lundi 29 août 2011

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

Les journalistes me déçoivent terriblement. Je crois qu'ils viennent de descendre encore d'une coche.

En lisant l'article sur le spectacle Granby en fête de La Voix de l'Est, je m'attends à y lire de nombreux de commentaires positifs. C'est facile: Un journaliste se promène durant une journée complète − parmi 40 000 personnes − et accroche des gens au hasard pour leur demander comment ils aiment l'animation, les spectacles ou les feux d'artifices, alors vous trouverez facilement suffisamment de commentaires positifs pour écrire 4 ou 5 pages.

Mais en lisant l'article, on se rend compte qu'il n'y a que 4 commentaires provenant des visiteurs. Ce n'est pas un mal en soit, probablement les commentaires représentatifs de tous ceux qui ont été émis. Or, il y a un commentaire venant d'un «authentique» spectateur, un autre venant d'un employé qui a monté la scène, et deux autres commentaires qui viennent de l'organisateur de la journée et ces deux commentaires commencent ainsi: «Il y a quelqu'un qui m'a dit ...»

Naturellement, je ne vous parlerais même pas de ça, si ce ne serait qu'on s'est aventuré sur un terrain politique: «Il y a même quelqu'un qui m'a dit qu'après une journée comme ça, il était quasiment content de payer ses taxes.» En lisant cette phrase, je me remémorais les beuglements de M. Pronovost et j'avais bien le goût moi aussi de rire de cette relation boîteuse entre un compte de taxes et un party, une opinion émise par on-ne-sait-pas-qui.

Apparemment, nous en sommes rendu là. Nos journalistes n'informent plus, ils rapportent les rumeurs. Alors j'ai décidé de partager avec vous les choses qu'on m'a dites, mais que je n'ai pas pu vérifier. Vous allez peut-être comprendre pourquoi je ne vois pas Richard Goulet du même oeil que certains autres citoyens. Il n'y a pas de preuves irréfutables des propos qui suivent, mais je choisis de croire qu'ils sont véridiques car ils correspondent aux prises de décisions que je vois aujourd'hui et les sources semblent assez sérieuses, nombreuses et diversifiées (car j'en ai entendu bien d'autres). Alors, sachant que la seule chose qui est vrai dans ce qui suit est que quelqu'un me l'a dit, voici une liste de propos qui m'ont été rapporté au cours des années:

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que Richard Goulet a déjà fait faillite. La source de cette information serait un membre de la famille de Richard Goulet. Ce qui semble confirmer cette rumeur est aussi ce commentaire laissé par une personne anonyme sur un de mes blogs qui pose la question suivante: «Pourquoi ne pas pousser vos investigations plus loin et aller voir ce qui est advenu de la Boulangerie paternelle lorsque Richard Goulet en a pris la relève?»

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que le travail de Richard Goulet chez Labatt était de se promener de taverne en taverne afin de promouvoir la visibilité de ses produits. Prenant une petite bière ici et là avec les clients, il en serait devenu alcoolique (un problème qui serait résolu aujourd'hui).

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que Richard Goulet est responsable de l'achat du monorail qu'il y avait au zoo. Apparamment, ce fût l'un des pires achats du zoo, un deal que Richard Goulet aurait finalisé sur le coin d'une table dans une taverne. Rien ne fonctionnait avec ce monorail et chacune de ses composantes a dû être changées au moins une fois dans un court laps de temps. Un projet qui s'est révélé extrêmement coûteux pour le zoo.

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que Richard Goulet a été président de la Société zoologique qu'une seule année. Il n'aurait pas été réélu parce qu'il était considéré comme trop dépensier.

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que Richard Goulet a déjà été associé dans un bureau d'assurances. Ses associés l'aurait jeter dehors car il était trop dépensier.

Il y a quelqu'un qui m'a dit ...

que les infrastructures actuelles pour le parc Louis-Choinière ne sont pas adéquates pour le bâtiment qu'on va y bâtir. Ce projet n'est qu'une excuse pour «forcer» la Ville a amener les infrastructures dans ce coin, qui desserviraient aussi le projet de développement résidentiel dans le golf Granby-St-Paul. On parle de dizaines de millions de dollars pour ces infrastructures.

Je n'ai jamais partagé ces rumeurs avec les journalistes parce que lorsque je leur demandais de faire des recherches sur des dossiers municipaux qui sont d'actualité, ils refusaient de le faire sous prétexte que je n'avais pas de preuves, alors imaginez pour des rumeurs qui datent de 20 ou 30 ans. Mais apparement, les rumeurs sont devenues une bonne source d'information, du moins lorsque c'est positif.

Finalement, je vous laisse sur cette lettre d'opinion que j'avais écrite à La Voix de l'Est au sujet de leur article sur les refoulements d'égouts:

Le choix des mots

«Le maire répond aux victimes des inondations». Voilà comment j'aurai titré l'article concernant les refoulements d'égout de La Voix de l'Est de samedi dernier au lieu de «La Ville répond à ses détracteurs». Naturellement, mon avis est biaisé et un titre plus neutre aurait peut-être été «Le maire répond à ses citoyens».

Un détracteur c'est quelqu'un qui cherche à rabaisser le mérite de quelqu'un ou la valeur de quelque chose. Dire que «la Ville répond à ses détracteurs» signifie qu'il y a Granby des gens qui tentent de rabaisser la Ville; ce qui est archi-faux. Au pire, on peut dire que Richard Goulet a ses détracteurs, mais pas la Ville de Granby. De mon point de vue, il n'y a que des dénonciateurs, c'est-à-dire des gens qui attaquent en révélant les lacunes de sa gestion et ce groupe augmente sans cesse. Contrairement à ses partisans qui se font de plus en plus rare.

Malgré tout, les articles de certains médias nous donnent toujours une impression que notre maire est une victime qui doit être protégée de ses «détracteurs». Malgré que nos journalistes ont rencontré notre maire plusieurs fois après les inondations, on a patiemment attendu une conférence de presse qui s'est donnée un mois plus tard pour écouter ses réponses. Avec tout ce temps de préparation, on pourrait s'attendre à ce que nos journalistes confrontent notre maire, qu'ils soient un peu plus exigeant. Alors que notre maire nous dit que la Ville n'est pas responsable, il nous dit que nous allons devancer certains travaux. Malgré que la Ville n'est pas responsable, le maire nous sert son excuse habituelle: c'est la faute aux administrations précédentes. Mais si les administrations précédentes n'ont pas fait leur boulot correctement, ça signifie que la Ville est responsable. La Ville de Granby, ça ne se résume pas à Richard Goulet.

On nous dit que «La Ville répond». Or un autre représentant de la Ville, le conseiller Bonin, a accusé la Ville – ou plutôt, le conseil actuel -, un mois auparavant, d'avoir une responsabilité dans ces inondations car on n'aurait pas respecté les secteurs prioritaires dans la réfection des infrastructures. Pire encore, les secteurs visés par M. Bonin ne font même pas partie des secteurs où M. Goulet prévoit investir dans les 10 prochaines années. Malgré cela, aucun journaliste n'a daigné confronter M. Goulet avec ces propos, des accusations pourtant graves.

Richard Goulet justifie la non-responsabilité de la Ville en nous disant que ces pluies n'arrivent qu'à tous les 55 ou 100 ans. Alors que ces pluies se sont abattus au moins 3 fois cette année, il a le culot de nous dire, avec le plus sérieux du monde, que la dernière fois où il a plu aussi fort, c'était … il y a 35 ans! Je sais que j'ai une connaissance supérieure à la moyenne en mathématiques, mais je ne peux pas m'imaginer que les citoyens (journalistes inclus) ne peuvent pas voir le ridicule de ces propos. Il est aussi troublant de voir qu'il semblerait que les cieux n'ont déversé leurs eaux que sur Granby. Ou, s'il a plu ailleurs, il semblerait que les infrastructures des municipalités avoisinantes ont été capables d'absorber les surplus d'eau. Une autre belle question que nos journalistes auraient pu poser.

Et le comble, à peine deux jours plus tard, ça déborde encore. Des pertes pour les commerces, même une fermeture. Personnellement, ça ferait la manchette de mon quotidien. La Voix de l'Est a plutôt choisit les «malheurs» de Cowansville: 4 jumelés seront construits parmi des résidences unifamiliales. Horreur! Il faut dire qu'UN citoyen a écrit une lettre d'opinion pour s'en plaindre, alors qu'à Granby, ils ne sont qu'une dizaine à dénoncer régulièrement la gestion de Richard Goulet et du conseil en général.

Denny O'Breham
Granby



samedi 27 août 2011

Ces silences qui nous parlent

Il y a quelques jours j'écrivais deux commentaires sur le blog de M. Laliberté, l'implorant d'informer les gens du mutisme de nos élus et, par extension, du fait que Richard Goulet prend des décisions de façon arbitraire.

Or, il semblerait que le message ait fait le tour du bureau. Dans la cause de Gaz propane Rainville, les commentaires de Richard Goulet ont été rapportés ainsi:

«Le maire Richard Goulet n'a pas voulu commenter hier les déclarations de Richard Rainville. "Je suis président du commissariat industriel de Granby et région. J'ai visité au-delà de 80 industries. Je suis là pour le développement industriel", s'est-il borné à dire.»

Auparavant, on n'aurait que rapporté les propos de Richard Goulet. Ici, on nous spécifie que Richard Goulet répond à côté de la question en disant «n'a pas voulu commenter». On nous démontre aussi très bien le ton de la conversation en qualifiant la réponse du maire avec le terme «borné». Ça c'est le Richard Goulet que je connais.

On rappelle les déclarations de M. Rainville:

«Il est convaincu que Granby a entrepris ses démarches légales par "vengeance", en réprimande à des critiques qu'il a déjà formulées publiquement à l'endroit de l'administration du maire Richard Goulet.

