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mercredi 3 décembre 2014

Vous ne lirez pas cet article

Non, vous ne lirez pas cet article.  La raison est simple: ça n'intéresse personne.  J'ai pourtant tenter de travailler avec les autres pour faire avancer les choses, mais on m'a clairement dit que ça n'intéresse personne.  Aujourd'hui, je me dois de démontrer que mon travail avait de la valeur;  Ne serait-ce que pour préserver ma santé mentale.

Budget 2013

En décembre 2012, le conseiller Michel Mailhot présentait le budget 2013.  Dans la vidéo suivante, il nous explique comment on doit voir l'augmentation de 8% du compte de taxes (je suis désolé pour les 10 premières secondes sans image, c'est un problème technique de la station de télévision):


Pour lui, une augmentation de 8% dès la première année pour une durée de 3 ans est l'équivalent de 2,6% par année.  À l'époque, j'étais dans l'assistance et j'ai sursauté en entendant ça.  Le tableau suivant montre ce qu'aurait été sur le compte de taxes une augmentation de 2,6% par année par rapport à 2012 comparativement à ce que M. Mailhot a présenté (8% dès la première année):


annéeScénario 8%Scénario 2.6%
2013154 $50 $
2014154 $101 $
2015154 $154 $

Il me semble que la différence est simple à voir:  On prend l'augmentation qu'on devrait avoir en 2015 et on l'applique aux années précédentes.  C'est comme si vous alliez chez votre épicier et qu'il vous dirait:

«Aujourd'hui je te vends ma canne de petits pois 1.00 $.  Mais à cause de l'inflation, l'année prochaine je vais devoir te la vendre 1.10 $, l'année suivante je te la vendrai 1.20 $ et la troisième année, ça sera probablement 1.30 $.

Sais-tu quoi? Étant donné que je devrais augmenter à 1.30$ dans 3 ans, je ne perdrais pas de temps et je vais l'augmenter à 1.30 $ dès l'année prochaine.»

C'est le raisonnement le plus stupide que j'ai jamais entendu.  Et pourtant nos élus le font sans que personne ne réagisse.  Personne ?  En fait, je l'ai fait.  Bon je suis le seul, mais quand même.  La vidéo suivante présente le résultat de mon intervention à peine quelques minutes après les propos de M. Mailhot.  Admirez la technique d'équipe pour me ridiculiser:




J'aime bien les accusations de M. Mailhot:

«Vous faites une allusion à la population - Vous avez la chance d'avoir le micro - que ça va être 8 % par année.  J'aime pas votre allusion.  Vous travaillez dans cette façon là, pis c'est pas l'fun de passer des mauvais messages à la population.»

Celle de Mme Éliette Jenneau n'est pas meilleure:

«Alors l'insécurité que vous essayez de mettre dans la tête de nos citoyens, nos citoyennes, ce soir, j'en vois pas l'utilité en fait.»

Apparemment, je cherchais à faire peur aux gens et ce, sans fondement.

La réalité

Voilà, aujourd'hui nous somme à l'aube de 2015.  Surprise, il y aura une augmentation du taux de taxes!  On nous a dit 53 $ de plus.  Le tableau précédent n'est donc plus vrai.  La dernière ligne doit être modifiée:

annéeScénario 8%Scénario 2.6%
2013154 $50 $
2014154 $101 $
2015207 $154 $

Non seulement nous avons payé une augmentation équivalente aux prévisions de l'augmentation pour 2015 pour les années 2013 et 2014, mais un coup rendu en 2015, on augmente l'augmentation prévue!

Pensez-vous que M. Mailhot qui m'accusait de faire des allusions en 2012, va défendre ses propos de 2012, soit:

«C'est sur 3 ans, je le répète,  parce que je ne veux pas entendre que les gens disent qu'on augmente notre coût de taxes de 7% cette année, c'est vraiment sur 3 ans, ça fait uniquement 2,3 % d'augmentation.»

Meeeeeeeeuh Non, voyons!

Il ne parlera pas, comme d'habitude.  Et si jamais quelqu'un le forcerait à parler, il mettra l'accent sur le fait qu'il avait aussi dit (grâce à mon intervention) que rien n'était garanti.  Le 2.3 % par année? C'est le passé.  Regardons plutôt vers l'avenir les augmentations qu'on vous propose, question de vous faire avaler celle de cette année.

Mais ce n'est pas le même maire, me direz-vous?  Oui mais il était là lors du dépôt du budget 2013 par M. Mailhot.  Voulez-vous entendre ce qu'il avait à dire sur l'augmentation du compte de taxes lors de cette même réunion?  Vous allez voir, écouter les propos d'hier de M. Bonin et comparez-les avec ses actions d'aujourd'hui, c'est pissant:


Vous l'avais-je dit?  Tordant.  M. Bonin ne semble plus parler de diminution de taxes aujourd'hui.

Et si les hausses de taxes étaient justifiées?

Soyons neutre et objectif pour un instant.

Comme M. Bonin nous le rappelle dans la vidéo précédente, M. Goulet et ses acolytes nous ont toujours dit que Granby en bas de 80¢, c'est ingérable.  Aujourd'hui, M. Bonin, qui a maintenant le loisir de prendre les décisions, semble démontrer la même chose.  Tout ceci semble indiquer que M. Bonin avait tort.  Et si M. Bonin avait tort alors qu'il était déjà sur le conseil à l'époque (Et même sur le comité des finances à une certaines époque), alors M. O'Breham a probablement tort aussi et ne pourrait certainement pas faire mieux lui aussi.

M. Bonin présente beaucoup d'avantages comparativement à son prédécesseur, notamment ses relations cordiales avec ses citoyens et son honnêteté intellectuelle du fait qu'il augmente les taxes pour les dépenses qu'il fait plutôt que d'augmenter la dette et de faire croire aux citoyens que tout est gratuit.  Espérons qu'il continuera sur cette voie.

Mais est-ce que l'argent est bien dépensé?  Je crois qu'il a encore des croûtes à manger.  Je ne sais pas ce qui se passe lorsqu'on dépose son derrière dans un siège à la table du conseil, mais on dirait que ç'a un effet très négatif sur le gros bon sens.

Laissez-moi vous démontrez que M. Bonin aurait pu vous annoncer une baisse du taux de taxes au lieu d'une augmentation et ce, seulement en vous démontrant à quel point l'achat de l'usine Cresswell pour la future piscine est une très mauvaise affaire pour les contribuables granbyens.

La piscine

Je ne veux même pas mettre en doute la nécessité de construire une piscine.  On prend pour acquis que c'est une nécessité.

Le conseil vient tout juste de donner son accord pour l'achat de l'usine Cresswell en vue d'y installer cette piscine.  Prix d'achat: 2.9 millions $.  Les coûts de démolition sont aux frais du vendeur, et ceux de décontamination sont 50/50 entre la ville et le vendeur, jusqu'à concurrence de 500 000 $ pour la ville.  Ce qui signifie que le coût final pour la ville pourrait être de 3.4 millions $.

La Voix de l'Est nous dit que «La valeur marchande du terrain, selon les évaluations obtenues par la Ville, oscille entre 2,6 et 2,9 millions$, dit le maire.».

Le terrain vaut 2.9 millions $ selon les évaluations.  Vraiment?  Vérifions donc la propre évaluation de la ville du 553 Léon-Harmel:

Valeur du terrain:            195 000 $
Valeur du bâtiment:         743 000 $
Valeur de l'immeuble:     938 500 $

Visiblement, on est loin de l'évaluation de la Ville (surtout si on ne considère que le terrain, comme l'article le mentionne).  L'évaluation de la Ville est pourtant représentative de la valeur marchande et vous n'avez qu'à regarder des sites d'agent immobilier pour vous apercevoir que les prix demandés (et non les prix vendus) et les évaluations de la Villes sont très similaires.  La compétence du service d'évaluation ne peut donc être remise en cause.

Alors pourquoi payer 3 fois plus ?  C'est vrai, le terrain doit être décontaminé.  Mais depuis quand est-ce la responsabilité de l'acheteur de payer la décontamination ?  Normalement, on vit plutôt la situation inverse:  Un acheteur prend possession du terrain, il s'aperçoit qu'il est contaminé, puis il poursuit le vendeur pour vice caché afin de se faire rembourser les coûts de décontamination.  Et si le vendeur le déclare lors de l'achat, son terrain vient perdre énormément de valeur.  Ici, au lieu que le pollueur paye, c'est encore le contribuable.

C'est vrai aussi qu'en cas d'expropriation, on doit payer les frais pour le déménagement imposé; et c'est normal.  Ici, il n'y a pas d'expropriation, mais s'il n'y avait pas eu d'entente, la Ville y aurait été contrainte et elle aurait dû en faire une.  Mais l'usine en question vit des temps difficiles car le potentiel de croissance n'est plus là.  Elle va concenter ses opérations dans son autre usine, réduire ses effectifs d'une quinzaine de personnes et prendre l'argent pour réinvestir dans ses équipements.  La situation semble plus être une fermeture inévitable qu'un déménagement imposé.  Un acheteur sérieux aurait su jouer cette carte pour faire son offre d'achat au moment opportun (un bâtiment vide aurait eu une moins grande valeur).  Mais il y en a qui ne peuvent pas attendre.  Finalement, on vient de subventionner indirectement les activités industrielles d'une usine.

