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lundi 2 janvier 2012

La tête dans les nuages

Voici maintenant la défense de M. Breton pour le budget 2012:


Dépenser ne veut pas dire «mettre de l'argent»

«On est très fier de mettre autant d'argent dans nos infrastructures (...) avec tous les montants qu'on met annuellement»

Je déteste lorsque les élus nous parlent d'«emprunter» comme étant un synonyme de «payer».  Il y a une énorme différence.

Le conseil ne «met pas d'argent» dans les infrastructures, il dépense celui des prochains conseils.  Cet argent ne passe par les mains de nos conseillers et ils n'ont pas eu la difficile tache d'aller le chercher dans les poches des citoyens.  Ce sont les prochains conseils qui devront voir à boucler leurs budgets pour répondre à leurs propres besoins, en plus de payer les factures impayées de M. Breton.  M. Breton vit présentement sur un nuage parce que personne ne lui a laissé de factures à payer.

Faire des choix

«On ne fait pas du "cherry picking" dans un budget»

C'est la définition même de faire un budget:  Choisir les priorités.  Essayer de passer un projet nébuleux en douce, ça c'est une chose qui ne devrait pas se faire dans un budget.

Tellement facile à dire

«En enlever des petits bouts [dans le budget] parce qu'on en a pas assez dans notre quartier, on aurait aimer en avoir plus dans notre quartier»

Je vous rappelle que M. Breton est à la tête du quartier #3, soit le quartier du boisé Miner, du golf Miner, de la ferme Héritage Miner, des développements des terres Miner, le pont Mountain, les rues Denison et Lemieux, l'école Eurékâ - et j'en passe - pour lesquels des dizaines de millions de $ ont été investis par la Ville pour la «revitalisation» de son quartier.  Difficile de faire la leçon à M. Bonin pour qui on a retiré un parc dans son quartier et qui se bat pour des citoyens qui sont victimes de refoulement d'égoût.

samedi 26 novembre 2011

Granbyens: payez!


Cet article démontre bien toute la problématique de l'administration Goulet.  En lisant cet article, je revois l'histoire du pont Mountain qui vient nous hanter.  J'ai écrit plusieurs blogs à propos du pont Mountain dont on a payé les trois-quarts de la facture alors qu'il était sous la responsabilité du Ministère des transports; celui-ci fait un bon résumé de la situation.

Avec les installations sportives de la CSVDC, nous nous apprêtons à revivre la même situation.  Jean-Jacques-Bertrand à Farnham aura droit à une piscine intérieure, 5 courts de tennis et une piste d'athlétisme.  Massey-Vanier aura droit à son terrain de football et soccer synthétique et aussi à une piste d'athlétisme.  Même l’école primaire de la Chantignole à Bromont aura son terrain de soccer synthétique et l'école primaire Saint-Romuald de Farnham aura un nouveau gymnase.

Granby?  Une piste d'athlétisme pour chacune des polyvalentes J.-H. Leclerc et de la Haute-Ville.  Considérant le ratio de population desservie, Granby fait figure de parent pauvre.  Mais que voulez-vous acheter pour Granby?  Elle a déjà investi 7 M $ dans le soccer, 3 M $ dans le baseball, 2 M $ dans le golf et elle a aussi revampé ses courts de tennis.  À part une petite subvention pour le terrain de soccer synthétique, tout a été payé à 100 % par les granbyens.  Apparement, nous avions du retard à rattraper.  Il semblerait que les municipalités voisines ne sont pas mieux.

Là où le bât blesse, c'est dans le mode de financement:  Avec ces projets, les municipalités ne payeront que 25% des coûts, le reste étant assumé par la CSVDC et le gouvernement du Québec, dont une partie provenant de la poche des granbyens.

Comme pour le pont Mountain, nous avons payé pour nos bébelles et demain nous payerons pour celles de nos voisins, malgré le fait que nous avons «rattrapé un retard».

