qualité B."  Voilà, la compagnie nous garantie de la qualité B, mais ce sont nos élus qui rêvent à du AA.

"Quand tu fais du B, c'est toi qui doit t'en débarrasser" nous dit la compagnie.  Mais du côté de la MRC on nous dit plutôt: "Lorsque la qualité du compost atteindra la qualité A ou AA, les profits des ventes seront divisés en part égale entre TerrEau et COGEMRY, (...) l'argent ainsi amassé pourrait être versé dans un fonds spécial environnemental, a laissé entendre le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin."

J'ai mis en italique le mot lorsque, car on ne nous spécifie pas quand et comment on va atteindre cet objectif, malgré qu'on a clairement aucune garantie de la part de la compagnie.  Par contre, on commence déjà à compter nos profits, comment on va les partager et où on va les investir.  Suis-je le seul à voir Perrette transportant son pot de lait?

dimanche 8 mars 2009

Dette 102: Pourquoi les politiciens ne payent pas les dettes

Ceci fait suite au blog "Dette 101". Il est recommandé de le lire ou le relire avant de poursuivre votre lecture.


Version simplifiée pour ceux qui n’aiment les chiffres


Comment rembourse-t-on une dette?


Imaginons qu’une ville a un taux de taxes de 80 ¢ et une dette constante, année après année, de 80 millions$. Cela signifie que, chaque année, elle prend un emprunt de 9 millions$ et elle donne 4 millions$ en intérêts à la banque.


Le maire de cette ville décide qu'il veut reprendre les 4 millions$ perdus en intérêts et cesse de renouveler les emprunts afin de rembourser la dette. Le tableau suivant illustre ce qui arrivera au taux de taxes des citoyens.

L’année 0 est l’année où le maire commence à ne plus prendre d’emprunt. Comme on peut le voir, le taux de taxes doit bondir de 80 ¢ à 1,03 $ d’un seul coup. Puis il descendra par la suite, pour baisser sous les 80 ¢ à partir de la 12e année (année 11). Finalement, il se stabilisera à 70 ¢ après 15 ans, lorsque la dette sera payée (10 ¢ de moins).


N'oubliez pas qu'il y a une élection à tous les 4 ans. En fait, le maire devra passer au travers de 3 élections avant de voir les efforts de sa bonne gestion récompensés. Ça prend un courage politique énorme pour dire à des citoyens qu'on augmente leurs taxes de 15% en moyenne pour plus d'une décennie sans rien offrir en retour. En fait, je doute que cela soit possible.


Mais on peut aussi couper dans les services au lieu d'augmenter les taxes. Peu importe, quelqu'un ne sera pas content. Une troisième option, moins dommageable, existe: vendre les biens publics.


La méthode utilisée par le maire Duchesneau pour éliminer la dette de Granby a été un mélange de ces deux dernières méthodes. Il a vendu des terrains appartenant à la Ville et des véhicules des travaux publics. Ces derniers pouvaient être remplacés en donnant les travaux en sous-traitance. Ceci n'était pas suffisant. Il fallait désormais rendre des gens mécontents. Il est exclu de se mettre à dos les 45 000 électeurs qui votent, alors une augmentation de taxes est écartée. Alors on choisit les gens qui ne votent pas, du moins pas en grand nombre. On diminue les tarifs pour les fournisseurs, on coupe dans la fonction publique et on fait payer les citoyens des villes avoisinantes pour le service des loisirs. Ceci a donné suffisamment d'argent pour qu'il puisse rembourser les prêts avant qu'ils arrivent à échéance.


La chose sage à faire après un tel coup, c'est de ramener le niveau de vie initial petit à petit. Ce qui fait que, malgré un remboursement rapide, la durée du processus devrait être encore d'une douzaine d'année, comme si on avait augmenté les taxes selon le tableau précédent.


Chose certaine, après avoir éprouvé ce difficile processus, peu importe les blessures subies, il est ridicule de retourner à l'endettement après coup. À titre indicatif, les granbyens ont commencé à rembourser leurs dettes en 1993, 12 ans plus tard nous amènent en 2005, l'année où Richard Goulet est devenu maire.


La question que vous devriez maintenant vous poser est la suivante: Si une dette non remboursée est si peu payante et si payer une dette est si difficile, pourquoi diable est-ce que les politiciens nous endettent-ils au départ? C'est la question à laquelle je répondrai dans le prochain blog.


Version détaillée pour les sceptiques (ou les curieux)


Reprenons l'exemple d'une ville ayant 15 emprunts simultanés de 9 millions$ remboursable sur 15 ans à 5%, tous décalés d'une année les uns par rapport aux autres. On se rappelle que lorsque la dette demeurait constante, c'était l'équivalent d'emprunter pour payer le remboursement de notre dette. L'argent supplémentaire qu'il faudra trouver la première année sera donc 9 millions$ (l'emprunt que nous ne prenons pas). Par la suite, chaque année, nous aurons un paiement de moins à faire (867 000 $), soit lorsque chaque emprunt arrivera à échéance. Le tableau suivant illustre le phénomène.

Naturellement ça prendra 15 ans avant de réduire notre dette de 80 millions$ à zéro, puisque que le dernier emprunt a une durée de 15 ans. Après la 15e année, le tableau indique –4 millions$, ce qui signifie que nous ne payons plus les intérêts et qu'on peut soit diminuer les taxes ou soit augmenter les services aux citoyens pour une valeur de 4 millions$. En fait, dès la 12e année, ça commence à être payant pour les contribuables.


Reprenons le même tableau mais avec les millions convertis en cent par 100$ d'évaluation pour une ville comme Granby.

Comme on l'avait dit dans le blog "Dette 101", le 4 millions$ devient l'équivalent d'une diminution de 10 ¢. Si le compte de taxes était de 80 ¢ avec la dette, il sera désormais de 70 ¢. Mais dès la 1ère année le maire devra augmenter le compte de taxes de 23 ¢. Donc, pour un compte de taxes de 80 ¢, il devra augmenter à 1,03 $.

samedi 7 mars 2009

Dissension et mutisme

Un deuxième maire exprime son désaccord

Aujourd'hui, "le maire de Saint-Alphonse-de-Granby, Clément Choinière, tient le maire de Granby responsable du départ de Bromont de la MRC de la Haute-Yamaska. Richard Goulet a influencé les autres maires de la MRC à appuyer le départ de Bromont, soutient M. Choinière."

Cet article de LaVoix de l'Est nous annonce un deuxième maire de la région, obligé de travailler avec le maire de Granby, qui dénonce l'attitude de Richard Goulet.  La mairesse de Bromont a été jusqu'à changer de MRC et le maire de St-Alphonse tient des propos qui ne laissent pas de place à l'interprétation.

Ce qui est important à noter c'est les personnes qui parlent, et ce qu'elles représentent.  Bromont et St-Alphonse sont les deux municipalités les plus prospères et florissantes de la MRC.  Leur succès est grandement dû aux maires en place, pour ne pas dire entièrement dû aux maires en place.  Richard Goulet nous parlait d'inexpérience à la MRC: Clément Choinière est le doyen de la MRC, peut-être aurait-il dû l'écouter?

Quand des municipalités qui côtoie la réussite tentent de se dissocier de vous car elles craignent de sombrer avec vous, nous avons là un questionnement sérieux à se poser.

La fierté de nos conseillères

Dans l'Express de cette semaine, dans le cahier pour rendre hommages aux femmes, un article est écrit à propos des deux conseillères qui siègent à Granby.