Bref, cet immeuble est loin - très loin - de valoir 2,9 millions $.

Comme pour le conseil précédent, on a aussi la mauvaise habitude de dire à tout le monde qu'il n'y a qu'une seule possibilité:  On veut la Cresswell, c'est ça ou rien.  Bonne chance dans vos négociations avec de tels propos.

Au fait, combien ça vaut un terrain de 263 000 pi.ca., sans bâtiment?  Celui de la Cresswell est évalué à 195 000 $.  C'est environ 3 millions $ de moins que ce qu'on s'apprête à payer (On ne s'enfargera pas dans les virgules).

Vous rappelez-vous, il y a un jour pas si lointain, la ville était propriétaire d'un terrain qu'elle a vendu 1,25$/pi. ca.?  Le «deal» du siècle nous disait-on.  Même un juge de la Cour Supérieure avait une opinion allant dans ce sens.  Bon, c'est un «deal» tellement payant qu'on doit maintenant augmenter les taxes ... mais je m'éloigne du sujet.  Ce terrain est un des quartiers chauds de la Ville.  Les gens de ce quartier doivent traverser un pont chaque fois qu'ils veulent utiliser les services de la Ville, au point que certains sont prêt à construire un autre pont.  Il y a aussi dans ce secteur, le complexe Artopex (C'est drôle, c'est financé par le privé ... Aaaaargh, j'ai dit que je ne parlerais pas de la nécessité pour une ville d'investir dans une piscine!).  On pourrait donc y développer un «quadrilatère des sports» à cet endroit.  À l'époque où la Ville était propriétaire, on avait même eu la générosité de donner un terrain à la commission scolaire pour qu'elle y construise une école.  Ah, le bon vieux temps où l'on était riche!

Bref, si on aurait garder 263 000 pi. ca. des terres Miner (si vous n'aviez pas encore compris de quel terrain je parlais) avant de les vendre (ou si on en ferait l'expropriation aujourd'hui), à 1,25 $/pi. ca., ça nous aurait coûté que 330 000 $.  Encore 3 millions $ de moins que ce que ça coûte pour la Cresswell.

Oui, on peut avoir une belle argumentation en faveur de la Cresswell pour y établir une piscine.  Mais on peut aussi y trouver des désavantages et on peut faire une belle argumentation pour d'autres options aussi.  Et payer 3 millions $ de plus qu'une autre option, pour moi, c'est pesant dans la balance; Surtout en période d'austérité et surtout lorsque les subventions ne sont pas garanties et que le projet ne pourra pas se faire sans elles.

Ce qui me choque le plus, c'est qu'aucun conseiller n'a commenté le dossier.  Ç'a passé comme une lettre à la poste.  Et nous avons, pas un, mais deux agents immobilier siégeant sur le conseil.  Jamais vous me ferez croire que, dans le privé, il ne dirait pas que c'est trop cher payé pour ce terrain.  Qu'est-ce que ça donne d'avoir des experts sur le conseil si on ne peut pas profiter de leurs expertises?

Et le compte de taxes, dans tout ça?

L'augmentation de taxes que nous subiront en 2015 rapportera 1,6 millions $ à la Ville.  Pour nous faire avaler la pilule, le maire Bonin nous imageait:

«Avec 1,6 million$, on fait un kilomètre de rue»

Notez qu'il ne parle pas de financer l'achat de son terrain pour la piscine;  Les rues, ça paraît toujours mieux.

Pourtant, si le conseil aurait fait une négociation plus serrée, il aurait pu facilement économiser ce 1,6 millions $ et la hausse de 2015 n'aurait pas été nécessaire et ce, sans réduire les investissements dans les infrastructures de rue.

Pire encore, s'il aurait choisi un autre terrain et économiser 3 millions $, il aurait pu BAISSER le taux de taxes de 2,5 ¢ au lieu de l'augmenter de 2,5 ¢; Toujours sans réduire les investissements ailleurs.

Voilà pourquoi je maintiens encore que la Ville pourrait être gérée à moindre coût.  Et encore, on n'a même pas parlé des 4 millions $ qu'on paye chaque année pour les intérêts sur la dette, soit l'équivalent de 6 ¢ sur notre taux de taxes qui ne nous rapportent absolument rien.

Mais voilà, personne ne lira cet article.  Et même si quelqu'un le ferait, personne n'ira questionner le conseil concernant ses décisions douteuses.  Le fauteuil de notre salon est plus confortable.

Pour ma part, c'est terminé.  Même si je le voudrais, je n'en ai plus l'énergie.  Et le peu d'appui que j'ai eu m'a enlevé toute ma crédibilité dans ces dossiers.  J'ai seulement écrit cet article pour ma thérapie personnelle, donc il n'est pas nécessaire que vous laissiez des commentaires ou que vous me contactiez pour me féliciter.  Si vous voulez faire quelque chose, allez brasser le conseil pour les réveillez un peu et les maintenir sur le qui-vive.

Sinon, continuez d'attendre que les gouvernements dilapident vos fonds avant de réagir.  Mais ne vous plaignez pas quand il n'y en aura plus et que vous vivrez un régime d'austérité.  En démocratie, c'est lorsque les décisions sont prises au conseil qu'il faut réagir, et non pas manifester dans la rue quand notre côte de crédit est abaissée.

En passant, à Granby, les décisions sont prises à la séance publique du conseil et non pas un samedi matin, une fois par mois.  Vous êtes des adultes responsables, capables de comprendre ce qui se passe à ces réunions, du moins si vous en faites l'effort.  Ne vous laissez pas distraire par des réunions qui n'ont aucun poids politique et qui vous distraient des «vraies affaires».  Si vous continuer, on finira par vous retirer le droit de participer aux «vraies» réunions.

Édition:

Incroyable, pas aussitôt terminé d'écrire cet article que je lis le Granby Express où on peut y lire:

«Une fois le terrain remis en état, la Ville va disposer d'un vaste espace de 24 740 mètres carrés (263 393 pieds carrés). Le prix de vente représente donc un peu plus de 117$ du mètre carré. «Ce qui est conforme à l'évaluation que notre directrice Chantal Leduc, du Service de l'évaluation, en a faite pour un terrain sans bâtisse et décontaminé», peut-on lire dans la résolution adoptée lundi soir.»

Apparemment, c'est le service d'évaluation de la ville qui a fait l'évaluation de 2,6 à 2,9 millions $ (J'aimerais bien voir cette évaluation et, surtout, les comparatifs utilisés, car ça ne correspond pas avec ce que j'ai vue de certains terrains que j'ai rapidement analysés).  Mais voilà, c'est pour un terrain d-é-c-o-n-t-a-m-i-n-é.  Y a-t-il quelqu'un qui peut m'expliquer pourquoi on paye, en plus, la moitié de la décontamination alors qu'on donne déjà un montant équivalent au haut de la fourchette de prix?

Je vous le dis, nos agents immobilier qui siègent sur le conseil dorment sur la switch.  C'est pas vraiment plus gratifiant pour les autres conseillers non plus.

jeudi 8 mars 2012

Pascal Bonin n'est pas content ... et avec raison

Il faut vraiment que je donne mon support à Pascal Bonin qui tient à bout de bras un dossier difficile, mais pourtant très important:  L'attribution des contrats de surveillance des travaux.

C'est important d'encourager ce conseiller dans ce dossier, car seul un membre du conseil pouvait nous révéler les dessous de ce que certains pourraient qualifier de «manigances» pour contourner le système.  Pascal Bonin dénonce courageusement ce système odieux malgré le dénigrement et l'indifférence de ses confrères et consoeurs.   Il est triste de voir que ce dossier ne préoccupe pas plus que ça nos journaux locaux malgré des preuves flagrantes.  Il est vrai qu'on doit faire un peu de recherche pour les trouver; ce blog sert à mettre à jour les incohérences des explications de notre conseil à ce sujet.

SERVICES PROFESSIONNELS EN ARCHITECTURE - Surveillance de chantier - Agrandissement et rénovation du poste de police et de la caserne de pompiers

Tout commença l'été dernier alors que la Ville de Granby va en appel d'offres pour retenir les services d'ingénierie pour surveiller le chantier de la caserne de pompier.  Le projet total est évalué à 7,5 M $.

