lundi 28 mars 2011

Faiseur de trouble un jour...

...faiseur de trouble toujours.

Richard Goulet s'amuse à détruire le bon travail fait par les maires de Granby qui ont passé avant lui et ce, depuis longtemps.

Nous savions déjà qu'il détruit l'excellent travail de Michel Duchesneau concernant les finances de la Ville. Nous savions aussi comment il a réussi à transformer en terrain industriel le parc Richelieu offert par M. Boivin pour les citoyens de Granby.

Mais Richard Goulet n'a pas attendu que M. Boivin meurt pour contrecarrer son beau travail. Avant de se faire montrer la porte par la Société zoologique de Granby (après seulement un an comme président), Richard Goulet savait faire la manchette il y a 30 ans. Voici 2 textes de La Voix de l'Est de l'époque:

Boivin obtient des animaux ...

par Jacques Bertrand

GRANBY - Pierre-Horace Boivin se démène présentement dans le but d'obtenir des autruches, des singes et des gazelles, accordées à Granby par des zoos de Casablanca et de Rabat, mais sa tâche n'est pas facile.

Participant au voyage de jumelage entre les villes de Granby et de Marrakech, M. Boivin, le fondateur du jardin zoologique, a offert au zoo de Casablanca un lynx roux, au nom de la Ville de Granby. En retour, il affirme que Casablanca offre quatre singes et il ajoute que le zoo de Rabat propose quatre jeunes autruches géantes et six gazelles, notamment en retour de castors canadiens.

Singes et gazelles arriveront ici au printemps, selon M. Boivin. Quant aux autruches, leur cas pose un problème. Les règles d'Agriculture Canada sont strictes et interdisent toute importation de ce genre d'oiseaux, à moins qu'ils n'aient été mis en quarantaine dans un pays comme les États-Unis.

Mais Horace Boivin se dit pressé par le temps. "Ce sont des autruches géantes et bientôt elles seront trop grandes pour être transportées par avion." Un spécimen adulte de cette espèce dépasse deux mètres de hauteur. Au dire du commissaire industriel, "la loi qui empêche ces oiseaux de venir au Canada est une vieille loi. Ça n'a pas de bon sens, surtout que Hambourg a accepté des autruches semblables, alors que l'Allemagne est très sévère sur l'importation d'animaux."

"Je fais des pressions, j'ai contacté Marcel Ostiguy (le député de St-Hyacinthe, secrétaire parlementaire au ministère de l'Agriculture), j'attends qu'il me rappelle... Il s'agit d'un cadeau royal qu'on ne peut refuser. Cela cimenterait les relations entre le Canada et le Maroc", poursuit M. Boivin, qui "confie", pour appuyer son dire, que six industriels marocains "sont des plus anxieux de venir investir ici".

Déjà, le directeur général du Jardin zoologique de Granby a pris contact avec le zoo du Bronx, à New York. Les autruches pourraient y passer soixante jours de quarantaine et dans ces conditions, le Canada pourrait ensuite les accepter. Germain Couture attend une réponse sous peu.

(...)

...que Goulet refuse

GRANBY (JB) - La Société zoologique ne veut pas des autruches, gazelles et singes marocains et le président Richard Goulet ne partage pas l'enthousiasme de M. Boivin.

"Pour le moment, nous ne sommes pas intéressés, à moins qu'il s'agisse d'une espèce absolument rare. Et il n'est plus question d'accepter des animaux si on les connaît mal, si on n'a pas la place pour les loger, ou si le coût de transport est exorbitant."

M. Goulet cite en example le prêt pour deux ans de deux tapirs par le zoo de Calgary. Ils avaient été envoyés à Granby pendant qu'à Calgary on leur construisait un nouvel enclos. Les deux tapirs n'ont pu s'adapter ici, s'échappant de leur enclos et se blessant grièvement aux pattes. La femelle en est morte et a avorté. "C'est choquant pour eux, mais ça aurait pu arriver à n'importe quel zoo. À la Société zoologique, on ne savait pas ce que c'était."

"Actuellement nous n'avons pas de place, à moins de modifier un enclos, poursuit le président. Nous n'avions pas donné le lynx en espérant avoir quelque chose en retour et ça ne va pas dire que lorsque Granby nous demande un cadeau, que nous allons accepter n'importe quel animal en retour. M. Boivin est le fondateur du Jardin et il ne nous a pas consultés, même si nous avons souvent approuvé ses démarches dans le passé."

(...)

«et il ne nous a pas consultés»: Du Goulet de grand cru!

Comment est-ce que les citoyens de Granby ont fait pour élire un homme qui s'est fait jeter dehors de mille et une organisations pour son incompétence et ce, tout au long de sa carrière? J'ai l'impression que le réveil sera brutal.

La grande question: Est-ce que Richard Goulet avait des comptes à règler avec M. Boivin lorsqu'il a détruit le parc Richelieu?


samedi 26 mars 2011

Le pontologue

Qu'est-ce qu'un pontologue? Un pontologue, c'est quelqu'un qui croit être un expert en pont.

Notre bon maire est un excellent pontologue. En 2008, il était tellement convaincu de l'urgence de reconstruire le pont Mountain, qu'il s'empressa d'en prendre la responsabililté, alors que le ministère des Transports venait tout juste de dire qu'il s'occuperait de tous les ponts du Québec. En fait, il était tellement convaincu de l'urgence de le reconstruire, qu'il a même voulu outrepassé les délais de contestation des propriétaires riverains expropriés. Armé d'une multitude d'experts (au frais des contribuables), il dû défendre son point en cour contre un seul citoyen, se défendant seul, sans avocat. Malgré tout, la Ville a perdu car la juge a statué qu'il n'y avait pas d'urgence.

Selon le programme d'immobilisations 2008, le pont Robinson devait être reconstruit en 2009. Depuis ce temps, le ministère des Transports a repris le flambeau. Malgré le fait que le maire avait dit qu'il voulait surveiller les travaux de près (il voulait même participer financièrement pour avoir son mot à dire), il ne semble plus y avoir d'urgence.

Avec cette expertise nouvellement acquise (j'imagine que ce n'est pas en vendant de la bière qu'on développe des connaissances en structures de pont), c'est au tour des Montréalais à pouvoir s'abreuver aux paroles de notre maire: Apparemment, il n'y a pas d'urgence à reconstruire le pont Champlain. Assis à son bureau, Richard Goulet est capable d'analyser la structure du pont Champlain.

Mais peut-être qu'il y a autre chose. Richard Goulet connaît bien les gens qui profitent du système. Voici le raisonnement de Richard Goulet concernant le pont Champlain (La Voix de l'Est, 26 mars 2011, p.13):

«S'il y avait réellement un risque que le pont s'écroule, il n'y a aucun gouvernement qui prendrait une chance et autoriserait qu'on y circule. C'est sûr que les gens qui veulent un nouveau pont vont être alarmistes. Mais si un nouveau pont est construit, ça aurait des inconvénients, mais ce n'est pas pour tout de suite. On parle quand même d'un projet de 1 à 2 milliards de dollars.»

On vient tout juste d'en parler, Richard Goulet s'y connaît en tactiques alarmistes pour vendre des projets: Le pont Mountain en est un bon exemple. Que dis-je, toute sa carrière de politicien est basée sur le fait que Granby avait soi-disant été laissée à l'abandon. Or, en regardant l'état des routes aujourd'hui, on voit que Richard Goulet ne fait pas mieux que ses prédécesseurs.

Deuxième point, le coût du pont Champlain. Ce pont, qui est le plus achalandé au Canada, est sous la responsabilité du gouvernement canadien. Deux milliards de dollars divisé par 30 millions de Canadiens, ça fait 67 $ par tête de pipe. Le pont Mountain, qui a coûté 4,8 millions $ aux 60 000 Granbyens (le coût total étant 7 M $), ça revient à 80 $ par citoyen. Le pont Champlain, qui est probablement aussi important dans l'économie granbyenne que le pont Mountain, nous coûtera moins cher! Si Québec avait payé pour le pont Mountain, ça nous aurait coûté 1 $ par citoyen; loin derrière le 80 $ de M. Goulet. Mais ne vous inquiétez pas, nous allons quand même payer pour les ponts des autres municipalités.

Finalement, voici la vision de Richard Goulet à propos du pont Champlain, qui veut à la fois encourager le transport en commun et l'étalement urbain:

«J'espère qu'on va en faire un pont des années 2020 ou 2030. Il faut penser aux voies réservées sur le pont et possiblement à un tramway suspendu sous le pont. Le système de transport en commun doit être mieux adapté, parce qu'actuellement, ça prend 40 minutes pour se rendre au pont et 45 minutes pour le traverser. Et de plus en plus de gens qui travaillent à Montréal s'en viennent rester vers notre région, vers les Canton-de-l'Est.»

L'étalement urbain, c'est une idée coûteuse à tous les points de vue (financièrement et environnementalement). Le transport en commun n'est pas une solution pour «contre-balancer» cette vision complètement dépassée (ou, du moins, qui devrait l'être).

De plus, une chose à laquelle M. Goulet ne pense pas lorsqu'il partage ses idées de grandeur:

Pour les autres paliers de gouvernement, IL N'Y A PAS DE GENS QUI SONT PASSÉ AVANT EUX POUR NETTOYER LES FINANCES PUBLIQUES AFIN QUE DES GENS COMME VOUS PUISSENT RÊVER EN COULEURS.

mardi 22 mars 2011

Recherche éloges désespérément

Voici qu'un programme provincial, dont personne n'a entendu parler, vient faire l'éloge de Granby en matière de promotion de saines habitudes de vie. Naturellement, notre bon maire doit venir nous réexpliquer à quel point tout cela s'est produit dans les 5 dernières années.

À la prochaine séance du conseil, le maire lira une déclaration d'engagement pour les saines habitudes de vie remise par les ambassadeurs de ce programme. Cette déclaration est disponible ici.

La première chose à noter, c'est le dernier engagement de la liste:

«Exprimer publiquement l’engagement de notre municipalité au regard de l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être de la population, notamment par l’utilisation du logo Au Québec, on aime la vie

J'aime bien quand les fonctionnaires et élus des différents paliers de gouvernement se félicitent et s'encouragent les uns et les autres pour justifier leur propre existence. Le provincial vient dire aux maires qu'ils font du beau travail et en échange les maires s'engagent à faire la promotion de leurs programmes. «Dis-moi que chus fin, pis j'va dire que t'es beau» ou ce qu'on pourrait appeler un beau festival de tapes dans le dos.