Il est tellement rare de voir nos conseillers s'exprimer que j'étais content d'en voir deux se manifester.  Mais je suis déçu.  On a ici deux personnes qui font partie d'un conseil qui passera à l'histoire grâce au nombre incroyable de décisions prises par celui-ci:

  • Fusion ville-canton
  • Investissement massif dans les parcs: achat du plus gros parc de la Ville (boisé Miner), addition de petits parcs de quartiers et installations de jeux d'eau
  • Acquisition de la plus grande réserve de terrains résidentiels en ville (terre Miner)
  • Construction d'un pont avec une envergure jamais vue auparavant (pont Mountain)
  • Investissement massif dans les infrastructures sportives:  achat d'un golf, rénovation de la piscine Horner, construction de terrains de soccer synthétiques et naturels
  • Ajout d'une ligne pour le transport en commun

Quelle est la plus belle réalisation de ces deux conseillères?  La mise sur pied d'un conseil de quartier.  Non pas que ce ne soit pas une belle chose mais, toutes proportions gardées, si une personne a vraiment travaillé, s'est impliquée activement, sur un seul des dossiers mentionnés plus haut, je ne peux croire que sa plus grande réalisation sera la mise sur pied d'un conseil de citoyens.  Si on considère que ces deux personnes représentent bien le reste du conseil, je ne suis pas étonné de les voir rester silencieux depuis 3 ans.

mercredi 4 mars 2009

Mea-culpa de Richard Goulet: trop peu, trop tard

Dans La Voix de l'Est d'aujourd'hui, Richard Goulet impute la catastrophique situation du transfert de MRC de Bromont à l'inexpérience des maires. Quelle excuse minable!

La deuxième ville en importance de la MRC vous dit qu'elle est tannée de ne pas être écoutée et qu'elle songe à quitter le groupe et Richard Goulet nous dit qu'il faut de l'expérience pour savoir que cela pourrait causer un tort au groupe? Nous prend-t-il pour des innocents?

Je rappelle les faits. Car, comme prévu, les moins objectifs d'entre-nous mettent tous les torts sur Bromont.

Bromont signifie son désir de quitter la MRC le 6 février 2006. UN MOIS plus tard, UN LONG MOIS DE RÉFLEXION, tous les autres maires de la MRC consentent à sa demande. Bref, on lui dit: " Pars, on s'en fout." On ne le répètera pas assez: Rien ne peut excuser les maires de la MRC d'avoir sous-estimé le départ de la deuxième ville en importance de la MRC, de s'imaginer que cela serait sans conséquence. Absolument rien. Normalement, les élus se fendent en quatre, et dépensent beaucoup d'argent, pour attirer des nouveaux résidents, de nouvelles industries et créer des liens économiques. Comment peut-on penser qu'un lien économique avec une population de 6000 personnes n'a aucune valeur?

Mais voilà, une erreur est toujours possible, non? Un jour ils se réveilleront? Et bien, effectivement, c'est arrivé … près de 2 ANS PLUS TARD!!! Et oui, ce n'est que le 5 décembre 2007, À peine quelques mois après le début des négociations, que ces gens changent d'idées et virent leurs capots de bord! Ils viennent de s'apercevoir que Bromont c'est important. Maintenant, on exige que Bromont paie un dédommagement. Pire encore, on exige qu'elle trouve toute seule les solutions qui vont accomoder la MRC.  Notez qu'on se fout toujours qu'elle s'en aille. On veut seulement ne rien perdre.  Quand Richard Goulet nous dit qu'il se préoccuppe plus de l'humain que du béton ou des finances, on comprend mal son attitude.

Aujourd'hui on accuse Bromont de s'être retirée des négociations. C'est effectivement vrai. Le 7 juillet 2008, avec un appui de 93% de sa population, Bromont cesse de parler avec la MRC. C'est après plus de 8 MOIS DE NÉGOCIATIONS! Des négociations qui devaient durer 10 semaines. Rappelons que la MRC, avec ses maires qui ne s'impliquent pas, n'a pas bougé d'un iota dans ses demandes et n'a pas proposé de solutions. Comment peut-on blâmer Bromont de ne pas négocier, d'être de mauvaise foi? Si la MRC avait mis la moitié de l'énergie que Bromont a mise dans ce dossier, si elle avait pris cela avec plus de sérieux, nous n'en serions pas là aujourd'hui. Trois ans, c'est long, extrêmement long. Bromont a parié sur elle-même et elle a gagné. La MRC n'a rien fait et elle a perdue.

Je rappelle que Pauline Quinlan était à la MRC avant Richard Goulet et jamais on a entendu parler de chamailleries entre Granby et Bromont, du moins pas au point que Bromont veuille quitter la MRC. La seule différence marquante, c'est l'arrivée de Richard Goulet à la table de négociation. Avec l'ensemble de son œuvre en tant que diplomate, il faut être aveugle pour ne pas voir qui est le véritable responsable de ce gâchis.

mardi 3 mars 2009

David contre Goliath

La décision de la ministre est tombée. Bromont pourra quitter la MRC de la Haute-Yamaska. David à fait tomber Goliath. En fait, c'était prévisible puisque le maire de Granby croyait le contraire. Comme pour le résultat des élections provinciales, on peut se fier que la vision de Richard Goulet est toujours à l'opposé de la réalité.

Le pire c'est qu'on va tenter de mettre tous les torts sur Bromont. Je rappelle qu'un des points principaux de l'argumentation de Bromont est que Granby a trop de contrôle dans les décisions. La réaction des maires de la MRC de la Haute-Yamaska lui donne raison. En effet, on peut lire dans La Voix de l'Est d'aujourd'hui qu'il y a eu un consensus entre les élus de la Haute-Yamaska afin que les maires ne formulent aucun commentaire … sauf Richard Goulet. Si ça ce n'est pas du contrôle, alors je ne sais pas ce que c'est.

Le problème en est un de négociation. Malheureusement, non seulement ce n'est pas le point fort du maire de Granby, mais son sbire, le préfet Paul Sarrazin, plie aussi très difficilement. Depuis 40 ans, il y a toujours eu friction entre Granby et Bromont. Cependant tous les maires passés de ces deux villes ont eu la délicatesse de maintenir les relations vivantes. Même lorsque Pauline Quinlan était là avant Richard Goulet, les relations étaient supportables. Mais dès son élection, Richard Goulet, qui a toujours raison, a voulu imposer son paternalisme. Sûr de lui, il a ignoré Bromont et a refusé de négocier, en pensant qu'elle reviendrait au bercail la queue entre les deux jambes. Résultat: Trois ans plus tard, il doit tout de même négocier, à l'exception que Granby est maintenant assurément perdante, et ce à tout jamais. Un tort irréparable. Ce que les maires avant lui avaient compris, c'est qu'un bon règlement est mieux qu'un mauvais jugement.

Je dois aussi blâmer les maires des autres municipalités pour avoir suivi aveuglément Richard Goulet dans son délire. Je n'ai jamais compris leur intérêt à ce que Bromont quitte. C'était là leur seule alliée possible, possédant une certaine force de frappe, capable d'affronter Granby. Aujourd'hui, ces municipalités vont avoir énormément de difficultés à exprimer quoi que ce soit à la MRC. Le préfet, qui se laisse saper son autorité par Richard Goulet, est loin d'avoir mener le dossier convenablement et avec toute la diplomatie qui était requise. Pour un travail aussi bâclé, il devrait démissionner du poste de préfet.

lundi 2 mars 2009

Dette 101: Addenda

La vie est quand même bien faite.  Voilà que j'écris le cours "Dette 101" pour expliquer pourquoi maintenir une dette n'est pas payant et aujourd'hui, dans La Voix de l'Est, on a un article qui nous parle de la dette du CSSSHY.  Cet article rapporte les propos de deux gestionnaires qui disent, mot pour mot, ce que est dit dans le blog "Dette 101".

