lundi 23 février 2009

Dette 101: Pourquoi maintenir une dette n’est pas payant

Ceci est le début d’un « cours » sur le fonctionnement d’une dette qui devrait se répartir sur trois ou quatre blogs.  


Version simplifiée pour ceux qui n’aiment pas les chiffres


Selon certaines personnes, une dette « saine » doit être de 2,2% de la valeur foncière d’une ville, soit la dette moyenne de toutes les villes du Québec. Pour Granby, une telle dette serait de 80 millions$. Pour maintenir une telle dette année après année, il faudra emprunter 9 millions$ chaque année. Mais il faudra aussi effectuer un paiement de 13 millions$ chaque année. Résultat, nous donnons chaque année 4 millions$ (= 13 - 9) en intérêts à la banque. Qu’est-ce qu’on obtient en échange? Absolument rien, à part le privilège d’avoir une dette. Quand vous maudissez les banquiers parce qu’ils s’enrichissent à vos dépens, sachez que cet argent leur a été donné volontairement de votre part, entre autre via vos taxes.

À quoi équivalent 4 millions$ par année?

  • Un terrain de soccer synthétique vaut 1 million$ (4 par année)
  • Le pont Mountain vaut 6.5 millions$ (3 à tous les 2 ans)
  • La piscine Horner vaut 400 000 $ (10 par année)
  • 1¢ par 100$ d’évaluation vaut 387 000 $ (10,3¢ par année ou 171 $ par année pour une maison de 166 000 $)

À titre de comparaison, en ce moment à Granby, nous nous endettons d’environ 15 millions$ chaque année. À ce rythme nous atteindrons 80 millions$ dans environ 4 ans, soit à la fin d’un deuxième mandat de Richard Goulet. La situation actuelle de Granby (2009) est présentée par rapport au scénario d’une dette de 80 millions$ dans le tableau suivant.


Certains vous diront qu'il faut s'endetter pour acheter maintenant parce que le coût de la vie augmentera dans le futur, ce qui justifie les coûts des intérêts. Si ce raisonnement était vrai, cela signifierait qu'un jour plus personne ne pourra construire d'arénas, de bibliothèques ou de ponts car ils deviendront trop coûteux à construire; les villages seraient condamnés à rester petits, sans espoir de se développer. Toujours selon ce raisonnement, les coûts de construction devraient devenir si élevés que même les particuliers ne pourraient plus se construire de maison. On voit à quel point cet argument est totalement absurde. Les coûts augmentent à cause de l'inflation, tout comme les revenus, voilà pourquoi ce jour n'arrivera jamais.


Maintenant la question que vous vous posez devrait être la suivante : S’il est si évident que ça qu’avoir une dette n’est pas payant, pourquoi les politiciens ne les remboursent-ils pas? C’est ce que nous verrons dans le prochain blog.


Version détaillée pour les sceptiques (ou les curieux)


Vous vous demandez comment est-ce que je fais pour arriver à de tels chiffres? Je vous épargnerai les détails des calculs, mais ce sont les mêmes formules que votre banque utilise pour calculer votre hypothèque. 


D’abord analysons le remboursement d’un emprunt de 9 millions$ remboursable sur 15 ans avec un taux d’intérêt de 5 %. Ceci constitue un emprunt type pour une ville telle que Granby. Pour cet emprunt, nous aurons un paiement de 867 000 $ à effectuer chaque année pendant 15 ans, pour un total de 13 millions$. La différence étant le montant des intérêts. Le graphique suivant montre la répartition du remboursement de la dette versus les intérêts payés pour chaque paiement.

Notez que la somme de tous les remboursements (partie bleue) équivaut à 9 millions$ et la somme de tous les intérêts (partie rouge) équivaut à 4 millions$.

Le tableau suivant montre l’évolution de la dette sur 15 ans pour cet emprunt.

Lorsque vous faites l’emprunt (année 0) vous avez immédiatement une dette de 9 millions$. La dette diminue chaque année, l’équivalent du remboursement effectué (partie bleue du tableau précédent), pour atteindre 0 $ la quinzième année, soit l’élimination de la dette.

La première chose que vous devez remarquer est que la dette diminue chaque année. Ce qui signifie que pour garder votre dette constante année après année, vous devez obligatoirement réemprunter un montant équivalent à ce que vous avez remboursé. Malgré que ce chiffre ne veuille rien dire pour le moment, notez aussi que la somme des 15 montants (partie jaune) équivaut à 80 millions$.

Allons-y d’un exemple concret. Imaginons qu’une ville emprunte chaque année un montant de 9 millions$ remboursable sur 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Durant la 15e année nous aurons donc 15 emprunts simultanés. Après la 15e année, le premier emprunt sera remboursé et donc nous aurons toujours 15 emprunts simultanés. Après la 16e année, le deuxième emprunt sera remboursé et donc nous aurons encore 15 emprunts simultanés; et ainsi de suite tant et aussi longtemps que nous emprunterons le même montant, avec les mêmes termes, à chaque année. Ceci est illustré dans le tableau suivant.

À partir de la 15e année tout se répète et donc la dette sera constante, année après année. Étant donné que tous les emprunts sont identiques on peut facilement évaluer les paiements de ces emprunts, puisque nous avons 15 emprunts avec un paiement de 867 000 $ chacun, nous devons payer 13 millions$ par année. Pour la dette, puisque les emprunts sont décalés d’une année les uns par rapport aux autres, le niveau d’endettement sera la somme de chaque année comme nous l’avons calculé plutôt (partie jaune), soit 80 millions$.