Voici ce que disait Richard Goulet lorsqu'il a reçu la confirmation de la subvention pour l'aréna pour être sûr d'avoir l'appui de la population au référendum:

« Selon lui, il est faux de croire que les gouvernements continueront à se montrer aussi généreux longtemps. «Ces programmes ont pour but de revigorer l'économie locale, provinciale et nationale. Il est faux de croire que les subventions seront toujours là. Quand ça va être reparti, les gouvernements vont devoir revoir leurs déficits d'opération», estime le maire. »

Et pourtant, avec les projets de la CSVDC, on parle de subventions à la hauteur de 75%, soit plus que ce qu'on a reçu pour l'aréna!

Richard Goulet va beaucoup trop vite et nous fait manquer beaucoup plus d'occasions et d'opportunités qu'il nous en fait gagner.  Il déplace beaucoup d'air mais il est très peu efficace.  Ajouter à cela toutes les peurs qu'il transmet à la population pour la convaincre de lui donner le pouvoir de dépenser l'argent de demain et nous avons la recette parfaite pour un échec financier lamentable.

jeudi 11 août 2011

Mort d'un cul-de-sac

Enfin du positif. Ça n'arrive pas souvent, mais quand ça arrive on le note. La rue Alexandra va finalement déboucher sur le boulevard Mountain.

Petit historique: En fait cette portion de la rue Alexandra était le prolongement de la rue Ottawa jusqu'à ce qu'on contruise le boulevard Mountain. En créant ce dernier, il a fallu exproprier une partie du terrain de l'école Parkview. L'école avait protester, considérant qu'on réduisait le terrain de jeux des enfants. Afin de clore le dossier, la Ville avait finalement accepté d'échanger le terrain nécessaire pour le boulevard Mountain avec un bout de la rue Ottawa (aujourd'hui devenue la rue Alexandra).


Ç'a toujours été une décision farfelue. Les enfants n'ont jamais vraiment eu besoin du terrain supplémentaire. Mais le cul-de-sac créé aura toujours été un casse-tête incroyable. Comme vous pouvez le voir sur la photo, il n'y pas de rond au fond du cul-de-sac et c'est un cauchemar à déneiger l'hiver. La neige était accumulée en un énorme tas au bout de la rue pour être ramassée un peu plus tard avec un chargeur sur roues. Au bout de la rue il y a une entrée privée qui était souvent partiellement obstruée par ce tas de neige. Malgré toute la bonne volonté des cols bleus, il restait toujours un fond de slush ou de glace dans le cul-de-sac.

Désormais, le terrain a été repris par la Ville et la rue sera sens unique vers le boulevard Mountain. Génial. Je ne comprend pas comment ça se fait que les journaux ne nous en ont pas parlé.

La seule chose que je m'explique mal, c'est que malgré qu'on refasse entièrement un «nouveau» bout de rue, qu'on refasse entièrement les trottoirs de la rue Alexandra entre Elgin et Mountain, en ce qui concerne la «vieille» asphalte de la rue Alexandra, on se contentera de la recouvrir d'une mince couche de nouvelle asphalte. Cete rue est en ruine. Si ça dure 5 ans on pourra se compter chanceux. Pourquoi ne pas la refaire au complet, il en manque si peu et on aurait pu oublier cette rue pour des décennies à venir?

mercredi 1 décembre 2010

Revue de l'année 2010

«Il se passe tellement de choses que j'ai de la misère à résumer l'année en deux ou trois points», nous disait Richard Goulet le 30 octobre dernier.

Il réussit tout de même à le faire en nous mentionnant ses 3 faits  marquants:  La vente des terres Miner, l'agrandissement de l'aréna et - ce qui est le le plus marquant de 2010 selon lui - la somme record de 56 millions$ investie dans les travaux d'immobilisations, au lieu des 28 millions$ planifiés.

Je ferai ici ma propre analyse et j'irai plus loin que 2 ou 3 points.  Je noterai les objectifs fixés en 2010 (en fait, il y en a qu'un seul), les moyens entrepris pour atteindre cet objectif et les résultats obtenus en 2010. J'analyserai aussi une liste de dossiers qui sont malheureusement passés sous silence en 2010.