Pour être juste, précisons que les intérêts perdus payés par le CSSSHY ne sont pas de 7 millions$ comme pourrait laisser croire l'article.  Ce montant représente le montant total de l'emprunt.  J'ai fait les calculs pour vous.

En fait, remplacez la dette de 80 millions$ par 8,5 millions$, l'emprunt annuel de 13 millions$ (sur 15 ans à 5%) par 7,11 millions$ (sur 15 mois à 4 %), le remboursement annuel de 9 millions$ par 6,77 millions$ et les intérêts annuels de 4 millions$ par 340 000 $ et le blog "Dette 101" décrit précisément la situation du CSSSHY.

La relation importante est le ratio entre la dette et les intérêts.  Vous noterez qu'ils sont similaires, soit que les intérêts annuels représentent environ le vingtième de la dette totale.  La différence réside seulement dans le taux d'intérêt.  Ce ratio est le montant important à retenir, celui qui sera vrai dans tous les cas. Pour sa part, le montant de l'emprunt annuel ne dépend que de la durée moyenne de l'emprunt (Dans le cas du CSSSHY, elle est d'environ 15 mois au lieu de 15 ans, c'est pourquoi le remboursement annuel est si élevé), mais n'affecte pas le montant des intérêts sur le long terme.

Je me demande ce que pense Richard Goulet et les conseillers de la Ville de Granby du fait que ces gestionnaires croient qu'on jette l'argent par les fenêtres à cause des emprunts du passé, car ces emprunts ont été fait il y a plus de 10 ans et ne servent plus à rien aujourd'hui.  Je cite:

  • «Tout ce que l'on paie, c'est les intérêts seulement, on n'est jamais capables de payer le capital.»
  • «C'est des milliers de dollars qui se perdent en intérêts partout dans la province»

Comment est-ce que M. Goulet peut justifier le maintien d'une dette avec de tels propos?  La preuve est démontrée par les mathématiques, l'expérience et le gros bon sens:  maintenir une dette est une chose terriblement coûteuse.  Restez informé et surveillez ce blog pour "Dette 102" qui devrait être présenté le 7 mars prochain.

En passant, si vous êtes comptable ou possédez une expertise en finance et gestion, soyez des citoyens responsables et ne vous gênez pas pour commenter ce que j'avance ou vous exprimez sur la gestion publique.

lundi 23 février 2009

Dette 101: Pourquoi maintenir une dette n’est pas payant

Ceci est le début d’un « cours » sur le fonctionnement d’une dette qui devrait se répartir sur trois ou quatre blogs.  


Version simplifiée pour ceux qui n’aiment pas les chiffres


Selon certaines personnes, une dette « saine » doit être de 2,2% de la valeur foncière d’une ville, soit la dette moyenne de toutes les villes du Québec. Pour Granby, une telle dette serait de 80 millions$. Pour maintenir une telle dette année après année, il faudra emprunter 9 millions$ chaque année. Mais il faudra aussi effectuer un paiement de 13 millions$ chaque année. Résultat, nous donnons chaque année 4 millions$ (= 13 - 9) en intérêts à la banque. Qu’est-ce qu’on obtient en échange? Absolument rien, à part le privilège d’avoir une dette. Quand vous maudissez les banquiers parce qu’ils s’enrichissent à vos dépens, sachez que cet argent leur a été donné volontairement de votre part, entre autre via vos taxes.

À quoi équivalent 4 millions$ par année?

  • Un terrain de soccer synthétique vaut 1 million$ (4 par année)
  • Le pont Mountain vaut 6.5 millions$ (3 à tous les 2 ans)
  • La piscine Horner vaut 400 000 $ (10 par année)
  • 1¢ par 100$ d’évaluation vaut 387 000 $ (10,3¢ par année ou 171 $ par année pour une maison de 166 000 $)

À titre de comparaison, en ce moment à Granby, nous nous endettons d’environ 15 millions$ chaque année. À ce rythme nous atteindrons 80 millions$ dans environ 4 ans, soit à la fin d’un deuxième mandat de Richard Goulet. La situation actuelle de Granby (2009) est présentée par rapport au scénario d’une dette de 80 millions$ dans le tableau suivant.


Certains vous diront qu'il faut s'endetter pour acheter maintenant parce que le coût de la vie augmentera dans le futur, ce qui justifie les coûts des intérêts. Si ce raisonnement était vrai, cela signifierait qu'un jour plus personne ne pourra construire d'arénas, de bibliothèques ou de ponts car ils deviendront trop coûteux à construire; les villages seraient condamnés à rester petits, sans espoir de se développer. Toujours selon ce raisonnement, les coûts de construction devraient devenir si élevés que même les particuliers ne pourraient plus se construire de maison. On voit à quel point cet argument est totalement absurde. Les coûts augmentent à cause de l'inflation, tout comme les revenus, voilà pourquoi ce jour n'arrivera jamais.


Maintenant la question que vous vous posez devrait être la suivante : S’il est si évident que ça qu’avoir une dette n’est pas payant, pourquoi les politiciens ne les remboursent-ils pas? C’est ce que nous verrons dans le prochain blog.


Version détaillée pour les sceptiques (ou les curieux)


Vous vous demandez comment est-ce que je fais pour arriver à de tels chiffres? Je vous épargnerai les détails des calculs, mais ce sont les mêmes formules que votre banque utilise pour calculer votre hypothèque. 


D’abord analysons le remboursement d’un emprunt de 9 millions$ remboursable sur 15 ans avec un taux d’intérêt de 5 %. Ceci constitue un emprunt type pour une ville telle que Granby. Pour cet emprunt, nous aurons un paiement de 867 000 $ à effectuer chaque année pendant 15 ans, pour un total de 13 millions$. La différence étant le montant des intérêts. Le graphique suivant montre la répartition du remboursement de la dette versus les intérêts payés pour chaque paiement.

Notez que la somme de tous les remboursements (partie bleue) équivaut à 9 millions$ et la somme de tous les intérêts (partie rouge) équivaut à 4 millions$.

Le tableau suivant montre l’évolution de la dette sur 15 ans pour cet emprunt.

Lorsque vous faites l’emprunt (année 0) vous avez immédiatement une dette de 9 millions$. La dette diminue chaque année, l’équivalent du remboursement effectué (partie bleue du tableau précédent), pour atteindre 0 $ la quinzième année, soit l’élimination de la dette.

La première chose que vous devez remarquer est que la dette diminue chaque année. Ce qui signifie que pour garder votre dette constante année après année, vous devez obligatoirement réemprunter un montant équivalent à ce que vous avez remboursé. Malgré que ce chiffre ne veuille rien dire pour le moment, notez aussi que la somme des 15 montants (partie jaune) équivaut à 80 millions$.

Allons-y d’un exemple concret. Imaginons qu’une ville emprunte chaque année un montant de 9 millions$ remboursable sur 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Durant la 15e année nous aurons donc 15 emprunts simultanés. Après la 15e année, le premier emprunt sera remboursé et donc nous aurons toujours 15 emprunts simultanés. Après la 16e année, le deuxième emprunt sera remboursé et donc nous aurons encore 15 emprunts simultanés; et ainsi de suite tant et aussi longtemps que nous emprunterons le même montant, avec les mêmes termes, à chaque année. Ceci est illustré dans le tableau suivant.