Le raisonnement est que chaque année vous allez rembourser 9 millions$ (somme de la partie bleue) et que vous allez payer 4 millions$ (somme de la partie rouge) en intérêts. Tout ça en même temps que vous faites un nouvel emprunt de 9 millions$, ce qui ramène votre dette à 80 millions$ chaque année. En fin de compte, cela signifie que chaque année vous empruntez pour effectuer le remboursement de votre dette et vous ne faites que payer les intérêts. Donc, chaque année, le maire de la ville prends 4 millions$ dans les poches des contribuables et les donnent directement à la banque, sans rien obtenir en retour, tant et aussi longtemps que la dette sera maintenue.

En autant que vous maintenez votre dette constante, si vous changez la durée des emprunts et les taux d’intérêt (même s’ils ne sont pas identiques d’une année à l’autre), vous changerez le montant des intérêts que vous payerez mais, chose certaine, vous payerez toujours des intérêts.

Plus une dette sera élevée, plus les durées d’emprunt seront longues et plus les taux d’intérêts seront hauts, alors plus les intérêts annuels seront élevés.

jeudi 19 février 2009

Nostalgie quand tu nous tiens: La première gaffe de Richard Goulet

Aujourd’hui dans La Voix de l’Est, on peut lire ce qui suit :


« D’où le fait que Val-des-Cerfs ne regrette pas d’avoir fermé l’école Saint-Benoît, au centre-ville, en septembre 2007. "Les écoles au sud débordent, mais il y a de la place dans celles du centre-ville, plaide Alain Lecours, directeur général de la commission scolaire. Nous sommes bien loin de parler de rouvrir une école." »


À l’époque, on se souviendra, l’ancien conseil municipal avait voté en faveur de ne pas s’ingérer dans l’administration de la commission scolaire. Cette dernière possède un conseil élu par la population, avec une tribune publique pour tout citoyen qui veut s'exprimer au sujet de l’éducation et des écoles. De plus, les commissaires sont au fait des différents dossiers, alors que les élus municipaux n’en ont aucune idée.


Mais Richard Goulet, fraîchement élu, savait comment gérer la commission scolaire. Il leur a donc donné 50 000$ pour maintenir l’école Saint-Benoît ouverte une année supplémentaire. Sa vision de l’époque était que les nouveaux logements sociaux de la rue St-Jean, dédiés aux familles, contribueraient à remplir les écoles du centre-ville. Aujourd’hui, le nouveau conseil des commissaires scolaires – bien qu’il ait une meilleure entente avec le conseil municipal que l’ancien - nous confirme que la décision de fermer l’école Saint-Benoît était la meilleure. Une autre vision qui ne tient pas la route, un 50 000$ de moins dans les poches des citoyens.

vendredi 13 février 2009

Quand on n’a plus de mauvaises idées …

Aujourd’hui dans La Voix de l’Est on peut lire un article et une lettre d’opinion où on apprend que le maire Richard Goulet crée encore le mécontentement. On veut faire une piste cyclable entre le CINLB et l’ancienne gare sur la rue Denison, via la rue Drummond; une idée qui avait déjà été proposée il y a 15 ans.


Mais il y a déjà un tel lien qui existe de l’autre côté de la rivière. Pourquoi en faire un deuxième? Surtout que cette route est beaucoup plus dangereuse et, en prime, les résidents locaux n’en veulent pas.


Mais il faut croire que M. Goulet manque de mauvaises idées et doit maintenant ressusciter celles du passé.

dimanche 8 février 2009

Que de choses à dire cette semaine!

Je réserve toujours la lecture des journaux gratuits du mercredi pour le dimanche, jour où il n’y a pas de Voix de l’Est publiée. Mais seulement avec le journal l’Express de cette semaine, que de choses à dire!


Incubateur industriel


L’incubateur industriel de Granby revient encore sur la sellette et, de mon point de vue, les gens de CIME démontrent de plus en plus l’amateurisme de leur démarche.  Il est dommage que les citoyens de Granby ne s’intéressent pas plus que ça à ce projet car il est très important. Tout d’abord, l’objectif de ce projet est de stimuler le développement industriel, particulièrement (et même exclusivement) les nouvelles PME dans le secteur des hautes technologies. Cet objectif est tout à fait louable, mais les moyens utilisés sont déplorables.


Premièrement, les gens qui gèrent ce projet sont, de leurs propres aveux, des débutants dans ce domaine et ils sont en train d’apprendre sur le tas. Ce genre de projet n’est pas nouveau, en fait, c’est même devenu « tendance » de faire de tels projets. Et lorsqu’il y a beaucoup de joueurs, la compétition est féroce. Le parc technologique de Québec est a des lieues en avance et, en prime, il est associé avec l’université Laval, située tout prêt. Plus près de nous, Bromont, qui possède le parc technologique le plus important de la région avec de multiples reconnaissances de niveau international, est en train de construire un incubateur industriel dont la gestion a été confiée à une entreprise spécialisée dans ce domaine.