Comme on peut le lire dans l'appel d'offres, la valeur estimée est entre 100 000 $ et 199 999 $, ce qui correspond à 2 % du coût total du projet.  De plus, il y a 3 critères d'admissibilité pour les soumissionnaires:
  • a) Est admissible à soumissionner tout fournisseur ayant un établissement dans le territoire de la Municipalité régionale de comté de la Haute-Yamaska (MRCHY). Un établissement est défini comme suit pour les fins des présentes:
"Un bâtiment ou une partie de bâtiment où le fournisseur exerce des activités professionnelles de service d'ingénierie de façon permanente, clairement identifié à son nom et accessible au public durant les heures normales d'affaires."
  • b) est détenteur de l'accréditation ISO 9001 ou 9002 pour l'établissement de la MRCHY;
  • c) est membre de l'Association des architectes du Québec (A.I.C.Q.);
Première chose à noter:  Un seul fournisseur capable d'effectuer un tel travail répond à tous ces critères, c'est-à-dire Cimaise-FBA, une firme formée en 2009 avec l’agence Favreau et Blais appartenant à l'architecte Denis Favreau.  Tous les gens du milieu le savent pertinemment comme l'a souligné Pascal Bonin le 5 mars dernier:


La deuxième chose à noter est que, comme l'a mentionné Pascal Bonin, ces critères ne s'appliquent que pour les contrats estimés à moins de 500 000 $.  Avec une estimation plus haute, les fournisseurs peuvent venir de l'extérieur de la MRC.

Sans surprise, Cimaise-FBA fût le seul soumissionaire et remporta l'appel d'offres.  Ce qui a surpris, c'est le montant de la soumission, soit 325 000 $ ou 4,3 % du coût total des estimations.  J'avais dénoncé le fait que le conseil ne se souciait pas de cet écart majeur entre l'estimation des fonctionnaires de la Ville et les coûts réels (ici et ici).  Un citoyen avait demandé des précisions à ce sujet durant la période de questions de la séance de septembre et Richard Goulet avait répondu ceci:


Notez bien ses propos car j'y reviendrai:

«Je me serais posé de sérieuses questions s'il y avait un soumissionnaire et que ça aurait été à 8 % ou 9 % exemple, ça je pense que ce n'était pas dans les normes par rapport au travail demandé».
 
Pascal Bonin avait dénoncé les conditions trop restrictives des appels d'offres.  Le reste du conseil a continué de défendre le système en invoquant 3 raisons:
  1. Les prix ne seront pas différent si on sort de la région;
  2. Il faut encourager l'économie locale;
  3. Lorsqu'une firme regroupe les services d'architecture, de génie et de contrôle des matériaux, c'est pour une question d’efficacité et de responsabilité afin que personne ne se lance la balle.
Première preuve:  Les prix peuvent être plus bas lorsqu'on sort de la région

En décembre dernier, un autre contrat est accordé.  Comme le contrat est estimé à plus de 500 000 $, il est ouvert à tout le Québec.  Surprise, une firme de Candiac fait une soumission avec un montant équivalent à 1,8 % du coût total des travaux.  Malgré que ce coût correspond aux estimations traditionnelles des fonctionnaires de la Ville, Richard Goulet maintiendra que 5 % est un montant «normal» et que ce contrat «sort de l'ordinaire».

Deuxième preuve:  Une seule firme n'est pas plus efficace que trois firmes différentes

De retour à notre contrat de surveillance de chantier de la caserne de pompiers, nous apprenions lundi dernier que Cimaise-FBA en est à 111 erreurs.  Pascal Bonin nous expliquait qu'il valait peut-être mieux engager des firmes professionnels dans leur domaine respectif:



Donc le coût du contrat est maintenant de 698 000 $ (soit 325 000 $ plus 373 000 $).  Peut-être est-ce dû à des surprises imprévisibles ?  Voyons ce que M. Favreau a à dire à ce sujet:

«On a eu seulement 120 jours pour préparer les plans complets. Quand t’es pressé par le temps, ça arrive qu’il y ait des erreurs»

«Il y a des choses en génie qu’on n’a pas pu faire parce qu’il fallait déposer la soumission. On n’aurait pas pu tout faire»

«Peut-être que les ingénieurs ont émis des plans qui n’étaient pas parfaitement coordonnés et qui auraient dû être vérifiés»

Non!  Ce sont des erreurs dues à une mauvaise préparation, tout simplement.  Selon M. Favreau, si on aurait pris le temps de bien faire le travail, ce sont les coûts auxquels on aurait dû s'attendre.  Ceci soulève deux questions:

1) Les coûts sont maintenant supérieurs à 500 000 $, donc nous aurions dû aller en appel d'offres sur tout le territoire du Québec et nous aurions probablement eu plus qu'un soumissionnaire;

2) Si Cimaise-FBA aurait soumissionné à 698 000 $, cela aurait représenté plus de 9 % des coûts totaux estimés en septembre dernier à 7,5 M $.  Pire encore, depuis ce temps, nous connaissons la plus basse soumission pour les travaux qui seront de 6,8 M $, comme nous le faisait remarquer Richard Goulet, de façon bien innoncente, lundi dernier:



Donc, si les fonctionnaires de la Ville avait adéquatement estimé les coûts à 6,8 M $ au lieu de 7,5 M $, 698 000 $ représente plus de 10% des coûts totaux des travaux de la caserne.  Revisionnez maintenant la deuxième vidéo de ce blog.


Révision des conditions d'admissibilité

Mais, bonne nouvelle, les conditions d'admissibilité ne sont pas coulées dans le ciment et lundi dernier le conseil devait en faire la révision pour cette année.  Pour aider nos conseillers à prendre une décision, le directeur général, Michel Pinault, y alla de recommendations basées sur le rapport Duchesneau à propos de la collusion dans le monde de la construction.  Voici une présentation des «changements» apportés selon ces recommendations:



Notons d'abord que sans l'intervention de Pascal Bonin, jamais nous n'aurions eu connaissance du rapport «Pinault» - qui est un document interne - et nous n'aurions jamais su que le conseil a refusé de suivre ses recommendations.

Voilà, le seul argument qui demeure pour garder ces critères d'admissibilité qui ne servent pas les intérêts des contribuables granbyens, c'est pour «encourager l'économie locale».  Le conseiller Girard tentera de nous rassurer en nous disant que plusieurs autres municipalités utilisent des façons similaires pour attribuer des contrats. Ce n'est guère rassurant lorsqu'on pense que le rapport Duchesneau existe car on considère qu'il y a un problème généralisé au Québec.

Se poser de sérieuses questions

Ce qui m'a vraiment poussé à écrire ce blog, ce sont les propos tenus par Denis Favreau dans le Journal l'Express:

L’architecte Denis Favreau, responsable du chantier, ne comprend pas la réaction de la Ville.  Selon lui, les travaux vont se conclure sous la limite budgétaire, qu’il chiffre à 7,5M$, malgré les erreurs aux plans et devis qu’il attribue au manque de temps. «Le budget que j’ai, légalement, c’est 7 551 032$. Il a toujours été respecté et on va finir les travaux en dessous du budget j’en suis convaincu», insiste-t-il.

Granby soutient toutefois que le contrat accordé à l’entrepreneur est de 6 011 849,90$ et que c’est là-dessus qu’il faut s’ajuster. «Il faudrait faire un projet sans que ça coûte une cenne de plus? Voyons donc!», réplique Denis Favreau, qui affirme qu’il est inévitable que des dépenses surviennent en raison de diverses conditions de chantier.


Alors, pour M. Favreau, il est «normal» que ça coûte toujours plus cher.  Pour M. Favreau, si la Ville a prévu 7,5 M $ dans son budget, il est «normal» qu'elle le dépense au complet, même si la soumission acceptée est plus basse.

Ce mépris du processus d'appel d'offres, en plus de tout ce qui a déjà été dit - dont le fait que les coûts excèdent 9 % des coûts totaux alors qu'il n'y a qu'un seul soumissionnaire -, devrait être suffisant pour qu'on «se pose de sérieuses questions» comme Richard Goulet nous le disait en septembre dernier.  Or, Richard Goulet ne se pose toujours pas de questions, il préfère chercher des excuses.  Pascal Bonin, lui se pose de bonnes questions:


Les autres conseillers ?  Silence total pour la plupart d'entre eux.  Éliette Jenneau dira que l'augmentation du contrat de la caserne la «fait sourciller» mais elle n'a rien dit quant aux critères d'admissibilité des contrats.  On a déjà mentionné la réplique de M. Girard.  Mais on ne peut passer outre les excellentes réflexions de Michel Mailhot qui, après avoir écouté le questionnement de M. Bonin, nous disait:



Nous voilà maintenant rassurés:  M. Mailhot nous dit qu'il a les intérêts des citoyens à coeur.  Aucun argument face au questionnement de M. Bonin.  Aucun argument pour justifier le refus de suivre les recommendations des rapports «Pinault» et Duchesneau.  Nous devons croire sur parole qu'il fait du bon travail, tout simplement.

Il en rajoutera plus tard dans la séance, avec la complicité du maire après qu'une série de 4 directives de changements furent énumérées avec pour résultat des économies par rapport au prix de la soumission initiale:


Ce qu'il ne dit pas par contre, c'est que ces contrats ne sont pas reliés aux contrats de génie, d'architecture ou de contrôle des matériaux.  Ils ne sont pas reliés aux compagnies «protégées» par les conditions avantageuses de l'attribution des contrats.  Les 3 compagnies impliquées dans les directives de changements précédentes sont:  Les Constructions Bricon ltée, Jonesco inc. et Bertrand Ostiguy inc.  En passant, Jonesco c'est la propriété du «méchant» Michel Duchesneau, ennemi juré de Richard Goulet, qui ne cherche qu'à «causer du tort» à la Ville de Granby selon certains.  Cimaise-FBA - la compagnie «protégée» qui crée des augmentations de coût - c'est la propriété de Denis Favreau, que beaucoup de gens prétendent être un bon ami de Richard Goulet.