À partir de la 15e année tout se répète et donc la dette sera constante, année après année. Étant donné que tous les emprunts sont identiques on peut facilement évaluer les paiements de ces emprunts, puisque nous avons 15 emprunts avec un paiement de 867 000 $ chacun, nous devons payer 13 millions$ par année. Pour la dette, puisque les emprunts sont décalés d’une année les uns par rapport aux autres, le niveau d’endettement sera la somme de chaque année comme nous l’avons calculé plutôt (partie jaune), soit 80 millions$.

Le raisonnement est que chaque année vous allez rembourser 9 millions$ (somme de la partie bleue) et que vous allez payer 4 millions$ (somme de la partie rouge) en intérêts. Tout ça en même temps que vous faites un nouvel emprunt de 9 millions$, ce qui ramène votre dette à 80 millions$ chaque année. En fin de compte, cela signifie que chaque année vous empruntez pour effectuer le remboursement de votre dette et vous ne faites que payer les intérêts. Donc, chaque année, le maire de la ville prends 4 millions$ dans les poches des contribuables et les donnent directement à la banque, sans rien obtenir en retour, tant et aussi longtemps que la dette sera maintenue.

En autant que vous maintenez votre dette constante, si vous changez la durée des emprunts et les taux d’intérêt (même s’ils ne sont pas identiques d’une année à l’autre), vous changerez le montant des intérêts que vous payerez mais, chose certaine, vous payerez toujours des intérêts.

Plus une dette sera élevée, plus les durées d’emprunt seront longues et plus les taux d’intérêts seront hauts, alors plus les intérêts annuels seront élevés.

jeudi 19 février 2009

Nostalgie quand tu nous tiens: La première gaffe de Richard Goulet

Aujourd’hui dans La Voix de l’Est, on peut lire ce qui suit :


« D’où le fait que Val-des-Cerfs ne regrette pas d’avoir fermé l’école Saint-Benoît, au centre-ville, en septembre 2007. "Les écoles au sud débordent, mais il y a de la place dans celles du centre-ville, plaide Alain Lecours, directeur général de la commission scolaire. Nous sommes bien loin de parler de rouvrir une école." »


À l’époque, on se souviendra, l’ancien conseil municipal avait voté en faveur de ne pas s’ingérer dans l’administration de la commission scolaire. Cette dernière possède un conseil élu par la population, avec une tribune publique pour tout citoyen qui veut s'exprimer au sujet de l’éducation et des écoles. De plus, les commissaires sont au fait des différents dossiers, alors que les élus municipaux n’en ont aucune idée.


Mais Richard Goulet, fraîchement élu, savait comment gérer la commission scolaire. Il leur a donc donné 50 000$ pour maintenir l’école Saint-Benoît ouverte une année supplémentaire. Sa vision de l’époque était que les nouveaux logements sociaux de la rue St-Jean, dédiés aux familles, contribueraient à remplir les écoles du centre-ville. Aujourd’hui, le nouveau conseil des commissaires scolaires – bien qu’il ait une meilleure entente avec le conseil municipal que l’ancien - nous confirme que la décision de fermer l’école Saint-Benoît était la meilleure. Une autre vision qui ne tient pas la route, un 50 000$ de moins dans les poches des citoyens.

vendredi 13 février 2009

Quand on n’a plus de mauvaises idées …

Aujourd’hui dans La Voix de l’Est on peut lire un article et une lettre d’opinion où on apprend que le maire Richard Goulet crée encore le mécontentement. On veut faire une piste cyclable entre le CINLB et l’ancienne gare sur la rue Denison, via la rue Drummond; une idée qui avait déjà été proposée il y a 15 ans.


Mais il y a déjà un tel lien qui existe de l’autre côté de la rivière. Pourquoi en faire un deuxième? Surtout que cette route est beaucoup plus dangereuse et, en prime, les résidents locaux n’en veulent pas.


Mais il faut croire que M. Goulet manque de mauvaises idées et doit maintenant ressusciter celles du passé.

dimanche 8 février 2009

Que de choses à dire cette semaine!

Je réserve toujours la lecture des journaux gratuits du mercredi pour le dimanche, jour où il n’y a pas de Voix de l’Est publiée. Mais seulement avec le journal l’Express de cette semaine, que de choses à dire!


Incubateur industriel


L’incubateur industriel de Granby revient encore sur la sellette et, de mon point de vue, les gens de CIME démontrent de plus en plus l’amateurisme de leur démarche.  Il est dommage que les citoyens de Granby ne s’intéressent pas plus que ça à ce projet car il est très important. Tout d’abord, l’objectif de ce projet est de stimuler le développement industriel, particulièrement (et même exclusivement) les nouvelles PME dans le secteur des hautes technologies. Cet objectif est tout à fait louable, mais les moyens utilisés sont déplorables.


Premièrement, les gens qui gèrent ce projet sont, de leurs propres aveux, des débutants dans ce domaine et ils sont en train d’apprendre sur le tas. Ce genre de projet n’est pas nouveau, en fait, c’est même devenu « tendance » de faire de tels projets. Et lorsqu’il y a beaucoup de joueurs, la compétition est féroce. Le parc technologique de Québec est a des lieues en avance et, en prime, il est associé avec l’université Laval, située tout prêt. Plus près de nous, Bromont, qui possède le parc technologique le plus important de la région avec de multiples reconnaissances de niveau international, est en train de construire un incubateur industriel dont la gestion a été confiée à une entreprise spécialisée dans ce domaine.

"Copier" les autres


Mercredi, dans l’Express, nous apprenons que le projet de l’incubateur est mis en veilleuse. Vous pouvez aussi lire l’article de La Voix de l’Est sur le même sujet.  Je vous rappelle que la Ville de Granby s’est déjà engagée, il y a à peine quelques mois, à payer la construction d’un bâtiment de plus de 4 millions$ (intérêts inclus) suite à l’approbation d’un plan. Naturellement, on blâme la crise économique pour le délai, mais il y a plus. Entre autres, on veut revoir le concept même de l’offre de service car le premier plan était de « copier » d’autres incubateurs situés ailleurs dans le monde, mais on avait oublié de vérifier les besoins de nos propres entreprises. Alors on change l’approche. Pour moi, c’est du véritable amateurisme et je trouve effrayant qu’ils ont déjà  des millions de dollars des citoyens de Granby réservés à leur nom alors qu’ils ne savent même pas où ils s’en vont.


J’aime bien la dernière phrase de l’article : « Pour lui (Mario Limoges, pdg de CIME), ce recul permet à son groupe de mieux voir vers l’avant et surtout de constater que "les PME granbyennes ont les reins solides". » Moi ce que je lis, c’est que CIME est là pour aider les PME, mais une chance qu’elles sont solides, car on ne fait pas grand chose pour les aider.