Objectif

Suite à mon entêtement à demander au maire qu'il nous donne des chiffres sur sa vision économique, il nous dira finalement en début d'année qu'il ne s'inquiètera pas tant que la dette n'atteindra pas 115 M$.  Tous ont compris que ce chiffre est en fait un objectif à atteindre.  On veut une dette.  Il nous faut une dette.

Moyens

C'est bien beau avoir un objectif, encore faut-il passer de la parole aux actes.  Là encore, Richard Goulet ne déçoit pas.

Augmentation de la dette

Après avoir prévu 13 M$ d'emprunt dans le budget 2010 (+ l'aréna, puisqu'on n'était pas certain de réaliser le projet), au mois de mai on apprenait que ce montant serait majoré à 19,5 M$ (+ l'aréna).

L'endettement de la Ville passera de 44 M$ (début 2010) à 64 M$ (début 2011).  À un tel rythme, nul doute que notre objectif de 115 M$ sera atteint rapidement.

Augmentation des dépenses

C'est bien beau d'emprunter de l'argent, mais encore faut-il le dépenser.

Il faut d'abord mettre les priorités en place:  Les élus auront droit à des augmentations de salaires.  Il y aura l'importance de changer les affiches de nom de rue - pour y mettre 3 gouttelettes d'eau - pour la somme de 600 000 $.  Les merveilleux terrains de baseball, au coût de 5 M$, pour garantir des services à 172 joueurs.  Une somme qui a pourtant été décriée par un conseiller et des utilisateurs qui vont en profiter.  Et comment peut-on passer au côté de notre golf, auquel les dépenses dépasseront encore les estimations.  Surtout qu'il y a un ralentissement économique dans ce domaine.

Il y en a d'autres encore, mais je les garde pour la section «dossiers passés sous silence» de ce blogue.

Résultats

Richard Goulet applique sa méthode de gestion depuis déjà 4 ans, il est temps de voir les fruits que nous avons cueillis en 2010.

Aréna

Premier point, un référendum - qui s'est avéré inutile - a dû être fait.  Si le projet aurait été correctement expliqué aux citoyens dès le départ, nous aurions pu éviter une dépense de 300 000 $.

Deuxième point, les travaux n'étaient même pas terminés que déjà on apprenait l'intérêt du privé pour une 4e glace à Granby;  un projet discuté par un conseiller et des citoyens et que notre maire avait jugé non nécessaire.

Centre-ville

On a investi beacoup d'argent pour revitaliser le centre-ville.  Mais est-ce que ça rapporte?  Pour la fête des mascottes 2010, il semblerait que non.

De plus, en mars dernier, il y a eu cette excellente lettre de Richard Racine qui dénonçait le manque d'implication des gens du centre-ville.   Le problème persiste encore.

Nous avons eu finalement le scénario de revitalisation du centre-ville au mois de mai.  Rien de très novateur et, surtout, rien pour le terrain du bar que nous avons acheté (et démoli) à grand frais.  Pourtant, Richard Goulet nous disait attendre ce moment pour nous dire ce qu'il en ferait, puisqu'il n'avait aucune raison pour faire cette expropriation qui est toujours entre les mains d'avocats.

Taxes

Le taux de taxes demeure toujours à 80¢ à Granby.  Pourtant il a diminué à Shefford; le maire de St-Alphonse a annoncé son intention de faire la même chose et on on peut s'attendre à ce que Bromont emboîte le pas dans les prochaines semaines.  Si on ne bouge pas et que tout le monde avance, est-ce qu'on recule?

En fait nous amassons tellement d'argent que nous accumulons de larges surplus.  Diminuer les taxes?  Emprunter moins?  Allons donc!  Il suffit de dépenser plus!

En septembre dernier, le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL) s'inquiétait de la hausse des taxes à Granby.  Le RPHL représente 1300 membres dans les Canton-de-l'Est.  Pourtant le seul maire qu'il rencontre est celui de Granby.  Il y a là un message très fort sur la qualité de la gestion de notre Ville.

Réputation

«On a mis Granby sur la carte».  La jolie phrase de Richard Goulet.  Voyons voir ce qu'on dit de nous  lorsque Granby est mis sur la sellette.