Pascal, ne lâche pas l'excellent travail que tu fais dans ce dossier.  Chers journalistes, éditorialistes et autres responsables de l'information, s.v.p., donner à ce dossier la visibilité qu'il mérite.

dimanche 19 février 2012

Un dernier blog pour la route

«Et malgré que plusieurs des 8000 personnes qui ont voté contre les terres Miner soient découragées par l'impertinence du maire, ce n’est qu’une question de temps avant qu’elles reprennent confiance au système et décident de s’exprimer à nouveau. »

Voilà ce que j'écrivais dans le premier sujet de ce blog publié le 25 janvier 2009.  À cette époque, je croyais que cela prendrait quelques mois et que les gens se mobiliseraient pour les élections de novembre 2009.

Je me suis ensuite servi d'un registre tenu au mois de juin de la même année pour évaluer l'intérêt des citoyens pour une opposition aux prochaines élections.  Le peu d'intérêt montré par la population me poussa à me dire que ça allait prendre un autre 4 ans pour que les gens voient les résultats désastreux de l'administration Goulet.  Nous avons finalement eu des élections, mais avec des candidats qui, au mieux, étaient mal préparés, au pire, étaient de véritables clowns.  Une véritable farce pour une démocratie avec un bassin de population de 60 000 habitants.

Malgré tout, Richard Goulet a obtenu moins d'appui aux élections que je prévoyais et beaucoup de gens semblaient surpris que Richard Goulet soit réélu (mais sans une opposition clairement exprimée, c'était du «wishful thinking»).  Ça m'a redonné un peu d'espoir.

Passer à une autre étape

Ma première attente de la part du conseil a toujours été de voir des conseillers s'exprimer.  Cette étape, elle fût franchie le 29 novembre dernier.  (Voir 5 ans plus tard et Pascal Bonin et Éliette Jenneau)

Comme je le disais, en écrivant ce blog, je croyais dénoncer les échecs de l'administration Goulet durant quelques mois et ainsi éveiller la population afin qu'elle se prépare aux prochaines élections.  Or cela aura pris 3 ans, mais je crois que cette deuxième étape est maintenant franchie.

Le plus difficile aura certainement été que la gestion du maire fasse la une des journaux locaux afin qu'on puisse en discuter entre nous.  Encore une fois, cette étape semble être franchie.  Cette semaine seulement, on compare la gestion du CINLB avec d'autres centres similiaires (J'avais pourtant déjà parlé du Marais de la Rivière-aux-Cerises l'année dernière), on enquête et dénonce l'attitude de la Ville dans le dossier du camping Tropicana (L'année dernière je vous disais qu'on jeterait à la rue ces personnes pour ensuite nous parler de HLM et c'est exactement ce qu'a fait Richard Goulet) et la Ville est maintenant poursuivie pour les refoulements d'égouts.  Petit aparthé pour cette dernière nouvelle:  Devant les tribunaux, la Ville maintient la défense de l'«Act of God» mais, devant la population - malgré que Bromont  a aussi été victime des pluies diluviennes - Richard Goulet maintient la théorie du manque d'investissements durant les adminstrations précédentes, ce qui donnera des arguments pour les compagnies d'assurance qui poursuivent la Ville, comme ici, à la séance du 19 décembre 2011 ou dans une entrevue à TVA, le 7 février dernier:




Heureusement cette théorie du «rattrapage» devrait être démolie bientôt, si on en juge par les propos de Michel Duchesneau.  Cette étape consituerait la dernière étape à franchir pour contrer le négativisme de l'adminstration Goulet et ce ne sera pas moi qui la fera.

Mais 3 ans à ne parler que de choses négatives, c'est beaucoup plus long que quelques mois et c'est dur sur le moral.  Richard Goulet accumulent les gaffes de façon répétitive et ne semble pas vouloir s'arrêter.  Ça devient redondant et lassant de les pointer chaque fois.

Il reste une dernière étape à franchir avant les élections de novembre 2013 et c'est celle où la population devra décider de ce qu'elle veut pour l'avenir, une étape beaucoup plus positive et stimulante.  En juin 2009, j'écrivais la réflexion suivante et elle est, malheureusement, toujours d'actualité:

«La plus grave conséquence du fait que les gens qui s'opposent à la gestion en place ne s'expriment pas librement est qu'il est difficile d'évaluer ce qu'ils attendent du conseil.  Doit-on cesser d'emprunter, dépenser moins ou les deux?  La quantité de projets réalisés en ce moment, est-ce raisonable?  Le rythme d'il y a 5 ans, était-il suffisamment rapide?  Si on réduit le rythme de réalisation de projets, quels sont les priorités?  Le compte de taxes doit-il baisser, rester le même ou pourrait-il encore augmenter? Doit-on vendre les terres Miner au plus vite, sachant qu'il y a risque de perte ou doit-on persévérer dans cette folle aventure de développement résidentiel?  Doit-on vendre le golf ou y investir davantage?  Ce sont toutes des questions dont les réponses sont loin de faire consensus, résultat d'un manque de discussion.  Ce manque de discussion et de discours critique est probablement le plus grave problème à Granby présentement.»

En ce moment, lorsque je tente de parler d'avenir avec d'autres citoyens, la discussion se termine toujours sur le fait que l'administration Goulet n'est pas bonne et qu'on ne doit pas répéter ces erreurs.  C'est bien, mais on doit voir plus loin que ça.  Ce n'est pas sain de constamment ressasser les erreurs du passé.

Puisque les conseillers semblent vouloir s'exprimer, puisque les médias semblent vouloir s'intéresser à ce qui se passe à l'hôtel de Ville, puisque les anciens élus semblent vouloir défendre leur bilan et puisque la population semblent vouloir chercher à s'informer de plus en plus, il est temps pour moi de passer à une prochaine étape:  Donner de la matière pour de saines discussions en vue d'un avenir prometteur.

Prochaine étape: Élections 2013

Je n'accepterais pas qu'il n'y ait pas de candidats de qualité aux prochaines élections, mal préparés et sans un style de gestion qu'ils seront capables de défendre.

Et les problèmes à règler sont suffisamment graves et profonds, qu'une campagne électorale d'un mois ne sera pas assez longue pour aller chercher les citoyens et les impliquer dans la communauté.  Selon l'expérience de la dernière élection, il faudra s'y attarder dès le début de 2013.  Ce qui est beaucoup plus long et ardu que je croyais, c'est d'expliquer les faits tout en gardant l'intérêt des citoyens.

C'est pourquoi je veux m'éloigner de ces constats négatifs de l'administration Goulet dont nous sommes témoins et me concentrer plus sur les leçons positives que nous pouvons en tirer:
  • Redonner à la démocratie ses lettres de noblesse;
  • Encourager l'implication citoyenne dans la communauté;
  • Retrouver un style de gestion qui maximisera chaque dollar dépensé.
Des défis que trop de politiciens ont mis de côté et ce, à tous les paliers de gouvernement.  Le municipal, c'est le plus facile à changer afin de montrer l'exemple aux autres et redonner l'espoir d'un avenir meilleur pour tous.

 Je veux donc m'éloigner des propos négatifs pour créer une vision positive pour les élections de 2013 basée sur les problèmes que nous avons vécu depuis 2005 et les solutions que j'envisage pour éviter de les répéter.  Serai-je candidat à la mairie?  Je ne dis pas non, surtout s'il n'y a pas de candidat sérieux ou qu'il y a seulement des candidats sans envergure qui pronent la «continuité».  Mais idéalement, j'aimerais bien être élu au poste de conseiller, laissant le poste de maire à quelqu'un qui, non seulement n'a pas peur des défis, mais qui possède aussi de bonnes aptitudes de rassembleur.

Peu importe qui se présentera ou combien il y aura de candidats, je sais que Richard Goulet ne sera pas réélu car il est allé beaucoup trop loin et a perdu toute crédibilité.  Cela ne veut pas dire qu'il faut se contenter de n'importe qui pour le remplacer.  Il faut éviter de faire seulement un vote d'opposition à Richard Goulet:  Il faut plutôt penser à notre avenir.

Je n'abandonne rien.  Je maintiendrai l'horloge de la dette ou annoncerai quelques brides d'information ici et là comme la tenue des registres à venir par exemple.  J'ai encore certains dossiers pour lesquels je ferai un suivi (ex.: les assurances du pavillon du golf Miner) et je continuerai de m'impliquer au sein du conseil du quartier #2.