Locaux vacants


Mais ce n’est pas tout. Cet incubateur, qui n’est en fait que de vulgaires locaux industriels avec support technique et service d’accompagnement, va ajouter, de mémoire, environ 30 000 pi. ca. de locaux industriels à Granby. Pourtant dans le même journal, dans un autre article (p. 11 du cahier pleins feux sur les entreprises et industries de notre région), on apprend qu’il y a 1 037 213 pi. ca. de locaux industriels vacants! Et ce nombre impressionnant de locaux vides date de bien avant la crise économique. En fait j’ai déjà discuté avec un des plus gros propriétaires de ces locaux (lui-même outré du gaspillage d’argent en rapport avec l’incubateur), et il me disait qu’il y a un local de disponible dans le parc industriel qui serait parfait et peu coûteux pour ce genre de projet. Le pire, c’est que ce local ne lui appartient même pas, mais plutôt à un de ces compétiteurs! Mais cet homme ne fait pas partie du cercle d’amis du maire, alors on ignore son expertise. C’est plus flamboyant de construire des bâtiments neufs que de valoriser ceux déjà existants. Je vous invite aussi à lire le commentaire de Valère Audy sur le sujet.

Financement


Mais encore, il y a la méthode de financement de la part de la Ville de Granby que je trouve douteuse. Vous pouvez me corriger si je me trompe, mais je crois que légalement le nouveau bâtiment appartiendra à CIME. Ce sont eux qui ont choisi l’entrepreneur sans appel d’offre, ce sont eux qui contractent l’emprunt (malgré que ce sont les citoyens de Granby qui en feront les paiements) alors, légalement, ils doivent être les propriétaires du bâtiment.


Vulgarisons tout ça. Votre voisin (CIME) vous offre de tondre votre gazon (favoriser le développement industriel). Pour cela, il a besoin d’une tondeuse (locaux industriels de 30 000 pi. ca.). Il décide de s’acheter une tondeuse neuve (qu’il conservera) avec un emprunt. Pour les services qu’il vous donnera vous lui offrez de payer la totalité de ses paiements. Le hic, c’est que vous avez déjà plus de 30 tondeuses usagées dans votre cabanon (1 000 000 pi. ca. de locaux vacants)! Est-ce que cela semble être une bonne décision d’affaire?

Ça va mal à Granby?


Finalement, toujours dans le même journal (p. 2 du cahier pleins feux sur les entreprises et industries de notre région), il y a une publicité (pleine page) de la Ville de Granby où il est mentionné que, en ce qui concerne la construction dans la Ville de Granby, le secteur industriel a augmenté de 23% depuis 3 ans; idem pour le secteur commercial. A-t-on vraiment besoin de dépenser des millions de dollars pour stimuler l’industrie à Granby? De plus, Richard Goulet n’est là que depuis 3 ans et il ne cesse de dire que tout va mal à Granby. Ne me dites pas que, comme par magie, tout le monde a voulu s’installer et investir à Granby à la seule annonce que Richard Goulet était maire de la Ville. Comme d’habitude, on dit ce qui paraît bien quand ça nous adonne.


Revitalisation du centre-ville


J’ai déjà commenté le lancement de la revitalisation du centre-ville dans mon blog du même nom (29 janvier 2009), mais dans l’article de l’Express, il y a quelques informations supplémentaires.  Selon l’article, le maire Richard Goulet prétend que le centre-ville est formé du quadrilatère Mountain, Laval, Boivin et St-Jacques. Mais, pour citer l’auteur de l’article : « Un avis plus ou moins partagé par la chargée de projet Jennifer Martin qui croit que la revitalisation passe surtout par la rue Principale. » En plein lancement de campagne, événement purement publicitaire, on voit un début de confrontation, de débat. Fini l’unanimité. Peut-être que les membres du conseil de la Ville pourraient en tirer des leçons?


De plus, les représentantes de la fondation Rues Principales, les experts engagés par la Ville pour faire le travail des conseillers et des fonctionnaires, ont dit que ça prendrait 3 à 4 ans pour voir des changements et de 5 à 8 ans pour une véritable transformation. Cependant notre maire et ses acolytes se sont permis de contredire les experts qu’ils ont eux-mêmes engagés pour dire que ça va tellement bien à Granby que les délais seront certainement plus court. Mais pourtant, il n’y a pas si longtemps, le maire ne cessait de nous répéter que ça allait tellement mal à Granby et qu’on avait pris un retard fou par rapport aux autres villes. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle on avait engagé ces experts et qu’on devait « investir » 800 000$ par année. Comme d’habitude, on dit ce qui paraît bien quand ça nous adonne.


Saint-Alphonse-de-Granby


Toujours dans l’Express cette semaine, il y a une belle présentation sur Saint-Alphonse-de-Granby. Cette ville avec un taux de taxes de 71¢ (en 2007) pour le résidentiel et de 68¢ pour l’industriel et le commercial, fait belle figure à côté de Granby avec 80¢ et 85¢ pour le résidentiel (Ville et Canton) et 1.92$ et 1.97 $ pour l’industriel et le commercial (Ville et Canton). Et selon le maire Richard Goulet, il n’est pas possible de gérer en bas de 80¢. Mais on vous dira que ce ne sont pas des villes comparables. Vraiment? Qu’avons-nous de plus? L’aqueduc et les égouts? C’est un service taxé à part. Les loisirs? Selon le maire de Saint-Alphonse, ils ont une bibliothèque, un centre d’accès communautaire (Internet), un aréna, courts de tennis, terrains de soccer et terrains de pétanque. En plus, ils ont accès aux nombreuses facilités offertes par Granby, et ce, « à des tarifs concurrentiels ». Je vous rappelle que Richard Goulet a diminué considérablement la facture des loisirs pour les villes avoisinantes. Et eux, ils peuvent se permettre d’avoir des taux de taxes plus bas que les nôtres tout en utilisant nos infrastructures ET, en prime, ils en ajoutent dans leur propre municipalité. J’imagine aussi que le fait qu’ils paient la majorité de leurs infrastructures comptant n’a aucune incidence sur leur taux de taxes si bas. Les gens de Saint-Alphonse ne sont pas plus malheureux que ceux de Granby.

jeudi 5 février 2009

Le cas du CINLB

Aujourd’hui dans La Voix de l’Est, on nous dit que la Ville cherche une subvention d’Hydro-Québec pour financer la réfection de deux sentiers du CINLB. Mais ne vient-on pas juste d’approuver une subvention de 1.6 million$ pour mettre en valeur le CINLB?  Le pire c’est que cette subvention ne servira même pas à abaisser les coûts.


En effet, on apprend qu’on a dû abandonner le réaménagement de deux sentiers, prévu dans le projet initial, faute de moyens. Imaginez, sur 1.6 million$ on n’a pas été capable de trouver 168 000 $ pour mettre à niveau des sentiers qui sont la raison d’être du CINLB. Je rappelle la signification du I et du N : Interprétation de la Nature. Mais dans le 1.6 million$, on inclut un espace-boutique et un kiosque-resto. On réserve même 300 000 $ pour faire l'aménagement d'un parc pour les enfants. Les gens qui vont au CINLB, ils y vont pour marcher dans la nature; pas pour acheter des cossins, pas pour manger, pas pour faire jouer les enfants dans des bébelles qu ‘ils peuvent retrouver dans les parcs en ville.

Subvention trop généreuse


Déjà ce 1.6 million$ est de trop. Rappelons les faits. Les gens du CINLB avaient des idées de grandeur avec un plan complètement farfelu, supporté par personne. Coût du projet : 3.3 millions$. Ils réussissent tout de même, sans peine, à convaincre Richard Goulet d’y investir. Point positif, il décide d’y investir de la façon traditionnelle, c’est-à-dire un tiers de la part de chaque gouvernement, soit 1 million$ qu’il s’empresse de promettre aux dirigeants du CINLB, à condition que les deux autres paliers de gouvernement fassent leur part.