"Copier" les autres


Mercredi, dans l’Express, nous apprenons que le projet de l’incubateur est mis en veilleuse. Vous pouvez aussi lire l’article de La Voix de l’Est sur le même sujet.  Je vous rappelle que la Ville de Granby s’est déjà engagée, il y a à peine quelques mois, à payer la construction d’un bâtiment de plus de 4 millions$ (intérêts inclus) suite à l’approbation d’un plan. Naturellement, on blâme la crise économique pour le délai, mais il y a plus. Entre autres, on veut revoir le concept même de l’offre de service car le premier plan était de « copier » d’autres incubateurs situés ailleurs dans le monde, mais on avait oublié de vérifier les besoins de nos propres entreprises. Alors on change l’approche. Pour moi, c’est du véritable amateurisme et je trouve effrayant qu’ils ont déjà  des millions de dollars des citoyens de Granby réservés à leur nom alors qu’ils ne savent même pas où ils s’en vont.


J’aime bien la dernière phrase de l’article : « Pour lui (Mario Limoges, pdg de CIME), ce recul permet à son groupe de mieux voir vers l’avant et surtout de constater que "les PME granbyennes ont les reins solides". » Moi ce que je lis, c’est que CIME est là pour aider les PME, mais une chance qu’elles sont solides, car on ne fait pas grand chose pour les aider.

Locaux vacants


Mais ce n’est pas tout. Cet incubateur, qui n’est en fait que de vulgaires locaux industriels avec support technique et service d’accompagnement, va ajouter, de mémoire, environ 30 000 pi. ca. de locaux industriels à Granby. Pourtant dans le même journal, dans un autre article (p. 11 du cahier pleins feux sur les entreprises et industries de notre région), on apprend qu’il y a 1 037 213 pi. ca. de locaux industriels vacants! Et ce nombre impressionnant de locaux vides date de bien avant la crise économique. En fait j’ai déjà discuté avec un des plus gros propriétaires de ces locaux (lui-même outré du gaspillage d’argent en rapport avec l’incubateur), et il me disait qu’il y a un local de disponible dans le parc industriel qui serait parfait et peu coûteux pour ce genre de projet. Le pire, c’est que ce local ne lui appartient même pas, mais plutôt à un de ces compétiteurs! Mais cet homme ne fait pas partie du cercle d’amis du maire, alors on ignore son expertise. C’est plus flamboyant de construire des bâtiments neufs que de valoriser ceux déjà existants. Je vous invite aussi à lire le commentaire de Valère Audy sur le sujet.

Financement


Mais encore, il y a la méthode de financement de la part de la Ville de Granby que je trouve douteuse. Vous pouvez me corriger si je me trompe, mais je crois que légalement le nouveau bâtiment appartiendra à CIME. Ce sont eux qui ont choisi l’entrepreneur sans appel d’offre, ce sont eux qui contractent l’emprunt (malgré que ce sont les citoyens de Granby qui en feront les paiements) alors, légalement, ils doivent être les propriétaires du bâtiment.


Vulgarisons tout ça. Votre voisin (CIME) vous offre de tondre votre gazon (favoriser le développement industriel). Pour cela, il a besoin d’une tondeuse (locaux industriels de 30 000 pi. ca.). Il décide de s’acheter une tondeuse neuve (qu’il conservera) avec un emprunt. Pour les services qu’il vous donnera vous lui offrez de payer la totalité de ses paiements. Le hic, c’est que vous avez déjà plus de 30 tondeuses usagées dans votre cabanon (1 000 000 pi. ca. de locaux vacants)! Est-ce que cela semble être une bonne décision d’affaire?

Ça va mal à Granby?


Finalement, toujours dans le même journal (p. 2 du cahier pleins feux sur les entreprises et industries de notre région), il y a une publicité (pleine page) de la Ville de Granby où il est mentionné que, en ce qui concerne la construction dans la Ville de Granby, le secteur industriel a augmenté de 23% depuis 3 ans; idem pour le secteur commercial. A-t-on vraiment besoin de dépenser des millions de dollars pour stimuler l’industrie à Granby? De plus, Richard Goulet n’est là que depuis 3 ans et il ne cesse de dire que tout va mal à Granby. Ne me dites pas que, comme par magie, tout le monde a voulu s’installer et investir à Granby à la seule annonce que Richard Goulet était maire de la Ville. Comme d’habitude, on dit ce qui paraît bien quand ça nous adonne.


Revitalisation du centre-ville


J’ai déjà commenté le lancement de la revitalisation du centre-ville dans mon blog du même nom (29 janvier 2009), mais dans l’article de l’Express, il y a quelques informations supplémentaires.  Selon l’article, le maire Richard Goulet prétend que le centre-ville est formé du quadrilatère Mountain, Laval, Boivin et St-Jacques. Mais, pour citer l’auteur de l’article : « Un avis plus ou moins partagé par la chargée de projet Jennifer Martin qui croit que la revitalisation passe surtout par la rue Principale. » En plein lancement de campagne, événement purement publicitaire, on voit un début de confrontation, de débat. Fini l’unanimité. Peut-être que les membres du conseil de la Ville pourraient en tirer des leçons?