"Ça fait 30 ans qu'on est là. On avait eu la permission verbale d'utiliser le terrain dans le temps. Les administrations municipales se sont succédé et ça a toujours été correct. Et, tout d'un coup, le maire a décidé d'installer des bancs de parc là", a déclaré M. Rainville.

Ce dernier affirme que cette décision nuira assurément à son entreprise. "Un maire devrait essayer de faire développer les entreprises locales, pas de les étouffer pour des opinions personnelles", estime l'entrepreneur.»

Voici les propos de M. Rainville face à l'administration Goulet:

Deux choses rendre crédible l'opinion de M. Rainville. Premièrement, il est un homme d'affaire prospère et, deuxièmement, sa prospérité ne tient pas de contrats avec la Ville de Granby.

En ajoutant ce cas avec celui de Michel Duchesneau, maintenant tous les gens d'affaires qui voudraient dire leurs opinions concernant l'adminstration Goulet savent à quoi s'en tenir: Dites des choses positives concernant l'administration Goulet, sinon taisez-vous.

Apparemment, les gens d'affaires ont choisi de se taire. J'imagine qu'il n'y a pas beaucoup de positif à raconter.

vendredi 26 août 2011

La 5e dimension

Le projet de la piste cyclable est probablement le projet le plus incompréhensible pour moi:

«Le pont flottant est l'une des pierres angulaires de la piste multifonctionnelle qui permettra de relier le Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB) à la Vélogare, rue Denison Est, en passant par le parc Daniel-Johnson.»

Suis-je le seul à savoir que La granbyenne traverse le lac Boivin au réservoir Lemieux, reliant le CINLB à la Vélogare via l'Estriade?

Après tout, ça ne fait qu'une quinzaine d'années que La granbyenne existe. Elle fût construite par le méchant Michel Duchesneau, vous savez au temps où il ne se passait rien à Granby car nous étions trop occupé à payer la dette?

Il est vrai qu'on doit être capable de supporter toute cette nature et ces paysages bucoliques lorsqu'on pédale sur une île au milieu de ce lac marécageux rempli de vie. Les canards, les tortues et autres animaux que l'on doit croiser sur notre route sont d'un ennui lamentable. Et il n'y a pas un, pas deux, mais trois ponts à traverser pour se rendre à la Vélogare!



Pour aller au parc Daniel-Johnson, on devait quitter cette piste cyclable pour emprunter le boulevard de l'Estrie - si peu achalandé qu'on peut rouler au milieu de la rue sans croiser la moindre voiture - qui, une fois au bout du cul-de-sac, nous donnait accès à un petit sentier entrant dans un boisé, où nous devions passer sur un pont enjambant un petit ruisseau. Tellement désagréable, on avait l'impression d'entrer dans une forêt enchantée. Ça fait au moins 30 ans que ce sentier existe. Mais Richard Goulet a su se mettre les résidants locaux à dos avec son projet farfelu et extravagant. Ce chemin sera maintenant chose du passé.


Mais il fallait boucler la boucle. Désormais nous quitterons La granbyenne et ses paysages bucoliques pour aller sur la rue Drummond où une piste cyclable doit être spécialement aménagée pour séparer les cyclistes du trafic automobile. Finalement, vous entrerez dans le parc où vous longerez la rue Drummond, là où vous pourriez apercevoir une Toyota Tercel 87 ou un Honda Civic jaune, des images qui resteront gravés dans votre mémoire à jamais.

Mais apparemment, je suis le seul à avoir cette perception de la réalité. Dans mon monde, Richard Goulet devrait être le sommet du ridicule pour suggérer un tel projet et les citoyens devraient être fachés de voir un tel gaspillage des fonds publics. C'est pire - mais alors là, beaucoup plus pire - que le projet de «La ville du bonheur» fait par Guy Racine qui avait pourtant été ridiculisé d'une façon exagérée.

Le pire dans tout ça c'est qu'on ne sait pas qui a démandé une telle piste cyclable. Jamais elle n'a fait partie d'une promesse électorale. Jamais elle n'a été publiquement discutée. Aucun groupe de citoyens ou organisme la revendique. Et pourtant, elle fait son chemin ...

J'ai l'impression d'être dans la 5e dimension, entouré de gens complaisants, tel des zombies s'occupant à refaire machinalement leur routine jour après jour, ne voyant pas le monde qui les entourent. Y aura-t-il une fin à cette folie collective qui nous pousse à regarder passivement ce conseil gaspiller notre avenir avec des projets plus farfelus les uns que les autres?






lundi 22 août 2011

Les priorités

On pourrait parler de la période de questions des citoyens, mais je crois que tout ça sera couvert dans les médias demain. C'était malgré tout très serein et les policiers que notre maire avait sommés n'ont pas été nécessaire. Je crois que les citoyens concernés étaient de toutes façons trop épuisés pour réagir fortement.

Non, ce qui a été intéressant s'est produit au point 11.3.2. On discutait d'une directive de changement pour le contrat du centre sportif Louis-Choinière, soit les nouveaux terrains de baseball dans le Canton. Pascal Bonin a voté contre ce point tout en justifiant qu'il a toujours voté contre ce projet. Il a ajouté que les derniers évènements qui démontrent qu'il y a beaucoup d'argent à mettre dans les infrastructures de rues ne font que justifier que ce n'est pas le temps d'investir dans ces infrastructures de loisirs qui servent à peu de citoyens et qui coûtent très cher.

Et c'est là que ça devient intéressant car M. Pronovost ne lui a pas laissé le temps de finir sa phrase qu'il s'est mis a beuglé comme un animal afin de ridiculisé les propos de M. Bonin. M. Goulet s'est mis de la partie en disant qu'il ne fallait pas mêler les choses. M. Goulet a dit qu'il est vrai qu'il y a 50-60 M $ à investir dans les égouts mais que de toutes façons il est impossible de tout faire cette année, alors pourquoi se priver? Je serais d'accord avec notre maire ... si ce ne serait pas qu'il emprunte pour faire ses travaux. L'argent emprunté, c'est de l'argent que nous n'aurons pas demain pour faire les travaux d'infrastructures de rues. Dans ce blog, je trouvais facilement pour 60 M $ de dépenses de toutes sortes qui ne sont pas prioritaires, surtout si on compare avec les égouts de notre Ville. Si on aurait pas fait ces dépenses (ou si on les avait payées comptant), Dans un avenir rapproché, nous aurions ces 60 M $ de libre pour faire les travaux qui vont être plus que nécessaire.

La dette ça diminue terriblement notre capacité de payer. C,est ça que M. Goulet, M. Pronovost et probablement la majorité de notre conseil ne comprend pas. Le plaisir qu'ils éprouvent à donner des cadeaux à tout le monde aujourd'hui sont les casse-têtes de demain pour trouver l'argent nécessaire pour nos infrastructures. Toutes les administrations responsables devraient se casser la tête pour maximiser les dollars des contribuables; l'administration Goulet ne le fait pas du tout.

vendredi 19 août 2011

Un mois plus tard

Voilà, le maire a finalement parlé pour le refoulement d'égoûts du ... 21 juillet! Une belle conférence de presse, avec un dossier bien monté. Évidemment, après un mois de préparation ...

Naturellement, personne n'aura droit à un quelconque dédommagement. Il faut tout de même noter que les administrations précédentes n'ont rien fait de bien (et ce, malgré le fait que la Ville ne soit pas responsable!):

le maire prend soin de rappeler que la Ville a investi 33,6 M $ en six ans (une moyenne annuelle de 5,5 M $) dans la réfection du système d'égouts et d'aqueduc.

«Les administrations précédentes ont fait des choix budgétaires différents et n'ont investi que 11,3 M $ en onze ans pour une moyenne annuelle de 1 M $. Inutile de vous dire qu'il y a encore beaucoup de rattrapage à faire»

Bon, on rappelle que pendant une partie des 11 années précédentes, ON PAYAIT LA DETTE. C'est-à-dire qu'on payait, entre autres, les infrastructures faites les années précédentes en plus de celles nécessaires à l'époque. S'il y a eu des sacrifices, c'est maintenant terminé, on peut passer à autre chose. On rappelle aussi que sous l'administration Goulet − alors que nous n'avons aucune facture qui traîne des administration précédentes − ON AUGMENTE LA DETTE. C'est-à-dire qu'on ne paye PAS les infrastructures que nous installons. C'est facile faire des investissements quand on ne paye rien. Est-ce que la différence est si difficile à voir ? Est-ce si difficile de comprendre que dans les années 90 nous avons brisé un cycle qui réduisait notre marge de manoeuvre d'une façon incroyable et qu'en ce moment nous vivons une rechute ?

Deuxièmement, Richard Goulet compare encore les montants d'argent. Non seulement Richard Goulet admet lui-même que les coûts augmentent avec l'inflation (donc comparer les coûts d'aujourd'hui avec ceux d'il y a 15 ans, c'est pas fort), mais en plus nous savons tous que l'administration Goulet est loin d'être la plus économe. J'aimerais bien mieux voir les quantitées de matériaux utilisés plutôt que les montants d'argent afin de comparer les deux adminstrations. Encore là, Il faut faire attention aux rues que l'administration Goulet a asphaltées 2 fois (ex.: rue Cowie) ou qui devront être asphaltées de nouveau dans un court laps de temps (ex.: une partie de la rue Grove ou la quasi-totalité du resurfaçage comme la rue Principale).