Mais comme il nous reste tout de même quelques fonctionnaires responsables, le CINLB n’a jamais été capable d’obtenir de financement pour leur projet fantaisiste, ni du provincial, ni du fédéral. C’est à ce moment qu’ils décident de revoir à la baisse leur projet, la bonne chose à faire de leur part. Mais la bonne chose à faire de la part du maire aurait été de revoir son financement à la baisse aussi. Mais non, le projet a été abaissé à 1 million$, c’est-à-dire le montant promis par la ville, auquel on a rajouté un montant de 600 000 $ supplémentaire pour les années subséquentes. Un tiers / un tiers / un tiers aurait encore été la méthode de financement qui aurait dû être privilégiée par le conseil. Ceci aurait permis au CINLB de faire ses devoirs comme il faut en tentant de convaincre le provincial et le fédéral de la validité de leur projet.

dimanche 1 février 2009

Doubler l’estimation de l’aréna

On avait les terres Miner dont la première offre était de 5 millions$ comptant pour terminer à 10.7 millions$, intérêts inclus. On avait le pont Mountain évalué à 4.2 millions$ pour le terminer à 6.6 millions$. Le projet de piscine intérieure, on n’ose même pas en parler puisqu’on a tabletté le projet. Maintenant on a le projet de l’agrandissement de l’aréna qui passe de 7.5 millions$ à 15 millions$. Mais on ne va tout de même pas faire tout un plat pour un 7-8 millions$ de différence.


C’est aberrant des différences aussi grandes entre les estimations et les coûts réels. Et encore, l’aréna n’est pas bâti, les soumissions ne sont même pas faites. Les élus ont vraiment un sérieux questionnement à faire.


Questionnement nécessaire


Premièrement, est-ce que les fonctionnaires ont les capacités, les outils et le temps nécessaire pour faire leurs estimations? S’ils n’ont pas les capacités, qu’on leur donne un cours de mise à niveau. S’ils n’ont pas les outils, qu’on leur fournisse les livres ou les programmes nécessaire et les cartes de membres des associations pertinentes. Finalement, le temps nécessaire pour effectuer le travail. À la vitesse, où le conseil aligne les projets, on peut comprendre que les fonctionnaires n’ont peut-être pas le temps d’approfondir les dossiers.


Deuxièmement, est-ce que les fournisseurs augmentent leurs prix lorsqu’ils font affaire avec la Ville? Est-ce que la Ville leur met trop de pression avec des délais trop court? Est-ce que la Ville se met à la merci des fournisseurs en disant qu’elle fera les travaux peu importe ce qui arrivera? Il est difficile de négocier avec quelqu’un qui connaît la date du début des travaux anticipés, toujours très proche de surcroît. Il sait que vous n’aurez pas le temps de recommencer le processus d’analyse et il sait que vous allez acheter quoiqu’il arrive. Dans une négociation, il est toujours bon d’entretenir le doute sur la possibilité de réaliser un projet, les gens sont ainsi plus enclin à tenter de vous convaincre et de vous encourager à faire le projet. Quand on laisse le temps aux fournisseurs d’étudier le projet, il y a plus de chance qu’un plus grand nombre de fournisseurs ou sous-contractants se manifestent afin de se concurrencer ou de fournir des solutions plus avantageuses. Quand Richard Goulet déclare publiquement que l’aréna doit être construit avant l’automne 2010 quoiqu’il arrive, il se met les pieds dans les plats au point de vue des négociations. Il peut le penser, mais jamais le dire.


Peu importe, il n’est pas normal que les estimations soit si loin des coûts réels. Quel que soit le ou les problèmes, un conseil responsable doit investiguer pour les trouver et fournir des solutions appropriées.

jeudi 29 janvier 2009

Revitalisation du centre-ville

Après plusieurs publicités pour annoncer le lancement d’un projet de revitalisation du centre-ville, cela a finalement eu lieu mardi soir dernier. Un article a paru dans La Voix de l’Est aujourd’hui … en pages 12 et 13! Rien sur la page couverture. J’aimerais vous donner un lien vers le site de La Voix de l’Est, mais ils ne l’ont pas publié sur leur site. Ceci démontre bien toute l’importance de l’événement. Rien que du vent, et on sent très bien en lisant l’article que la journaliste est aussi restée sur sa faim : « Les nombreuses personnes présentes, mardi soir, n’ont toutefois rien eu à se mettre de tangible sous la dent. »


Elle poursuit de plus belle en écrivant : « Les mots "concertation", "stratégie" et "plan d’action" sont d’ailleurs revenus à maintes reprises dans le discours des intervenantes … » N’avais-je pas déjà parlé du fait que de décider de réunir des gens autour d’une table de concertation n’est pas une vision? Cela expose plutôt le manque de vision de nos leaders. Et la déception commence à se faire sentir. Le problème n’est pas vraiment le manque de vision, mais plutôt l’argent qu’on dépense pour si peu de résultat.


Le maire est cité dans l’article : « Pour revitaliser la rue Principale, on a déjà posé des gestes, mais on veut aller plus loin. C’est un processus qui peut sembler long pour certains, mais il y aura des projets concrets qui vont se faire. C’est très prometteur » 


Quels sont ces gestes posés? Est-ce que quelqu’un sent une différence au centre-ville? Le fait qu’on nous dise aujourd’hui qu’on a pas de plan, de vision, pour le développement du centre-ville nous démontre à quel point tout ce que le conseil a fait était de la pure improvisation, sans savoir où il s’en allait.

Une occasion manquée


En posant la question : « Et notre centre-ville, il a l’air de quoi? » à France Cantin, de la Fondation Rues principales, personne-ressource engagée par la Ville, sa réponse a été d’avoir « surtout remarqué un manque d’harmonie ». Pourtant, par le passé les élus des administrations précédentes avaient créé un PIIA pour le centre-ville afin de conserver son caractère patrimonial. Les immeubles devraient être de 2 à 3 étages avec un commerce au premier et des logements aux étages supérieurs. Les immeubles qu’on pourrait citer en exemple sont l’ancienne tabagie Williams ou le café Madame Hortense. Pourtant le conseil actuel a dézoné une partie du centre-ville pour permettre la construction d’immeuble à 6 étages. Dans cette même zone, on a permis l’érection du quartier FC, possédant 4 étages, avec une architecture moderne, à des lieues de l’architecture patrimoniale de la tabagie Williams. Ceci est une belle occasion manquée par le conseil d’uniformiser l’architecture du centre-ville, causant le manque d’harmonie remarqué par Mme Cantin, qui aura des conséquences pour les décennies à venir.


L’improvisation n’est pas de la vision.

mardi 27 janvier 2009

Pont Mountain et stationnement étagé

J’adore la façon qu’a le maire Richard Goulet de solutionner les problèmes qui n’existent pas encore. La dernière fois c’était le pont Mountain et aujourd’hui c’est un stationnement étagé au centre-ville.


Pont Mountain


On a construit un pont à quatre voies car dans 20 ans le développement des terres Miner augmentera la circulation; du moins dans les phantasmes du maire. Il faut dire que le projet de l’administration précédente d’élargir le pont original de 2 à 3 voies aurait coûté 400 000$. Le pont Mountain a coûté 6.6 millions$.  Intérêts inclus, la part des contribuables granbyens revient à 6.7 millions$ environ. Je crois qu’on aurait réglé le problème pour un bon bout de temps avec 400 000$ et, s’il y avait un problème dans un futur éloigné, je crois que les élus qui seront là à ce moment seront mieux placés pour trouver les solutions adéquates.