Mais au-delà de la politique, il y a la vertu; et on ne peut être contre la vertu. Suite à cet engagement, il y a une annexe contenant une liste d'actions proposées pour réaliser cet engagement.

En parcourant cette liste, on s'aperçoit qu'il est vrai que Granby en a déjà beaucoup réalisées. On comprend les félicitations venant de la part des ambassadeurs de ce programme. En fait, pour la majorité de ces réalisations, soit elles ont été faites bien avant la venue de M. Goulet à la mairie (Vous vous souvenez, du temps où «il ne se passait rien à Granby»?), soit elle sont des initiatives du privé.

L'excellent réseau de piste cyclable a été implanté bien avant M. Goulet (Rappelons que celle faisant le tour du lac Boivin a été faite lorsqu'on payait tout comptant). Il en va de même pour le transport en commun. Depuis mon tout jeune âge, la Ville de Granby a toujours été reconnu comme étant la ville des parcs et des fontaines (la majorité ayant été acquise en payant comptant). Ce n'est pas d'hier que la ville fait ce type d'investissement. Si on pouvait le faire en payant comptant, il serait déplorable qu'on ne puisse pas continuer à le faire en s'endettant.

Le marché public, les jardins communautaires et les vélos en libre-service sont tous des projets qui ont été initiés et gérés par des organismes privés.

D'accord, il y a bien quelques initiatives qui ont été faites depuis 5 ans, telles la réduction des coûts des loisirs pour les familles, les journée gratuites pour le transport en commun ou l'amélioration du menu de l'aréna.

Mais, soyons honnête, d'autres initiatives comme la bonification du transport en commun et la revitalisation du centre-ville ont été des échecs lamentables et coûteux.

Félicitations Granby? Je suis d'accord;

Félicitations M. Goulet? On repassera.

dimanche 20 mars 2011

Dynamisme: Chacun sa définition

Ce matin, je lisais l'article du Journal l'Express à propos du nouveau règlement sur le remorquage à Granby.

Une conseillère, Éliette Jeanneau, a voté contre ce règlement. Raison invoquée: Elle ne comprend pas pourquoi il fallait changer ce règlement, les raisons qui ont motivées cette démarche; Et elle a bien raison.

En fait, les plus perspicaces d'entre nous savent qu'elle connaît la raison: C'est l'égo du maire. Mais est-ce bien dans l'intérêt des citoyens? Y a-t-il un citoyen quelconque qui se plaint du remorquage à Granby? Non.

Tout ceci part d'un conflit entre deux remorqueurs et l'un d'entre eux a voulu impliqué la Ville dans le conflit. Il faut l'avouer, cet individu a de la gueule et est persistant. La chose diplomatique à faire était de laisser aller et, surtout, ne pas impliquer les citoyens dans ce conflit.

Or, notre bon maire n'aime pas lorsqu'on défie son autorité. Il doit montrer qui est le patron. Voilà qu'il nous sort un règlement à la légalité douteuse et qui, comme par hasard, porte atteinte au citoyen rebel. Le dossier est maintenant judiciarisé.

L'article du journal l'Express vient nous confirmer que c'est un sujet délicat et que divers organismes vont entrer dans le bal. Ce qui m'a fait le plus réagir, c'est la réaction de notre greffière, Me Catherine Bouchard, qui nous dit:

«S’il y a un débat à faire, il se fera devant les instances appropriées en temps et lieu»

Wow! Elle n'essaye pas de nous convaincre que le règlement est légal: Elle nous invite à le contester «devant les instances appropriées»!

Ainsi, une petite chicane entre deux commerçants va finir en débat de société - qui ne faisait même pas parti du litige original - où la Ville impliquera (encore) des frais d'avocats pour se défendre.

Les choses bougent à Granby, il y a beaucoup d'air qui se déplace, mais c'est tout sauf du dynamisme. Les citoyens eux, qu'est-ce qu'ils gagneront dans cet aventure?

jeudi 17 mars 2011

Surveille-t-on nos intérêts?

«Quand j'étais à la mairie, je m'étais fait dire que c'était illégal de subventionner une entreprise privée. Je pense que la vente représente un geste illégal. Il faut vérifier la légalité de ça»

- Michel Duchesneau

Lorsque Michel Duchesneau était maire, nous avions le même directeur général qu'aujourd'hui, Me Pinault. Notre conseiller Michel Mailhot, conseiller responsable du dossier de la vente des terres Miner, était aussi membre du conseil de la Ville.

Est-ce que tout le monde a perdu la mémoire depuis ce temps? Ou est-ce que le maire et le conseil ont été informé et ont décidé de ne pas tenir compte de l'avis?


dimanche 13 mars 2011

Comment perdre 1 M $

Avis: C'est encore un autre blog technique. À lire à tête reposé. J'ai beau vouloir simplifié, mais la complexité des ententes conclues par notre maire impose une certaine analyse.

L'offre des terres Miner semble de plus en plus être une belle arnaque envers les citoyens de Granby.

Voici ce que j'ai découvert grâce à un lecteur assidu de ce blog.

En 2009, la Ville de Granby avait fait deux appels de propositions pour vendre les terres Miner. À cette époque, la Ville souhaitait vendre les terres Miner, lot par lot, année après année. Les deux lots offerts, cette année-là, étaient les suivants:

  1. Le secteur résidentiel longeant la rue Vittie entre la rue Glen et la rue Mountain (1 337 954 p.c.);

  2. Le secteur commercial situé de part et d'autre du Boulevard Pierre-Laporte, sur la rue Robitaille. Il y avait 2 lots à l'époque («A» et «B»), le lot «B» ayant été partiellement donné pour la nouvelle école.

À titre de référence, pour le secteur résidentiel, on avait fixé un prix plancher de 0,60 $ / p.c. pour un terrain non desservi, non subdivisé.

Là où le bât blesse, c'est pour le lot «A» du secteur commercial, qu'on aperçoit sur l'image suivante.


Dans l'appel de propositions on peut y lire (j'ai ajouté les caractères gras):

2.2 Les terrains seront livrés desservis en infrastructures de rue, d'égoûts et d'aqueduc en bordure des rues existantes, ainsi que celles dans la nouvelle rue projetée. Toutefois, ces services seront disponibles le ou vers le printemps 2010.

2.3 Le lot A, d'une superficie d'environ 158 132 p.c. excluant la superficie de la rue, (...)

6.1 Le prix plancher du terrain est fixé à 9,50 $/p.c., celui-ci étant desservi par des infrastructures de rues, d'aqueduc et d'égoûts. La Ville procèdera à la réfection des travaux d'infrastructures, d'aqueduc, d'égoûts, de rues au plus tard douze (12) mois suivant la signature de l'acte de vente.

Tout ces terrains ont été vendus à 1,25 $ / p.c., soi-disant non desservis. Or, grâce à l'entente avec les acheteurs, il y a une servitude de non-accès (aucune entrée privée) sur la rue Robitaille pour les terres Miner. Ceci signifie qu'ils ne paient pas pour les infrastructures en bordure des rues existantes. Notez que je ne suis pas certain que cela veuille dire que les commerces n'auront pas le droit de se connecter à cette portion de l'aqueduc; seulement que leur entrée n'aura pas accès à la rue.

Les coûts pour amener les services sur la rue Robitaille seront de 1 676 000 $ pour 860 m de rue; 1.33 M $ sont aux frais de la Ville. Je vous le répète, les terres Miner n'ont aucune participation dans ce montant, ce qui n'était pas nécessairement vrai lorsque l'appel de propositions a été fait.

Il est vrai qu'il nous en aurait coûté un bout de rue supplémentaire (voir «rue desservie» sur l'image précédente), environ 400 pi, soit 122 m. Une dépense d'environ 238 000 $ si on se fit aux coûts de la rue Robitaille (et encore, cette rue va desservir les 2 côtés de la rue, augmentant la valeur des autres terrains situés en face).

Mais avec le prix plancher de 9,50 $ / p.c. (on aurait pu obtenir plus) fois 158 132 p.c., ça nous aurait donné un prix de vente de 1 502 254 $. Soustrayez les 238 000 $ de la nouvelle rue, ça donne tout de même 1 264 254 $.

Nous avons vendu ce terrain à 1,25 $ / p.c. (rue incluse), soit pour la somme d'environ 230 000 $. Une perte nette de 1 034 254 $.

1 million de dollars !!!

Même en considérant l'achat des terrains résidentiels à 1,25 $ / p.c., comparé au prix plancher de 0,60 $ / p.c. (je vous rappelle que ça aurait pu être plus), Nous n'aurions obtenu que 870 000 $ de plus pour le lot résidentiel.

On a finalement vendu pour au moins 165 000 $ en bas de notre prix plancher, l'ensemble de ces terrains!

Pire encore

Si on aurait vendu ces 2 lots comptant, nous aurions eu 2,3 M $ en banque avec la seule obligation supplémentaire de faire un bout de rue de 238 000 $.

Avec la vente actuelle, nous avons eu un dépôt de seulement 1 M $ en banque mais, il y a 20 acres de terrains qui n'ont pas d'hypothèque. Ce qui revient à dire qu'ils ont acheté 20 acres de terrains pour 1 M $ (1,25 $ / p.c.) et que nous finançons le restant des terrains (env. 160 acres) à 100%.

«Way to go Richie!»

samedi 12 mars 2011

Allons-nous accepter de tomber un à la fois?

Un des propriétaires de la rue Robitaille lance un cri d'alarme. J'avais déjà écrit à ce propos (voir le blog).

En lisant cette lettre, je me remémore tous ces citoyens qui se battent seul devant l'administration; en vain. Le propriétaire exproprié de la rue Mountain (pour le pont), les gens de la rue Long (pour l'accès au golf), les gens de la rue de l'Estrie (pour la piste cyclable), les divers commerçants victimes de concurrence déloyale, etc. Quand aurons-nous le courage de tous se tenir debout, ensemble, devant ce gouvernement qui improvise chaque fois qu'il prend une décision, sans tenir compte des conséquences sur la vie de ses citoyens?

Personnellement, je n'attendrai pas de recevoir un compte de 100 000 $ - pour des services dont je n'ai pas besoin - pour réagir. D'ailleurs, les hausses incroyables de mes comptes de taxes (et celles qu'on peut anticiper dans un futur pas si lointain) sont largement suffisantes pour me pousser à agir.

Subvention illégale

J'ai toujours dit que de faire du commerce n'était pas une responsabilité de la Ville. La seule façon acceptable de financer un gouvernement est de faire payer des taxes pour les services qu'il rend. Il y a aussi un principe d'équité qui prévaut. C'est-à-dire que la municipalité ne peut pas favoriser un contribuable au détriment d'un autre.