De plus, les représentantes de la fondation Rues Principales, les experts engagés par la Ville pour faire le travail des conseillers et des fonctionnaires, ont dit que ça prendrait 3 à 4 ans pour voir des changements et de 5 à 8 ans pour une véritable transformation. Cependant notre maire et ses acolytes se sont permis de contredire les experts qu’ils ont eux-mêmes engagés pour dire que ça va tellement bien à Granby que les délais seront certainement plus court. Mais pourtant, il n’y a pas si longtemps, le maire ne cessait de nous répéter que ça allait tellement mal à Granby et qu’on avait pris un retard fou par rapport aux autres villes. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle on avait engagé ces experts et qu’on devait « investir » 800 000$ par année. Comme d’habitude, on dit ce qui paraît bien quand ça nous adonne.


Saint-Alphonse-de-Granby


Toujours dans l’Express cette semaine, il y a une belle présentation sur Saint-Alphonse-de-Granby. Cette ville avec un taux de taxes de 71¢ (en 2007) pour le résidentiel et de 68¢ pour l’industriel et le commercial, fait belle figure à côté de Granby avec 80¢ et 85¢ pour le résidentiel (Ville et Canton) et 1.92$ et 1.97 $ pour l’industriel et le commercial (Ville et Canton). Et selon le maire Richard Goulet, il n’est pas possible de gérer en bas de 80¢. Mais on vous dira que ce ne sont pas des villes comparables. Vraiment? Qu’avons-nous de plus? L’aqueduc et les égouts? C’est un service taxé à part. Les loisirs? Selon le maire de Saint-Alphonse, ils ont une bibliothèque, un centre d’accès communautaire (Internet), un aréna, courts de tennis, terrains de soccer et terrains de pétanque. En plus, ils ont accès aux nombreuses facilités offertes par Granby, et ce, « à des tarifs concurrentiels ». Je vous rappelle que Richard Goulet a diminué considérablement la facture des loisirs pour les villes avoisinantes. Et eux, ils peuvent se permettre d’avoir des taux de taxes plus bas que les nôtres tout en utilisant nos infrastructures ET, en prime, ils en ajoutent dans leur propre municipalité. J’imagine aussi que le fait qu’ils paient la majorité de leurs infrastructures comptant n’a aucune incidence sur leur taux de taxes si bas. Les gens de Saint-Alphonse ne sont pas plus malheureux que ceux de Granby.

jeudi 5 février 2009

Le cas du CINLB

Aujourd’hui dans La Voix de l’Est, on nous dit que la Ville cherche une subvention d’Hydro-Québec pour financer la réfection de deux sentiers du CINLB. Mais ne vient-on pas juste d’approuver une subvention de 1.6 million$ pour mettre en valeur le CINLB?  Le pire c’est que cette subvention ne servira même pas à abaisser les coûts.


En effet, on apprend qu’on a dû abandonner le réaménagement de deux sentiers, prévu dans le projet initial, faute de moyens. Imaginez, sur 1.6 million$ on n’a pas été capable de trouver 168 000 $ pour mettre à niveau des sentiers qui sont la raison d’être du CINLB. Je rappelle la signification du I et du N : Interprétation de la Nature. Mais dans le 1.6 million$, on inclut un espace-boutique et un kiosque-resto. On réserve même 300 000 $ pour faire l'aménagement d'un parc pour les enfants. Les gens qui vont au CINLB, ils y vont pour marcher dans la nature; pas pour acheter des cossins, pas pour manger, pas pour faire jouer les enfants dans des bébelles qu ‘ils peuvent retrouver dans les parcs en ville.

Subvention trop généreuse


Déjà ce 1.6 million$ est de trop. Rappelons les faits. Les gens du CINLB avaient des idées de grandeur avec un plan complètement farfelu, supporté par personne. Coût du projet : 3.3 millions$. Ils réussissent tout de même, sans peine, à convaincre Richard Goulet d’y investir. Point positif, il décide d’y investir de la façon traditionnelle, c’est-à-dire un tiers de la part de chaque gouvernement, soit 1 million$ qu’il s’empresse de promettre aux dirigeants du CINLB, à condition que les deux autres paliers de gouvernement fassent leur part.


Mais comme il nous reste tout de même quelques fonctionnaires responsables, le CINLB n’a jamais été capable d’obtenir de financement pour leur projet fantaisiste, ni du provincial, ni du fédéral. C’est à ce moment qu’ils décident de revoir à la baisse leur projet, la bonne chose à faire de leur part. Mais la bonne chose à faire de la part du maire aurait été de revoir son financement à la baisse aussi. Mais non, le projet a été abaissé à 1 million$, c’est-à-dire le montant promis par la ville, auquel on a rajouté un montant de 600 000 $ supplémentaire pour les années subséquentes. Un tiers / un tiers / un tiers aurait encore été la méthode de financement qui aurait dû être privilégiée par le conseil. Ceci aurait permis au CINLB de faire ses devoirs comme il faut en tentant de convaincre le provincial et le fédéral de la validité de leur projet.

dimanche 1 février 2009

Doubler l’estimation de l’aréna

On avait les terres Miner dont la première offre était de 5 millions$ comptant pour terminer à 10.7 millions$, intérêts inclus. On avait le pont Mountain évalué à 4.2 millions$ pour le terminer à 6.6 millions$. Le projet de piscine intérieure, on n’ose même pas en parler puisqu’on a tabletté le projet. Maintenant on a le projet de l’agrandissement de l’aréna qui passe de 7.5 millions$ à 15 millions$. Mais on ne va tout de même pas faire tout un plat pour un 7-8 millions$ de différence.