Tout a commencé cet été avec un boycott sur la ville - et même la parution d'une annonce classée - de la part des motocyclistes sur Facebook.  Il y a eu au moins 4 groupes Facebook pour dénoncer ce qui se passe à Granby, par des Granbyens, mais aussi des gens de l'extérieur.

Puis vint Stéphane Gendron avec son éditorial «Granby.  Que s'y passe-t-il?»  Le premier mot, première phrase, de ce texte: «Rien.»

Plus tard, il en rajoutera à la télé avec son édifiant éditorial: "Le maire de Granby, un «no name hystérique»???"

Et puis il y a eu cet incident avec l'aéroport de Bromont.  Mais ça semble être réglé. Personne ne comprend vraiment pourquoi les conseillers de Granby étaient si frustrés et pourquoi ils ont maintenant le sourire aux lèvres.

Je cherche toujours les textes, reportages ou autres qui vantent le dynamisme et la gestion de Granby (outre ceux venant du maire ou de ceux qui profitent de sa générosité, bien entendu).

Pour les résultats  positifs, disons que Richard Goulet est excellent pour organiser des gros partys.

Les grands dossiers passés sous silence

En fait, tous les dossiers dont je veux parler ont en commun une seule chose:  L'apparence de conflit d'intérêt.  Et tout ça est relié au style de gestion de Richard Goulet.  L'argent est facilement distribué, mais il semblerait que certains ont beaucoup plus de facilité à l'obtenir et que ce qui semble être un bon investissement pour la Ville dans certains cas, ne l'est pas dans d'autres.

Quartier FC

En début d'année, j'avais parlé en séance publique du mauvais investissement qu'était le terrain où est situé maintenant le Quartier FC au centre-ville.  Ce à quoi le maire me corrigea en me disant que j'oubliais de calculer que les taxes perçues durant les 10 prochaines années rembourseront la perte financière subie.

Si on approche le problème de ce point de vue, cela revient à dire que nous avons donné un congé de taxes pour 10 ans afin de «récompenser» les gens qui construisent à Granby.  Si nous appliquerions cette philosophie à tous ceux qui construisent à Granby, cela nous coûterait au moins 10 M$ par année pour financer un tel «programme» de subventions (Il y a environ 100 M$ de nouvelles constructions à Granby chaque année et les taxes représentent environ 1% de la valeur foncière).

La question légitime est la suivante:  Pourquoi le Quartier FC et pas les autres?  Il semblerait que M. Favreau, co-propriétaire de l'immeuble, est un bon ami de Richard Goulet.  J'aimerais bien que quelqu'un me confirme cette information.

Les terres Miner

Une chose similaire se produit avec les terres Miner.  La Ville offre du financement d'«ami» aux acheteurs.  Encore une fois, si le but derrière ça est d'encourager les promoteurs à choisir Granby pour leurs projets, cela pourrait être vu comme une forme de subvention.  Mais pourquoi n'offre-t-on pas des prêts similaires aux autres promoteurs qui investissent à Granby?

La réponse à cette question est beaucoup plus évidente:  Il faut conclure la vente au plus vite.  C'est la raison pour laquelle on a «donné» une école malgré le fait qu'elle n'est pas bien située.  C'est la raison aussi pour laquelle on fait fi des règlements municipaux pour maximiser la valeur du terrain.

CINLB

L'investissement de 1,8 M$ dans le CINLB est un bon exemple d'une relation amicale payante.  Cette entente s'est conclue cette année où la Ville va finalement payer 1,8 M$, soit 100% des dépenses, alors qu'elle devait initialement payer 1 M$, soit 33% des dépenses.

Ferme Héritage Miner

Le cas de la ferme Héritage Miner est un cas aberrant sachant les montants offerts.  540 000 $ en subvention pour ce seul organisme, cette année seulement, en plus de fournir le terrain gratuitement.  Il y avait même 2 conseillers qui étaient gênés de donner un tel montant.