Ce sont des principes très simples et fondamentaux de notre système que certains, malheureusement, ne comprennent pas. Eux, ils veulent faire de l'argent en faisant des investissements. Ceci leur semble une façon logique de diminuer les taxes (même si, ironiquement, elles augmentent). Eux, ils aiment marcher sur la ligne lorsque vient le temps de subventionner certaines organisations.

Or, il y a des lois pour protéger ces principes et je crois que l'une d'entre elles vient d'être enfreinte. Je crois aussi que cela aura des répercussions pour les contribuables granbyens. Naturellement, cela concerne encore les terres Miner, ce projet controversé, mais qui a toujours été pris à la légère. Imaginez qu'il y a une loi appelée LOI SUR L'INTERDICTION DE SUBVENTIONS MUNICIPALES:

1. Nonobstant toute disposition contraire ou incompatible dans une loi générale ou spéciale, aucune municipalité ne peut, ni directement, ni indirectement, venir en aide à un établissement industriel ou commercial, autrement que de la façon prévue à la Loi sur les immeubles industriels municipaux (chapitre I-0.1), et notamment, sans restreindre en rien la généralité des termes précédents, elle ne peut venir en aide en aucune des manières suivantes, savoir:

1° en prenant et souscrivant des actions d'une compagnie formée pour cet objet;

en donnant ou prêtant de l'argent ou autre valeur ou en donnant la jouissance ou la propriété d'un immeuble;

3° en garantissant, par endossement ou autrement, une somme d'argent empruntée;

4° en accordant une exemption de taxes à un établissement industriel ou commercial.

Après lecture de cette loi, croyez-vous que Richard Goulet nous a mis dans le pétrin en acceptant de financer à 2% les nouveaux propriétaires de la terres Miner? Croyez-vous qu'il vont toujours nous offrir 11,5 M $ lorsqu'ils devront choisir entre payer comptant ou se faire financer par une banque? Enfin, consolons-nous en nous disant que nous saurons ainsi la véritable valeur marchande de ces terrains.

Est-ce qu'un fonctionnaire n'a pas fait son travail pour informer notre conseil de cette loi? Est-ce que le conseil a ignoré l'avis d'un fonctionnaire? Voilà bien des questions qui méritent des réponses.

La théorie qui plane dans l'air en ce moment, à laquelle je suis attentif, c'est que cette transaction émane de Catania, une compagnie qui sait comment tirer avantage des élus naïfs. Mais, pour une raison inconnue, ils n'ont pas voulu conclure la transaction (peut-être qu'il y avait trop de gens qui posaient des questions, comme moi et Michel Laliberté). Comme Richard Goulet avait annoncé la nouvelle pour mousser sa campagne électorale 2009, il lui fallait trouver une autre solution pour se sortir de l'embarras. C'est à ce moment, qu'il est allé à la rencontre des seuls autres acheteurs potentiels pour leur offrir un «deal» similaire. Or, ces hommes d'affaires ont bien senti que Richard Goulet était dans l'eau chaude et ils en ont profité au maximum pour négocier un contrat où seul les acheteurs sont avantagés; en échange pour l'image du bon maire qui conclut une vente avec un gros montant «boosté» aux stéroïdes.

vendredi 4 mars 2011

Sommet sur le milieu municipal

Il y aura, le 19 mars prochain, un sommet sur le milieu municipal, organisé par l'UMQ. M. Arthur Fauteux, maire de Cowansville et président de la Conférence des élus de la Montérégie Est, nous dit que «c'est une rencontre qui sera axée sur l'avenir. Comment voit-on les services municipaux?» «On veut partager des expériences, voir comment on peut interesser les jeunes à la politique municipale.»

M. Fauteux insiste aussi sur le fait que la question financière ne peut être éludée lors du sommet. «Où prendre les revenus pour ces services? On en revient toujours à ça.»

Mais arrêtez de chercher! Prenez le modèle granbyen! Notre maire aurait une vision de la gestion municipale qui a changé la face de Granby.

Pour stimuler l'intérêt pour les postes de conseillers et de maire, nos élus ont augmenté leur propre salaire. En voilà de la vision!

Où prendre les revenus? Quel drôle de question! Il suffit de faire un déficit d'environ 15 M $ par année, soit 20% des revenus totaux de la Ville, et Bingo! Problème résolu! En voulez-vous de l'argent, en v'là!

Dans le programme du sommet, il est dit que «sous forme de vidéos et de brèves entrevues, cinq histoires à succès du monde municipal sont présentées afin de souligner les bons coups liés à la gouvernance et aux pratiques de gestion.»

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que Granby ne sera pas citée en exemple comme étant une municipalité ayant une gestion de l'avenir. Mais si notre maire aurait raison, s'il serait aussi bon qu'il le prétend, il serait l'invité d'honneur et le conférencier principal de cette rencontre.



jeudi 3 mars 2011

Refuser de voir

Émile Roberge - grand supporteur de l'administration actuelle - écrivit ces mots dans une lettre d'opinion pour justifier les coûts de la ferme Héritage Miner:

«On a tous regretté la démolition de plusieurs de nos édifices patrimoniaux, tels l'ancien bureau de poste, la maison natale d'Horace Boivin, etc.»

Une petite phrase qui me laissa un goût amer. En lisant le début de sa phrase, qui annonçait une énumération de notre patrimoine détruit, je ne pouvais m'imaginer qu'il allait nommer celui détruit par Richard Goulet. Naïvement, je n'avais pas imaginé l'utilisation de l'abbréviation «etc.» Trois petites lettres qui rassemblent tout ce qu'on ne veut pas dire, tout ce qu'on refuse de voir.

C'est pourquoi j'ai écrit une autre lettre d'opinion afin de balancer le tout et de remettre les choses en perspective.

***

En passant, cette lettre m'a aussi fait penser à autre chose.

Lors de la dernière séance du conseil, le citoyen Richard Dubé dénonçait l'argent mis dans la restauration de la ferme Héritage Miner. Voici un résumé de l'échange selon La Voix de l'Est:

"Photos en main, Richard Dubé en a toutefois rajouté en affirmant qu'il n'y a «plus rien à faire» avec les bâtiments, jugeant qu'ils sont trop en mauvais état pour les restaurer. «C'est patrimonial. Et ça s'arrange. Il y a des subventions des gouvernements pour ça», a répondu le maire du tac au tac."

«C'est patrimonial. Et ça s'arrange.» En lisant la lettre de M. Roberge, je me suis souvenu que lorsqu'il était question du hangar des tramways sur la rue Principale, il tenait un tout autre discours. Suite à une «étude», le conseil municipal avait conclut à l'époque qu’il serait très coûteux de réparer la bâtisse et la démolition était inévitable (lire le blogue du Grand Parleur). Or, pour la ferme Héritage Miner, tout semble possible. Voyez-vous une différence dans la qualité de ces 2 bâtiments:



(Photos tirées de La Voix de l'Est)

Comme à l'habitude, Richard Goulet adapte son discours au goût du jour.


mercredi 23 février 2011

Un pont gratuit

Lu dans L'avenir & des rivières:

Le NOUVEAU pont Zéphyr-Falcon

«En plein coeur du centre-ville de Bedford, le pont Zéphyr-Falcon est vieillissant et sera démoli pour être remplacé par un pont plus haut et plus large.»

«Le ministère des Transports entend profiter de l’occasion pour rehausser le pont, l’élargir et le repositionner dans l’axe de la rue Cyr.»

«Les changements apportés à l’axe du pont forceront le ministère à acquérir quelques parcelles de terrain, du côté nord de la rivière, à la hauteur des rues Cyr et de l’Église»

«Même si le MTQ refuse d’avancer des chiffres, certains observateurs laissent entendre que la construction du nouveau pont pourrait coûter entre quatre et cinq millions $. «Tous les travaux sont à la charge du ministère», poursuit M.Fournier.»

Exacement comme pour le pont Mountain à Granby ... à l'exception que pour le nôtre, le ministère n'a déboursé que 25 % des coûts pour SON pont.

Il faut vraiment être de mauvaise foi pour dire que notre maire est visionnaire et qu'il gère notre argent dans le meilleur intérêt de notre communauté.

Il va falloir qu'il en trouve des subventions pour nous rembourser cette perte qu'il a causé dans notre compte de banque.



dimanche 13 février 2011

L'art de dire n'importe quoi, partie 2

J'en ai déjà parlé lorsque l'ESVD signifiait son intention de construire son aréna, mais je dois revenir sur le sujet puisqu'il est de nouveau dans l'actualité. Le complexe de soccer du fils du maire financé par le privé.

Voici ce que Richard Goulet avait à dire à Toni-Lynn Trottier lors de la campagne électorale de 2009, il y a peine un an, au sujet de l'investissement du privé dans les infrastructures sportives:

Quant à l'idée de dénicher des commanditaires pour financer la construction, M. Goulet juge que «Mme Trottier prend ses rêves pour la réalité.»

Comparons ces propos avec ceux de l'article de La Voix de l'Est:

«C'est plutôt une belle opportunité pour notre entreprise de s'impliquer socialement dans la région» - Le président d'Artopex, Daniel Pelletier

Parce qu'il est le fils du maire, Richard Goulet, et pour dissiper tout doute, Paul Goulet précise que le projet ne bénéficie d'aucune subvention. «C'est le plus important projet récréatif non subventionné de l'histoire de Granby, qui va rapporter 75 000 $ en taxes à la Ville par année et créer cinq emplois», soutient-il.

Je le répète, pour tenir des propos aussi ridicules en campagne électorale alors que son propre fils est en train de ficeler un projet récréatif 100% privé, il n'y a qu'une façon de décrire Richard Goulet:

L'art de dire n'importe quoi.

Rich, un bon conseil, va donc chercher l'argent là où il est aujourd'hui, et non pas dans les poches des contribuables de demain.

samedi 12 février 2011

L'art de dire n'importe quoi

Lorsque Richard Goulet a acheté les terres Miner, il nous parlait d'investissement. Lorsqu'il a acheté les bâtiments incendiés au centre-ville, il nous parlait d'investissement.

Pour les terrains du centre-ville, malgré 1 M $ d'«investissement» pour acquérir et nettoyer les terrains, nous les revendons au tiers du coût au bon ami du maire, M. Favreau. Malgré cela, lorsque je lui ai fait remarquer le retentissant échec de la transaction pour les Granbyens, il me répondit:

«Ce que les gens comme vous oublient de compter, ce sont les taxes que nous rapportent le nouveau bâtiment. En 10 ans nous aurons repris notre argent.»

