samedi 12 mars 2011

Allons-nous accepter de tomber un à la fois?

Un des propriétaires de la rue Robitaille lance un cri d'alarme. J'avais déjà écrit à ce propos (voir le blog).

En lisant cette lettre, je me remémore tous ces citoyens qui se battent seul devant l'administration; en vain. Le propriétaire exproprié de la rue Mountain (pour le pont), les gens de la rue Long (pour l'accès au golf), les gens de la rue de l'Estrie (pour la piste cyclable), les divers commerçants victimes de concurrence déloyale, etc. Quand aurons-nous le courage de tous se tenir debout, ensemble, devant ce gouvernement qui improvise chaque fois qu'il prend une décision, sans tenir compte des conséquences sur la vie de ses citoyens?

Personnellement, je n'attendrai pas de recevoir un compte de 100 000 $ - pour des services dont je n'ai pas besoin - pour réagir. D'ailleurs, les hausses incroyables de mes comptes de taxes (et celles qu'on peut anticiper dans un futur pas si lointain) sont largement suffisantes pour me pousser à agir.

Subvention illégale

J'ai toujours dit que de faire du commerce n'était pas une responsabilité de la Ville. La seule façon acceptable de financer un gouvernement est de faire payer des taxes pour les services qu'il rend. Il y a aussi un principe d'équité qui prévaut. C'est-à-dire que la municipalité ne peut pas favoriser un contribuable au détriment d'un autre.

Ce sont des principes très simples et fondamentaux de notre système que certains, malheureusement, ne comprennent pas. Eux, ils veulent faire de l'argent en faisant des investissements. Ceci leur semble une façon logique de diminuer les taxes (même si, ironiquement, elles augmentent). Eux, ils aiment marcher sur la ligne lorsque vient le temps de subventionner certaines organisations.

Or, il y a des lois pour protéger ces principes et je crois que l'une d'entre elles vient d'être enfreinte. Je crois aussi que cela aura des répercussions pour les contribuables granbyens. Naturellement, cela concerne encore les terres Miner, ce projet controversé, mais qui a toujours été pris à la légère. Imaginez qu'il y a une loi appelée LOI SUR L'INTERDICTION DE SUBVENTIONS MUNICIPALES:

1. Nonobstant toute disposition contraire ou incompatible dans une loi générale ou spéciale, aucune municipalité ne peut, ni directement, ni indirectement, venir en aide à un établissement industriel ou commercial, autrement que de la façon prévue à la Loi sur les immeubles industriels municipaux (chapitre I-0.1), et notamment, sans restreindre en rien la généralité des termes précédents, elle ne peut venir en aide en aucune des manières suivantes, savoir:

1° en prenant et souscrivant des actions d'une compagnie formée pour cet objet;

en donnant ou prêtant de l'argent ou autre valeur ou en donnant la jouissance ou la propriété d'un immeuble;

3° en garantissant, par endossement ou autrement, une somme d'argent empruntée;

4° en accordant une exemption de taxes à un établissement industriel ou commercial.

Après lecture de cette loi, croyez-vous que Richard Goulet nous a mis dans le pétrin en acceptant de financer à 2% les nouveaux propriétaires de la terres Miner? Croyez-vous qu'il vont toujours nous offrir 11,5 M $ lorsqu'ils devront choisir entre payer comptant ou se faire financer par une banque? Enfin, consolons-nous en nous disant que nous saurons ainsi la véritable valeur marchande de ces terrains.

Est-ce qu'un fonctionnaire n'a pas fait son travail pour informer notre conseil de cette loi? Est-ce que le conseil a ignoré l'avis d'un fonctionnaire? Voilà bien des questions qui méritent des réponses.

La théorie qui plane dans l'air en ce moment, à laquelle je suis attentif, c'est que cette transaction émane de Catania, une compagnie qui sait comment tirer avantage des élus naïfs. Mais, pour une raison inconnue, ils n'ont pas voulu conclure la transaction (peut-être qu'il y avait trop de gens qui posaient des questions, comme moi et Michel Laliberté). Comme Richard Goulet avait annoncé la nouvelle pour mousser sa campagne électorale 2009, il lui fallait trouver une autre solution pour se sortir de l'embarras. C'est à ce moment, qu'il est allé à la rencontre des seuls autres acheteurs potentiels pour leur offrir un «deal» similaire. Or, ces hommes d'affaires ont bien senti que Richard Goulet était dans l'eau chaude et ils en ont profité au maximum pour négocier un contrat où seul les acheteurs sont avantagés; en échange pour l'image du bon maire qui conclut une vente avec un gros montant «boosté» aux stéroïdes.

1 commentaire:

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.