S'il y a des gens qui veulent se réunir, discuter et s'impliquer pour l'élaboration d'une vision positive pour l'avenir de Granby, n'hésitez pas à me contacter sur obreham@gmail.com ou au (450) 372-3652.  J'aimerais me joindre à vous car j'aime bien les assemblées de cuisine.  Je m'intéresse aux méthodes de gestion innovatrices pour les trois points ci-haut mentionnés (améliorer la démocratie, l'implication citoyenne et les méthodes de financement des projets).  Il faudra aussi des gens pour se présenter aux prochaines élections.  C'est le temps de commencer à se faire à l'idée, tranquillement pas vite.

Il ne faut pas que les élections 2009 se reproduisent.

mercredi 1 février 2012

Richard Goulet et les parcs

On maintient le rythme avec la série «estimations farfelues» avec les parcs et terrains de jeux.  Celui-ci est d'actualité car on parle beaucoup de la place publique ces temps-ci.  Je vous épargne quelques vidéos cette fois-ci car Richard Goulet est particulièrement fier de ses investissements dans les parcs et terrains de jeux, alors c'est très long lorsqu'il en parle.  Mais faisons un petit résumé de ce qui a été accompli jusqu'à date.

En 2008, on prévoyait dépenser 7,7 M $, 1,6 M $ et 1,3 M $ en 2008, 2009 et 2010, respectivement.  En 2009, on prévoyait dépenser 2,1 M $, 800 000 $ et 400 000 $ en 2009, 2010 et 2011 respectivement.

Ici, je vous montre la vidéo où Richard Goulet nous dit, lors de la présentation du budget 2009, qu'en 2011 nous investirons seulement 400 000 $:


«Il commence à avoir une limite dans nos parcs»; «On aura fait le tour»; «On ne bâtira pas des parcs juste pour bâtir des parcs»; «Je pense qu'on va avoir repris le tempo qui avait été abandonné». 

Je n'ai pas les budgets pour 2010 et 2011, mais vous pouvez lire un petit résumé fait par La Voix de l'Est le 16 juin 2010, intitulé Goulet: «À court terme, on va avoir comblé les besoins». Dans cet article, on dit que «Granby a investi plus de 14 millions$ dans ses quelque 75 parcs et terrains de jeux.»  En ajoutant l'aréna et le centre de baseball Louis-Choinière, «ça fait plus de 30 millions$ d'investissements» selon Richard Goulet.  Selon l'article «Au terme de 2010, "le tour" de tous les espaces verts aura été complété, estime le maire. "À court terme, on va avoir comblé les besoins", dit-il.»  Toujours selon l'article, 14 nouveaux parcs ont été créés en 4 ans.  À ma connaissance, cet article ne tient pas compte de l'achat du boisé Miner et du golf Miner ainsi que des investissements dans le golf Miner.

Voyons voir le PTI pour 2012-2013-2014:

Parcs et terrains de jeux: 
  • 2012:   1 500 000 $ (+ 3 000 000 $ pour la place publique)
  • 2013:  1 200 000 $ (+ 1 000 000 $ pour la place publique)
  • 2014:  800 000 $ (+ 750 000 $ pour la place publique)
On voit clairement qu'il n'y a aucun ralentissement dans les montants investis dans les parc et terrains de jeux (et l'expérience passée avec l'administration Goulet tend à nous prouver que les dépenses réelles sont plus grandes que celles prévues aux PTI précédents).

Après avoir lu l'article de La Voix de l'Est, revoyez les propos de Michel Mailhot et Pierre Breton qui, en voulant justifier la place publique, tentent de nous faire croire qu'on n'a pas suffisamment investi dans les parcs à Granby.

N'oubliez pas toutes ces informations lorsqu'on tentera de vous faire avaler la pilule de la nécessité d'une place publique.

lundi 30 janvier 2012

Richard Goulet et la caserne

Toujours dans la série «estimations farfelues», voici combien on comptait mettre pour l'agrandissement de la caserne d'incendie en 2008 (les travaux étant prévus pour 2009):


L'année suivante, on décide de reporter les travaux en 2010:


Donc, on passe de 1,3 M $ à 4,3 M $ en l'espace d'une année, sans la moindre explication.  Comme on le sait déjà, les travaux seront réalisés en 2011 pour la somme de ... 7,5 M $ !

Encore une fois, je suis certain que les conseillers ont posé toutes les questions nécessaires − en séances préparatoires − pour connaître les raisons qui ont multiplié les coûts par 6 pour l'agrandissement de la caserne d'incendie.  Probablement un oubli de leur part de ne pas avoir partagé ces informations avec nous en séance publique.  En fait, c'est probablement que la raison est trop évidente:  Plus on attend pour réaliser les travaux, plus ça coûte cher.

samedi 28 janvier 2012

Richard Goulet et l'informatique

Dans mon blog Que vaut la parole de Richard Goulet?, je vous disais que j'avais mis la main sur les vidéos des présentations des budgets 2008 et 2009 et que je reviendrais avec les estimations farfelues de Richard Goulet.  Alors je partage avec vous ce que disait Richard Goulet à propos des investissements en informatique.

2008

D'abord, un petit retour sur la présentation du budget 2008.  2008 est la première année où Richard Goulet empruntera massivement, alors tout au long de cette présentation il met beaucoup d'emphase sur le fait que les dépenses sont nécessaires et exceptionnelles.  Voici ce qu'il avait à dire à propos des investissements en informatique pour 2008:


Donc, 600 000 $ est un «gros» montant.  Mais un autre «grosse» année en 2009 et on devrait être «à peu près équipé» et donc on aura des «budget d'entretien» par la suite.

Dans la même présentation, 5 minutes plus tard, il nous parle effectivement du montant prévu pour 2009:



Donc, un autre 600 000 $ et «ça devrait être la dernière année où on investi aussi massivement dans l'informatique parce qu'on a fait les changements appropriés».

2009

Tout d'abord, il semblerait que le montant de 600 000 $ prévu l'année dernière n'ait pas été dépensé en 2009;  Du moins, il n'en est pas explicitement question durant la présentation du budget 2009.  Mais on prévoit des montants pour 2010:


et 2011:


«Cette fois-ci le montant a baissé, félicitations M. Renaud!» On voit que nous sommes sur la bonne voie pour diminuer les montants investis en informatique ... N'est-ce pas?

2012

Bon, je n'ai pas les montants investis en informatique durant les années 2010 et 2011 (peut-être avons nous eu d'autres priorités) mais voici ce que nous comptons mettre en informatique pour 2012:



en 2013:



et en 2014:


Avez-vous remarqué qu'on passe vite sur les montants pour l'informatique?  Faut dire que ces montants sont sensés représenter l'«entretien» du réseau informatique selon les dires de Richard Goulet en 2008.  Bizarre qu'on ait réussi à mettre à jour nos équipements informatiques avec des montants de 600 000 $ en 2008 et 2009 et qu'on doive maintenant payer 1 M $ par année pour l'entretien.  Il faut croire que Richard Goulet a raison lorsqu'il dit qu'il est payant d'emprunter pour acheter aujourd'hui car les prix vont augmenter dans le futur!

Pour ma part, avec 1 M $, j'achète facilement 1000 ordinateurs personnels.  Sachant qu'il y a environ 400 employés à la Ville (incluant les chauffeurs de camion, ceux qui font l'entretien des parcs, etc.),  Comment fait-on pour dépenser 1 M $ par année en informatique?

Je suis certain que toutes ces questions ont été adressées par nos conseillers en séances préparatoires.

mercredi 18 janvier 2012

À l'écoute des citoyens ?

Encore une fois, bel exercice de relation publique dans La Voix de l'Est, ce matin:

Michel Mailhot: «La fin de semaine a été propice à la réflexion. On a entendu ce que les gens ont dit. Je pense toujours que pour exercer la démocratie, ça prend un référendum. Mais c'est peut-être un bon moment pour prendre le temps d'expliquer aux gens ce qu'on veut faire»

Louise Brodeur Comeau: «Je ne suis pas déçue. On est à l'écoute des citoyens. On refait nos devoirs».  Patrick Girard dit sensiblement la même chose.

Pierre Breton:  «Je me rallie à ce qui a été décidé. Je suis à l'aise avec ça. On va revoir le PTI et on va présenter quelque chose d'autre à la population».

À l'instar de Michel Mailhot, les conseillers Guy Gaudord et Yves Pronovost sont d'avis qu'ils auront un travail d'information à faire auprès de la population pour mieux expliquer les projets. «Les gens ont des inquiétudes, des questions. On doit répondre à ça», dit Yves Pronovost.

Comme d'habitude, dans les temps durs, Richard Goulet se cache.  Aucun commentaire de sa part.  D'ailleurs, le 13 janvier dernier, La Voix de l'Est écrivait: «Rejoint par téléphone, le maire de Granby, Richard Goulet, a refusé d'émettre ses commentaires sur les résultats hier soir.»  Le lendemain, elle nous rapportait encore: «Pour une très rare fois, le maire Richard Goulet a décliné la demande d'entrevue de La Voix de l'Est.»