C'est exactement le même argument qu'il nous servait pour acheter les terres Miner: Avec la construction de nouvelles maisons, les taxes rapporteront des millions $ à la Ville. 10 ans, 15 ans, 25 ans, peu importe, si on met le terme assez long (et qu'on ignore les dépenses engendrées par les nouveaux résidents), on finit toujours par faire de l'argent.

L'argument des gens comme moi qui disait que si une personne ou une compagnie privé faisait elle-même l'investissement, c'est-à-dire que la Ville ferait exactement les mêmes «profits», sans supporter les dépenses et, surtout, sans assumer le risque qui vient avec toutes formes d'investissement, est un argument que Richard Goulet ne semble pas avoir la capacité de comprendre.

Changer son fusil d'épaule

Aujourd'hui, le maire défend son nouveau règlement sur les travaux municipaux:

«Mais pour le maire Richard Goulet, cela est une question d'équité. L'ensemble des citoyens n'aura plus à payer pour les stations de pompage et le surdimensionnement, (...)

Depuis 2005, indique M. Goulet, les projets des promoteurs ont engendré des coûts de 2,2 millions $ pour la Ville soit une moyenne de 380 000 $ par année. En vertu du nouveau règlement, les coûts annuels sont plutôt estimés à "50 000 $, 75 000 $". Le reste sera acquitté par les promoteurs. "Ça enlève un fardeau à la Ville", dit le maire.» (La Voix de l'Est, 12 février, p. 9)

Une question d'équité? Un fardeau pour la Ville? Mais que sont devenus les termes «investissement» et «revenu de taxes»?

On parle d'économie de 300 000 $ par année, alors qu'il y a plus de 100 M $ d'investissements privés en nouvelles constructions chaque année. Ce qui signifie que, dès l'année suivante, on obtient environ 1 M $ en nouveaux revenus de taxes. N'est-ce pas là un bon investissement?

Ne croyez-pas que je veuille encourager cette pratique; mon idée n'est pas faites là-dessus puisque nous n'avons pas beaucoup d'information à ce sujet. Je trouve seulement troublant que le maire justifie une perte de 700 000 $ pour UN SEUL terrain au centre-ville avec le fait que LE SEUL nouvel immeuble érigé sur ce terrain (le quartier FC) rapportera 70 000 $ par année, alors qu'une dépense de 300 000 $ annuelle qui rapporte 3 fois plus l'année suivante est considérée comme étant un «fardeau» pour la Ville et une source d'«inéquiété» entre les contribuables.

On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la fermière.


J'en profite pour vous rappeler que mercredi et jeudi prochain, il y aura un registre à l'hôtel de Ville de 9h à 19h pour s'opposer à un emprunt pour financer les égoûts et l'aqueduc pour le développements des terres Miner.

Nous devons emprunter pour construire les infrastructures (au complet, pas seulement le surdimensionnement) pour des promoteurs à qui nous avons prêté 90% de l'argent pour acheter leur développement au taux préférentiel de 2% d'intérêt.

À vous de décider si c'est un «investissement» ou un «fardeau» pour la Ville.


mercredi 9 février 2011

La lecture de la semaine

J'ai le goût de faire changement aujourd'hui et de vous proposez un livre de chevet afin de vous faire réfléchir.

C'est une vieille publication que je lisais lorsque j'avais 12 ou 13 ans. Le livre, écrit par Ian Livingstone, fait partie de la collection UN LIVRE DONT VOUS ÊTES LE HÉROS et s'intitule: La Cité des Voleurs.

Voici le résumé à l'endos du livre, question de vous mettre l'eau à la bouche:

«La terreur s'est abattue sur la ville de Silverton depuis que Zanbar Bone et ses Chiens de Lune, assoiffés de sang, y exercent leurs méfaits. Les paisibles marchands de la cité ont besoin d'aide et c'est VOUS, l'aventurier intrépide, qu'ils vont appeler à la rescousse.

Votre mission vous conduira au long des rues sombres et sinueuses du Port-du-Sable-Noir où les créatures de la nuit guettent dans l'ombre le voyageur imprudent. Et si vous parvenez à traverser la ville, vous devrez affronter l'infâme Zanbar Bone lui-même, retranché dans sa place forte ...

Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance ...»

Bonne lecture à tous!


Registre à signer

Dans un tout autre ordre d'idée, il y a encore un registre à signer. Voici les détails habituels:

  • Dépense totale: 1 676 000 $
  • Emprunt de la Ville: 1 330 879.70 $
  • Raison: aqueduc & égoûts pour le complexe de soccer et les terres Miner
  • Date du registre: 16 et 17 février 2011, 9h-19h
  • Lieu: hôtel de ville, 87, rue Principale

Les investissements qui rapportent

Ces travaux d'infrastructures consistent à mettre l'aqueduc et les égoûts sur la rue Robitaille, entre la rue Mountain et le boulevard Pierre-Laporte et à les brancher au réseau de la Ville, sur la rue Vittie.


Pour la figure précédente, voici la légende:

  • Ligne rouge: Aqueduc & égoûts à construire
  • Ligne bleu: Limites du développement des terres Miner
  • Ligne orange: Limite du complexe de soccer de Paul Goulet, le fils du maire
  • Ligne magenta: Emprises de rue qui seront construites dès 2011

Voici la liste des coûts pour les riverains et la part payée par tous les citoyens:

adressemontant assumé par le riverainmontant assumé par l'ensemble de la Ville
139 Vittie015 795.88 (100%)
140 Vittie05 833.33 (100%)
143 Vittie029 964.10 (100%)
151 Vittie084 539.62 (100%)
101 Mountain042 624.83 (100%)
15 Robitaille077 253.41 (100%)
23 Robitaille32 262.3023 678.70 (42%)
210 Denison est08673.53 (100%)
64 Robitaille103 691.7076 103.82 (42%)
209 Old Shefford146 928.60218 058.82 (60%)
55 Robitaille62 237.7045 678.94 (42%)

155 Mountain

91 Robitaille

92 Robitaille

200 Robitaille

Surdimensionnement

0702 674.70 (100%)
TOTAL345 120.301 330 879.70 (79%)

Le 55 Robitaille est le complexe de soccer de Paul Goulet.

Les 4 dernières propriétés appartiennent à la Ville de Granby. Ironiquement, le 91 Robitaille est la centrale de traitement des eaux ... et elle paye pour avoir l'aqueduc!

Notez que malgré le frontage énorme qu'occupe le développement des terres Miner, il ne fait pas partie des calculs pour la répartitions des coûts. En fait, il ne paye absolument rien, alors qu'il sera le principal bénéficiaire de ce service. Je cite le conseiller Patrick Girard (La voix de l'Est, 9 février 2011, p.8, "Bonin s'oppose deux fois"):

«Cela va permettre de desservir le complexe de soccer, mais aussi les développements des terres Miner»

Vous vous rappelez le prix de vente de 10 M $ des terres Miner? Vous vous rappelez que le maire nous disait qu'on faisait 2 M $ de profit; 1 M$ payé cette année et le reste échelonné sur 15 ans?

Eh bien, avec le million de dollars dépensés pour développer le bout de terrain que les acheteurs ne voulait pas et celui-ci de 1,3 M $ pour leur fournir les infrastructures gratuitement ... Envolez le 2 millions de profit et il faudra attendre 15 avant de l'obtenir!

Si vous lisez ce texte, VOUS êtes le héros.

«La terreur s'est abattue sur la ville de Ghoul's town depuis que Richard 1er et ses Moutons de Lune, assoiffés d'argent, y exercent leur pouvoir. Les paisibles citoyens de la cité ont besoin d'aide et c'est VOUS, l'aventurier intrépide, qu'ils vont appeler à la rescousse.

Votre mission vous conduira au long des rues sombres et sinueuses des terres humides et boisées où les créatures de la nuit guettent dans l'ombre le portefeuille du voyageur imprudent. Et si vous parvenez à traverser la ville, vous devrez affronter l'inquiétant Richard 1er lui-même, retranché dans sa place forte ...

Cinq minutes de votre temps, une signature et un peu de volonté sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance ...»


mardi 8 février 2011

En attendant le résultat de mes recherches ...



Pour sa croissance démographique

À 8,4 %, le taux de croissance de la population de la région entre 2001 et 2006 a été le double de celui de la province.

***

Si ça allait tellement mal à Granby avant Richard Goulet, pourquoi est-ce que le développement des terres Miner vante la croissance démographique exceptionnelle de 2001-2006 pour vendre ses terrains? Il y en a qui vont se faire taper sur les doigts!

La seule différence entre le Granby «pré-2006» et «post-2006», c'est le coût pour y vivre.


Les boisés Miner

Saviez-vous que le terme «boisé» - comme dans «les boisés Miner» - n'est pas français?

En effet, le terme «boisé» est soit un adjectif ou un verbe, mais pas un nom.

C'est amusant que nos professionnels de la langue française n'en ont jamais fait la remarque, mais pour ce qui est des simples citoyens qui s'expriment sur les médiaux sociaux, on n'a jamais eu peur de les dénigrer.

samedi 5 février 2011

Malhonnêté, désenchantement et indignation

«Quand on dit que cela va occasionner des augmentations de coût, je n’y crois pas. La facture sera répartie sur les acheteurs des maisons. Si le promoteur doit assumer des coûts de 200 000$ de plus et que ces coûts sont répartis sur 100, 150 ou 200 maisons, ce sera minime.»

- Richard Goulet, Journal l'Express, 2 février 2011, p. 12

200 000 $ divisé par 100 ou 200 maisons, ça fait 1000 $ à 2000 $ par maison. Si on s'est voté une augmentation de salaire de 20 000 $ par année comme notre maire, ça peut sembler «minime». Personnellement, je vais me pencher si je vois 1000 $ traîner par terre.

Mais de là à nous dire qu'«il ne croit pas que ça va occasionner des augmentations»; ce n'est pas une question de foi, mais une question de fait. Une augmentation, c'est une augmentation!

Ça me rappelle lorsqu'il disait: «Ce n'est pas une dette, c'est un investissement.» C'est peut-être un investissement, mais c'est une dette quand même! Et un investissement payé comptant est toujours un investissement; même qu'il est un investissement plus payant! (ou moins coûteux?)


En lisant la lettre de Mme Schneider dans La Voix de l'Est d'aujourd'hui, je me demandais combien de gens déchantent de plus en plus de notre maire? En fait, je me demandais plutôt:

«Est-ce que ça existe quelqu'un qui était contre les idées et la vision de Richard Goulet il y 4 ou 5 ans et qui est maintenant enchanté par ses accomplissements?»