Finalement, n'oublions pas que Richard Goulet investit beaucoup dans ce qui paraît bien pour lui plutôt que dans la réfection des vieux quartiers. Plusieurs nouveaux développements comme le secteur de la rue Bourget et Gérard-Goulet (qu'il a nommé en l'honneur de son père) ou le secteur des terres Miner (les rues Robitaille, Mountain et Belmont). Tout ça ne sert pas à rénover nos vieilles infrastructures mais bien à en créer de nouvelles pour satisfaire le désir de notre maire de jouer au promoteur avec l'argent des citoyens. Je vous rappelle que ce n'est pas payé, c'est de l'argent emprunté que les adminstrations futures devront rembourser.

EDITION, 17h11: Par mesure de comparaison, j'ajouterai à ce que je viens d'écrire que le montant de la dette payée dans les années 90 s'élevait à 70 M $. Mais il y plus encore.

Un autre point qu'il faut considérer c'est la fusion. Avant Richard Goulet, il n'y avait que 45 000 habitants à Granby, maintenant avec le Canton nous sommes 60 000. Normalement, le budget devrait suivre avec cette augmentation.

Parlant de fusion, notons aussi le peu d'infrastructure que le Canton a amené avec lui lors de la fusion. Avec sa population de 12 000 habitants, le Canton n'avait pas de bibliothèque, d'aréna ou autres infrastructures de loisirs outre le parc Choinière (que l'on refait complètement cette année). En guise de comparaison, Cowansville a une population équivalente et possède toutes ces infrastructures. Je ne dis pas ça pour juger les décisions prises par les élus du Canton, seulement pour ne pas oublier ces faits lorsque Richard Goulet nous dit qu'il nous manque une glace à Granby ou que notre bibliothèque est trop petite pour notre population et qu'il tente de mettre ça sur le dos des gens qui ont remboursé la dette de la Ville alors que c'est le Canton qui choississait de ne pas investir. Normalement, Richard Goulet aurait dû tenir compte de ceci lors des négociations de la fusion, mais il ne l'a pas fait, préférant ridiculiser les opposants qui l'en avait informé publiquement.

Désolé pour l'édition de dernière minute, mais je n'ai pas pris un mois pour répondre, mais une heure.

mercredi 17 août 2011

Le gouvernement se défile

Je vous avais déjà parlé que le MAMROT étudiait une plainte concernant la vente des terres Miner ou plutôt son financement par la Ville elle-même que je considère illégal.

La bonne nouvelle: Il semblerait que le rapport que le MAMROT a entre ses mains recommande de conclure à l'illégalité du geste, c'est-à-dire que la Ville de Granby n'a pas le droit de prêter de l'argent à une entreprise privée. Il semblerait que la décision fût simple à prendre et qu'elle était évidente pour tous. Rien d'étonnant, puisque la loi sur l'interdiction de subventions municipales est tellement simple et claire. Donc, un juge se basant sur les mêmes lois, devrait arriver à une conclusion similaire.

La mauvaise nouvelle: Parce que Michel Duchesneau a décidé de poursuivre lui-même la Ville de Granby, le MAMROT a décidé de ne pas émettre d'opinion officielle avant le dépôt du jugement. Naturellement, je suis insatifait et considère qu'ils ne respectent pas leur politique de traitement des plaintes, alors devant le refus du MAMROT, j'ai fait une plainte au Protecteur du citoyen afin de tenter de mettre de la pression. Je ne m'attends pas à grand chose, mais tant qu'à avoir des fonctionnaires qui se tournent les pouces au lieu de règler les conflits simplement, c'est-à-dire faire leur job, j'ai décidé de les occuper à se justifier. Au moins la poursuite de M. Duchesneau aura eu le bienfait d'arrêter les travaux avant que trop de dommages soient causés, limitant ainsi les dédommagements que la Ville pourrait avoir à payer.

De plus, j'ai aussi rencontré mon député François Bonnardel. Je n'étais pas le premier à lui parler du sujet, mais il ne semble pas vouloir s'impliquer, malgré que les municipalités soient dépendantes du gouvernement provincial. Pourtant, à Québec, la député locale a été jusqu'à créer un projet de loi pour appuyer l'amphithéâtre du maire Labeaume. Pourquoi notre député ne pourrait-il pas faire pression sur le MAMROT pour qu'il émette une opinion qui pourrait débloquer un dossier important?

Il commence à être temps que des gens sortent de l'inaction dans les dossiers concernant la Ville de Granby, là où les citoyens sont en train de payer un fort prix pour l'incompétence de nos élus.

Peut-être que la force du nombre de plaignants pourrait faire avancer les choses? Ne vous gênez pas, toutes les plaintes, à tous les niveaux (député, MAMROT ou Protecteur du citoyen), sont confidentielles et elles peuvent toutes se faire via Internet. N'attendez pas d'être directement impliqué pour agir, il sera trop tard. Parlez-en aux victimes des refoulements d'égoûts.

La goutte qui fait déborder l'égoût

Ce que j'appréhendais est maintenant réalité: La goutte d'eau qui fait déborder le vase ... ou plutôt l'égoût!

Dans cette lettre d'opinion, on lit ce qui suit:

« Au lieu d'investir dans la réfection du pont Mountain (embelli, mais toujours aussi congestionné), dans l'agrandissement de l'aréna qui à été très vite fait, des terrains de baseball et soccer, qui malheureusement nous empêchent de dormir et d'avoir le calme le samedi et dimanche, alors que vous nous obligez à ne pas faire de bruit le dimanche. De plus, des amis à moi dans d'autres villes qui ont une moto ne peuvent plus venir à Granby, de peur d'avoir une amende. Vous auriez intérêt à ne pas négliger vos citoyens qui doivent, à même leurs taxes, vous payer un excellent salaire.»

Maintenant on se souvient de l'échec du pont Mountain, l'aréna ne semble plus être l'idée du siècle, l'application excessive des règlements ne semble plus être à la demande des citoyens et la hausse des salaires de nos élus semble être injustifiée.

Malheureusement, le silence des citoyens aux moments opportuns a été interprété comme un appui de la population par nos élus pas trop perspicaces.

Le fond du problème

En ce qui concerne les refoulements d'égoûts, sachez que peu importe qui aurait été à la mairie, ils n'auraient probablement pas tous été possible de les éviter. Certe, Richard Goulet aurait pu faire le travail correctement sur la rue Grove au lieu de repaver par-dessus les vieilles infrastructures, il aurait pu exiger des bassins de rétention pour Aliment Ultima ou la Caisse Desjardins et, si on se fie à M. Bonin, il aurait pu aussi suivre les priorités dans l'ordre des travaux à faire en commençant par les cas qui étaient les plus problématiques. Malgré tout, il y aurait encore pour une décennie de travaux à faire.

Et c'est là que les gens devraient être indignés. Car, non seulement Richard Goulet choisi de faire des travaux de «bouchonnage» qui devront être refait à court terme (le resurfaçage de la rue Principale ne sera bon que pour, au plus, 5 ans), mais il choisi de nous endetter. L'endettement, c'est l'argent de demain. C'est l'argent que nous n'aurons pas pour faire les travaux d'infrastructures qui nous sont si nécessaires. Un aréna, on l'a vu, le privé peut s'en occuper; Les rues, seule la Ville peut les faire, personne d'autre le fera à sa place. Un bon maire devrait être capable de solliciter le privé pour les projets qu'ils peuvent supporter afin de laisser une plus grande marge de manoeuvre à la Ville pour remplir SES responsabilités. Mais un aréna, une place publique ou une piste cyclable, c'est plus sexy que des bouts de tuyaux sous terre.

Nos élus

En passant, j'aimerais noter à mon tour un passage de la lettre d'opinion de Mme Boileau:

«je tiens personnellement à remercier M. Pascal Bonin, conseiller municipal, d'avoir obligé la Ville de Granby à ramasser tous les meubles et les débris que l'évènement a causés à nos biens si chèrement acquis, et si durement gagnés.»

Sachez que c'est bien M. Bonin qui est à la base de ce geste. Je vous dis ça, comme ça, au cas où certains voudraient faire passer ça comme une solution venant d'une réflexion de groupe; ce n'est pas le cas.

Je crois que je me répète mais:

Yé où le maire?

mardi 16 août 2011

Déconnecté de la réalité

Toujours concernant les préoccupations des citoyens versus les intérêts du maire, ainsi que les propos que nos journalistes choisissent de rapporter:

1. Lettre d'un citoyen:

Granby: de plus en plus de critiques

2. Réaction du maire concernant Granby en fête, une de ses initiatives, tel que rapporté par La Voix de l'Est:

«Le maire Richard Goulet était évidemment fier de la programmation annoncée hier. "Avec ça, on devrait ébahir les enfants du matin au soir! Granby en fête est une des plus belles activités de l'année. C'était un gros legs qu'on voulait faire aux citoyens, car il n'y avait pas de fête spécifiquement pour eux. Et c'est gratuit. Quel que soit le portefeuille des gens, ça n'a pas d'importance", a-t-il souligné, en spécifiant que les citoyens des municipalités voisines étaient aussi les bienvenus.

Questionné sur le budget consacré à cette journée, M. Goulet a rappelé qu'une enveloppe de 100 000 $ y était allouée. "À cause de la présence de Gregory Charles, on a un peu haussé le budget. Je pense qu'on est capables, à Granby, de s'offrir les meilleurs artistes québécois."»

Sans commentaire.

vendredi 12 août 2011

Ode de La Voix de l'Est

Ça devient de plus en plus injustifiable.

Hier, la une de La Voix de l'Est était le resurfage de la rue Principale. «Les travaux vont bon train», «Une expérience concluante» pouvait-on lire en gros titres. Je n'ai pas de problème avec ça puisque c'est vrai et en plus les commentaires de la Ville étaient fait par un employé de la Ville. En passant, l'article se termine avec «La rue Principale, entre le coin des rues Breton et Dufferin, n'avait pas été refaite depuis le début des années 1990, indique M. Jean.» C'est le maire Duchesneau qu'il l'avait refait, alors qu'il remboursait la dette accumulée par ses prédecesseurs. Lorsque Richard Goulet vous dira que la dette a été remboursé aux détriments des infrastructures, vous saurez qui raconte des «faussetés». De plus, le resurfaçage que l'on fait aujourd'hui ne durera pas 15 ans, mais plutôt 5 ans.