C’est aberrant des différences aussi grandes entre les estimations et les coûts réels. Et encore, l’aréna n’est pas bâti, les soumissions ne sont même pas faites. Les élus ont vraiment un sérieux questionnement à faire.


Questionnement nécessaire


Premièrement, est-ce que les fonctionnaires ont les capacités, les outils et le temps nécessaire pour faire leurs estimations? S’ils n’ont pas les capacités, qu’on leur donne un cours de mise à niveau. S’ils n’ont pas les outils, qu’on leur fournisse les livres ou les programmes nécessaire et les cartes de membres des associations pertinentes. Finalement, le temps nécessaire pour effectuer le travail. À la vitesse, où le conseil aligne les projets, on peut comprendre que les fonctionnaires n’ont peut-être pas le temps d’approfondir les dossiers.


Deuxièmement, est-ce que les fournisseurs augmentent leurs prix lorsqu’ils font affaire avec la Ville? Est-ce que la Ville leur met trop de pression avec des délais trop court? Est-ce que la Ville se met à la merci des fournisseurs en disant qu’elle fera les travaux peu importe ce qui arrivera? Il est difficile de négocier avec quelqu’un qui connaît la date du début des travaux anticipés, toujours très proche de surcroît. Il sait que vous n’aurez pas le temps de recommencer le processus d’analyse et il sait que vous allez acheter quoiqu’il arrive. Dans une négociation, il est toujours bon d’entretenir le doute sur la possibilité de réaliser un projet, les gens sont ainsi plus enclin à tenter de vous convaincre et de vous encourager à faire le projet. Quand on laisse le temps aux fournisseurs d’étudier le projet, il y a plus de chance qu’un plus grand nombre de fournisseurs ou sous-contractants se manifestent afin de se concurrencer ou de fournir des solutions plus avantageuses. Quand Richard Goulet déclare publiquement que l’aréna doit être construit avant l’automne 2010 quoiqu’il arrive, il se met les pieds dans les plats au point de vue des négociations. Il peut le penser, mais jamais le dire.


Peu importe, il n’est pas normal que les estimations soit si loin des coûts réels. Quel que soit le ou les problèmes, un conseil responsable doit investiguer pour les trouver et fournir des solutions appropriées.

jeudi 29 janvier 2009

Revitalisation du centre-ville

Après plusieurs publicités pour annoncer le lancement d’un projet de revitalisation du centre-ville, cela a finalement eu lieu mardi soir dernier. Un article a paru dans La Voix de l’Est aujourd’hui … en pages 12 et 13! Rien sur la page couverture. J’aimerais vous donner un lien vers le site de La Voix de l’Est, mais ils ne l’ont pas publié sur leur site. Ceci démontre bien toute l’importance de l’événement. Rien que du vent, et on sent très bien en lisant l’article que la journaliste est aussi restée sur sa faim : « Les nombreuses personnes présentes, mardi soir, n’ont toutefois rien eu à se mettre de tangible sous la dent. »


Elle poursuit de plus belle en écrivant : « Les mots "concertation", "stratégie" et "plan d’action" sont d’ailleurs revenus à maintes reprises dans le discours des intervenantes … » N’avais-je pas déjà parlé du fait que de décider de réunir des gens autour d’une table de concertation n’est pas une vision? Cela expose plutôt le manque de vision de nos leaders. Et la déception commence à se faire sentir. Le problème n’est pas vraiment le manque de vision, mais plutôt l’argent qu’on dépense pour si peu de résultat.


Le maire est cité dans l’article : « Pour revitaliser la rue Principale, on a déjà posé des gestes, mais on veut aller plus loin. C’est un processus qui peut sembler long pour certains, mais il y aura des projets concrets qui vont se faire. C’est très prometteur » 


Quels sont ces gestes posés? Est-ce que quelqu’un sent une différence au centre-ville? Le fait qu’on nous dise aujourd’hui qu’on a pas de plan, de vision, pour le développement du centre-ville nous démontre à quel point tout ce que le conseil a fait était de la pure improvisation, sans savoir où il s’en allait.

Une occasion manquée


En posant la question : « Et notre centre-ville, il a l’air de quoi? » à France Cantin, de la Fondation Rues principales, personne-ressource engagée par la Ville, sa réponse a été d’avoir « surtout remarqué un manque d’harmonie ». Pourtant, par le passé les élus des administrations précédentes avaient créé un PIIA pour le centre-ville afin de conserver son caractère patrimonial. Les immeubles devraient être de 2 à 3 étages avec un commerce au premier et des logements aux étages supérieurs. Les immeubles qu’on pourrait citer en exemple sont l’ancienne tabagie Williams ou le café Madame Hortense. Pourtant le conseil actuel a dézoné une partie du centre-ville pour permettre la construction d’immeuble à 6 étages. Dans cette même zone, on a permis l’érection du quartier FC, possédant 4 étages, avec une architecture moderne, à des lieues de l’architecture patrimoniale de la tabagie Williams. Ceci est une belle occasion manquée par le conseil d’uniformiser l’architecture du centre-ville, causant le manque d’harmonie remarqué par Mme Cantin, qui aura des conséquences pour les décennies à venir.