Même CHLT a tenté sa chance, mais ce fût sans espoir:


Ce blog existe pour être certain que vous n'oublierez jamais les paroles de Richard Goulet lorsque vous aurez à prendre des décisions.  Voici, à nouveau, ce qu'il disait le 19 décembre dernier, il y a à peine un mois:



Quand on tente de vous faire croire qu'on «écoute» la population, souvenez-vous de comment il considérait les citoyens avant qu'ils le mettent dans une position difficile:  «C'est pas en me disant des choses comme ça sur les sondages, pis un paquet de choses, que ça m'influencent, ça m'influence pas du tout.»

Si vous croyez que l'homme qui a dit ça va se laisser influencer par un registre, vous êtes naïf.  S'il ne va pas en référendum, c'est qu'il n'a pas les moyens de le perdre − politiquement parlant − et qu'il n'a pas les moyens de le payer non plus;  Du moins, sans emprunter.

Mais soyons honnête et présentons ce qu'il avait à répondre à un citoyen lundi dernier concernant une question bien simple, soit:  Pourquoi ne pas faire des règlements qui plaisent à tout le monde de façon à éviter ces coûteux processus de consultation.  Je vous rappelle que les registres et référendums, il s'en fait comme on en voit très rarement dans les autres municipalités.  C'est au conseil à être à l'écoute de la population et d'anticiper sa réaction:


Ici, on tente de se justifier, particulièrement en se basant sur les votes de conseillers, qui adaptent leurs opinions au gré de l'humeur du maire.  Richard Goulet n'est pas à l'écoute des citoyens.  Il tente de faire passer ses idées par tous les moyens, c'est tout.

Désinformation

Je profite de la vidéo précédente pour vous démontrer comment Richard Goulet s'amuse à dire n'importe quoi pour mélanger tout le monde et ainsi passer son message de la «désinformation».  Dans la vidéo précédente, suite à une affirmation du citoyen disant que la dette sera de 100 M $ en 2013, Richard Goulet nous dit:

«Premièrement, c'est pas 100 M $, ça c'est de la désinformation.  C'est pas 100 M $, on s'entend, c'est pas ça.  Vous avancez un chiffre que c'est pas ça.  C'est ça qui est de la désinformation.  C'est pas 100 M $, c'est loin de ça d'ailleurs.»

J'avais anticipé le coup.  J'ai demandé à Richard Goulet lui-même, en séance publique, de nous dire quelle serait la dette au 31 décembre 2011 et au 31 décembre 2012.  Je voulais être sûr qu'on parle des mêmes chiffres, alors dans la même intervention, le trésorier de la Ville a expliqué clairement ce que signifiait les chiffres que le maire m'avait donnés:

«C'est le seul portrait, c'est le seul qu'on doit utiliser. Toutes les autres notions de dettes, ce sont des notions qui sont trop variables.»

Vous pouvez lire ou relire ce blog, avec les preuves vidéo des «informations» officielles données par la Ville, qui répond clairement à la question: C'est combien la dette?

Pour ce qui est de la dette de 100 M $ en 2013, je vous présente en rappel l'extrait vidéo où M. Bonin nous dit quelle sera de 106,9 M $ en 2013.  Ces propos, tenus par un membre du conseil, ont été dit quelques minutes avant ceux que vous avez vus dans le blog C'est combien la dette? et personne, ni le maire, ni le trésorier de la Ville, n'a corrigé M. Bonin:


Qui fait de la désinformation?

mardi 17 janvier 2012

La lâcheté des conseillers

«Contre toute attente, il n'y aura pas de référendum à Granby, même si la majorité des conseillers semblaient en faveur d'une consultation populaire.»

− Marie-France Létourneau, La Voix de l'Est

Voilà la première phrase que la journaliste de La Voix de l'Est a décidé d'utiliser. «Contre toute attente»;  Ce n'est pas moi qui le dit, tout le monde croyait qu'on allait en référendum, surtout après la sortie des conseillers de samedi dernier.

Ce dernier article commençait avec la phrase suivante: «Les discussions s'annoncent houleuses lors de la prochaine rencontre préparatoire du conseil municipal de Granby.»  Or, non seulement il n'y a eu aucun conseiller qui s'est exprimé en séance public lors de l'annonce qu'il n'y aurait pas de référendum, mais une source généralement bien informée m'a dit qu'il n'y a eu aucune discussion en séance préparatoire aussi.  Lorsque le maire a présenté sa proposition, tous l'ont accepté sans broncher, même s'ils ont tous été surpris autant que la majorité d'entre nous.

Pourtant Mme Brodeur-Comeau qui, samedi dernier, disait:  «On ne recule pas. On va de l'avant. On va en référendum. Dans mon esprit, quand les gens vont signer un registre, c'est pour avoir un référendum», n'a pas dit un seul mot (comme d'habitude) alors qu'avec une position aussi claire, elle aurait dû voter contre la proposition du maire.  Elle a ainsi abandonné la partie de la population qui aurait souhaité aller en référendum (c'est certain qu'il y en avait).

Denis Choinière disait: «Mais j'étais d'accord avec le budget qu'on a adopté. J'aimerais mieux continuer comme ça».

Pire que ça, Michel Mailhot qui avait dit: «On va en référendum. On ne peut pas donner raison à 2800 personnes (celles qui ont signé le registre cette semaine). On va exercer la démocratie» a fait pire que de ne pas voter contre la proposition, pire que de ne pas s'exprimer, il a secondé la proposition du maire!

Ces personnes croyaient faire plaisir au maire en anticipant sa réaction et ils se sont écrasés comme des chiens piteux.

Après que le maire et les conseillers disent à qui veut bien l'entendre que la population est mal informée, encore une fois, ils sont muets comme des carpes.  Je n'attends que ça qu'ils nous informent.  Je les défi de nous informer.

dimanche 15 janvier 2012

C'est parce que la population n'a rien compris

Mon travail devient de plus en plus facile.  Les conseillers répètent les mêmes chansons, alors je réutilise les mêmes blogs.

Il a deux mois − pas deux ans, deux mois − La Voix de l'Est avait demandé l'opinion des conseillers face aux résultats d'un sondage.  Vous pouvez relire les propos qu'ils tenaient «à l'époque» dans mon autre blog.

Deux points me sautent aux yeux:

Mme Brodeur-Comeau qui nous disait: «Au cours des prochaines années, elle estime que les investissements nécessaires seront de moindre envergure.»


Et aujourd'hui, elle nous dit: «Quand j'ai voté pour le règlement d'emprunt et les travaux du programme triennal d'immobilisations (PTI), c'est parce que j'étais d'accord avec tout ça.  On ne recule pas.  On va de l'avant.  On va en référendum.  Dans mon esprit, quand les gens vont signer un registre, c'est pour avoir un référendum».

Comment se fait-il qu'il y a 2 mois elle nous disait que les investissements nécessaires diminueraient et qu'elle a accepté un mois plus tard un PTI où il y aurait un des emprunts de 20 M $, 15 M $ et 15 M $ pour les années 2012 à 2014, ceci excluant la bibliothèque (10 M $ et +) et 120 M $ de projets présentement à l'étude au conseil.  Et aujourd'hui, malgré un signal clair de la population, elle réaffirme la nécessité de tels emprunts.

M. Mailhot nous dit: «On a besoin d'expliquer nos projets» et M. Pronovost rajoute: «J'aimerais avoir les moyens de leur transmettre les informations qu'on a quand on prend nos décisions.  On a une job d'information à faire».

Pourtant, il y a deux mois, Michel Mailhot, Patrick Girard, Serges Ruel et Yves Pronovost tenaient le même discours.  Dans mon blog, je rappelais que MM. Ruel, Bélanger et Gévry avaient déjà tenu de tels propos en 2008.  Mais quand est-ce que ces gens vont arrêter de dire que la population est mal informée et qu'ils vont agir et expliquer leurs projets à la population?  Surtout qu'il y a eu plusieurs demandes publiques faites directement au conseil en ce sens.  Ce n'est pas l'«opposition» qui a peur que vous expliquiez vos projets, c'est elle qui vous le demande.  Ce n'est pas nécessaire d'aller en campagne d'«information» à coup de centaines de milliers de dollars pour ça, il s'agit de s'exprimer clairement en séance publique et de tenir des points de presse ou des communiqués avec les médias.  C'est gratuit.

Finalement, une note spéciale à M. Mailhot pour ces commentaires élogieux face à la population qu'il représente:

«Il y a une possibilité de 50 000 personnes qui peuvent voter. On va en référendum. On ne peut pas donner raison à 2800 personnes (celles qui ont signé le registre cette semaine). On va exercer la démocratie»

«J'y tiens mordicus [la place publique]. Le centre-ville, c'est le poumon d'une ville. Si le centre-ville est animé, les gens vont venir ici et tout le monde va en profiter. Même les promoteurs immobiliers»

«On ne peut pas donner raison à 2800 personnes»

Alors voilà, M. Mailhot sait ce qui est bon pour les citoyens, en fait il le sait mieux qu'eux-mêmes.  Vous lui dites que vous ne voulez pas acheter ce qu'il veut vous vendre?  C'est pas grave, il va vous forcer à le faire car il connaît vos besoins mieux que vous.  Après tout, le fait qu'il soit l'architecte derrière l'augmentation de 25% des salaires des élus ne prouve-t-il pas qu'il fait de bons investissements avec votre argent?