Mais La Voix de l'Est d'aujourd'hui est vraiment un comble.

Article 1: La caserne des pompiers coûtera moins cher que prévu. Une bonne nouvelle, alors l'article est bourré de citation du maire Goulet. «On est contents de voir que c'est plus bas (que le budget prévu), dit M. Goulet.»

Article 2: Une piste cyclable plus sécuritaire. Une autre bonne nouvelle, une autre citation du maire Goulet: «C'est un bel investissement».

Article 3: La collecte de sang du maire. La Voix de l'Est a encore rencontré le maire pour l'occasion car «Le maire de Granby, Richard Goulet, précise que cette collecte est une tradition qui existe depuis 42 ans.»

Refoulement des égoûts? Quel refoulement des égoûts?

Ces articles ont été écrits par 2 journalistes différents. Aucun d'entre eux n'a songé à glisser la question suivante: «Pis, les refoulements d'égouts, vous en pensez quoi?» On se rappelle qu'en ce moment ce qui se rapproche le plus d'un commentaire du Richard Goulet sur le sujet c'est un «Pas de commentaire» qui émane du cabinet du maire (et non du maire lui-même). Il est bien protégé notre maire.

Vous allez me dire que j'ai oublié l'article du camping Tropicana. Ce n'est pas positif et le maire y va de ses commentaires. Cette situation est une des préférés de certains de nos concitoyens. Premièrement, on peut blâmer nos prédecesseurs («Est-ce que le Canton aurait dû leur donner?» questionne le maire).

Mais les gens du camping Tropicana sont des gens qui sont heureux. Ces gens n'ont pas grand chose, mais ce qu'ils ont, c'est à eux. Mais certaines personnes qui ont plus d'argent ne peuvent accepter que ces pauvres soient heureux. Sinon, cela voudrait dire qu'eux-même travaillent pour rien puisqu'ils pourraient atteindre le bonheur en dépensant moins d'argent. Non, un pauvre, ça doit être malheureux. Alors on va interdire leur mode vie et ils perderont tout, puisque le peu qu'ils ont n'aura plus aucune valeur de revente. Juste le fait de vivre cette incertitude est un stress incroyable à leur infliger.

Et là, le plus beau arrive. Les riches, afin de se soulager la conscience, vont construire un HLM pour aider ces gens qui n'ont plus de chez soi. Ça c'est beau. Les pauvres retrouvent maintenant le bonheur de posséder et, surtout, c'est grâce à nous les riches. Bon, le sentiment d'accomplissement, l'estime de soi, la dignité et le sens de responsabilités de ces gens, tout ça en prend un coup; mais regardez ce que que j'ai fait: j'ai construit un HLM!

jeudi 11 août 2011

Mort d'un cul-de-sac

Enfin du positif. Ça n'arrive pas souvent, mais quand ça arrive on le note. La rue Alexandra va finalement déboucher sur le boulevard Mountain.

Petit historique: En fait cette portion de la rue Alexandra était le prolongement de la rue Ottawa jusqu'à ce qu'on contruise le boulevard Mountain. En créant ce dernier, il a fallu exproprier une partie du terrain de l'école Parkview. L'école avait protester, considérant qu'on réduisait le terrain de jeux des enfants. Afin de clore le dossier, la Ville avait finalement accepté d'échanger le terrain nécessaire pour le boulevard Mountain avec un bout de la rue Ottawa (aujourd'hui devenue la rue Alexandra).


Ç'a toujours été une décision farfelue. Les enfants n'ont jamais vraiment eu besoin du terrain supplémentaire. Mais le cul-de-sac créé aura toujours été un casse-tête incroyable. Comme vous pouvez le voir sur la photo, il n'y pas de rond au fond du cul-de-sac et c'est un cauchemar à déneiger l'hiver. La neige était accumulée en un énorme tas au bout de la rue pour être ramassée un peu plus tard avec un chargeur sur roues. Au bout de la rue il y a une entrée privée qui était souvent partiellement obstruée par ce tas de neige. Malgré toute la bonne volonté des cols bleus, il restait toujours un fond de slush ou de glace dans le cul-de-sac.

Désormais, le terrain a été repris par la Ville et la rue sera sens unique vers le boulevard Mountain. Génial. Je ne comprend pas comment ça se fait que les journaux ne nous en ont pas parlé.

La seule chose que je m'explique mal, c'est que malgré qu'on refasse entièrement un «nouveau» bout de rue, qu'on refasse entièrement les trottoirs de la rue Alexandra entre Elgin et Mountain, en ce qui concerne la «vieille» asphalte de la rue Alexandra, on se contentera de la recouvrir d'une mince couche de nouvelle asphalte. Cete rue est en ruine. Si ça dure 5 ans on pourra se compter chanceux. Pourquoi ne pas la refaire au complet, il en manque si peu et on aurait pu oublier cette rue pour des décennies à venir?

mercredi 10 août 2011

Comment est-ce possible?

Mme Tessier est fâchée. Ça fait 4 fois en 13 mois que l'eau monte dans son sous-sol. On peut lire le reportage ici et ici.

On la comprend, surtout lorsqu'on nous parle de pluie qui tombe 1 fois tous les 55 ou 100 ans et que c'est arrivé 1 fois en 2004 et 2 fois en 2011. Il y a des mathématiques qui ne fonctionnent pas ici. C'est encore pire dans le cas de Mme Tessier.

Mais qui répond aux citoyens pour la Xième fois dans le journal? Un fonctionnaire. Comment est-ce possible? Il est où Richard Goulet lorsque ne lui lance pas des fleurs? Comment ça se fait qu'on ne voit pas sa face en gros plan, opposé à la photo des citoyens mécontents, avec un de ses commentaires insipides du genre: «Granby ce n'est pas juste de l'asphalte et du béton»? Elle est où la belle transparence du conseil et de la Ville?

«Je tente d’avoir des réponses à mes questions auprès de la Ville et je n’en ai pas.»

«On laisse des messages et on ne nous rappelle pas»

Voilà ce que nous dit Mme Tessier.

Comment ça se fait que certains ont été jusqu'à réclamer la démission du ministre des Transports dans le cas de morceaux de béton qui tombent du tunnel Ville-Marie, mais que personne ne semble s'offusquer que le maire reste coi lorsque des centaines de citoyens sont victimes du malfonctionnement des infrastructures municipales? On parle d'un silence total. Même pas un mot de compassion.

Ça bouge ... un peu

Je ne sais pas si les gens commence à comprendre ce que je me tue à expliquer depuis quelques années concernant l'endettement: Richard Goulet est en train de dilapider les fonds publics de demain. Des fonds que nous aurons nécessairement besoin. Les gens avant lui avaient compris. Mais Richard Goulet est incapable d'anticiper le futur.

Mme Tessier commence à comprendre: «C’est bien beau investir 4M $ dans un stade de baseball, mais je pense qu’on devrait aussi corriger nos infrastructures». Mais gageons qu'elle ne fait pas partie de la poignée de citoyens qui ont signé le registre contre l'emprunt pour le stade de baseball. Si on ne peut pas compter sur notre conseil pour voir plus loin que le bout de leur nez, c'est notre devoir de les réveiller.

Elle se présentera à la séance du conseil du 22 août prochain. C'est un début, mais on s'attend à peu de chose. Surtout avec son attitude, malheureusement trop répandue: «Et je souhaite que ça bouge parce que si la Ville ne fait rien, je songe sérieusement à quitter ma maison et Granby». Ne partez pas Mme Tessier, investissez dans votre chez vous! Impliquez-vous!

Mais avec plus de 400 réclamations comme celle de Mme Tessier, avec un journaliste et même un conseiller affectés par les refoulements d'égoûts, pourra-t-on finalement avoir un peu d'intérêt de la part de la population pour la chose municipale? Peut-on rêver voir tout ce beau monde se présenter à la séance du conseil du 22 août et exiger des explications?

Pourquoi faut-il toujours attendre d'être dans le trouble avant de réagir?

vendredi 29 juillet 2011

Une édition bien remplie

Dans l'édition de La Voix de l'Est d'aujourd'hui, il y le blog de Michel Laliberté, intitulé La culture du bitume, l'article s'y rattachant intitulé Pascal Bonin se montre impatient ainsi que la lettre d'opinion de votre humble serviteur, L'endettement n'est pas une solution à long terme.

La modeste réponse du cabinet du maire:

«L'hôtel de ville n'a aucun commentaire à faire sur le sujet pour le moment»

Ça prend de plus en plus de temps pour trouver une justification pour tous les citoyens insatisfaits ainsi que leur nombre grandissant.

jeudi 28 juillet 2011

Ça commence ...

Intéressant blog du Grand Parleur.

Enfin un conseiller (Pascal Bonin, qui croyez-vous que c'était?) qui commence à dénoncer ce que je me tue à dire depuis trop d'années: une mauvaise gestion et planification de la Ville. Il va probablement passer un mauvais quart-d'heure pour avoir partager de l'information qui est normalement à huis-clos (surtout que le boss est en vacances). Espérons que cela va encourager les journalistes à poser plus de questions, des questions qui ont du mordant.