Je vous rappelle l'invitation de Richard Dubé pour se présenter à la réunion du conseil de lundi prochain. Ça n'arrêtera pas tout seul; bien au contraire, l'inaction de la population encourage le conseil à continuer.


dimanche 30 janvier 2011

collectrice Robitaille

Il y a des gens qui s'inquiètent parce que je ne commente pas les dénonciations des gestes posés par la Ville (financement abusif des OSBL, augmentation de taxes déguisée, concurrence déloyale). Si les Granbyens sortent de leurs terriers et disent ce qu'ils pensent, j'ai de moins en moins besoin de le faire. De toutes façons, vous savez ce que j'en pense, ça fait 4 ans que je prédis ce qui va arriver et dénonce ces même gestes.
Je pourrais peut-être en ajouter à la plus grave de ces dénonciations, par la journaliste Marie-France Létourneau, qui est l'apparence de conflit d'intérêts du dossier la ferme Héritage Miner où la bru de notre maire, Geneviève Côté, est payée à même les subventions de la Ville. Quel est le travail de Mme Côté? Selon le site de la ferme Héritage Miner:
«Geneviève coordonne avec rigueur et efficacité l’ensemble des opérations entourant les activités de la Ferme Héritage Miner. Les montages financiers, demandes de subvention et échéanciers n’ont plus de secrets pour elle.»
Et notre maire ne croit pas qu'il y a là apparence de conflit d'intérêts en ne se retirant pas de la table lorsque le sujet est discuté au conseil. Chacun sa vision.

Mais parlons de nouveauté dont personne ne parle: la collectrice projetée Robitaille.
Une collectrice est une rue «principale» où les rues des quartiers résidentiels se connectent afin de faciliter la circulation locale. L'emplacement de ces voies est prévu des années à l'avance afin de contrôler le développement des nouveaux quartiers. Les promoteurs doivent faire leurs développements en fonction de ces rues.
Une telle voie a été créée par le conseil de Richard Goulet. Elle consiste en un prolongement de la rue Robitaille vers la rue Simonds, pour «vider» les quartiers du sud de la Ville. À l'époque, ça semblait logique, puisque la Ville venait d'acquérir les terres Miner et voulait mettre l'emphase sur leur développement (sans compter tous les autres développements du secteur).
Aujourd'hui, le conseil va retirer cette collectrice du plan d'urbanisme.
Il y avait une séance d'information à ce propos mercredi dernier, à l'hôtel de ville. Naturellement, il n'y avait que moi et un autre citoyen de présent (et je ne crois pas qu'il était là pour cette réunion, puisqu'il y en avait d'autres durant la même soirée).
Cette collectrice a été ajoutée au Plan d'urbanisme en 2008, soit APRÈS l'achat des terres Miner, et voilà que 3 ans plus tard, on la retire.
J'ai posé des questions à la période de questions de la séance d'information et M. Gatien (urbaniste à la Ville de Granby) m'a dit que c'était en raison de la présence de terres humides qui rendrait la construction de cette voie impossible (par le Ministère de l'environnement). Le hic, c'est qu'on ne prévoit aucune autre solution de rechange. Apparemment, toujours selon M. Gatien, nous n'en avons plus besoin car «à l'époque on croyait que le boisé serait développé». Malgré que cette collectrice a été ajoutée en 2008, c'était apparamment un projet en discussion depuis les années 90. Mais en 2008, nous savions déjà que le boisé serait transformé en parc, alors pourquoi ajouter cette collectrice au Plan d'urbanisme si elle était inutile?
Le plus louche, c'est qui est impliqué dans le dossier: Daniel Touchette (un des acheteurs des terres Miner, ceux qui ont obtenu du financement d'ami). Il est le propriétaire du terrain où passe la collectrice et il est en train de planifier un développement à cet endroit. En faisant les études environnementales, il a «découvert» que la Ville ne pourrait faire la collectrice à cet endroit et, avec sa grandeur d'âme, il en a informé la Ville. La façon dont M. Gatien a fait sa présentation, tout ça était une initiative de la Ville. Or, je lui ai fait remarqué que la partie requérante était Daniel Touchette, ce à quoi il m'a répondu qu'il fallait mettre un nom. Pourtant pour le point suivant à la séance d'information (un changement de réglement), la partie requérante était la Ville de Granby.
Qu'est-ce qui se cache derrière ça? Pourquoi cette collectrice était importante en 2008 et ne l'est plus en 2011 (alors que le développement est confirmé)? Ou bien on a improvisé en 2008 ou bien on improvise en 2011. Et surtout, pourquoi Daniel Touchette trouve important de signaler ça à la Ville (jusqu'à en faire une demande officielle), surtout, toujours selon M. Gatien, qu'il est possible de faire 2 accès sur Mountain pour ses terrains et que ce serait suffisant.
Naturellement, il n'y a pas grand chose à faire. Mais, au mieux, c'est de l'improvisation et au pire, ce sont des échanges de bons services en catimini, un peu comme pour le parc Richelieu et les aliments Ultima.

mercredi 19 janvier 2011

Imbécile heureux

«Grande gueule a O'Breham... pauvre vous! vos taxes ont augmentées... la valeur elle de votre propriété as t'elle augmentée depuis? ca vous ne vous ouvrez pas souvent le clapet! Si elle valait $93,300 entre 2007-2009 auj elle en vaut $125,000 pour l'avis d'évaluation 2010-2012 on s'entend tu que vous ne me faites pas brailler!

Votre ami Paul-H!»

Voici un commentaire laissé sur mon blogue Construction record. Il vient d'une personne qui signe Paul-Hémiste sur les blogues de Michel Laliberté (où, entre autre, il me traitait d'imbécile heureux). Malheureusement, ce type de personnage est capable de crier des noms mais seulement sous le couvert de l'anonymat.

Voilà un bon exemple d'argumentation pauvre des suiveux à Richard Goulet: ma propriété a doublé de valeur grâce à un boom immobilier, alors cela justifie le conseil de doubler les dépenses de la Ville.

Suivant cette logique mon épicier devrait doubler ses prix ou du moins exiger que j'achète deux fois plus de produits chez lui. Cela est justifiable puisque je suis deux fois plus riche grâce à l'augmentation de l'évaluation de ma propriété!

L'évaluation foncière sert à déterminer votre richesse par rapport à la MOYENNE et donc de savoir quel sera votre compte de taxes par rapport au compte de taxes MOYEN. C'est une façon simple et efficace de savoir qui est riche et qui est pauvre. Croyez-moi, l'évaluation de ma propriété par rapport à la propriété moyenne n'a pas augmentée: Je suis toujours aussi pauvre qu'avant.

Le fait que mon évaluation augmente ne justifie en aucun cas que le maire achète des buildings au centre-ville pour les démolir. Ça ne justifie pas que la ferme Héritage Miner reçoive 500 000 $ de subventions, en plus de fournir un terrain d'environ 200 000 $, en plus de fournir l'aqueduc et les égoûts pour 140 000 $; naturellement avec l'ajout des intérêts puisque tout ça est de l'argent emprunté. Ça ne justifie pas que tous les p'tits amis du maire reçoivent tous et chacun leur terrain de golf, de baseball, maison de ci, maison de ça, et pourquoi pas un petit prêt à taux préférentiel pour faire de la spéculation immobilière?

Bref, le fait que mon évaluation augmente ne justifie pas une hausse similaire des dépenses. Il suffit de regarder TOUTES les autres municipalités du Québec pour se rendre compte que nous sommes les seuls débiles qui n'ont pas diminué leur taux de taxes depuis 5 ans.

En passant, je ne fais pas partie de la clique à Goulet alors je ne profite pas des soi-disant hausses de service que nous avons et encore moins des cadeaux; je ne fais que payer. Être un imbécile heureux, ça serait d'accepter de se laisser tondre comme un mouton sans rien dire.

lundi 17 janvier 2011

Horloge de la dette

Je viens d'installer une horloge de la dette de Granby sur ce blog. Je veux juste expliquer le fonctionnement avant que quelqu'un me dise que les chiffres ne correspondent pas.

L'horloge est montée de façon à ce que la dette atteigne 63 M $ au 31 décembre 2011, comme en fait foi cet article de La Voix de l'Est. Le rythme auquel la dette augmente est de 41 ¢ par seconde (13 M $ par année), soit un estimatif du rythme moyen de l'augmentation de la dette depuis 4 ans sous la gouverne de Richard Goulet.

Ce qui est inquiétant, ce n'est pas le montant de la dette, c'est son rythme de croissance.

jeudi 13 janvier 2011

Construction record

La construction va très bien à Granby, la population est en croissance ... et les taxes grimpent?!?

Comment est-ce possible? Il n'y a qu'un seul avantage à voir sa municipalité s'agrandir, c'est le partage des coûts communs. Et pourtant la vérité est toute autre.

Mes comptes de taxes

Comme je n'ai apparamment pas les compétences nécessaires pour parler des finances publiques, laissez-moi vous parler des miennes. J'ai deux comptes de taxes: un résidentiel et un autre commercial. Si je compare les années 2006 et 2011 (qui est sensé être le même qu'en 2010), mes taxes résidentielles sont passées de 919 $ à 1380 $ et les commerciales de 1623.58 $ à 2742.14 $; soit 11% et 14% d'augmentation par ANNÉE. Notez qu'aucune rénovation n'a été faite et les augmentations des évaluations ne sont pas hors du commun. De plus, la propriété commerciale est située dans l'ancien Canton, une municipalité qui n'avait pas la «maladie» de vouloir éliminer la dette. Résultat: 1579.56 $ de moins chaque année dans mes poches. Faites l'exercice avec vos comptes de taxes. Jamais je ne croirai que je suis le seul à payer pour les dépenses de notre conseil.

Mais je ne suis pas contre toutes formes d'augmentation. En fait, une augmentation (pour mes comptes) de 700-750 $, surtout s'il y a un plan d'investissement sérieux de la part du conseil, serait fort acceptable et même normal.

Revenu de croissance

Là où le bât blesse, c'est que ceci représente ce qui a été payé et non ce qui a été dépensé. Car la Ville de Granby est en croissance et qui dit croissance dit plus de personnes pour payer les services communs. Depuis que la Caisse Populaire s'est installée au centre-ville, le déneigement de la rue Principale ou l'électricité des lampadaires ne coûtent pas plus cher. Résultat: MON compte de taxes devrait diminuer. S'il augmente, cela signifie que je finance la croissance de la Ville; un non-sens. Lorsque Richard Goulet me disait que d'engager une personne de plus à l'urbanisme pour émettre des permis de construction était une valeur ajoutée, je suis en désaccord. Les citoyens qui utilisent ce service payent pour un permis de construction et payent une augmentation de taxes lorsque leur immeuble prend de la valeur suite à la construction/rénovation. Si cela ne couvre pas les frais d'émissions de permis et devient un argument pour augmenter mes taxes, alors c'est que je finance la croissance de la Ville; toujours un non-sens.