Allons-y avec des faits.  Paul Goulet, le fils de notre maire, est bénévole pour l'organisme.  Sur le site internet de sa compagnie il cite la Ferme Héritage Miner comme étant une cliente.  Parmi les services offerts par sa compagnie, on note le suivant:

«RELATIONS AVEC LES INFLUENCEURS - Qu'ils soient journalistes, analystes, législateurs ou piliers de la communauté, nous entretenons avec eux des relations qui nous permettent de livrer les messages de nos clients par les canaux les plus crédibles et les plus efficaces.

Je ne me souviens pas que le maire se soit retiré de la table lors de cette prise de décision.  Pourtant il le fait lorsque le dossier du complexe de soccer est discuté, et on ne parle que de changement de zonage et non de 540 000 $ de subventions.

Hausse des coûts de la voirie

C'est probablement le dossier qui étonne le plus de par le peu d'attention qu'on lui a porté.  Les coûts de la voirie ont augmentés de 27% depuis la venue de Richard Goulet à la mairie.  Et les coûts sont 10% supérieurs à ceux de St-Hyacinthe et 75% de plus que ceux de Drummondville.

La seule explication du maire?  On a fait beaucoup de trottoir.  Mais voyons ce que disait Richard Goulet en octobre 2009:

«Tous les ans, il faut investir un minimum de 5, 6, 7 M $, avance-t-il. Dans les trottoirs depuis quatre ans, nous avons mis en moyenne 200 000 $ par année pour les refaire.»

200 000 $ sur 6 M$, ça fait 3%.  Même si avant Richard Goulet on ne faisait aucun trottoir, cela ne justifierait qu'une augmentation de 3%.  Ceci n'est clairement pas la raison.

Pour moi ceci confirme que les coûts ont augmenté de façon alarmante à Granby.  Il serait étonnant que ceci se limite uniquement à la voirie.  Alors lorsque Richard Goulet dit fièrement avoir investi 56 M$ dans les travaux d'immobilisations en 2010, moi j'entends que 27% de ces 56 M$ ont été gaspillés, soit 15 M$ au total.  C'est énorme.  On aurait pu refaire l'aréna au complet avec un tel montant.

N'importe où ailleurs, cette nouvelle aurait eu l'effet d'une bombe.  Les médias auraient dû saisir cette nouvelle et en faire la une.  Elle est simple à comprendre.  Il n'y a pas de zone de gris, c'est soit noir, soit blanc: Pourquoi un kilomètre de rue coûte plus cher qu'avant et surtout plus cher qu'ailleurs?

Fait amusant à noter:  Depuis que l'opération marteau est en vigueur, les coûts des travaux pour les gouvernements ont diminués de 36% ...

La publicité

Encore une fois, ici il n'y a rien d'illégal.  Mais les apparences font poser beaucoup de questions et pour certains elles pourraient expliquer pourquoi il y a tant de dossiers passés sous silence, incluant celui-ci:  Les achats de publicité dans les médias locaux.  Noter que les chiffres mentionnés dans ce blogue ont été obtenus sous la loi d'accès à l'information par un citoyen.  Donc ils sont confirmés par la Ville.

Une personne objective  peut se questionner sur l'intérêt de la Ville à augmenter son budget "information" de 45 000 $ à 330 000 $ par année;   surtout lorsque ce sont les journaux locaux qui empochent la majeure partie de ce montant - durant une période où l'Internet leur fait la vie dure.

Il est absolument inconcevable à mes yeux que les journalistes ne fassent pas plus de journalisme d'enquête sur ce qui se passe à la mairie, surtout sachant que les mots «corruption», «collusion» et «conflit d'intérêt» sont partout en ce moment.  Et ce blogue ne concerne que 2010.

mercredi 8 septembre 2010

J’ai beau chercher le positif …

«Le marché public et la ferme Héritage Miner sont des exemples parfaits de la seule implication qu’une ville doit faire dans le milieu des affaires. Les projets émanent de la communauté, peu d’argent investi par la Ville et une flexibilité de la réglementation pour appuyer l’initiative. Le reste dépendra des promoteurs des projets.»

J’écrivais ces mots le 10 mai 2009 sur mon autre blog, celui qui avait pour but de susciter un débat public sur ce à quoi devrait ressembler le nouveau Granby. Tout le contenu du blog se devait d’être positif et je citais en exemple l’administration Goulet dans sa façon de gérer le projet de la ferme Héritage Miner.