J'ai lu dans un de mes blogs précédents, un commentaire accusant Me Pinault d'être un zéro. Faites attention avant de blâmer les fonctionnaires, ils sont présentement surchargés de travail et ils ont un patron qui ne connait rien et qui a une attitude «my way or the highway». C'est un climat extrêmement difficile et ne vous demander pas pourquoi nous perdons nos cadres en ce moment (La perte d'Yvan Gatien à l'urbanisme va vraiment nous faire mal). Ma plus grande crainte est que Richard Goulet engage des personnes «marionnettes» pour les remplacer afin de mieux les manipuler.

Le véritable problème à l'hôtel de ville, c'est Richard Goulet.


mercredi 27 juillet 2011

Où sont nos élus?

Coudonc, où sont nos élus?

Il y a des problèmes de refoulement d'égoûts, des citoyens insatisfaits qui se plaignent et même Michel Laliberté qui soulève la question sur la responsabilité de la Ville dans de telles situations.

Les seuls commentaires que nous avons viennent du directeur général ou du directeur des services techniques. Pire encore, ils prennent des initiatives, jusqu'à dire publiquement que la Ville pourrait devancer certains travaux importants! A-t-on besoin de nos élus?

Quand ça va mal, rarement notre maire passe dans le journal, encore moins avec une photo. C'est souvent un fonctionnaire. J'imagine qu'il est en vacance ... et les 10 conseillers aussi!


L'asphalte et le béton

«Gérer une ville, ce n'est pas juste de l'asphalte et du béton.»

Voilà une phrase que Richard Goulet nous sert régulièrement. Peut-être qu'une ville peut investir dans d'autres domaines, mais je sais que si la Ville ne se préoccupe pas de ses infrastructures, personne d'autre ne le fera.

Les égoûts pluviaux

À la une de cette semaine, ce sont les débordements dus au refoulement des égoûts lors des pluies fortes.

La raison de ces débordements est fort bien connue: une absence d'égoûts pluviaux dans près de la moitié des rues de la Ville, puisque ce n'était pas pratique courante d'en installer à l'époque. Les égoûts allait directement à la rivière, il n'y avait donc aucune utilité à installer deux réseaux distincts. Deux raisons pour installer deux réseaux distincts aujourd'hui:

  1. L'eau provenant des égoûts doit être nettoyée et ça coûte cher. Alors on ne veut pas nettoyer l'eau de pluie en plus, qui est déjà propre.
  2. La capacité d'une centrale d'épuration est limitée et le surplus d'eau amené par la pluie ne peut être traité. Résultat, on doit contourner la centrale d'épuration pour envoyer directement dans la nature un mélange d'eau de pluie et d'égoût. On imagine les conséquences environnementales.

Ce qui nous amène aux décisions prises par nos dirigeants. Il y a 500 km de rues à Granby, en omettant ceux déjà aux normes ainsi que quelques rues de campagne sans infrastructure, il doit y avoir quelques 100 km de rues à ajuster aux normes. Refaire à neuf 1 km de rue doit coûter au moins 2 M $ et ça devrait être bon pour 40 ans. On parle donc d'une facture totale de 200 M $ dans un laps de temps assez court (plusieurs rues à Granby ont déjà atteint ou dépassé leur vie utile).

Les priorités

Voilà pourquoi il est inquiètant de voir à quel rythme Richard Goulet dépense l'argent des contribuables et, surtout, où il l'investit. Non seulement il dépense l'argent des taxes, mais il augmente la dette, soit les taxes de demain. Je vous rappelle que Richard Goulet a lui-même fixé une dette «inquiètante» pour Granby à 115 M $ et que nous avons déjà atteint les 80 M $ en sommes engagées (la dette sur le compteur n'inclut pas les emprunts de cette année qui s'élèvent aux environs de 20 M $). Que ferons-nous lorsque la limite sera atteinte? Il n'y aura plus d'argent qui apparaîtra comme par magie dans le budget de la Ville et la seule solution sera l'augmentation des taxes.

Mais que fait-il avec cet argent?

  • Le pont Mountain:7 M $ pour un 4-voies. Le conseil précédent planchait sur un projet pour ajouter une 3e voie sur le vieux pont pour 400 000 $. Une solution qui aurait pu prolonger la vie du pont un bon 20 ans.
  • Terrains de soccer:7 M $.
  • Terrains de baseball:3 M $ pour 200 joueurs. En plus, le terrain choisi (coin 137 et 112) n'est pas desservi par les infrastructures nécessaires. Des coûts additionnels de 10-20 M $ sont à prévoir pour résoudre le problème.
  • Chalet du golf Miner:2 M $.
  • Pavillon CINLB:2 M $.
  • Terrains centre-ville: 2 M $.
  • Terres Miner:8 M $. Incluant un golf, des terrains résidentiels afin de faire de la spéculation immobilière et un boisé donc personne ne se préoccupait. À mon avis, investir dans les égoûts pluviaux protège beaucoup plus l'environnement que d'acheter et zoner «parc» un territoire qui était déjà considéré comme tel par tous les citoyens et protégé par un PAE.
  • Aréna:6 M $. Tout ça considérant qu'au moins deux entreprises privées étaient prête à investir dans le domaine.
  • Incubateur industriel:3 M $.
  • Parcs de quartier: Je n'ai pas le chiffre exact, mais on doit facilement atteindre le 2 M $.
  • Place public: À venir. Estimation: 1-2 M $.
  • Bibliothèque: À venir. Estimation: 6 M $.

Ceci n'est qu'une liste partielle de projets que je considère non-prioritaires. Il y a d'autres investissements comme ceux fait pour la sécurité publique, les véhicules des travaux publics ou la piscine Horner que j'ai omis (une majorité d'entre eux étant nécessaire).

La majorité de ces projets étant financée par emprunt, on parle d'environ 60 M $ de dépensé avec les intérêts.

Naturellement, certaines de ces dépenses auraient été faites dans un avenir pas si lointain. Mais avouez qu'il est plus sexy de dire que vous avez construit un aréna ou un pont que de refaire les infrastructures d'une petite rue résidentielle ou, pire encore, dire que vous laissez une marge de manoeuvre pour les futurs administrateurs afin d'effectuer ces dépenses.

La rue Grove

Je profite du fait que la rue Grove fait la une pour dénoncer la mauvaise planification des travaux publics.

La rue Grove a été refaite en 2007 au coût de 50 000 $ par logement. Pour vous donnez une idée, un promoteur privé dépense 15 000 - 20 000 $ par logement pour faire une rue résidentielle (pas de trottoir ou de terre-plein, par contre). Le problème, c'est que sur un bout de cette rue «luxueuse», on a omis de refaire les égoûts et aqueduc. Deux trottoirs neufs, un terre-plein neuf avec un arbre aux 25 pieds et de l'asphalte neuve. On l'a déjà dit, une rue résidentielle, on devrait toucher à ça qu'une fois aux 40 ans.

Malgré un problème de refoulement d'égoût, on avait décidé de ne pas remplacer les conduites pour utiliser une solution temporaire; du moins jusqu'en 2015, soit 8 ans plus tard. Or, il appert que la solution ne fonctionne pas et il est possible qu'on la refasse en 2013, à peine 6 ans après avoir mis de l'asphalte et du béton neuf. De plus, les arbres ont été plantés en 2008 sous le programme «Granby, fier de ses enfants» où un petite pancarte indique le nom de l'enfant pour qui l'arbre a été planté.

Combien d'argent est gaspillé pour refaire constamment le même travail? On a fait la même chose sur la rue Cowie qui a été asphaltée, alors que l'année suivante on y installait de nouvelles infrastructures (Entre les 2 évènements, il y a eu les élections 2009). Et tout ce resurfaçage qu'on fait en ce moment - qui au mieux est bon pour 5 ans -, ce n'est bon que pour reporter les problèmes à plus tard, alors que de nouvelles rues s'ajouterons à la liste et que notre capacité d'emprunt aura été atteinte.

Si les citoyens de Granby continuent de laisser libre cours aux extravagances de notre maire, ils risquent de trouver la facture salée dans un avenir pas si lointain.

En passant, avez-vous signé le registre? Vous avez jusqu'à 19h00.

lundi 25 juillet 2011

Enfin, des journalistes qui travaillent!

TVA a fait un reportage sur le salaire des maires. Naturellement, le maire de Granby y est cité comme un des maires les mieux payés. En fait, il a gagné la palme pour celui qui s'est donné la plus haute augmentation, soit 20 000 $. Encore une fois, on parle de Granby, mais pas pour les bonnes raisons.

Reportages vidéo ici et ici.

Reportages écrits sur les élus de la Rive-Sud et de la Rive-Nord. Voici la liste des salaires des maires concernés par les reportages:

  1. Terrebonne: 145 633 $
  2. Repentigny: 124 739 $
  3. Saint-Jérôme: 121 325 $
  4. Brossard: 121 229 $
  5. Sainte-Julie: 120 000 $
  6. Saint-Eustache: 112 770 $
  7. Mascouche: 108 786 $
  8. Vaudreuil-Dorion: 107 000 $
  9. Granby: 106 000 $
  10. Blainville: 104 683 $
  11. Salaberry-de-Valleyfield: 97 000 $
  12. Châteauguay: 95 000 $
  13. Saint-Constant: 91 200 $
  14. Sainte-Thérèse: 89 961 $
  15. Candiac: 88 000 $
  16. Saint-Lambert: 86 760 $
  17. La Prairie: 85 000 $
  18. Boisbriand: 84 951 $
  19. Lorraine: 84 864 $
  20. Saint-Bruno: 81 000 $
  21. Bois-des-Filion: 76 957 $
  22. Chambly: 69 134 $
  23. Varennes: 60 000 $

Notez que Granby est située en haut de la moyenne (98 347 $) et tout près du maximum permis par la loi (107 952 $) − un maximum qui s'applique aux villes de 50 000 à 99 999 habitants, alors que Granby n'a que 62 000 habitants. Comment ferons-nous pour donner une augmentation au maire lorsque la Ville atteindra 80 000 ou 90 000 habitants?