Revenu des contraventions

Mais ce n'est pas tout. On a atteint un autre record: l'émission de contraventions. En effet, les revenus provenant des contraventions ont augmentés de façon significative. Dans mon livre à moi, cela se traduit par une diminution de mon compte de taxes, au pire cela ne devrait pas l'augmenter.

«Revenus» d'emprunts

Et finalement, la cerise sur le sundae, ces trois sources d'augmentation de revenus ne sont pas suffisantes pour combler toutes les dépenses du conseil: Il faut emprunter. Emprunter ce n'est pas faire apparaître de l'argent par magie. Il faudra rembourser. Et avec les intérêts.

Selon Richard Goulet, la dette a grimpé de 52 M $ depuis les 4 dernières années. Toujours selon lui, 10 M $ représenterait 20¢ sur le compte de taxes. Donc les 52 M $ représentent une moyenne de 26¢ sur le compte de taxes par année. Ce qui revient à dire que si nous aurions payé toutes les dépenses du conseil comptant, nous aurions dû payer un taux de taxes de 1,06 $ du 100$ d'évaluation ces 4 dernières années. Mais elles n'ont pas été payées au comptant, il faudra donc y ajouté des intérêts.

La croissance de la Ville de Granby semble nous coûter cher. Et encore, quelles sont les interventions du conseil qui ont favorisé cette croissance? Est-il possible que nous l'aurions eu quand même, sans pour autant faire toutes ces dépenses?

Principe économique

Ma philosophie économique est la suivante: lorsque l'économie va bien, on met de l'argent de côté et lorsqu'elle va mal, on pige dans le bas de laine. Les économistes d'aujourd'hui semblent avoir une méthode légèrement différente: Lorsque l'économie va mal, on emprunte et lorsqu'elle va bien on rembourse les emprunts.

Les deux principes ont le même but, soit de maintenir un niveau de vie constant à travers les hauts et les bas de l'économie.

Personnellement, je crois ma méthode plus économique (pas d'intérêts à payer) et moins susceptible au facteur humain. Avec ma méthode, les gens risquent de ne pas mettre suffisamment d'argent de côté, ce qui signifie des temps plus difficiles lorsque l'économie va plus mal; mais tout rentre dans l'ordre dès que l'économie reprend. Avec l'endettement, les gens risquent de ne pas rembourser leurs emprunts lorsque l'économie va bien et ont tendance à réemprunter lorsque ça va mal. Lorsque l'économie reprend, l'endettement est encore plus grand et il est encore moins tentant de le rembourser. Un cercle vicieux s'ensuit.

Mais revenons à Granby. Si l'économie va bien, pourquoi est-ce qu'on emprunte autant? Si on doit emprunter quand ça va bien, on va rembourser quand? Quel est le principe économique qui guide notre maire?

mercredi 12 janvier 2011

Le narcissisme

Qu'est-ce que le trouble de personnalité narcissique?

source: www.psychomedia.qc.ca

Voici les critères du DSM IV pour le diagnostic du trouble de personnalité narcissique:

Mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d'être admiré et de manque d'empathie qui apparaissent au début de l'âge adulte et sont présents dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manfestations suivantes:

  1. Le sujet a un sens grandiose de sa propre importance (p. ex., surestime ses réalisations et ses capacités, s'attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport)
  2. est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d'amour idéal
  3. pense être "spécial" et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau
  4. besoin excessif d'être admiré
  5. pense que tout lui est dû: s'attend sans raison à bénéficier d'un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits
  6. exploite l'autre dans les relations interpersonnelles: utilise autrui pour parvenir à ses propres fins
  7. manque d'empathie: n'est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d'autrui
  8. envie souvent les autres, et croit que les autres l'envient
  9. fait preuve d'attitudes et de comportements arrogants et hautains

Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p

Les personnes narcissiques ont tendance à prendre le leadership

source: www.psychomedia.qc.ca

Les personnes narcissiques ont tendance à prendre le contrôle des groupes qui n'ont pas de leader, selon une recherche publiée dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin.

Le narcissisme est caractérisé par une tendance à être centré sur soi-même, à exagérer ses talents et ses capacités ainsi qu'à manquer d'empathie envers les autres.

Amy Brunell, professeur de psychologie à l'Université d'État de l'Ohio à Newark, a mené une série d'expériences avec des étudiants universitaires (432) et des gestionnaires (153) dans lesquelles les participants, répartis en groupes de 4, devaient désigner un leader pour diverses fins ou travailler en collaboration pour résoudre divers problèmes.

Non seulement les personnes les plus narcissiques, selon les résultats de tests, considéraient avoir joué le rôle de leader, mais les autres membres des groupes les voyaient également comme les personnes qui avaient dirigé.

Un problème, dit l'auteur, est que leurs suggestions pour accomplir les tâches n'étaient pas meilleures que celles des autres membres de ces groupes.

Même en tenant compte d'autres facteurs comme le sexe et d'autres traits de personnalité comme une estime de soi élevée et l'extraversion, le narcissisme ressortait comme un facteur déterminant.

Il est important de ne pas confondre narcissisme et estime de soi élevée, dit l'auteur. "Les personnes qui ont une estime de soi élevée sont confiantes mais elles peuvent tenir compte des autres et développer une intimité avec ces derniers", explique-t-elle. "Les personnalités narcissiques ont une perception amplifiée de leurs talents et capacités et ont tendance à ne se préoccuper que d'eux-mêmes."

PsychoMédia avec source:
Ohio State University

mercredi 5 janvier 2011

Registres à signer, 13 et 14 janvier

Vous n'avez pas été signer le registre du 5 et 6 janvier - pour financer les infrastructures du développement des terres Miner - que déjà l'avis public des DEUX registres du 13 et 14 janvier vient de paraître.

Registre #1: Divers travaux d'infrastructures et d'aménagement, achat d'équipement, travaux sur certains bâtiments municipaux, aménagement de terrains de baseball, paiement d'honoraires professionnels.

Emprunt: 8 550 000 $

Registre #2: Agrandissement et réaménagement de la caserne des pompiers et du poste de police.

Emprunt: 7 600 000 $

Naturellement, aujourd'hui on nous parle de la nécessité des travaux à la caserne des pompiers, le registre #2. Je suis le premier à reconnaître ce fait. Le problème n'est là: il est dans la liste de priorités de nos décideurs.

Nous devons forcer nos élus à choisir où investir notre argent et non à le saupoudrer à tort et à travers comme cela est fait présentement.

Noter que si les travaux du registre #2 sont clairement exprimés, il n'en est pas de même pour le registre #1, malgré le fait qu'il est plus important.

Aujourd'hui, on tente de vous éblouir avec la nécessité de la caserne des pompiers, mais on ne vous parlera pas des 4 M $ pour les terrains de baseball inclus dans le registre #1, pourtant une dépense décriée par deux conseillers - Pascal Bonin et Éliette Jeanneau (contactez-les).

On ne vous parlera pas non plus du chalet du golf Miner ou du pavillon d'accueil du CINLB dont les estimations totalisent près de 3,5 M $ (plus du double des premières estimations) et qui seront payé comptant, donc aucun registre nécessaire.

Pourtant, à eux seuls, ces trois projets couvrent les frais pour la caserne des pompiers, dont la moitié payé comptant! En signant les registres (vous pouvez n'en signez qu'un seul), vous forcez les élus à réévaluer leurs priorités ... pardon ... nos priorités.

De plus, si vous «profitez» du renouvellement des pancartes de nom de rue (600 000 $) - désolé le registre contre cet emprunt devait être signé l'année passée -, maintenant en bleu au lieu de blanc, vous apprécierez sûrement les nouveaux tableaux électroniques pour cette année (500 000 $). Dépenser un million $, ça va vite ...

mercredi 22 décembre 2010

Registre à signer, 5 et 6 janvier

L'avis public d'un registre à signer pour demander qu'un emprunt de 1 003 000 $ soit soumis à un référendum vient d'être publié dans le journal.

La dépense est pour faire des travaux d'infrastructure dans le «secteur 1A des terres Miner». Ayant vendu les terres Miner cette année, nous avons reçu 1 M$ en «cash down». Peut-être devrions-nous se servir de cet argent pour continuer de financer les dépenses que ce développement engendre plutôt que de refaire un emprunt?

Je vous rappelle que s'il y a suffisamment de signature (1227), le conseil doit réévaluer le dossier et peut choisir ne pas faire la dépense ou bien la payer comptant. Dans les 2 cas, un référendum n'est pas nécessaire. Il faut dire aussi qu'un référendum coûte 300 000 $; Pour une dépense de 1 M$, ça peut faire réfléchir sérieusement le conseil.

Date: 5 et 6 janvier

Heure: 9h à 19h

Lieu: Hôtel de ville, 87 Principale, Granby

Il y en aura deux autres à signer les 13 et 14 janvier suivants, cette fois pour un montant total d'emprunt d'environ 16 M $. L'avis public n'a pas encore été publié.

lundi 13 décembre 2010

Analyse des 5 dernières années

Les tableaux suivants sont tirés des chiffres provenant des budgets 2007-2011, tel que présentés dans le journal L’Express, éditions du 7 décembre 2007, 10 décembre 2008, 23 décembre 2009 et 8 décembre 2010.

Le tableau 1 représente les dépenses de fonctionnement, c’est-à-dire celles qui donnent des services aux citoyens et qui n’apportent aucune valeur ajoutée à la Ville de Granby.

Dépenses incluses :

  • Administration générale
  • Sécurité publique
  • Transport
  • Hygiène du milieu
  • Santé et bien-être
  • Aménagement, urbanisme et développement
  • Loisirs et culture
  • Électricité
  • Frais de financement
  • Affectations
  • Financement à long terme des activités financières

Dépenses exclues :

  • Remboursement de la dette à long terme
  • Transfert aux activités d’investissement

Tableau 1

Depuis 2007, il y a une constante augmentation qui est de 7,8% annuellement, ce qui dépasse largement les taux d’inflation.