Tout ceci est maintenant terminé.

275 000 $ en subvention. Pire encore, comme pour le CINLB et la sculpture «le Phare», nous donnons cet argent parce que les autres refusent d’en donner. Ce qui devrait être un indicateur concernant l’intérêt de la communauté, devient un défi à relever pour Richard Goulet. L’espoir de devenir le héros, celui qui voyait la potentiel que tout le monde ignorait.

Qu’est-ce que 275 000 $ ? Richard Goulet s’était engagé à verser 1¢ du 100 $ d’évaluation au communautaire. Ceci représentait déjà une bonne augmentation par rapport à ce qui se donnait auparavant. Cette année, ce montant représente une somme d’environ 500 000 $. C’est un montant que doivent se partager une cinquantaine d’organismes, soit 10 000 $ chacun. Le conseiller Pronovost a bien raison de s’inquiéter de l’équité dans les choix de la Ville. Quoique avec la Maison des Familles qui a récemment reçu 100 000 $ de la part de la Ville pour pouvoir devenir propriétaire de leur local, j’imagine que la décision concernant la ferme Héritage Miner n’est qu’un pas dans la continuité. En passant, 50 organismes multipliés par 200 000 $, ça fait 10 M $.

Qui va maintenant être assez fou pour donner à cet organisme? Granby donne déjà tout ce qu’il demande. Qui voudra y travailler bénévolement? Granby fournira les montants nécessaires pour payer les salaires d’employés et de sous-traitants. Car c’est ça la réalité : l’argent ça ne fait qu’attirer les gens qui veulent en profiter. Qui fait des demandes à la Ville désormais? Des organismes comme les Voitures Anciennes de Granby qui se font un petit 200 000 $ dans une fin de semaine et qui s’offusque que la Ville refuse de leur donner 25 000 $ en argent (car ils reçoivent déjà l’équivalent en service). Tout le monde voudra sa part et la Ville sera bientôt ingérable. Lorsque nous devrons dire «non» à toutes ces demandes farfelues – et nous n’aurons pas le choix - vous allez en voir des mécontents.

J’aimerais aussi noter que notre investissement de 8 M $ (+ les intérêts) dans les terres Miner est déjà augmenter de 542 000 $ avec le seul projet de la ferme Héritage Miner. N’oublions pas les aménagements du boisé qui ne font que débuter ainsi que le golf dont on ne parle plus mais qui sommeille toujours. Nous avons aussi donné une partie de ce terrain à la commission scolaire pour y construire une école.  Notons aussi que 50 acres (soit 20% des terrains «développables») ont été classés aires protégées par le ministère du développement durable, donc impossible d’y construire quoique ce soit - une chose pourtant prévisible avant d'acheter.

Voici un tableau des revenus tirés des terres Miner selon l’étude Raymond, Chabot, Grant, Thornton (p.87). Les années 1, 2 et 3 correspondent à 2008, 2009 et 2010:


AnLotsAcresRevenus
   Location du golfVente des terrainsTaxes de mutation des terrainsTaxes de mutation sur résidencesTaxes sur résidencesRevenus totaux
1651730000274667262000307 287
2651730000280161270215303885750551 651
36517300002549892325153038173215613 566
total :1 472 504

Nous sommes déjà 1,5 M $ dans le trou selon le plan initial. Et pour ça il faudrait 195 logements déjà construits.  Ça en fait du retard à rattraper.

samedi 4 septembre 2010

Comment ruiner un plan d’urbanisme

La nouvelle école de Granby

Il y a longtemps que je voulais parler de ce sujet, mais il y avait toujours un empêchement lorsqu’il faisait la nouvelle. Aujourd’hui, il y a un avis public pour annoncer une modification au plan d’urbanisme afin de permettre la construction d’une nouvelle école primaire à Granby. Cet école sera construite dans le quartier Sud de la Ville, un secteur en plein essor. Voici une photo aérienne du secteur, tirée de Google Map:


  • Carré rouge : secteur d’immeubles à logements
  • Carrés bleus : secteurs résidentiels nouvellement construits
  • Carrés verts : projets résidentiels présentement étudiés au conseil
  • Carrés mauves : terres Miner

  • Cercle rouge : école primaire Saint-Bernard
  • Cercle vert : terrain pour la nouvelle école primaire

Voici une carte récente de la Ville de Granby où l’on peut apercevoir les nouvelles rues (en rouge) qui ne figurent même pas sur Google. En fait, même sur la carte, certaines rues ont déjà changé de nom. Ceci démontre bien où est l’effervescence dans le secteur.

On peut voir que les terres Miner sont séparées par le boulevard Pierre-Laporte, une voie rapide sous la responsabilité du ministère des transports. Il est interdit de créer un accès direct à cette voie rapide (une rue ou une entrée privée) et elle a une largeur de 4 voies à l’intersection de la rue Robitaille, soit l’endroit où sera la nouvelle école. On peut donc dire que le boulevard Pierre-Laporte est une limite « naturelle » pour les secteurs scolaires : Aucun enfant ne peut traverser cette voie, à pied ou à bicyclette, pour aller à l’école.

Ceci signifie que l’école Saint-Bernard s’annonce comme étant le choix naturel pour les futurs secteurs résidentiels des terres Miner qui, soit dit en passant, ne sont pas encore des projets officiels. Le premier secteur à être développé sera vraisemblablement celui à côté de l’école Saint-Bernard (ils sont voisins) puisqu’il y a déjà un accès aux infrastructures urbaines par la rue Glen (C’était aussi le choix du conseil de la Ville de Granby dans leurs derniers plans).

Ce qui nous amène à la nouvelle école. Le secteur « naturel » de cette école est celui délimité par le boulevard Pierre-Laporte à l’ouest, la rue Robitaille au sud, le lac Boivin au nord et la limite de la Ville à l’est (approximativement la limite de la photo). Un endroit logique pour construire cette école semblerait être quelque part dans le carrée bleu central près des rues Denison et Lemieux.

Malgré que la rue Denison est une route provinciale, notons que la limite de vitesse est déjà abaissée à 50 km/h, des feux de signalisations seront installés cette année à l’intersection de la rue Lemieux et qu’elle n’a que 2 voies de large. De plus le secteur est déjà construit et plusieurs jeunes familles s’y sont installées il y a environ 5 ans, ce qui nous donne un bon groupe d’enfants d’âge scolaire.

Alors pourquoi diable installé la nouvelle école dans un coin du secteur, là où les résidences sont plus vieilles et dont les résidents sont plus âgés et sans enfant d’âge scolaire?

Réponse : Parce que c’est un bonbon pour vendre les terres Miner. On le sait, les terres Miner sont à vendre et la Ville est en pleine négociation avec un gros acheteur potentiel. Mais on voit très bien qu’il y a de l’eau dans le gaz. Aux dernières élections, Richard Goulet disait que le contrat serait signé à la fin novembre – Mais il n’avait spécifié l’année! Si je me souviens bien, c’était en avril ou mai dernier qu’il annonçait qu’il était sûr à 99% qu’une entente serait conclut avant la fin du mois. Il y a forcément quelque chose qui ne fonctionne plus et on tente de dorer la pilule pour faire aboutir la transaction. Et le « don » d’une école dans un secteur résidentiel, ça sonne bien.

Et ça, c’est la raison première pour laquelle je m’opposais à l’acquisition des terres Miner (le développement, pas le parc). Lorsque le conseil se retrouve dans le commerce, il ne devient plus objectif. Côté urbanisme, il est illogique d’installer une école à cet endroit. Côté économique, il est difficile de cracher sur 11,5 M $ (si jamais on obtient ce montant), surtout lorsque la crédibilité politique des élus est en jeu. Le pire, c’est que ce « cadeau » ne signifie pas qu’une entente se réalisera. Mais l’urbanisme est compromis à jamais et dans 10 ou 15 ans, les gens se demanderont : « À quoi pensaient-ils de mettre une école à cet endroit? »