 Les estimations finales du pont Mountain étaient de 4.2 millions$. Les soumissions ont ramené les élus à une toute autre réalité. Malgré tout, jamais ceux qui nous représentent ont demandé à faire la lumière sur cette différence substantielle. Est-ce les soumissionnaires qui ont abusé ou est-ce les fonctionnaires qui ont mal fait leurs estimations? C’est soit l’un, soit l’autre. Peut-être que nos fonctionnaires ont besoin d’une mise à niveau? Mais on ne le saura jamais, parce qu’on ne veut pas le savoir. On est suffisamment riche pour payer la facture, c’est tout ce qui compte.


De plus, on ose ensuite nous dire que la facture est fidèle aux estimations de départ. On a dû annuler deux autres projets pour le financer, car on n’avait pas assez emprunté. Si le pont de Laval n’était pas tomber, le gouvernement du Québec n’aurait pas repris la responsabilité des ponts; ça doit être difficile pour M. Goulet d’accepter que des personnes aient dû mourir pour le sauver d’un marasme financier. En plus, les fonctionnaires du ministère des Transports ont réussi à nous faire économiser 550 000$ grâce à leur talent de négociateurs. Une chance qu’ils étaient là pour faire le travail de nos élus et fonctionnaires.


Stationnement étagé


Ce matin, on apprend que Richard Goulet veut encore solutionner un problème futur avec un stationnement étagé. Mieux vaut se préparer, car les futurs élus granbyens pourraient être tous des incompétents. Imaginez, les actions qu’il fera pour revitaliser le centre-ville de Granby seront tellement efficaces qu’on doit déjà penser à trouver des solutions pour le problème de stationnement.


Richard Goulet veut transformer Granby en métropole. Sa vision de la circulation au centre-ville de sa métropole passe par une augmentation du nombre de voitures. Cet homme est complètement dépassé. Le futur, métropole ou pas, se doit d’être une diminution de l’utilisation de la voiture. On parle ici de transport en commun. Le transport en commun est un service public sous juridiction municipale, le stationnement est du domaine privé et à saveur commerciale, surtout s’il est payant. On peut avoir des subventions pour le transport en commun, pas pour les stationnements étagés. Mais les gens sans imagination, sont incapables de trouver de nouvelles solutions, économiquement viables, pour stimuler la société.

lundi 26 janvier 2009

La dette et les gens d’affaires

La dette


Je n’ai jamais compris comment le maire pouvait réussir à vendre qu’avoir une dette c’est positif. 


Je ne suis guère impressionné lorsque le maire nous dit que la ville de Granby a été plus endettée dans le passé. On le sait. Le compte de taxes était plus élevé aussi; c’est ça le lien.


« Quand on dit qu’on est endettés (sic) et que ça ne va pas bien à Granby, ce n’est pas vrai! » nous dit le maire (La Voix de l'Est, 23 janvier 2009). Premièrement, on a une dette, on est donc endetté; c’est un fait. Deuxièmement, personne ne dit que ça va mal à Granby parce qu’on est endetté. Le danger de s’endetter est à long terme. Même des particuliers ont de la misère à résister à la tentation de se servir des emprunts comme solution pour régler des problèmes financiers, imaginez comment cela peut être difficile pour des politiciens qui ne veulent que bien paraître. On donne des cadeaux aux citoyens aujourd’hui et la facture ne sera présentée qu’au cours des 15 prochaines années.


Ce qui est amusant, c’est qu’on a l’impression qu’on doit avoir une dette pour survivre. Mais j’aimerais savoir quel est le montant d’une dette « saine »? Jusqu’à combien doit s’élever la dette avant qu’on se dise: « C’est assez haut, on arrête ici. » Il semble qu’ici le maire nous propose de se fier à la moyenne des villes. Pour ma part, je considère que Richard Goulet nous rabaisse à la moyenne avec une telle philosophie.


Mais disons qu’on atteint le niveau d’une dette « saine », qu’arrive-t-il après? On doit se priver en attendant de payer une partie de la dette pour pouvoir mieux remprunter. Mais on s’est déjà privé dans le passé pour ramener la dette à un niveau sain, c’est-à-dire zéro. Le résultat était que nous n’avions plus d’intérêts à payer. Car n’oubliez pas que lorsqu’on parle de dette d’une valeur de 44.5 millions$, on devrait plutôt dire qu’on va payer 66.75millions$. Et oui, au taux actuel pour une durée de 15 ans, on paye environ 50% plus cher tout ce qu’on achète. Les 22.25 millions$ payés en plus sur 15 ans représentent cinq ponts Mountain. Un pont Mountain à tous les 3 ans!!! Donc, maintenir une dette constamment à un niveau autre que zéro nous condamne à payer tout plus cher, à vie. Les emprunts c’est pour le temporaire et les urgences et devraient être une solution de dernier recours.  


Ça me fait penser, l’emprunt de 1 million$ pour le CINLB sera probablement soumis à un registre bientôt comme cela l’a été pour l’incubateur industriel, gardez l’œil ouvert pour savoir la date exacte.


Les gens d’affaires


J’ai été inquiété par le commentaire du président de la chambre de commerce de Granby, Pierre Forand, qui a demandé au maire si la Ville était prête à s’asseoir avec les entrepreneurs « pour les aider » au besoin. Ce sont des propos plutôt vagues qui prêtent à plusieurs interprétations.


Vous savez qu’à Cowansville, c’est la chambre de commerce locale qui paye pour le défilé de Noël?  C’est normal, puisque c’est une opération purement commerciale. Les Galeries de Granby le font aussi pour leurs locataires. Les gens du centre-ville de Granby le faisaient aussi. Mais grâce à Richard Goulet, c’est maintenant toute la Ville qui finance ces activités commerciales, la vente-trottoir comprise. C’est certains que les autres artères commerciales comme la rue Denison ou la rue Dufferin dans le Canton n’ont pas leur part du gâteau. Est-ce cela que M. Forand entend par « aider les entrepreneurs »? Est-ce que la Ville doit devenir une compagnie de promotion pour chaque commerce de Granby? Est-ce raisonnable? Est-il possible de faire des choix en matière de promotion qui seront équitables pour tous?


Donner vie à un quartier appartient aux gens de ce quartier. La Ville ne doit s’occuper que des biens et services communs à tous les payeurs de taxes.

dimanche 25 janvier 2009

Qui suis-je?

Le sujet d’aujourd’hui sera de me présenter puisqu’il semble que certains croient que je suis un personnage fictif, fruit de l’imagination d’un complot créé pour détruire Granby.

Au début

Je suis entré en contact avec le monde municipal avec l’administration Racine. Après l’élection de ce conseil, j’avais un peu de temps libre et j’avais toujours désiré suivre la séance publique du conseil, par simple curiosité. Je me suis donc discipliné à me rendre à chaque séance et, comme prévu, ce fût une expérience très enrichissante pour les 5 années suivantes. Après avoir acheté un immeuble dans le Canton de Granby, j’ai aussi suivi la fin du dernier conseil de Louis Choinière et de l’administration Compagnat.

Naturellement, 5 ans plus tard nous avions changé d’administration à la Ville de Granby, une dont je n’étais pas un supporteur. Mais, bon, on ne peut pas être toujours gagnant. Je n’appuyais pas la fusion de la façon dont elle a été réalisée, mais je suis resté un spectateur passif, me contentant d’aller voter comme tout le monde et d’accepter le choix du peuple.