L’improvisation n’est pas de la vision.

mardi 27 janvier 2009

Pont Mountain et stationnement étagé

J’adore la façon qu’a le maire Richard Goulet de solutionner les problèmes qui n’existent pas encore. La dernière fois c’était le pont Mountain et aujourd’hui c’est un stationnement étagé au centre-ville.


Pont Mountain


On a construit un pont à quatre voies car dans 20 ans le développement des terres Miner augmentera la circulation; du moins dans les phantasmes du maire. Il faut dire que le projet de l’administration précédente d’élargir le pont original de 2 à 3 voies aurait coûté 400 000$. Le pont Mountain a coûté 6.6 millions$.  Intérêts inclus, la part des contribuables granbyens revient à 6.7 millions$ environ. Je crois qu’on aurait réglé le problème pour un bon bout de temps avec 400 000$ et, s’il y avait un problème dans un futur éloigné, je crois que les élus qui seront là à ce moment seront mieux placés pour trouver les solutions adéquates.


 Les estimations finales du pont Mountain étaient de 4.2 millions$. Les soumissions ont ramené les élus à une toute autre réalité. Malgré tout, jamais ceux qui nous représentent ont demandé à faire la lumière sur cette différence substantielle. Est-ce les soumissionnaires qui ont abusé ou est-ce les fonctionnaires qui ont mal fait leurs estimations? C’est soit l’un, soit l’autre. Peut-être que nos fonctionnaires ont besoin d’une mise à niveau? Mais on ne le saura jamais, parce qu’on ne veut pas le savoir. On est suffisamment riche pour payer la facture, c’est tout ce qui compte.


De plus, on ose ensuite nous dire que la facture est fidèle aux estimations de départ. On a dû annuler deux autres projets pour le financer, car on n’avait pas assez emprunté. Si le pont de Laval n’était pas tomber, le gouvernement du Québec n’aurait pas repris la responsabilité des ponts; ça doit être difficile pour M. Goulet d’accepter que des personnes aient dû mourir pour le sauver d’un marasme financier. En plus, les fonctionnaires du ministère des Transports ont réussi à nous faire économiser 550 000$ grâce à leur talent de négociateurs. Une chance qu’ils étaient là pour faire le travail de nos élus et fonctionnaires.


Stationnement étagé


Ce matin, on apprend que Richard Goulet veut encore solutionner un problème futur avec un stationnement étagé. Mieux vaut se préparer, car les futurs élus granbyens pourraient être tous des incompétents. Imaginez, les actions qu’il fera pour revitaliser le centre-ville de Granby seront tellement efficaces qu’on doit déjà penser à trouver des solutions pour le problème de stationnement.


Richard Goulet veut transformer Granby en métropole. Sa vision de la circulation au centre-ville de sa métropole passe par une augmentation du nombre de voitures. Cet homme est complètement dépassé. Le futur, métropole ou pas, se doit d’être une diminution de l’utilisation de la voiture. On parle ici de transport en commun. Le transport en commun est un service public sous juridiction municipale, le stationnement est du domaine privé et à saveur commerciale, surtout s’il est payant. On peut avoir des subventions pour le transport en commun, pas pour les stationnements étagés. Mais les gens sans imagination, sont incapables de trouver de nouvelles solutions, économiquement viables, pour stimuler la société.

lundi 26 janvier 2009

La dette et les gens d’affaires

La dette


Je n’ai jamais compris comment le maire pouvait réussir à vendre qu’avoir une dette c’est positif. 


Je ne suis guère impressionné lorsque le maire nous dit que la ville de Granby a été plus endettée dans le passé. On le sait. Le compte de taxes était plus élevé aussi; c’est ça le lien.


« Quand on dit qu’on est endettés (sic) et que ça ne va pas bien à Granby, ce n’est pas vrai! » nous dit le maire (La Voix de l'Est, 23 janvier 2009). Premièrement, on a une dette, on est donc endetté; c’est un fait. Deuxièmement, personne ne dit que ça va mal à Granby parce qu’on est endetté. Le danger de s’endetter est à long terme. Même des particuliers ont de la misère à résister à la tentation de se servir des emprunts comme solution pour régler des problèmes financiers, imaginez comment cela peut être difficile pour des politiciens qui ne veulent que bien paraître. On donne des cadeaux aux citoyens aujourd’hui et la facture ne sera présentée qu’au cours des 15 prochaines années.


Ce qui est amusant, c’est qu’on a l’impression qu’on doit avoir une dette pour survivre. Mais j’aimerais savoir quel est le montant d’une dette « saine »? Jusqu’à combien doit s’élever la dette avant qu’on se dise: « C’est assez haut, on arrête ici. » Il semble qu’ici le maire nous propose de se fier à la moyenne des villes. Pour ma part, je considère que Richard Goulet nous rabaisse à la moyenne avec une telle philosophie.


Mais disons qu’on atteint le niveau d’une dette « saine », qu’arrive-t-il après? On doit se priver en attendant de payer une partie de la dette pour pouvoir mieux remprunter. Mais on s’est déjà privé dans le passé pour ramener la dette à un niveau sain, c’est-à-dire zéro. Le résultat était que nous n’avions plus d’intérêts à payer. Car n’oubliez pas que lorsqu’on parle de dette d’une valeur de 44.5 millions$, on devrait plutôt dire qu’on va payer 66.75millions$. Et oui, au taux actuel pour une durée de 15 ans, on paye environ 50% plus cher tout ce qu’on achète. Les 22.25 millions$ payés en plus sur 15 ans représentent cinq ponts Mountain. Un pont Mountain à tous les 3 ans!!! Donc, maintenir une dette constamment à un niveau autre que zéro nous condamne à payer tout plus cher, à vie. Les emprunts c’est pour le temporaire et les urgences et devraient être une solution de dernier recours.  