Ah oui!  Et on ne peut pas donner raison à 2800 personnes, mais par contre il est légitime de donner raison à 10 personnes sur le conseil sans rien dire.

vendredi 13 janvier 2012

C'est quoi l'essentiel?

Le blog d'aujourd'hui, c'est un deux pour un, où le sujet commun est l'essentiel.

I.  L'essentiel du registre

Durant la période du registre, voici toutes les opinions et commentaires publiés dans La Voix de l'Est sur le sujet (par date de publication):

Un mot à M. le maire (Roger Arbour)
Bonne année Granby! (Émile Roberge)
Lettre à mon maire (André Deschamps)
Registre contre un emprunt de 20 millions $ (membres du conseil de quartier numéro 2)
L'essentiel avant le luxe (André Berthelot)
La bourse ou la vie ? (André Beauregard)
Quel rattrapage ? (Michel Duchesneau)
Une route funeste? (Richard Beauregard)

Le message qui sort de la lecture de toutes ces lettres, c'est que l'augmentation de la dette, ça suffit.  En fait, plusieurs personnes qui ont signé le registre n'étaient même pas au courant des projets concernés comme, par exemple, la place publique.

Oui, il y aura des choix à faire pour le conseil; Oui, la place publique pourrait être un de ces choix.  Mais je trouve très limitatif le fait de parler de ce projet comme étant «le» problème du règlement d'emprunt.  Même en enlevant ce projet du règlement d'emprunt, la dette passera de 80 M $ à 91 M $, au lieu de 94 M $, mince consolation pour des personnes qui croient que la dette a trop augmenté ces dernières années.

L'après-registre

Il n'y a que deux possibilités que le conseil pourra vraisemblablement considérer suite au registre.  La première est d'aller en référendum.  Ce serait l'option préféré de Richard Goulet qui aime bien gagner.  Mais s'il a un moment de lucidité, il verra bien que c'est très risqué de le perdre et, deuxièmement, même s'il le gagne, le temps de faire un référendum (avec tous les délais légaux) causera un retard pour tous les projets dont je doute que le conseil puisse se permettre.  Mais il est assez imbu de lui-même pour forcer la tenue d'un référendum, ajouter des campagnes d'«information» et jouer le tout pour le tout.  Après tout, ce n'est pas son argent.

La deuxième possibilité, c'est de mettre la place publique dans un règlement à part.  En faisant ça, Richard Goulet démontre qu'il est ouvert aux idées de Pascal Bonin et il lui fait fermer la trappe en même temps.  En effet, Pascal Bonin pourra inviter les gens à signer le registre de la place publique, mais comme il n'a rien dit contre les autres projets, le maire l'accusera probablement d'être de mauvaise foi s'il les invite à signer le registre concernant tous les autres projets.  De plus, si les gens ne se déplacent pas pour signer un des registres, il est possible qu'ils ne le fassent pas pour l'autre aussi.  Dans un tel cas, Richard Goulet gagnerait sur toute la ligne.  Les citoyens de Granby semblent désormais déterminés à signer des registres, mais c'est tout de même une possibilité.

Ce que les citoyens devraient exiger du conseil

Par contre, ce qui devrait se passer c'est que le conseil refasse le budget de façon à ce que la dette n'augmente pas, soit qu'elle demeure à 80 M $.  (On aimerait qu'elle diminue, mais bon, il ne faut pas trop en demander au présent conseil.)  En fait, si les conseillers ont  bien compris la population, elle devrait demeurer à 80 M $ jusqu'aux prochaines élections.

Moi, la raison pour laquelle je demande ça, c'est que si le conseil choisit cette voie, il n'a d'autre choix que d'augmenter le taux de taxes d'au moins 10¢ (s'il fait des efforts), ce qui démontrerait à quel point Richard Goulet n'a pas créé de richesse avec sa philosophie de gestion.  Comment j'arrive à ce chiffre?

Les dépenses d'immobilisations de cette année sont de 24 M $.  En les analysant rapidement, je suis incapable d'en couper plus de la moitié (imaginer  Richard Goulet), soit 12 M $ qu'on doit nécessairement investir cette année.  L'emprunt qu'on peut faire pour maintenir l'«équilibre» (voir Une image vaut milles mots)  afin que la dette reste stable à 80 M $ c'est environ 6 M $.  Donc, il nous reste 6 M $ à trouver pour financer nos 12 M $ de dépenses.  Disons que Richard Goulet réussit à couper 1 M $ dans les dépenses courantes (on peut toujours rêver), il restera donc 5 M $ à trouver.  Comme 1¢ sur le compte de taxes équivaut à 500 000 $ dans les coffres de la Ville, il faudra donc 10¢ d'augmentation sur le compte de taxes pour boucler le budget de la Ville tout en maintenant la dette à 80 M $.  Je vous rappelle que cette année 16¢ sont consacrés au remboursement de la dette; montant qu'on ne peut pas utiliser pour les dépenses de cette année.

Mais je rêve.  Jamais le conseil actuel n'aura la capacité de faire un budget aussi serré.  Mais si la population tient son bout, elle ne devrait pas accepter un règlement d'emprunt de plus de 6 M $, peu importe les projets proposés.

II.  Les dépenses essentielles

La deuxième partie de ce blog découle d'une discussion que j'ai eue récemment sur la question suivante: «Qu'est-ce qu'une dette raisonnable?»  Alors que tout le monde était d'accord qu'il n'y a pas de dette «stable» acceptable ou normale, les gens semblent aussi convaincus qu'il est bon de contracter une dette si la dépense est «essentielle».  Mais c'est quoi une dépense essentielle?  Il n'y a pas de bonne réponse à cette question ou plutôt, toutes les réponses sont bonnes;  Ça ne dépend que de nos priorités, de nos choix de vie.

Mais peu importe ce que l'on considère «essentiel», nous devrions être capable de taxer en conséquence.  Si on n'a pas la capacité de payer ces dépenses, alors il faut revoir nos priorités, tout simplement.

Mais pourquoi est-ce que les gens croient que lorsque c'est «essentiel», on doit nécessairement emprunter pour l'obtenir?  Réponse:  C'est à cause de la façon dont les politiciens présentent les projets.  Les politiciens gaspillent l'argent qu'on leur donne (sans en parler ouvertement, naturellement) et, lorsque vient le temps de faire l'«essentiel», ils reviennent nous voir les poches vides en nous disant qu'ils doivent emprunter pour boucler le budget et en nous menaçant que «Cest ça ou rien».

De l'argent, il y en a

La raison pour laquelle je vous parle de ça, c'est parce que j'ai reçu dernièrement un fichier Powerpoint dénonçant les abus du système.  Le document se veut provocateur, mais il semblerait que plusieurs données se vérifient.  le document est très long à lire, mais ça contribue à enrager le lecteur qui en vient à croire que ça ne finira jamais.

Ce qu'il faut retenir c'est que de l'argent, il y en a.  Il s'agit pour nos élus de bien le dépenser et ainsi les emprunts ne sont pas nécessaires pour le bon fonctionnement d'un gouvernement.  Et c'est le devoir de tout citoyen de dire NON lorsqu'un politicien lui dit qu'il veut emprunter en son nom.  Nous devons tous forcer les élus à se contenter de l'argent que nous leur donnons.

Je veux vous présenter le document, mais d'abord je veux vous rappeler que le conseil actuel s'est récemment donné − à l'unanimité − une augmentation de salaire de 25 %, en plus de s'accorder des primes de transition.  Je veux aussi vous rappeler que dans le budget 2012, il est prévu de re-décorer la mairie et changer des meubles comme la table du conseil.  Cette dernière a été refaite il a 5 ans pour faire de la place au conseil de la nouvelle ville qui passa de 6 à 10 conseillers.  Gardant en tête ce genre de dépenses farfelues de notre conseil (et on pourrait en trouver de biens pires dans d'autres domaines, comme le changement des pancartes de nom de rues et autres enseignes), vous pouvez maintenant consulter le document suivant:

Les abuseurs

Comme vous le voyez, de l'argent il y en a, il suffit de serrer la vis et refuser systématiquement que nos élus empruntent en notre nom.  Vous allez voir, ils vont en trouvez de l'argent pour faire les projets «essentiels».

lundi 2 janvier 2012

La tête dans les nuages

Voici maintenant la défense de M. Breton pour le budget 2012:


Dépenser ne veut pas dire «mettre de l'argent»

«On est très fier de mettre autant d'argent dans nos infrastructures (...) avec tous les montants qu'on met annuellement»

Je déteste lorsque les élus nous parlent d'«emprunter» comme étant un synonyme de «payer».  Il y a une énorme différence.