Et cette moyenne a récemment été augmentée par les augmentations récentes de Brossard (10 000 $) et Granby (20 000 $). Notez aussi que le haut de la liste comprend les maires des villes de Terrebonne, Saint-Jérôme et Mascouche qui ont tous été mis dans l'embarras pour leur gestion (voir reportages ici et ici). C'est ce que j'appelle le «piège de la moyenne». Plus on se donne des augmentations, plus on augmente la moyenne. Ainsi ceux qui sont au bas de l'échelle se donne une augmentation pour se rajuster à la moyenne, augmentant du même coup cette dernière! Ce petit manège est une spirale sans fin et dénué de sens.

Que faire?

N'oubliez pas que demain et après-demain, vous pouvez aller signer un registre pour signifier votre désaccord avec l'endettement causé par votre maire sur-payé.

dimanche 24 juillet 2011

Registre à signer

N'oubliez pas le registre à signer concernant un emprunt de 2 099 786.70 $ au frais de l'ensemble des citoyens pour des travaux d'infrastructures sur les rues Drummond, Lemieux et Maisonneuve.

Quand: mardi et mercredi, 26 et 27 juillet 2011, de 9h à 19h

Où: Hôtel de ville, 87 rue Principale

mercredi 20 juillet 2011

Un autre véritable projet communautaire

Encore une fois, une nouvelle qui semble anodine mais pourtant qui en dit long sur ce qui se passe à Granby.

À Cowansville, on construira la Maison Gilles-Carle. Pour réaliser ce projet, il a fallu 13 mois. Le budget pour la réalisation de la maison est de 200 000 $. L'architecte Chantal Brodeur a conçu les plans sans frais. L'entrepreneur Daniel Bélanger a fait don du terrain et bâtira la maison au prix coûtant et fera travailler ses contacts pour obtenir des matériaux et des services gratuits ou à prix d'ami. La caisse populaire Brome-Missiquoi consent un prêt sans intérêt pour une période de 10 ans. La Ville de Cowansville offre 25 000 $ et une exemption de taxes pour les 5 premières années.

Ceci me rappelle encore la première lettre que j'avais écrite pour La Voix de l'Est concernant la gestion Goulet intitulée Un véritable projet communautaire. Je la partageais avec vous sur ce blog et elle comparait un projet de HLM de Cowansville avec celui de Granby.

Aujourd'hui, on peut encore comparer ce projet avec celui de la ferme Héritage Miner qui doit, en principe, préserver le patrimoine agricole, une cause toute aussi noble. Pour réaliser ce projet, il a fallu 2 ans. Le budget pour la rénovation de la maison est de 329 000 $. La Ville de Granby offre le terrain, payé environ 200 000 $. L'aqueduc et les égoûts seront installés au coût de 140 000 $. La Ville a déjà promis plus de 560 000 $ dans le projet. On parle d'environ 900 000 $ investis par la Ville de Granby et les partenaires privés se font beaucoup plus rare. Les taxes municipales sont évidemment aux frais de la Ville puisqu'elle est toujours propriétaire du terrain et des bâtiments.

Mais il y a plus encore. Chantal Brodeur et Daniel Bélanger, ce sont des gens d'affaires qui ont pignon sur rue à Granby. Pire encore, Daniel Bélanger est un de ces entrepreneurs qui AVAIT des projets à Granby. Daniel Bélanger, c'est celui dont on parle dans cet article. Et voilà le triste constat que l'on peut démontrer avec cette histoire: Les gens d'affaires ne metteront pas leurs entreprises en jeu pour dénoncer les façons de faire de Richard Goulet; Ils investissent ailleurs, le temps que les Granbyens se réveillent. Daniel Bélanger fait partie de ces entrepreneurs (indirectement dans son cas) qui sont victimes des politiques de Richard Goulet qui ont bloqué les projets domiciliaires à Granby. Richard Goulet croyait arriver en sauveur avec les terres Miner, or son ignorance des lois a tout fait foirer. Le résultat est une hausse de la valeur des terrains résidentiels prêt à construire, vu leur rareté à Granby. Une bulle qui se désoufflera dès que le marché reprendra son cours. Des gens y perdront quelques dollars et ce seront encore les mêmes, ceux qui connaissent le marché, qui en profiteront.

Et pendant ce temps là, les entreprises privées de Granby investissent dans le communautaire de Cowansville. C'est payant en torieux se servir des taxes pour faire compétition au privé!


vendredi 15 juillet 2011

Visite à la ferme

Aujourd'hui, j'ai eu droit à une visite privée de la ferme Héritage Miner. En fait, j'accompagnais M. Richard Dubé qui avait été invité afin qu'on puisse répondre à ses questions. Était présent Mmes Caroline Gosselin et Geneviève Coté, de la ferme héritage Miner, ainsi que M. Patrick Girard, le conseiller responsable du dossier pour la Ville de Granby.

Projet ambitieux

Le but de ce blog n'est pas de détruire les projets de mes concitoyens mais bien de jeter un regard critique sur la gestion de notre conseil de Ville. Alors je qualifierai le projet comme étant ambitieux. On veut faire beaucoup et il me semble qu'on a un échéancier très court. M. Dubé et moi sommes sortis de cet entretien avec le sentiment que le projet «préservation du patrimoine» s'était passablement amenuisé pour faire place à un projet «agro-touristique» (le mot-clé étant «touristique») qui s'étale dans plusieurs directions. Le plan d'affaire s'est assurément modifié au cours du temps et plusieurs objectifs semblent encore mal définis. Mais tout ça ne signifie pas que le projet est voué à l'échec car − je n'en avais jamais douté − les gens de la ferme Héritage Miner sont passionnés par leur projet et lui consacrent toutes leurs énergies afin de le mener à terme .

Et c'est ici où j'en veux à notre conseil qui m'a toujours semblé mou lorsqu'il vient le temps de dépenser de l'argent et d'exiger du rendement. Pour avoir été témoin du questionnement de M. Dubé lors de la rencontre, je doute que les gens de la ferme Héritage Miner aient eu à rendre autant de comptes. Et pourtant, M Dubé n'a fait que ce que tout bon investisseur aurait fait: Après avoir pris connaissance des ambitions et échanciers, il a mis la pression afin de s'assurer que les échéanciers et − surtout − les montants soient respectés.

Si notre conseil et notre maire nous démontrerais qu'ils ont posé ce genre de questions et mis des conditions de rendement et des échéancier avant de s'impliquer dans ce genre de projets, cela rassurerait beaucoup plus les citoyens. Mais le conseil, via son réprésentant le maire, préfère ridiculiser ceux qui osent poser des questions. Et, jusqu'à date, la porte du bureau du maire semble toujours ouverte si on manque de fonds, que ce soit pour ce projet ou d'autres comme le golf Miner.

C'est vrai qu'il faut faire attention pour ne pas trop détruire les rêves de ceux qui les proposent, mais il faut aussi tenir une voix forte et ferme pour rassurer les investisseurs, soit les citoyens. Après tout, il faut toujours garder à l'idée que si ça ne fonctionne pas, tout ça revient à la Ville ... et on fait quoi avec?

Choses promises

Et c'est ici que j'entre en scène en temps que témoin et ce blog se veut un aide-mémoire des promesses faites. M. Girard nous a dit que le sentiment général au conseil est que la Ville a suffisamment investi dans la ferme Héritage Miner et qu'il ne devrait plus y avoir d'autres montants donnés en subventions. Mmes Gosselin et Côté confirmant qu'ils n'ont pas l'intention de demander plus d'aide de la part de la Ville. De plus, la ferme devrait s'auto-financer d'ici 2-3 ans. Tout ça semblait être un engagement ferme. Nous espérons tous que cela ne sera pas comme la promesse de ne pas investir dans le golf Miner.

Sur ce, M. Dubé s'est engagé à ne plus revenir sur le sujet (en autant que les conditions soient respectées) pour les 2 prochaines années. Et, dans 2 ans, il s'est même engagé à s'excuser publiquement si la ferme Héritage Miner réussit à être rentable comme prévu.

mercredi 13 juillet 2011

Discussion sur l'endettement

Dernièrement, il y a eu une série de lettres d'opinion sur l'endettement, à laquelle j'ai aussi participé:

Surplus de 8,8 millions

Dettes et projet de société

Des questions sans réponse

Dettes et écoles économiques

La série devrait se poursuivre puisque j'ai répondu à la dernière lettre.

Tout ça m'a amener à me remémorer l'argumentation que j'avais fourni au conseil le 16 novembre 2009. La seule réponse que j'avais obtenue était que «les conseillers avaient tous lu mon document et n'avaient rien compris». Apparemment, des «experts» (dont les identités n'ont pas été dévoilées) le considèrent très théorique ne s’appliquant pas nécessairement à la gestion d’une ville. Naturellement, personne ne m'avait contacté pour demander des explications non plus.

Voici le document en question, Payer comptant: Pourquoi et comment gérer nos municipalités sans endettement.

Je vous fais part des conclusions importantes du rapport:

«Le fait important à retenir de cette section est que les dépenses d’une municipalité sont récurrentes, prévisibles et perpétuelles. Une municipalité n’est pas un projet à terminer, mais plutôt une histoire sans fin. C’est pourquoi il faut penser en mode continu plutôt qu’en calendrier épisodique. De plus, peu importe les dépenses à effectuer, elles doivent respecter la capacité de payer des citoyens.»

«Il y a un coût relié à une dette. Ce coût grimpe rapidement avec le ratio d’endettement et les taux d’intérêt. Peu importe sa valeur, ce coût n’apporte rien de plus aux citoyens, aucun bien, aucun service.