Malgré que je n’aimais pas les idées de grandeur du maire et j’aimais encore moins l’idée de financer ses projets avec des emprunts, je n’avais nullement l’intention de m’impliquer plus que n’importe quel autre citoyen. Tout a changé lorsque le maire a sorti un lapin du chapeau avec l’acquisition des terres Miner. Déjà que ses projets étaient d’envergure, avant même de commencer le premier, avant de terminer la fusion, il en improvise un autre d’une ampleur gigantesque et, ajouterai-je, déraisonnable.

Lorsque que le conseil de la nouvelle Ville s’est réuni, je ne pouvais comprendre comment 16 personnes de deux conseils différents pouvaient non seulement être tous d’accord avec ce projet, mais aucun d’entre eux n’avait de questions, de commentaires ou de craintes à exprimer alors qu’on parlait de faire de la spéculation dans un très court délai, c’est-à-dire se lancer dans l’inconnu sans étudier le dossier de façon approfondi.

Poser le premier geste

Toujours un spectateur passif, je n’avais pas l’intention de m’impliquer plus qu’il ne le fallait contre le projet, mais j’ai quand même pondu un petit document, que j’ai présenté au conseil, pour démontrer qu’on pouvait acheter le boisé Miner tout en faisant PLUS d’argent que la façon du conseil et avec MOINS d’investissement. Le but était seulement de faire réfléchir les conseillers, afin qu’ils se posent un peu plus de questions.

Probablement aucun d’entre eux ne l’a lu, mais le maire l’a fait vérifier par le comptable de la Ville, M. Renaud, et m’invita à son bureau pour en discuter. Richard Goulet me présenta une copie d’un courriel du comptable qui confirmait que les chiffres étaient bons, mais que la façon de faire ne concordait pas avec les intentions du conseil actuel. Bref, c’était possible, mais la volonté du conseil n’y était pas. Par la suite, il tenta de me convaincre de la validité de son projet, en parlant tout seul sans écouter, et lorsqu’il s’est aperçu que j’argumentais beaucoup, son ton a haussé un peu avec une phrase du genre : « C’est ce projet qui va se faire, un point c’est tout.» Ce qui mis fin à notre unique entretien.

De voir un être si peu à l’écoute des gens, si imbu de lui-même, je comprenais mieux comment des conseillers pouvaient préférer ne pas s’exprimer contre ses idées, car toute argumentation avec cet homme ne peut que se terminer dans l’épuisement. On peut facilement s’imaginer que certains pourraient croire qu’il est beaucoup plus facile de se contenter de garder le silence et d’aller ramasser son chèque.

Contacter le regroupement

C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait que je sois plus qu’un spectateur passif. Un regroupement contre l’achat des terres Miner s’était formé et j’ai envoyé une copie du document que j’avais présenté au conseil au bureau de Denis Langlois, que je savais membre du regroupement. Une simple discussion téléphonique s’en suivi, question de laisser la vapeur s’échapper. Mais je pensais que plus de monde devait être au courant. Cependant ce que j’avais à dire était plus long et complexe que ce qu’une simple lettre d’opinion dans les journaux locaux pouvait me permettre, alors j’ai décidé d’acheter de la publicité pour publier mon opinion.

Suite à mon article, Serge Nadeau m’a contacté pour m’inviter à rejoindre le regroupement contre l’achat des terres Miner. Je n’avais jamais été fort, dans le cours de ma vie, pour faire parti d’un groupe contestataire, mais j’ai accepté, un peu par curiosité de voir comment ça se passe.

C’est là que j’ai rencontré les Duchesneau, Nadeau, Langlois et Scott de ce monde pour la première fois avec qui je n’ai eu que de simples conversations de politesse, mais qui étaient aussi très plaisantes.

Ma seule rencontre avec Michel Duchesneau

Après le référendum sur les terres Miner, les élections de la nouvelle Ville approchaient. Je ne pouvais me résigner à ce que Richard Goulet entre par acclamation à la mairie. Après toute la propagande de Richard Goulet, il y avait quand même plus de 8000 personnes qui avaient voté contre le projet. S’il y avait une unanimité au conseil, il n’y en avait sûrement pas dans la population. Le fait de « donner » mon vote à Richard Goulet me déplaisait au plus au point. C’est donc à ce moment que l’idée de me présenter à la mairie germa dans mon esprit. Question de discuter de l’idée à voix haute avec quelqu’un d’autre et de vérifier que personne d’autre n’avait la même idée, j’ai décidé d’en parler avec Serge Nadeau. Il trouva que c’était une bonne idée, mais ne se considérant pas comme une référence en la matière, il me suggéra d’en discuter avec Michel Duchesneau. L’après-midi même, sans rendez-vous, je me rendis donc au bureau de Michel Duchesneau pour discuter de l’idée. Ce fût la seule et unique discussion sérieuse que j’ai eue avec Michel Duchesneau. Il acclama mon idée et se mis à me parler de sa vision de la gestion de la ville de Granby. De façon incroyable, cet homme possédait tous les chiffres de la comptabilité actuelle de la municipalité dans sa tête. Non seulement, il pouvait parler de projets, mais aussi de comment les financer et les gérer. À ce jour, on me dit qu’il a toujours ces chiffres en tête, prêt à en discuter avec n’importe qui, à n’importe quel moment. Pendant la campagne, je n’ai eu qu’un ou deux appels téléphoniques de sa part pour m’inviter à prendre part à un projet pour contrer le projet des terres Miner, ce que je refusa car j’en avais assez de la course à la mairie et c’était plus important de contrer M. Goulet qu’un seul de ses projets.

Le dernier contact

Depuis j’ai rencontré Denis Langlois une fois à son bureau afin que je puisse ventiler à propos de l’incubateur industriel et j’ai contacté Serge Nadeau pour l’encourager dans sa quête contre la compétition du Golf Miner. Après le dépôt du registre contre l’emprunt global pour 2009 et la lettre de Richard Rainville dans la Voix de l’Est, Gérald Scott avait lui aussi besoin de ventiler à propos de la gestion de la Ville de Granby en général et m’invita à un dîner où était présent M. Langlois, Nadeau et Rainville (je ne savais même pas qui il était) où on s’est tous vidé le coeur. Ce fût une réunion extrêmement plaisante avec des gens intelligents, compétents et raisonnables, et je n’hésiterais pas à participer à d’autres de ces réunions. Je n’hésiterais pas à participer à une telle discussion qui impliquerait Michel Duchesneau non plus.

Aucun complot

Comme vous voyez, il n’y a pas beaucoup de complot à Granby. Chose certaine, je n’en fait pas parti et les idées que j’exprime sont les miennes. Il est évident que je ne suis pas la seule personne raisonnable à Granby et que d’autres partagent mon avis. Des personnes comme ma cousine, qui est comptable et dont la spécialité et de faire la comptabilité de compagnies en difficulté, qui n’a pas d’éloge pour le maire actuel. Son opinion a beaucoup plus d’importance et de crédibilité à mes yeux que celle de ceux qui profitent des excès de Richard Goulet. Et malgré que plusieurs des 8000 personnes qui ont voté contre les terres Miner soient découragées par l'impertinence du maire, ce n’est qu’une question de temps avant qu’elles reprennent confiance au système et décident de s’exprimer à nouveau. 

Donc, ne vous étonnez pas de me voir côtoyer ces personnages à nouveau dans le futur, même pour planifier des actions plus concrètes, car je crois que les gens ont tort d’avoir peur de dire leur opinion sur la gestion des biens et services publics. C’est encore pire quand ces gens sont des gestionnaires réputés dans la communauté.