Le conseil ne «met pas d'argent» dans les infrastructures, il dépense celui des prochains conseils.  Cet argent ne passe par les mains de nos conseillers et ils n'ont pas eu la difficile tache d'aller le chercher dans les poches des citoyens.  Ce sont les prochains conseils qui devront voir à boucler leurs budgets pour répondre à leurs propres besoins, en plus de payer les factures impayées de M. Breton.  M. Breton vit présentement sur un nuage parce que personne ne lui a laissé de factures à payer.

Faire des choix

«On ne fait pas du "cherry picking" dans un budget»

C'est la définition même de faire un budget:  Choisir les priorités.  Essayer de passer un projet nébuleux en douce, ça c'est une chose qui ne devrait pas se faire dans un budget.

Tellement facile à dire

«En enlever des petits bouts [dans le budget] parce qu'on en a pas assez dans notre quartier, on aurait aimer en avoir plus dans notre quartier»

Je vous rappelle que M. Breton est à la tête du quartier #3, soit le quartier du boisé Miner, du golf Miner, de la ferme Héritage Miner, des développements des terres Miner, le pont Mountain, les rues Denison et Lemieux, l'école Eurékâ - et j'en passe - pour lesquels des dizaines de millions de $ ont été investis par la Ville pour la «revitalisation» de son quartier.  Difficile de faire la leçon à M. Bonin pour qui on a retiré un parc dans son quartier et qui se bat pour des citoyens qui sont victimes de refoulement d'égoût.

samedi 31 décembre 2011

Les vrais enjeux

Continuons d'écouter les visions de nos conseillers afin de justifier leurs dépenses.  D'abord, M. Mailhot:


Les «ti-n-enfants»

«Une ville ça ne s'arrête pas à des travaux d'infrastructures.  Une ville, il faut que ça desserve tout le monde.  On a des enfants.  Si on n'a plus d'enfants, pis si on n'y voit pas à nos enfants, je pense qu'il n'y aura plus de ville.»

S'il y a une dépense dans une municipalité dont tout le monde profite, ce sont les infrastructures.  Pire encore, ce sont les seules dépenses que les citoyens ne peuvent faire eux-même;  En fait, c'est probablement la raison première pour laquelle les gens se sont réuni en groupe qu'on appelle «municipalité»: partager les coûts des infrastructures.

Mais qu'advient-il des «ti-n-enfants»?  Une excuse très populaire auprès de nos élus pour venir nous chercher quelques larmes.  C'est tellement disgracieux.  Premièrement, qu'on le veule ou non, les enfants profitent des infrastructures directement et indirectement, comme tout le monde à Granby.  Deuxièmement, les citoyens sont capables de s'occuper de leurs enfants par eux-même (surtout en terme de loisirs).  D'ailleurs, plusieurs le font dans des domaines que la Ville ne touche pas (ex.: les écoles privées de danse ou de karaté) et pourtant ces gens paient les mêmes taxes que tout le monde.  Quand on nous parle d'équité, on oublie souvent ce point.  Pire encore, pour ces commerces, les loisirs de Granby est un compétiteur subventionné.  Je vous rappelle que les loisirs de Granby termine souvent l'année (pour ne pas dire toujours) avec un déficit comblé avec le budget de la Ville.  Les commerçants doivent non seulement éviter les déficits, mais ils doivent aussi faire un profit s'ils veulent survivre (et nourrir leurs «ti-n-enfants»).

C'est bien beau nous servir l'excuse des «ti-n-enfants», mais je vous rappelle que le discours de M. Mailhot est en réaction à celui de M. Bonin qui s'oppose à la place publique.  Revoyez les coûts de la place publique:  8 M $.  Vous pouvez voir les détails du projet ici.  Lisez bien ce projet, essayez d'imaginer qui va profiter de cette place publique - les commerçants (avec la terrasse pour le quartier FC et le marché public) et pour le reste, cet endroit sera en compétition avec les parc Daniel-Johnson (patinoire, jeux d'eau, etc.), Victoria (pique-nique) et boisé Miner (nature) - et dites-vous que ça va coûter 8 M $.  C'est beaucoup 8 M $.  On en fait des choses avec 8 M $.  Le boisé Miner (250 acres) a coûté 7,5 M $, INCLUANT un golf et 200 acres de terrains zonés blancs avec bâtiments.

Des parcs -  naturels, avec infrastructures sportives, de quartier, pour les grands rassemblements -, on est loin d'en manquer à Granby.  Ce sont des DIZAINES de millions de dollars qui ont été investi depuis 5 ans.  Et la ville de Granby était déjà reconnue comme «la ville des parcs et des fontaines».  8 M $ supplémentaires sont-ils vraiment nécessaires?  Et on veut aussi développer (en parc) une rive de la rivière Yamaska au centre-ville, un projet dont on ne connait pas toute l'ampleur encore.

À votre avis, les «ti-n-enfants», lorsqu'ils payeront les dettes que vous leur laisserez, préféront-ils avoir une place publique et de l'eau dans leur sous-sol ou avoir les pieds au sec et être obligés de se «contenter» des parcs Daniel-Johnson, Victoria, boisé Miner, Terry-Fox, Dubuc, Avery, Pelletier, ... ?

Il faut garder l'oeil sur la balle et ne pas perdre de vue les enjeux.

jeudi 8 décembre 2011

Se faire mettre le nez dans son caca

Je sais que j'ai été plutôt silencieux ces derniers temps, mais ne désespérez pas, je travaille toujours sur mes dossiers qui demandent de plus en plus de préparation;  Mais je reviendrais.

Mais je tiens tout de même à dire un mot à propos d'un nouvelle qui semble insignifiante si on se fie à la faible visibilité qu'on lui apporte.  Mais elle est TRÈS importante.

Voici le petit encart dans La Voix de l'Est, en page 19:


Wow! Le maire est surpris.  Mais ce que l'article ne dit pas, c'est que Pascal Bonin, lui, n'est pas surpris.  Pascal Bonin disait ceci en septembre dernier:

«Pascal Bonin déplore également que seules les firmes situées sur le territoire de la MRC de la Haute-Yamaska puissent répondre à l'appel d'offres. «Le fait de se limiter, c'est comme si la soumission était dirigée parce que le nombre de firmes en architecture assez grosses dans la MRC pour répondre aux critères est assez limité», fait-il valoir. Aussi, un plus grand nombre de soumissionnaires, croit le conseiller municipal, aurait permis de juger du coût réel des travaux.»

Ce à quoi Richard Goulet et le conseiller Patrick Girard répondaient qu'ils préféraient encourager l'économie locale. On nous disait même que 5%, c'était la norme.  Aujourd'hui le maire dit: «On va suivre ça de près.»

En mai dernier on avait même tenté de ridiculiser M. Bonin pour des raisons similaires (voir reportages ici et ici).

Malheureusement on semble très gêné de démontrer qui s'occupe véritablement de l'intérêt des citoyens au conseil.  L'article ci-haut ne fait aucune mention de l'exposé de M. Bonin lors de ce point à la séance publique.  Le voici (suivi de l'éloquent commentaire du maire):


C'est tout, un seul mot: «Parfait.»  On n'a pas osé redire aux citoyens l'excuse «d'encourager l'économie locale», même pas lorsque la journaliste lui a posé la question après la séance.

L'autre chose importante à dire à ce sujet est à propos de cette petite phrase:

«L'administration municipale a lancé l'appel d'offres à l'échelle provinciale»

Pourquoi?  On le sait, Pascal Bonin se bat pour que le conseil autorise l'appel d'offres en dehors de notre MRC.  Alors comment se fait-il que celui-ci a été fait à l'échelle provinciale alors que normalement tous ces appels d'offres sont régionals?  Réponse:  Une erreur à l'interne.  Mes sources, généralement bien informées, me disent que ça résulte d'une erreur.  On n'était pas supposé lancé cet appel d'offres à l'échelle provinciale.

L'administration broche-à-foin de Richard Goulet est en train de s'auto-détruire par elle-même, exposant ses faiblesses qu'on tente de cacher par tous les moyens.

Edition, 14 décembre 2011:

Voici l'article du Journal l'Express sur le même sujet;  Beaucoup mieux.  On explique bien l'erreur de la Ville, la bonne estimation de M. Bonin et, surtout, la mauvaise foi de Richard Goulet:

«Richard Goulet considère que le contrat St-Charles «sort de l’ordinaire» parce qu’il semble très bas par rapport aux ratios habituels. Alors qu’on s’attend normalement à payer environ 5% de la valeur du projet en services professionnels, le montant proposé pour ce projet ne dépasserait pas 2%.»


Est-ce que Richard Goulet est content que ça coûte moins cher?  Non.  Il trouve ça «anormal» que ça coûte moins cher.  Mais lorsqu'il a des gens qui disent qu'il gaspille l'argent des contribuables depuis qu'il est en poste, on voit que sa priorité c'est sa réputation et non l'intérêt des citoyens.

On rappelle que CIMA+, la compagnie qui a fait la plus basse soummission entre les 3 «protégés» de la Ville est le commerce du grand ami de Richard Goulet, Denis Favreau.  Vous savez celui qui a construit le quartier FC sur un un terrain de la Ville, en achetant le terrain au tiers de ce que ça a coûté à la Ville?