Dans le tableau 2, on regarde l’inverse du dernier tableau, soit les investissements dans les immobilisations payés par la Ville de Granby depuis 2007:

  • Remboursement de la dette à long terme
  • Transfert aux activités d’investissement


Tableau 2

Depuis 2007, il y a une tendance à diminuer la part servant à payer les investissements fait par la Ville de Granby et ce, malgré qu’il y ait eu 2 augmentations majeures des comptes de taxes en 2007 et 2010. En fait, en 2009, la part payée est comparable à ce que la Ville payait il y a 10 ans.

Le tableau 3 illustre les emprunts contractés par la Ville de Granby. Un montant approximatif de 10 millions $ a été ajouté aux 15,02 millions $ prévues pour l’année 2010 (pour l’ajout fait en cours d’année, dont l’aréna). Le montant de 8 millions $ pour l’année 2007 est estimé (l’achat des terres Miner).


Tableau 3

Encore une fois, il y a une nette tendance à augmenter les emprunts depuis 2007 pour faire les investissements.

Finalement le tableau 4 montre le cumulatif de la dépense Frais de financement pour les années 2007-2011.


Tableau 4

On note que depuis 2007, plus de 17 millions $ ont été dépensés pour financer la dette. En assumant que la moitié de cette dette soit à la charge de l’ensemble des citoyens et considérant que 1¢ du 100$ d’évaluation représente environ 500 000 $, cela représente environ 3,5¢ sur le taux de taxation et n’apporte rien aux citoyens.

Questions

Comment justifier de telles augmentations annuelles des dépenses? Quand cela se stabilisera-t-il et à quel niveau?

Allons-nous payer de moins en moins les investissements que nous faisons et emprunter de plus en plus comme la tendance nous le suggère depuis les 5 dernières années?

Il semble évident que les augmentations de la valeur foncière ne soutiennent pas le rythme des augmentations des dépenses de la Ville de Granby. Est-ce qu’une augmentation du taux de taxes sera envisagée ou bien une diminution des dépenses et/ou des investissements? Si une augmentation du taux de taxes est privilégiée, quel en sera l’impact alors que les taux des autres municipalités ont une tendance à la baisse? Si une diminution des dépenses ou des investissements est privilégiée, quel sera l’impact sur la qualité de vie des citoyens?

Bref : Quel est le plan? Quels sont les objectifs financiers à atteindre? Quel est l’échéancier?

Ceci récapitule les 5 dernières années de l'administration Goulet dans le but de réaliser sa vision.  Durant cette même période de temps, le maire Duchesneau avait réaliser sa vision, soit d'éliminer la dette de la Ville de Granby, une chose que la majorité croyait impossible.  Avec Richard Goulet, après 5 ans, les dépenses augmentent toujours, nous payons de moins en moins les réalisations que nous faisons et il n'y aucun signe de stabilisation à l'horizon.

samedi 11 décembre 2010

Encore des emprunts

Bonjour monsieur O’Breham,

Savez-vous qu’il y a une séance extraordinaire du conseil lundi le 13 décembre?

Dépenses et 2 nouveaux emprunts au menu :1 003 000$ et 1 375 000$.

http://www.ville.granby.qc.ca/seancefinal2/ext-oj20101213.pdf

À vous de voir si vous voulez en informer vos lecteurs maintenant.

Il est curieux qu’à la dernière séance du conseil, le Maire n’avait pas idée qu’il devait faire cette nouvelle séance. C’est à croire que sa Vision ne peut aller au-delà d'une semaine.

Salutations!

C'est clair, non?

À noter au programme:  Déclarations des intérêts pécuniaires des membres du conseil (cela a déjà été fait la semaine dernière);  Services juridiques : Club de golf Miner + adjudication du contrat pour le chalet du golf Miner;  Finalement, le maire utilisera son droit de veto concernant un emprunt ... c'est à voir!

Tout ça ne pouvait être fait le 6 décembre dernier et ne peut pas non plus attendre à la prochaine séance ordinaire qui sera tenue ... le 20 décembre prochain!

Je vous rappelle que cette réunion ne sera pas télédiffusée; il faudra être présent pour savoir ce qui s'y passera (ou se fier à nos journalistes).  De plus, il n'y aura qu'une seule période de question, au début.

mercredi 8 décembre 2010

Les mensonges de Richard Goulet

Si vous avez écouté la séance du conseil de lundi dernier, suite à mon intervention à la période de question, vous savez que Richard Goulet m'a demandé de corriger une information sur ce site, c'est-à-dire à l'effet que la ville de Mississauga aurait emprunté 340 millions $ cette année.

Voici la confirmation qu'en date du 20 octobre 2010, Mississauga est toujours sans dette et qu'elle a une cote de crédit 'AAA' de la part de Standard & Poor's.  Vous pouvez lire l'évaluation complète ici (en anglais).

Mais voici tout de même des faits saillants de cette évaluation (traduits avec l'aide de Google):

La cote de Mississauga reflète notre opinion de l'état libre de toute dette de la ville, son économie robuste et une forte flexibilité financière.

Nous basons la cote de Mississauga, en partie sur la politique de la ville de financement des dépenses en immobilisations entièrement sur un «payer comptant». La ville a fait cela principalement en s'appuyant sur ses réserves de capitaux importants et est resté libre de toute dette, en la gardant bien de devancer ses pairs nationaux et internationaux.

[Le prochain paragraphe réflète à quel point la récession a été beaucoup plus difficile envers l'Ontario que le Québec]

Bien que la ville a résisté à la récession mieux que certaines municipalités, la faiblesse de la demande mondiale et du haut taux de change Canada-États-Unis, (...), a altéré son économie. Mississauga a connu une forte baisse de la construction en 2009, comme en témoigne la baisse de 43% la valeur des permis, et l'inoccupation des bureaux a été jusqu'à environ 12% en juin 2010 à partir d'environ 10% et 7% à la fin de 2009 et 2008, respectivement. Le taux de chômage dans la RMR de Toronto a été de 9,4% en juin 2010, qui a été relativement stable d'année en année, mais reste sensiblement plus élevé que celui de 6,7% de juin 2008. Malgré l'économie probablement plus faible, nous pensons que l'économie diversifiée et en constante évolution de Mississauga continue de soutenir la cote.

À notre avis, Mississauga a démontré des pratiques prudentes de gestion de la liquidité par le biais de politiques globales régissant toutes les facettes de ses réserves et fonds de réserve. (...) À la fin de l'année 2009, le total des réserves et fonds de réserve (...) ont totalisé 445 millions de dollars. [pour une population de 730 000 habitants]

Mississauga a généré un surplus d'environ 7% en 2009, en ligne avec la moyenne sur cinq ans.  Les maigres surplus nuisent à la capacité de la ville pour défendre sa philosophie «payer comptant» et reconstituer les réserves. Cependant, nous croyons que l'augmentation des taxes sur les propriétés de 2,3% d'impôt en 2010 ainsi que des examens continus des programmes et services devraient aider étayer la marge d'opération de Mississauga. La ville possède également une marge pour augmenter les impôts fonciers résidentiels, que nous considérons comme relativement faible en raison d'un gel des impôts de 11 ans qui s'est terminée en 2002.


Mississauga est sans dette depuis 1978.  Depuis ce temps, la population a passé de 70 000 à 730 000.  Outre l'économie ontarienne qui ne l'aide pas, les problèmes de Mississauga ne sont pas liés au fait qu'elle n'a pas emprunté, bien au contraire.  Elle est victime de son succès:  Sa fulgurante croissance fait qu'elle ne peut plus agrandir son territoire, alors elle doit le densifier.  C'est-à-dire qu'elle doit remplacer ce qui est déjà bâti par des infrastructures plus dense pour continuer sa croissance.

De plus, la ville de Mississauga a fait le choix de garder le compte de taxes peu élevé pendant plusieurs années.  CECI N'EST PAS LIÉ AU FAIT QU'ELLE PAYE COMPTANT.  Elle n'est pas obligée de le faire et cela se corrige facilement, contrairement à rembourser une dette.

Alors, monsieur le maire, cessez de propager des propos mensongers et d'attaquer les gens qui font mieux que vous.  Suivez leur exemple plutôt que de nous rabaisser à la moyenne.

mardi 7 décembre 2010

Dépenses hors contrôle à Granby

De  2010 à 2011:

Augmentation des revenus:  3 Millions $

Augmentation des dépenses courantes:  5 Millions $

Perte nette:  - 2 Millions $

Cette perte est comblée avec une hausse des emprunts.

En termes clairs:

Nous augmentons l'hypothèque pour payer l'épicerie.

Lancez un message à nos élus, signez les 2 registres contre l'endettement.

(Montant total des emprunts: 16 Millions $)

Quand: 13 et 14 janvier, 9h-19h

Où:  Hôtel de ville (87, rue Principale, Granby)

Pour plus de détails voir l'Analyse des 5 dernières années.

mercredi 1 décembre 2010

Revue de l'année 2010

«Il se passe tellement de choses que j'ai de la misère à résumer l'année en deux ou trois points», nous disait Richard Goulet le 30 octobre dernier.

Il réussit tout de même à le faire en nous mentionnant ses 3 faits  marquants:  La vente des terres Miner, l'agrandissement de l'aréna et - ce qui est le le plus marquant de 2010 selon lui - la somme record de 56 millions$ investie dans les travaux d'immobilisations, au lieu des 28 millions$ planifiés.

Je ferai ici ma propre analyse et j'irai plus loin que 2 ou 3 points.  Je noterai les objectifs fixés en 2010 (en fait, il y en a qu'un seul), les moyens entrepris pour atteindre cet objectif et les résultats obtenus en 2010. J'analyserai aussi une liste de dossiers qui sont malheureusement passés sous silence en 2010.

Objectif

Suite à mon entêtement à demander au maire qu'il nous donne des chiffres sur sa vision économique, il nous dira finalement en début d'année qu'il ne s'inquiètera pas tant que la dette n'atteindra pas 115 M$.  Tous ont compris que ce chiffre est en fait un objectif à atteindre.  On veut une dette.  Il nous faut une dette.

Moyens

C'est bien beau avoir un objectif, encore faut-il passer de la parole aux actes.  Là encore, Richard Goulet ne déçoit pas.

Augmentation de la dette

Après avoir prévu 13 M$ d'emprunt dans le budget 2010 (+ l'aréna, puisqu'on n'était pas certain de réaliser le projet), au mois de mai on apprenait que ce montant serait majoré à 19,5 M$ (+ l'aréna).

L'endettement de la Ville passera de 44 M$ (début 2010) à 64 M$ (début 2011).  À un tel rythme, nul doute que notre objectif de 115 M$ sera atteint rapidement.

Augmentation des dépenses

C'est bien beau d'emprunter de l'argent, mais encore faut-il le dépenser.