Ceci est particulièrement évident pour les dépenses qui reviennent à chaque année. Puisque les taxes sont perçues chaque année, elles doivent être suffisantes pour couvrir les dépenses annuelles récurrentes. Si nous payons celle des années précédentes, nous ne faisons que payer exactement les mêmes coûts avec en prime des intérêts.»

«Nous avons démontré que payer comptant ne nous empêche pas d’étaler les coûts sur plusieurs années. Mieux encore, un jour ou l’autre, les « paiements » seront nécessairement plus petits que si nous empruntons perpétuellement. L’argument qu’il faut emprunter pour étaler le paiement d'une dépense importante dans une municipalité et ainsi, être plus juste envers l'ensemble de la population devient injustifié.

Nous avons aussi démontré qu’il est possible d’effectuer les travaux sans prendre de retard. Donc l’argument disant que nous devons emprunter aujourd’hui parce que les coûts des travaux vont augmenter dans le futur devient aussi injustifié.

Nous pouvons tirer deux conclusions de ce que nous avons appris dans cette section :

  1. Nous POUVONS amasser l’argent avant de faire les dépenses.
  2. Nous DEVONS amasser l’argent avant de faire les dépenses, si nous voulons faire une gestion efficace avec une vision à long terme.»

J'apprécierais avoir vos commentaires sur le sujet (surtout s'il y a des arguments qui ne vous semblent pas clairs). Quelle serait votre réaction si vous étiez conseiller et qu'on vous amènerait un tel document à la table du conseil?

samedi 9 juillet 2011

Une séance extraordinaire bien remplie

Lundi dernier, il y avait une séance ordinaire. Rien de spécial, d'une monotonie sans pareil. Les journalistes ont eu peine à trouver de quoi écrire un article. Quatre jours plus tard, il y a une séance extraordinaire (non télévisée) et nous avons 4 articles en page 4 et 5 de La Voix de l'Est.

Nouveau directeur du service de l'urbanisme: On lui souhaite la meilleure des chances (et pour notre bénéfice à tous aussi), car c'est vrai que cet emploi sera «un défi intéressant» (peut-être pas pour les raisons qu'il croit par exemple).

2000 bancs remplacés à l'aréna: L'Express nous avait déjà appris la nouvelle, mais cela a été officialisé hier. Une dépense additionnelle de 457 000 $. «Si on ne le fait pas là, on ne le fera jamais» nous dit le maire. Je vous le dit, Richard Goulet tente de «terminer» la Ville, car personne après lui n'aura les compétences pour gérer la Ville; ils se contenteront de payer. Coût total de l'aréna selon Richard Goulet: 15,5 M $. Plus les taxes, cela nous donne 17,6 M $. C'est pas mal ce que j'avais estimé, non?

De plus, en mai dernier, on nous disait:

«Dans tous les contrats, il y a des extras. Pour n'importe quelle construction, il y a des coûts supplémentaires. La moyenne est d'environ 6%, 7% d'augmentation. Et on est dans la moyenne», a indiqué le maire Goulet.

Aujourd'hui on nous dit:

En incluant cette facture, les coûts ont augmenté de 10% par rapport au contrat initial. «Il y a des extras, mais c'est normal. On travaillait dans du vieux», estime le maire Goulet.

Oups! On est rendu au-dessus de la moyenne.

Nouvel emprunt de 3.1 M $: (Désolé, c'est la seule nouvelle pas assez importante pour être sur le web) Même après avoir fait 8,8 M $ de surplus l'année dernière, on doit emprunter pour refaire les rues Drummond, Lemieux et Maisonneuve. Il y aura des assemblées publiques les 18, 19 et 20 juillet, selon les rues, principalement pour les résidents. Pour l'ensemble des citoyens, il y aura un registre à signer les 26 et 27 juillet pour exiger la tenue d'un référendum sur la question de l'endettement. Est-ce que les gens se déplaceront durant les vancances? Probablement que non. En tout cas, ma signature y sera.

Asphaltage en soirée: Afin de diminuer les inconvénients pour la circulation, on asphaltera certaines rues majeures entre 17h et minuit. Hormis le fait que je ne vois pas en quoi la rue Bruce (entre Lemieux et Coupland) est une artère majeure, je n'y vois là qu'une autre expérimentation pour voir si on peut faire les choses autrement (comme les quartiers blancs, par exemple). Sachant que cela ne coûte que 85 000 $ de plus (soit 10% des coûts totaux), je n'y vois rien de bien grave. Si ça n'apporte rien, on ne recommence pas, c'est tout.

Or, c'est ce point que Serges Ruel et Patrick Girard ont choisi pour exprimer leur désaccord avec le conseil! (Une première pour les deux, je crois) Raison invoquée: les coûts supplémentaires! Vraiment les gars? 85 000 $, c'est ça qui vous dérange? 1,2 M $ de plus que prévu sur l'aréna, 300 000 $ de plus que prévu pour la ferme Héritage Miner, une piste cyclable au parc Daniel-Johnson dont personne ne veut ou une nouvelle place publique − car on a déjà le parc Miner au centre-ville − qui coûtera on ne sait trop combien, ça passe comme du beurre dans la poêle, mais pour l'asphaltage de nos routes, on «skinne»? Enfin, au moins on commence à s'exprimer, alors on va tenter de ne pas taper trop fort.

Fait intéressant à noter, je n'étais pas le seul à ne pas assister à cette séance extraordinaire: 3 conseillers manquaient à l'appel, soit Éliette Jeanneau, Pierre Breton et Pascal Bonin.

vendredi 8 juillet 2011

Honorer la mémoire d'Horace Boivin

«L'idée d'un parc au nom de l'ancien maire origine de la vente du parc Richelieu aux Aliments Ultima, a expliqué le maire Richard Goulet. Le parc au nom de la petite rue située à l'arrière de l'usine de fabrication de yogourts a été créé à la suite du don du terrain par M. Boivin à la municipalité en 1947. Avec la disparition du parc Richelieu, la Ville a discuté avec la famille d'Horace Boivin pour attribuer son nom à un espace vert.»

La Voix de l'Est, 8 juillet 2011

En lisant ce paragraphe, on a l'impression qu'une petite langue de feu a illuminé Richard Goulet qui a eu «l'idée de nommer un parc au nom de l'ancien maire». Comme d'habitude, les journalistes ont de la misère à nous donner une vue d'ensemble. Ce n'est pas par délicatesse que Richard Goulet a fait ça: C'est qu'il a refusé d'honorer un contrat entre la Ville de Granby et Horace Boivin. Lorsque M. Boivin a fait don du parc Richelieu à la Ville de Granby en 1947, on pouvait lire les clauses suivantes dans le contrat notarié (Cliquez sur "Affichage" et faites plusieurs "Zoom avant" pour lire l'original):

«(...) Etant donné que cette donation est essentiellement gratuite qu'elle est consentie dans un but purement civique et qu'elle constitue une libéralité pure et simple de la part du donateur ce dernier la soumet aux conditions particulières et essentielles suivantes:

Que la donataire utilise ces terrains

a) Soit comme parc public, centre récréatif, lieu de repos ou piscine publique;

b) Soit pour l'érection d'une arène d'un mémorial de guerre ou civique ou encore d'un monument en général;

c) Soit aussi pour la construction d'une bibliothèque, d'un musée public ou centre musical ou d'un gymnase;

d) Soit enfin pour la confection d'un parc municipal de fleurs, d'un kiosque musical

et à ces fins seulement cette énumération est strictement restrictive.

(...)

Clause résolutoire: Si la donataire manque envers le donateur ou représentants de rencontrer les obligations assumées envers lui quelqu'en soit la nature et cela sans les soixante jours de leur échéance respective (dans chaque cas ou un délai peut s'appliquer), le donateur ou représentants pourra reprendre l'immeuble, présentement donné sans autre avis à titre de dation en paiement et de dommage intérêts liquides et le donateur pourra garder à ce même titre, toutes les améliorations faites par la donataire.

Défense formelle et perpétuelle est faite par le donateur à la donataire d'aliéner en tout ou en partie l'immeuble présentenment donné.»

Le dernier paragraphe est clair: Défense formelle et perpétuelle de vendre une partie du terrain. Non seulement Richard Goulet a vendu le terrain, mais il l'a zoné «industriel» pour le vendre à une industrie. Notez que cette industrie était déjà là lorsque M. Boivin avait donné le terrain; La donation a donc été faite en connaissance de cause. Richard Goulet a préféré plié l'échine devant une compagnie avant même qu'elle le menace:

Les dirigeants des Aliments Ultima ne se sont pas aventurés sur le terrain de l'ultimatum. Il faut cependant lire entre les lignes, explique en substance le maire Goulet. «Ils n'ont pas eu besoin de le faire. Je sais trop bien comment ça fonctionne. Si on refuse le projet, ils vont s'en aller. C'est comme ça que ça se passe aujourd'hui.»

- Les perceptions négatives de Richard Goulet

Richard Goulet croit que tout le monde agira comme lui. Il a donc préféré faire la «difficile» tâche de convaincre la veuve d'Horace Boivin, maintenant une personnes très agée, que son défunt mari aurait souhaité avoir un parc nommé en son honneur plutôt que de voir ses volontés respectées (Encore une fois, Richard Goulet confond ses désirs avec ceux des autres). Pour une personne sans imagination et sans vision, c'est beaucoup plus facile que de tenter de trouver des solutions avec un géant de l'industrie alimentaire.

Si ça c'est honorer une personne, alors peut-être qu'un jour un politicien zonera les boisés Miner en zone industrielle et nommera une nouvelle rue «Richard-Goulet» pour compenser. Parce que c'est exactement ce que Richard Goulet a fait à Horace Biovin.

samedi 2 juillet 2011

Mal informé

500 arbres rasés en plein Granby : la compagnie Allaire et Gince montrée du doigt

Voilà un titre choc. Par contre, en lisant l'article, on s'aperçoit à quel point nous sommes mal informés.