Ça me fait penser, l’emprunt de 1 million$ pour le CINLB sera probablement soumis à un registre bientôt comme cela l’a été pour l’incubateur industriel, gardez l’œil ouvert pour savoir la date exacte.


Les gens d’affaires


J’ai été inquiété par le commentaire du président de la chambre de commerce de Granby, Pierre Forand, qui a demandé au maire si la Ville était prête à s’asseoir avec les entrepreneurs « pour les aider » au besoin. Ce sont des propos plutôt vagues qui prêtent à plusieurs interprétations.


Vous savez qu’à Cowansville, c’est la chambre de commerce locale qui paye pour le défilé de Noël?  C’est normal, puisque c’est une opération purement commerciale. Les Galeries de Granby le font aussi pour leurs locataires. Les gens du centre-ville de Granby le faisaient aussi. Mais grâce à Richard Goulet, c’est maintenant toute la Ville qui finance ces activités commerciales, la vente-trottoir comprise. C’est certains que les autres artères commerciales comme la rue Denison ou la rue Dufferin dans le Canton n’ont pas leur part du gâteau. Est-ce cela que M. Forand entend par « aider les entrepreneurs »? Est-ce que la Ville doit devenir une compagnie de promotion pour chaque commerce de Granby? Est-ce raisonnable? Est-il possible de faire des choix en matière de promotion qui seront équitables pour tous?


Donner vie à un quartier appartient aux gens de ce quartier. La Ville ne doit s’occuper que des biens et services communs à tous les payeurs de taxes.

dimanche 25 janvier 2009

Qui suis-je?

Le sujet d’aujourd’hui sera de me présenter puisqu’il semble que certains croient que je suis un personnage fictif, fruit de l’imagination d’un complot créé pour détruire Granby.

Au début

Je suis entré en contact avec le monde municipal avec l’administration Racine. Après l’élection de ce conseil, j’avais un peu de temps libre et j’avais toujours désiré suivre la séance publique du conseil, par simple curiosité. Je me suis donc discipliné à me rendre à chaque séance et, comme prévu, ce fût une expérience très enrichissante pour les 5 années suivantes. Après avoir acheté un immeuble dans le Canton de Granby, j’ai aussi suivi la fin du dernier conseil de Louis Choinière et de l’administration Compagnat.

Naturellement, 5 ans plus tard nous avions changé d’administration à la Ville de Granby, une dont je n’étais pas un supporteur. Mais, bon, on ne peut pas être toujours gagnant. Je n’appuyais pas la fusion de la façon dont elle a été réalisée, mais je suis resté un spectateur passif, me contentant d’aller voter comme tout le monde et d’accepter le choix du peuple.

Malgré que je n’aimais pas les idées de grandeur du maire et j’aimais encore moins l’idée de financer ses projets avec des emprunts, je n’avais nullement l’intention de m’impliquer plus que n’importe quel autre citoyen. Tout a changé lorsque le maire a sorti un lapin du chapeau avec l’acquisition des terres Miner. Déjà que ses projets étaient d’envergure, avant même de commencer le premier, avant de terminer la fusion, il en improvise un autre d’une ampleur gigantesque et, ajouterai-je, déraisonnable.

Lorsque que le conseil de la nouvelle Ville s’est réuni, je ne pouvais comprendre comment 16 personnes de deux conseils différents pouvaient non seulement être tous d’accord avec ce projet, mais aucun d’entre eux n’avait de questions, de commentaires ou de craintes à exprimer alors qu’on parlait de faire de la spéculation dans un très court délai, c’est-à-dire se lancer dans l’inconnu sans étudier le dossier de façon approfondi.

Poser le premier geste

Toujours un spectateur passif, je n’avais pas l’intention de m’impliquer plus qu’il ne le fallait contre le projet, mais j’ai quand même pondu un petit document, que j’ai présenté au conseil, pour démontrer qu’on pouvait acheter le boisé Miner tout en faisant PLUS d’argent que la façon du conseil et avec MOINS d’investissement. Le but était seulement de faire réfléchir les conseillers, afin qu’ils se posent un peu plus de questions.

Probablement aucun d’entre eux ne l’a lu, mais le maire l’a fait vérifier par le comptable de la Ville, M. Renaud, et m’invita à son bureau pour en discuter. Richard Goulet me présenta une copie d’un courriel du comptable qui confirmait que les chiffres étaient bons, mais que la façon de faire ne concordait pas avec les intentions du conseil actuel. Bref, c’était possible, mais la volonté du conseil n’y était pas. Par la suite, il tenta de me convaincre de la validité de son projet, en parlant tout seul sans écouter, et lorsqu’il s’est aperçu que j’argumentais beaucoup, son ton a haussé un peu avec une phrase du genre : « C’est ce projet qui va se faire, un point c’est tout.» Ce qui mis fin à notre unique entretien.