Il faut d'abord mettre les priorités en place:  Les élus auront droit à des augmentations de salaires.  Il y aura l'importance de changer les affiches de nom de rue - pour y mettre 3 gouttelettes d'eau - pour la somme de 600 000 $.  Les merveilleux terrains de baseball, au coût de 5 M$, pour garantir des services à 172 joueurs.  Une somme qui a pourtant été décriée par un conseiller et des utilisateurs qui vont en profiter.  Et comment peut-on passer au côté de notre golf, auquel les dépenses dépasseront encore les estimations.  Surtout qu'il y a un ralentissement économique dans ce domaine.

Il y en a d'autres encore, mais je les garde pour la section «dossiers passés sous silence» de ce blogue.

Résultats

Richard Goulet applique sa méthode de gestion depuis déjà 4 ans, il est temps de voir les fruits que nous avons cueillis en 2010.

Aréna

Premier point, un référendum - qui s'est avéré inutile - a dû être fait.  Si le projet aurait été correctement expliqué aux citoyens dès le départ, nous aurions pu éviter une dépense de 300 000 $.

Deuxième point, les travaux n'étaient même pas terminés que déjà on apprenait l'intérêt du privé pour une 4e glace à Granby;  un projet discuté par un conseiller et des citoyens et que notre maire avait jugé non nécessaire.

Centre-ville

On a investi beacoup d'argent pour revitaliser le centre-ville.  Mais est-ce que ça rapporte?  Pour la fête des mascottes 2010, il semblerait que non.

De plus, en mars dernier, il y a eu cette excellente lettre de Richard Racine qui dénonçait le manque d'implication des gens du centre-ville.   Le problème persiste encore.

Nous avons eu finalement le scénario de revitalisation du centre-ville au mois de mai.  Rien de très novateur et, surtout, rien pour le terrain du bar que nous avons acheté (et démoli) à grand frais.  Pourtant, Richard Goulet nous disait attendre ce moment pour nous dire ce qu'il en ferait, puisqu'il n'avait aucune raison pour faire cette expropriation qui est toujours entre les mains d'avocats.

Taxes

Le taux de taxes demeure toujours à 80¢ à Granby.  Pourtant il a diminué à Shefford; le maire de St-Alphonse a annoncé son intention de faire la même chose et on on peut s'attendre à ce que Bromont emboîte le pas dans les prochaines semaines.  Si on ne bouge pas et que tout le monde avance, est-ce qu'on recule?

En fait nous amassons tellement d'argent que nous accumulons de larges surplus.  Diminuer les taxes?  Emprunter moins?  Allons donc!  Il suffit de dépenser plus!

En septembre dernier, le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL) s'inquiétait de la hausse des taxes à Granby.  Le RPHL représente 1300 membres dans les Canton-de-l'Est.  Pourtant le seul maire qu'il rencontre est celui de Granby.  Il y a là un message très fort sur la qualité de la gestion de notre Ville.

Réputation

«On a mis Granby sur la carte».  La jolie phrase de Richard Goulet.  Voyons voir ce qu'on dit de nous  lorsque Granby est mis sur la sellette.

Tout a commencé cet été avec un boycott sur la ville - et même la parution d'une annonce classée - de la part des motocyclistes sur Facebook.  Il y a eu au moins 4 groupes Facebook pour dénoncer ce qui se passe à Granby, par des Granbyens, mais aussi des gens de l'extérieur.

Puis vint Stéphane Gendron avec son éditorial «Granby.  Que s'y passe-t-il?»  Le premier mot, première phrase, de ce texte: «Rien.»

Plus tard, il en rajoutera à la télé avec son édifiant éditorial: "Le maire de Granby, un «no name hystérique»???"

Et puis il y a eu cet incident avec l'aéroport de Bromont.  Mais ça semble être réglé. Personne ne comprend vraiment pourquoi les conseillers de Granby étaient si frustrés et pourquoi ils ont maintenant le sourire aux lèvres.

Je cherche toujours les textes, reportages ou autres qui vantent le dynamisme et la gestion de Granby (outre ceux venant du maire ou de ceux qui profitent de sa générosité, bien entendu).

Pour les résultats  positifs, disons que Richard Goulet est excellent pour organiser des gros partys.

Les grands dossiers passés sous silence

En fait, tous les dossiers dont je veux parler ont en commun une seule chose:  L'apparence de conflit d'intérêt.  Et tout ça est relié au style de gestion de Richard Goulet.  L'argent est facilement distribué, mais il semblerait que certains ont beaucoup plus de facilité à l'obtenir et que ce qui semble être un bon investissement pour la Ville dans certains cas, ne l'est pas dans d'autres.

Quartier FC

En début d'année, j'avais parlé en séance publique du mauvais investissement qu'était le terrain où est situé maintenant le Quartier FC au centre-ville.  Ce à quoi le maire me corrigea en me disant que j'oubliais de calculer que les taxes perçues durant les 10 prochaines années rembourseront la perte financière subie.

Si on approche le problème de ce point de vue, cela revient à dire que nous avons donné un congé de taxes pour 10 ans afin de «récompenser» les gens qui construisent à Granby.  Si nous appliquerions cette philosophie à tous ceux qui construisent à Granby, cela nous coûterait au moins 10 M$ par année pour financer un tel «programme» de subventions (Il y a environ 100 M$ de nouvelles constructions à Granby chaque année et les taxes représentent environ 1% de la valeur foncière).

La question légitime est la suivante:  Pourquoi le Quartier FC et pas les autres?  Il semblerait que M. Favreau, co-propriétaire de l'immeuble, est un bon ami de Richard Goulet.  J'aimerais bien que quelqu'un me confirme cette information.

Les terres Miner

Une chose similaire se produit avec les terres Miner.  La Ville offre du financement d'«ami» aux acheteurs.  Encore une fois, si le but derrière ça est d'encourager les promoteurs à choisir Granby pour leurs projets, cela pourrait être vu comme une forme de subvention.  Mais pourquoi n'offre-t-on pas des prêts similaires aux autres promoteurs qui investissent à Granby?

La réponse à cette question est beaucoup plus évidente:  Il faut conclure la vente au plus vite.  C'est la raison pour laquelle on a «donné» une école malgré le fait qu'elle n'est pas bien située.  C'est la raison aussi pour laquelle on fait fi des règlements municipaux pour maximiser la valeur du terrain.

CINLB

L'investissement de 1,8 M$ dans le CINLB est un bon exemple d'une relation amicale payante.  Cette entente s'est conclue cette année où la Ville va finalement payer 1,8 M$, soit 100% des dépenses, alors qu'elle devait initialement payer 1 M$, soit 33% des dépenses.

Ferme Héritage Miner

Le cas de la ferme Héritage Miner est un cas aberrant sachant les montants offerts.  540 000 $ en subvention pour ce seul organisme, cette année seulement, en plus de fournir le terrain gratuitement.  Il y avait même 2 conseillers qui étaient gênés de donner un tel montant.

Allons-y avec des faits.  Paul Goulet, le fils de notre maire, est bénévole pour l'organisme.  Sur le site internet de sa compagnie il cite la Ferme Héritage Miner comme étant une cliente.  Parmi les services offerts par sa compagnie, on note le suivant:

«RELATIONS AVEC LES INFLUENCEURS - Qu'ils soient journalistes, analystes, législateurs ou piliers de la communauté, nous entretenons avec eux des relations qui nous permettent de livrer les messages de nos clients par les canaux les plus crédibles et les plus efficaces.

Je ne me souviens pas que le maire se soit retiré de la table lors de cette prise de décision.  Pourtant il le fait lorsque le dossier du complexe de soccer est discuté, et on ne parle que de changement de zonage et non de 540 000 $ de subventions.

Hausse des coûts de la voirie

C'est probablement le dossier qui étonne le plus de par le peu d'attention qu'on lui a porté.  Les coûts de la voirie ont augmentés de 27% depuis la venue de Richard Goulet à la mairie.  Et les coûts sont 10% supérieurs à ceux de St-Hyacinthe et 75% de plus que ceux de Drummondville.

La seule explication du maire?  On a fait beaucoup de trottoir.  Mais voyons ce que disait Richard Goulet en octobre 2009:

«Tous les ans, il faut investir un minimum de 5, 6, 7 M $, avance-t-il. Dans les trottoirs depuis quatre ans, nous avons mis en moyenne 200 000 $ par année pour les refaire.»

200 000 $ sur 6 M$, ça fait 3%.  Même si avant Richard Goulet on ne faisait aucun trottoir, cela ne justifierait qu'une augmentation de 3%.  Ceci n'est clairement pas la raison.

Pour moi ceci confirme que les coûts ont augmenté de façon alarmante à Granby.  Il serait étonnant que ceci se limite uniquement à la voirie.  Alors lorsque Richard Goulet dit fièrement avoir investi 56 M$ dans les travaux d'immobilisations en 2010, moi j'entends que 27% de ces 56 M$ ont été gaspillés, soit 15 M$ au total.  C'est énorme.  On aurait pu refaire l'aréna au complet avec un tel montant.

N'importe où ailleurs, cette nouvelle aurait eu l'effet d'une bombe.  Les médias auraient dû saisir cette nouvelle et en faire la une.  Elle est simple à comprendre.  Il n'y a pas de zone de gris, c'est soit noir, soit blanc: Pourquoi un kilomètre de rue coûte plus cher qu'avant et surtout plus cher qu'ailleurs?

Fait amusant à noter:  Depuis que l'opération marteau est en vigueur, les coûts des travaux pour les gouvernements ont diminués de 36% ...

La publicité

Encore une fois, ici il n'y a rien d'illégal.  Mais les apparences font poser beaucoup de questions et pour certains elles pourraient expliquer pourquoi il y a tant de dossiers passés sous silence, incluant celui-ci:  Les achats de publicité dans les médias locaux.  Noter que les chiffres mentionnés dans ce blogue ont été obtenus sous la loi d'accès à l'information par un citoyen.  Donc ils sont confirmés par la Ville.

Une personne objective  peut se questionner sur l'intérêt de la Ville à augmenter son budget "information" de 45 000 $ à 330 000 $ par année;   surtout lorsque ce sont les journaux locaux qui empochent la majeure partie de ce montant - durant une période où l'Internet leur fait la vie dure.

Il est absolument inconcevable à mes yeux que les journalistes ne fassent pas plus de journalisme d'enquête sur ce qui se passe à la mairie, surtout sachant que les mots «corruption», «collusion» et «conflit d'intérêt» sont partout en ce moment.  Et ce blogue ne concerne que 2010.