Ce qu'on apprend dans l'article:

  • Les résidants du quartier se sont plaints et sont outrés;
  • Le service de l'urbanisme, par l'entremise de Alain Chevalier, nous dit que cette coupe a été faite sans permis et que c'est illégal;
  • Le directeur général de Allaire et Gince, Claude Sylvain, nous dit se conformer à la résolution du conseil qui lui enjoint d'aménager des écrans sur ce lieu;

C'est tout.

J'aurais aimé avoir l'avis du conseil sur ce sujet puisque M. Sylvain l'implique dans la situation. Mais, voyez-vous, il est impossible pour le conseil de bien paraître dans ce dossier.

De deux choses l'une, c'est illégal ou ce ne l'est pas.

Si c'est légal, alors il faudrait expliquer:

  • Pourquoi les résidants du quartier ne sont pas au courant de ce qui s'y passe;
  • Pourquoi le service d'urbanisme n'est pas au courant (Le journaliste pourrait alors demander si la démission de Yvan Gatien et la retraite de Daniel Naud jouent un rôle dans la désorganisation du service de l'urbanisme);
  • Pourquoi le conseil a autorisé la coupe de 500 arbres, ce qui ne paraît jamais bien.

Si c'est illégal, alors le conseil devrait dénoncer Allaire et Gince comme étant une compagnie irresponsable ayant un comportement inacceptable. Or, non seulement cette compagnie fait beaucoup d'argent grâce aux généreux contrats qu'elle obtient des projets acceptés par notre conseil, mais Claude Sylvain est aussi un des co-propriétaires du DÉVELOPPEMENT DES TERRES MINER INC. En fait, cette compagnie a la même adresse que celle de ALLAIRE ET GINCE, soit les bureaux d'Allaire et Gince.

Je ne peux qu'imaginer à quel point le maire Goulet ne voudrait porter de telles accusations contre cette compagnie. Le monde est toujours aussi petit. C'est ça le problème lorsque la Ville fait des transactions commerciales: elle perd sa neutralité.

Mais pourquoi est-ce que les journalistes posent si peu de questions à notre conseil? Lorsqu'on a un conseil qui prend autant de décisions − qui ont un si grand impact sur les finances et l'environnement − il me semble que la question «Pourquoi?» est de mise une fois de temps en temps.

Parions qu'il n'y aura même pas de suivi.

jeudi 30 juin 2011

Le monde est petit, 2e partie

Ce blog n'a pas vraiment rapport avec la Ville (du moins directement), mais il démontre bien comment le monde est petit. On peine à croire qu'il y a 60 000 habitants à Granby.

Vous vous rappelez de Paul Goulet, le fils du maire? Vous savez celui dont la conjointe travaille à la ferme Héritage Miner? On en avait déjà parlé dans un précédent blog où un certain Luc Lapointe était indirectement mêlé.

Imaginez-vous donc, par la plus extraordinaire des coïncidences, que Paul Goulet et M. Luc Lapointe seraient à nouveau lié. La compagnie qui dirige le complexe de soccer (9227-5882 QUÉBEC INC.) de M. Goulet est la co-propriété de Paul Goulet, de la Corporation du Mont Sacré-Coeur et de Gestion Simon Lapointe Inc. (une société de portefeuille appartenant exclusivement à Simon Lapointe).

Non seulement Simon Lapointe est le président de 9227-5882 QUÉBEC INC., mais Luc Lapointe - qui serait son père - est aussi un administrateur de cette compagnie. Mieux encore, Simon Lapointe serait un des administrateurs du CENTRE D'AIDE AUX ENTREPRISES RÉGION HAUTE-YAMASKA INC., un organisme qui aurait prêté 300 000 $ à 9227-5882 QUÉBEC INC.

Le monde est petit.

mercredi 29 juin 2011

Ce ne sont pas les bonnes personnes qui partent

Tiré de la page 6 du procès-verbal du 20 juin 2011 de la Ville de Saint-Hyacinthe:

RÉSOLUTION 11-284

Ressources humaines – Directeur du service de l’Urbanisme – Embauche


Il est proposé par Louise Arpin

Appuyé par Nicole Dion-Audette

Et résolu que le Conseil procède à l’embauche de monsieur Yvan Gatien, au poste de directeur du service de l’Urbanisme, le tout selon les conditions suivantes :

  • a) La date de son entrée en fonction est fixée au 11 juillet 2011;
  • b) À compter de son embauche, sa rémunération est fixée en fonction de l’échelon 4 du grade 7 de la politique de rémunération des cadres;
  • c) Monsieur Gatien est soumis à une période d'essai de six mois;
  • d) À compter de son embauche, monsieur Gatien bénéficiera de cinq semaines de vacances annuellement;
  • e) Pour les autres conditions, il bénéficiera de celles applicables à l'ensemble du personnel d'encadrement de la Ville de Saint-Hyacinthe.

Adoptée à l'unanimité

Pourquoi partager cette résolution avec vous? Parce que Yvan Gatien c'est le no. 2 au service d'urbanisme de la Ville de Granby. C'est un homme reconnu par tous pour son professionnalisme et son bon jugement. Si vous avez assisté à une assemblée publique concernant un changement de zonage, c'est probablement M. Gatien qui vous a vulgarisé les détails. Ajoutez à cela le fait qu'il connait sur le bout des doigts tout sur l'urbanisme de la Ville de Granby et vous comprendrez l'importance de ce fonctionnaire. Logiquement, suite au départ à la retraite du directeur du service de l'urbanisme, M. Gatien aurait été un choix naturel pour le remplacer. Est-ce qu'il a refusé le poste? Apparamment, être directeur du service de l'urbanisme est un poste qui l'intéresse.

Perdre dans la même année les deux têtes dirigeantes du service de l'urbanisme, c'est gros. Avec tous les départs de nos cadres à la Ville de Granby, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas admettre qu'il y a des choses qui se passent à l'interne. Ne vous attendez pas à ce que les fonctionnaires sortent dans les rues pour décrier tout ce qui s'y passe; ça ne fait pas partie de leurs tâches. Les départs à la retraite ou les démissions seront les seuls signes que vous obtiendrez de leur part. Le seul autre choix est qu'ils se rendent malades à l'ouvrage.

Il est temps que la population ouvre les yeux. Comment est-ce que le conseil peut nous faire avaler que la Ville vit actuellement un dynamisme exceptionnel alors que c'est au même moment que les cadres quittent l'organisation pour relever de nouveaux défis? Ça n'a aucun sens, tout le monde veut être avec les gagnants ... et on fuit les perdants.

Une très grande perte pour la Ville de Granby.

jeudi 23 juin 2011

Il restait de l'argent

2000 nouveaux sièges pour le Complexe sportif Léonard-Grondin

«Quand on a vu l'estimé de 19,3M $ (coût initial du projet), j'avais dit que c'était suffisant et qu'on allait vivre avec ça. Quand les vraies soumissions sont sorties, on s'est dit à un moment donné qu'on allait regarder quels sont les coûts supplémentaires du contrat de 13,5M $ et par la suite, on verra si l'on change les bancs. Et comme on a eu un prix extraordinaire et que les extras se chiffraient à date à 1M $, on s'est dit allons-y pour les bancs», explique le maire Richard Goulet.

Il restait de l'argent (en fait un potentiel d'emprunt), alors on va le dépenser. Granbyens, vous l'avez autorisé à emprunter 19.3 M $ , Richard va se forcer et dépenser 19.3 M $.


Stationnement: Une économie de 1,5 M $

Je l'avais oublié celle-là. La page Facebook Citoyens de Granby STOP La Dette nous a rappelé une autre «Gouletterie», comme on les aime:

Janvier 2009, Goulet lance l'idée d'un stationnement étagé:

  • «J'ai ça dans la tête depuis longtemps, a-t-il confirmé hier. Parce qu'on reçoit parfois des appels du bureau de poste, de La Ruche et du cégep pour nous dire qu'ils manquent de place.»
  • «Plus nous allons revitaliser le centre-ville, plus les gens s'y installeront et plus on aura besoin de stationnement, constate le maire. Devrait-on alors regarder pour du stationnement étagé? Peut-être.»
  • «Je verrais un seul étage (en plus du rez-de-chaussée). Mais c'est sûr qu'on ne peut pas faire un tel projet en bas de 100 places.»

Malgré que M. Goulet ne voit aucun problème personnellement, il s'imagine des problèmes:

«Bien qu'il n'ait pas constaté d'affluence monstre au stationnement de la rue Johnson, lors de quelques vérifications faites en personne, M. Goulet est bien conscient que l'espace se fait de plus en plus restreint dans les autres stationnements municipaux jouxtant la rue Principale.»

Afin de vous démontrer que son idée est faite depuis longtemps pour le stationnement Johnson:

Aux gens d'affaires, la semaine dernière, il a profité de la tribune qu'on lui offrait pour assurer que le conseil n'avait pas l'intention d'exproprier des commerces et de raser des édifices dans le but d'en faire des stationnements. Le bar de danseuses Le Studio ne servira pas à ça, a-t-il déclaré.

Juin 2011: On parle de «résultats surprenants» et que le manque de stationnement au centre-ville est une «illusion». Apparement, hier lors de la présentation, j'étais le seul à ne pas être surpris.

Comme le stationnement étagé aurait pu coûté 1,5 M $, Richard Goulet vient de nous enrichir! Mais que va-t-on faire avec tout cet argent? La place publique va se payer toute seule!

Lorsqu'on vous dit que cet homme n'a aucune vision et qu'il est incapable de saisir la réalité granbyenne, c'est de ça dont on parle.