De voir un être si peu à l’écoute des gens, si imbu de lui-même, je comprenais mieux comment des conseillers pouvaient préférer ne pas s’exprimer contre ses idées, car toute argumentation avec cet homme ne peut que se terminer dans l’épuisement. On peut facilement s’imaginer que certains pourraient croire qu’il est beaucoup plus facile de se contenter de garder le silence et d’aller ramasser son chèque.

Contacter le regroupement

C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait que je sois plus qu’un spectateur passif. Un regroupement contre l’achat des terres Miner s’était formé et j’ai envoyé une copie du document que j’avais présenté au conseil au bureau de Denis Langlois, que je savais membre du regroupement. Une simple discussion téléphonique s’en suivi, question de laisser la vapeur s’échapper. Mais je pensais que plus de monde devait être au courant. Cependant ce que j’avais à dire était plus long et complexe que ce qu’une simple lettre d’opinion dans les journaux locaux pouvait me permettre, alors j’ai décidé d’acheter de la publicité pour publier mon opinion.

Suite à mon article, Serge Nadeau m’a contacté pour m’inviter à rejoindre le regroupement contre l’achat des terres Miner. Je n’avais jamais été fort, dans le cours de ma vie, pour faire parti d’un groupe contestataire, mais j’ai accepté, un peu par curiosité de voir comment ça se passe.

C’est là que j’ai rencontré les Duchesneau, Nadeau, Langlois et Scott de ce monde pour la première fois avec qui je n’ai eu que de simples conversations de politesse, mais qui étaient aussi très plaisantes.

Ma seule rencontre avec Michel Duchesneau

Après le référendum sur les terres Miner, les élections de la nouvelle Ville approchaient. Je ne pouvais me résigner à ce que Richard Goulet entre par acclamation à la mairie. Après toute la propagande de Richard Goulet, il y avait quand même plus de 8000 personnes qui avaient voté contre le projet. S’il y avait une unanimité au conseil, il n’y en avait sûrement pas dans la population. Le fait de « donner » mon vote à Richard Goulet me déplaisait au plus au point. C’est donc à ce moment que l’idée de me présenter à la mairie germa dans mon esprit. Question de discuter de l’idée à voix haute avec quelqu’un d’autre et de vérifier que personne d’autre n’avait la même idée, j’ai décidé d’en parler avec Serge Nadeau. Il trouva que c’était une bonne idée, mais ne se considérant pas comme une référence en la matière, il me suggéra d’en discuter avec Michel Duchesneau. L’après-midi même, sans rendez-vous, je me rendis donc au bureau de Michel Duchesneau pour discuter de l’idée. Ce fût la seule et unique discussion sérieuse que j’ai eue avec Michel Duchesneau. Il acclama mon idée et se mis à me parler de sa vision de la gestion de la ville de Granby. De façon incroyable, cet homme possédait tous les chiffres de la comptabilité actuelle de la municipalité dans sa tête. Non seulement, il pouvait parler de projets, mais aussi de comment les financer et les gérer. À ce jour, on me dit qu’il a toujours ces chiffres en tête, prêt à en discuter avec n’importe qui, à n’importe quel moment. Pendant la campagne, je n’ai eu qu’un ou deux appels téléphoniques de sa part pour m’inviter à prendre part à un projet pour contrer le projet des terres Miner, ce que je refusa car j’en avais assez de la course à la mairie et c’était plus important de contrer M. Goulet qu’un seul de ses projets.

Le dernier contact

Depuis j’ai rencontré Denis Langlois une fois à son bureau afin que je puisse ventiler à propos de l’incubateur industriel et j’ai contacté Serge Nadeau pour l’encourager dans sa quête contre la compétition du Golf Miner. Après le dépôt du registre contre l’emprunt global pour 2009 et la lettre de Richard Rainville dans la Voix de l’Est, Gérald Scott avait lui aussi besoin de ventiler à propos de la gestion de la Ville de Granby en général et m’invita à un dîner où était présent M. Langlois, Nadeau et Rainville (je ne savais même pas qui il était) où on s’est tous vidé le coeur. Ce fût une réunion extrêmement plaisante avec des gens intelligents, compétents et raisonnables, et je n’hésiterais pas à participer à d’autres de ces réunions. Je n’hésiterais pas à participer à une telle discussion qui impliquerait Michel Duchesneau non plus.

Aucun complot

Comme vous voyez, il n’y a pas beaucoup de complot à Granby. Chose certaine, je n’en fait pas parti et les idées que j’exprime sont les miennes. Il est évident que je ne suis pas la seule personne raisonnable à Granby et que d’autres partagent mon avis. Des personnes comme ma cousine, qui est comptable et dont la spécialité et de faire la comptabilité de compagnies en difficulté, qui n’a pas d’éloge pour le maire actuel. Son opinion a beaucoup plus d’importance et de crédibilité à mes yeux que celle de ceux qui profitent des excès de Richard Goulet. Et malgré que plusieurs des 8000 personnes qui ont voté contre les terres Miner soient découragées par l'impertinence du maire, ce n’est qu’une question de temps avant qu’elles reprennent confiance au système et décident de s’exprimer à nouveau. 

Donc, ne vous étonnez pas de me voir côtoyer ces personnages à nouveau dans le futur, même pour planifier des actions plus concrètes, car je crois que les gens ont tort d’avoir peur de dire leur opinion sur la gestion des biens et services publics. C’est encore pire quand ces gens sont des gestionnaires réputés dans la communauté.